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mercredi 31 août 2011

La France et l'esclavage en Mauritanie


Grand frère, Mohamed Yahya Ould Ciré
 
Cette histoire nous la connaissons, ils est nécessaire de la faire connaître aux générations qui n'ont pas eu la chance de la connaitre. Nous avons encore à revoir toute l'histoire pour la réhabilitation de l'homme noir partout dans le monde et en particulier en Maurtanie qui accuse un retard considérable.
 
L'émacipation de la communauté hratine doit être une revendication nationale.
 
La communauté hratine si elle prend conscience de la responsabilité qui lui incombe d'inverser la donne et ceci non au détriment du blanc mais au profit de la Mauritanie toute entière peut absolumment changer la donne. Une majorité inconsciente de son devoir d'être un élément moteur ne peut que plomber le pays.
 
A nous de faire ce qui se doit. Acun sytème dominant n a jamais donné la liberté de son propre gré à la communauté opprimée.  La victoire ou nous l'arracherons ou nous ne l'aurons jamais.
 
Tous les deux systèmes ne furent t-il pas esclavagiste ? 
Le jour où le noir en Mauritanie cessera dans les salons et les coulisses de dire et de se mettre dans la tête que la Mauritanie est maure et qu'elle décide d'y prendre largement sa part de responsabilité qui lui est due nous serons sauvés.
 
La Mauritanie en sera apaisée et Maures et négro-africains (haratines, hallpulard, soninkes et wolofs) vivront en paix et aisément dans ce pays. Ce sera le début du pays arc en ciel.
 
A la communauté noire de prendre ses responsabilités.


L'héritage négatif d'un racisme d'état légué par une demi-douzaine de personnes que nous connaissons bien ne peut disparaître qu'avec une prise de conscience de la majorité. En particulier la communauté des victimes. Cette communauté on la connaît bien et la balle est aujourd’hui dans son camp.


MANDELA l’a réalisé en Afrique du sud, est devenu président et a pris sa retraite honorable en laissant un de ses dauphins continuer ; ça s’est possible en Mauritanie.
 
 
En février 2011 lors d'un interview fait par l'OCVIDH j'allertais sur la nécessité la communauté à prendre ses responsabilités.
 
en te répondant ceci.
 
Ne faudrait il pas d’abord que le noir en Mauritanie fasse son introspection ?
 
Quand la grande famille de la communauté des victimes fera t’elle  son bilant face à son histoire.
 
Il y a une trentaine d’année lors d’une conférence des pays de la ligne de front à Lisbonne j’essayai d’expliquer à un groupe de frères d’Afrique australe la composition de la société mauritanienne.  Je ne suis jamais parvenu à leur expliquer la différence entre un négro mauritanien et un haratin.  Il n’arrivaient pas à comprendre que je lui dise qu’ils ( Les hratins ) étaient noir de peau, originaires des pays de l’Afrique subsaharienne avoisinants et ne pas les inclure dans le groupe des négros-mauritaniens. J’avoue honnêtement que moi-même j’ai beaucoup de mal et n’aie jamais accepté cette forme de discrimination ou d’auto discrimination.  Un hartani est un négro mauritanien au même titre que le wolof, le soninké, le bambara, le hall pullar. Comment appelle t on la descendance d’un wolof volé à Dekhelé vendu au fouta à une famille féodale ? 
 
Le maccudo, le diam, le komo lémé est t-il statutairement différent du hartani ?
 
N'ont t'ils pas tous été transplantés dans un milieux culturels différent ?  Pourquoi l'exclusion du hartani de la communauté Négro africaine ?
 
Il y a une large communauté noire en Mauritanie qui vit un drame tel que  vous venez de le souligner par les propos de Moctar, et Mohamed ciré. Tant que cette large communauté ne fera pas un travail courageux qui consiste à assumer son histoire elle sera toujours malade d’elle-même.
 
1966, qui a trinqué dans sa large majorité ?
- LE NOIR ( hratins, wolofs, hall pullar et soninké). Les hratins se sont entre tués avec leurs frères.
Dans les années de braises avec son point culminant en 1989, qui trinque dans une  large majorité ?
-          La communauté NOIRE  ( hratins, wolof, pullar, soninké et bambara). Encore une fois de plus les haratins tuent leurs frères, risquent de s’entretuer sur des situations dont ils ne sont jamais à l’origine.
 
