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jeudi 23 mars 2017

Remerciements de la faculté des droits de Chambéry




Aujourd’hui, s’est tenu une CONFÉRENCE DE VIE POLITIQUE COMPARÉE au sein de l’Amphi 3 –Campus de Jacob Bellecombette à  Chambéry



Conférence exceptionnelle organisée en collaboration avec la Ligue des Droits de l’Homme sur le thème du renforcement de la protection des droits de l’Homme sur le continent africain. Plusieurs intervenants ont intervenu sous des angles différents mais complémentaires et la conférence s'est déroulée en deux temps. M. Diko Hanoune a traité la question continuité de l’esclavage en Mauritanie.



Remerciements  à la faculté de droit domaine universitaire Chambéry; à Fréderic CAILLE maitre de conférences HDR en science politique ;  Nacim Harouz, ancien étudiant de la Faculté de droit et actuellement inscrit à l’Institut d’Études Judiciaires ; Christian Chauvet, ancien président de la section d’Annecy de la Ligue des Droits de l’Homme ; Mohamed Bandiougou, représentant de l’ONG « IRA-Mauritanie » ; le citoyen Mauritanien Bâ Idrissa, Mme Elam et tous ceux et celles qui ont participé.



Nous avons pu informer les étudiants sur la situation de l’esclavage en Mauritanie, les arrestations arbitraires, la non application des lois, traités et conventions internationales etc… Les intervenants ont été filmés tout au long de la conférence, une fois la vidéo en ligne, elle sera partagée. 













 Diko Hanoune

SG de l’association de Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

mardi 21 mars 2017

La féodalité esclavagiste soninké se dévoile sous le coup de boutoir des antiesclavagistes

La féodalité esclavagiste soninké se dévoile sous le coup de boutoir des antiesclavagistes
Jusque-là, l’esclavage en Mauritanie ne visait que la communauté arabe du pays. Un esclavage domestique qui se révèle ces jours-ci finalement être moins cruel que l’esclavage en milieu soninké.

L’affaire qui secoue ces derniers jours la localité de Coumba NDaw, après celle de Dafour, dévoile un type d’esclavage où ce sont des noirs qui en dominent d’autres. Le tout accompagné d’une relégation d’une large frange des soumis, dans le dernier ordre animal. Ici, on n’hésite pas à rappeler à des esclaves soninkés qu’ils feraient mieux de conserver leur rang servile.

Et si une telle affirmation est attribuée à un ministre membre du gouvernement, en l’occurrence le ministre de l’Environnement Amédi Camara, à l’heure où la Mauritanie a édicté une Loi 2015-031 incriminant l’esclavage et les pratiques esclavagistes, la coupe devient pleine.

A l’avant-garde de ce combat que les esclaves soninkés du Guidimagha mènent face à leurs maîtres, on retrouve naturellement l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et l’Association Mauritanienne pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles (AMEES).

Dans un communiqué publié récemment par les deux mouvements, il est question d’une apologie de l’esclavage soutenue par les autorités. Pourtant, la Mauritanie vient de célébrer le 6 mars 2017 à grande pompe la Journée nationale de lutte contre l’esclavage et mène une vaste campagne d’explication à travers le pays. IRA et AMEES dénoncent ainsi l’attitude «des autorités de l’Etat, autorités administratives, judiciaires, chefs de la police et de gendarmerie, de couvrir l’esclavage au Guidimagha pour saborder le travail des abolitionnistes».

L’histoire soulevée ici concerne en effet le village de Coumba Ndaw, département de Ghabou. Un certain Ali Traoré aurait violemment agressé verbalement un vieillard soninké de la caste des esclave, en lui tenant des propos outranciers. Ce qui provoqua une grande colère au sein des autres membres de la caste. Le plus ridicule est que c’est ce Ali Traoré qui porta plainte contre le vieillard meurtri.

C’est là où le ministre Amédi Camara serait entré en jeu, pour influencer la brigade de gendarmerie de Ghabou où le contentieux a été porté, selon le communiqué signé par IRA et AMEES. Le document de soutenir que «le ministre s’est même vanté au maire adjoint de la commune de Ghabou, Housseinou Diallo, soutenant que tout le monde gagnerait à conserver son statut car lui, ministre, il a pris en charge médicalement dans le passé certains de ses esclaves ». Le dossier du contentieux de Coumba NDaw est actuellement entre les mains de la justice au niveau du tribunal de Sélibaby.


Cheikh Aidara Via Facebook 

lundi 20 mars 2017

Déclaration : Au Guidimakha, les autorités favorisent l’apologie de l’esclavage

Sous la pression continue des mouvements abolitionnistes et de la communauté internationale qui exige de l’Etat l’abolition définitive de l’esclavage en Mauritanie, les autorités mauritaniennes ont décrété le 6 mars « journée nationale dédiée à la lutte contre les séquelles de l’esclavage ».

Elles poussent le cynisme plus loin en organisant à travers le pays une campagne de sensibilisation sur la question au moment où elles ne ratent aucune occasion de traiter les abolitionnistes de « marchants de misère » mais surtout de réprimer dans le sang la moindre manifestation pacifique et de mettre en prison les militants abolitionnistes.

Cette attitude des autorités au sommet de l’Etat dicte aux autorités administratives et judiciaires mais aussi aux responsables des forces de police et de gendarmerie régionaux des comportements tendant à saborder le travail des abolitionnistes.

En effet, lors d’une assemblée villageoise à Coumba Ndaw (Moughataa de Ghabou) au Guidimakha, Mr Ali Traore a provoqué une grande bagarre en prononçant des propos outranciers et provocateurs à l’égard d’un vieillard, faisant ouvertement l’apologie de l’esclavage.

Comme il est de coutume, une médiation locale a eu raison des colères jusqu’à ce que sous la pression et l’encouragement d’un groupe de féodaux, Mr Ali Traore décida de porter l’affaire devant la brigade de gendarmerie de Ghabou faisant convoquer le vieillard qu’il avait pourtant agressé verbalement.

Cette affaire s’est davantage compliquée avec l’intervention du Ministre de l’Environnement Mr Amedy Camara qui, par téléphone, a fait pression sur les protagonistes et a cherché à influencer le chef de brigade de gendarmerie.

Le Ministre s’est même vanté au Maire adjoint de la Commune de Ghabou Mr Housseinou Diallo que « tout le monde gagnerait à conserver son statut car lui ministre, par le passé, a fait des prises en charge médicales à certains de leur village parce que ceux-là sont bel-et-bien ses esclaves ». Face à tant de confusion et de malveillance, le Chef de brigade de la gendarmerie a décidé transférer le dossier au tribunal de Sélibaby.

IRA – Mauritanie, attachée au respect des Droits humains et solidaire de l’Association Mauritanienne pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles (AMEES) :

- Appelle les autorités mauritaniennes à se départir du mensonge par le double langage sur la question de l’esclavage,

- Rend les autorités mauritaniennes responsables de la situation de tension qui prévaut en ce moment au village de Coumba Ndaw et exige d’elles des mesures sévères contre ceux qui font l’apologie de l’esclavage avant que l’irréparable ne se produise,

- Rassure les communautés villageoises victimes des agissements rétrogrades des groupes féodaux de son soutien indéfectible mais aussi des combines à relents esclavagistes des autorités.

Nouakchott, le 20 mars 2017
La Commission de communication

vendredi 17 mars 2017

Monsieur le ministre, Camara Hamédi, quelle surprise pour moi......



Mes salutations cordiales ;
Monsieur le ministre, Camara Hamédi, quelle surprise pour moi, d’apprendre dans l’histoire du village Coumbandao qui bouillonne tout le Guidumakha, vous seriez impliqué « personnellement » pour alimenter le conflit, voire la tension qui règne entre nos parents illettrés soninké? Oui je suis sous le choque qu’on me le dise sans détour, Dicko, encore vos parents créent la zizanie à Coumbandao « xa maa rémé Hamedi Dama Dafforonké ministri » n’est pas innocent dans l’histoire car il est en connexion avec le chef du village.

J’espère que ceci est faux, en tout cas, le « chef » du village mobilise ses forces et troupes pour dire que l’état n’a jamais interdit l’esclavage, qu’il détient cette information de Hamedi Dama et ceux qui ont participé à la journée du 06 mars 2017, sont tous des menteurs. Hélas, ministre, pourquoi se salir pour ces genres de futilités ? Mais est ce que le gouverneur ment ? Est-ce que le chef d’état Aziz, son premier ministre et l’ensemble du gouvernement auquel vous faites parti, sont tous des menteurs en signant la loi qui a criminalisé l’esclavage ? La journée du 06 mars 2017, fut bel et bien décrétée par l’état mauritanien comme journée nationale contre l’esclavage et ses séquelles.

Voila la source qui a provoqué l’altercation vive entre les villageois lors d’une réunion chez le fameux chef du village, qui voit là, une opportunité de créer une tension entre les fils soninké qui se disputent sur le pour et contre l’esclavage. Ainsi, les féodaux du village en profitent comme d’habitude pour introduire des fausses plaintes en embarquant quelques adeptes troubadours qui se disent d’être fiers de rester des esclaves de Camara, quelle honte pour la société soninké que vous représentez dans un gouvernement? Peut-on être fier du cas du vieillard à Daffort, Silima Bakary Diarra, 106 ans, qu’on attaque devant le préfet de Ould-Yengé gratuitement soi-disant qu’un « esclave ne peut être propriétaire de la terre » ?