Bilan des courses les mêmes frères depuis toujours sont manipulés comme des marionnettes à s’entre déchirer comme si notre histoire douloureuse ne suffisait pas à transmettre les enseignements nécessaires à l’arrêt de cette descente aux enfers.  
 
Il n y a qu’un seul combat pour la communauté des victimes hélas largement noire. C’est celui de la réhabilitation de cet homme noir dans ce pays.
 
Ou les victimes prennent conscience et s’assument en pansant leurs blessures, en acceptant leurs couardises, leurs lâchetés, leurs défaites, et aussi leurs nobles combat ou bien ils plomberont le pays, leur pays, notre pays. Le salut de la Mauritanie en dépend.
 
Notre histoire est faite de tout ça. Maintenant que nous avons ouvert les yeux qu’attendons nous ?
 
Relire son histoire, ne pas en avoir honte, l’assumer et se RECONSTRUIRE n’est pas détester l’autre, n’est pas être contre l’autre c’est tout simplement s’aimer, se dignifier et d’être à la hauteur des autres, construire, reconstruire et construire ensemble.
 
Mohamed Yahya cette unité  d'action que tu évoque, invoque elle est inéluctable c’est pour moi un fait de l’histoire et l’histoire nous la construisons. Il nous faut cependant un projet d’avenir.
 
 Confucius le sage chinois a dit : «  qu’un peuple vaincu militairement peut se relever, qu’un peuple vaincu  économiquement peut toujours se relever, qu’un peuple vaincu politiquement peut aussi vaincre un jour. Mais qu’un peuple vaincu  culturellement aura beaucoup de difficulté à se relever. » 
 
Je ne lui donne pas tord mais je reste convaincu qu’un peuple, qu’une communauté qui a subie tout cela et a pris conscience de tout ça, l’assume et avec détermination et intelligence se met debout, vaincra aussi.
 
Ne niez pas ce que vous êtes devenus mais ne niez pas non plus ce que vous avez été et êtes restés. Il se trouve que sur des siècles de transformation il n y a que ce qui est resté que vous n’aviez pas pu changer.  Ce qui a changé, si ça ne vous convient pas, peut aussi à son tour changer.  Notre devenir en tant négro mauritaniens ( hartani, wolof, soninké, pullar, bamabara) nous en ferons ce que nôtre volonté nous dictera. UNIS OU A TOUT JAMAIS OU SOUMIS A TOUT JAMAIS DANS CE PAYS.
 
On n’accepte pas une aberration, on la combat on la déconstruit et l'esclavasge est une abérration . J’ai l’impression qu’en Mauritanie le terme Hartani qui confine la victime à son ascendance d’esclave détruit tout ce que l’acte d’affranchissement, quelque soit le mode, confère comme statut : Redevenir un homme libre ; quitter le statut d’esclave et dans les mentalités et dans les faits.
 
Djibril BA

L'esclavage en Mauritanie par Mohamed Yahya Ould Ciré

La France et l'esclavage en Mauritanie
La France a pacifié la Mauritanie en 1904 et y a aboli l'esclavage par le décret du 12 décembre 1905. Le 28 novembre 1960, la Mauritanie a accédé à la souveraineté politique. La France est restée dans ce pays cinquante cinq années après qu'elle ait aboli l'esclavage sans que les autorités de l'époque ne travaillent pour l'éradication de l'esclavage. Un accord tacite liait la France aux esclavagistes, qui en acceptant la domination française ont réclamé de celle-ci de ne pas mettre en application le décret de 1905.
Pour conclure, nous pouvons dire que la question des haratine pose un problème de citoyenneté : "la question haratine devrait être vue sous l'angle de l'intégration citoyenne. L'émancipation devrait viser la libération de l'individu du joug de la communauté restreinte ou particulière. Il s'agira d'une entreprise qui concernera tous les Mauritaniens dont la vie aujourd'hui est déterminée par le degré d'allégeance au groupe tribal ou ethnique". (La Tribune n° 106 du 13 janvier 1999, page 1).
La reconnaissance par la France de l'esclavage comme un crime contre l'humanité devrait pousser les autorités françaises à s'engager, dans leurs relations avec les autorités mauritaniennes, pour que le pouvoir mauritanien opte sérieusement en faveur de l'éradication effective de ce fléau et de ses conséquences.

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