Monsieur le ministre, il est temps de siffler la fin de cette immoralité féodale au milieu de soninké en leur disant la vérité crue. L’esclavage et ses séquelles sont considérés comme un crime contre l’humanité et votre gouvernement les a élevés au rang d’un crime IMPRESCRIPTIBLE. Le peu de féodaux qui s’accrochent, se pavanent dans la région en étant fiers de cet odieux crime, le payeront cher donc vaut mieux de prendre le devant. J’espère que vous mettrez fin à ces genres d’histoires actuellement à Coumbandao, Daffort et dans toute la région.

Veuillez recevoir mes salutations distinguées
Diko Hanoune/ Lyon France.

mercredi 8 mars 2017

Journée des droits des femmes / Natou Thiam




Le 8 Mars 2017; A l'occasion de cette seule journée de l'année où nous aimerions que toute la société se penche sur les injustices sociales dont les femmes continuent à subir les lois.

 - Je pense à nos sœurs de la Mauritanie tout près de nous.

Est ce que vous réalisez qu'en ce moment encore les jeunes femmes maintenues dans cette société esclavagiste continuent à subir le viol de leurs maîtres inconscients ? Rappelons le cas de cette jeune femme qui a réussi à entrer en contact avec les membres de la Ligue des droits humains. Elle leur a demandé de la sortir de l'enfer qu'elle vivait.
 
En étant dans cette situation d'esclave « ahalan » dans les familles de notables, elle a connu les brimades, les punitions corporelles, le viol systématique. Toute pénétration est un viol dans la mesure où le maître maure agit à sa guise sur la personne qui lui est offerte sans son gré. Elle acceptait l'horreur sans savoir comment s'en sortir.
 
Puis sa petite fille d'une quinzaine d'années est tombée enceinte. Ils l'ont embarquée dans une 4 x 4, l'ont secouée jusqu'à lui faire perdre le ventre. A votre avis qui pouvait l'avoir mise enceinte ? Son propre père maure bien certainement. Pour éviter l'inceste qui a été consommé, il faut tout faire pour éviter la vie à cet être innocent.

Elle est tombée très malade mais elle n'est pas morte. Elle va bien. Sa mère a donc sauvé son sang. Quelle existence de violences, de peines, de souffrances psychologiques elles ont connues ces femmes mauritaniennes exemplaires ?

Elles connaissent la même vie pénible de tous les Haratines de la Mauritanie, c'est vrai. C'est toute la société mauritanienne qui est concernée. Nous, nous voulons sauver les femmes et les petits. Aidez-nous à les libérer par la parole, l'action solidaire, la convocation des dirigeants mauritaniens devant la communauté africaine. Il faut empêcher les dirigeants de la Mauritanie de participer à toutes les réunions internationales. Il faut que les dirigeants de l'Union africaine exigent du président de la république des lois qui soient en conformité avec l'esprit de la république. Les familles de Haratines n'ont aucun droit, sauf celui d'obéir à des principes révolus. Il faut des décisions officielles. Les jeunes filles et les femmes ne sont pas lettrées, pas suivies médicalement, pas considérées comme des citoyennes à part entière. Dans les maisons, elles sont les servantes, les bonnes à tout faire, les gardiennes du bétail, celles qui s'occupent de la cuisine, des enfants, de l'entretien de l'intérieur, de la confection des tentes et des abris, du matin au soir, sans salaire. Tout comme les hommes, c'est vrai.

Natou Thiam via Facebook

lundi 6 mars 2017

Le Guidumakha vient de marquer un pas important dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles.



Aujourd’hui, 6 mars 2017, célébration hautement symbolique de la journée  lutte contre l’esclavage et ses séquelles dans la capitale régionale du Guidumakha -Selibaby. Cette journée était sous le patronage de Ladji Traoré , un vétéran incontesté dans cette lutte contre le fléau de l’esclavage depuis des décennies.  Elle fut marquée également par la présence  impressionnante de nombreux villageois et de personnalités notamment de l’état , le Gouverneur ou (Wali), le commandant de la brigade de gendarmerie et le commissaire central de la police  la ville de Seliby ont reçu également des invitations à prendre part ; afin de mieux cerner   les plaintes , les offenses et souffrances des populations d’ascendances serviles très largement discriminées dans la région en plein 2017.  Les adeptes de cette ignoble idéologie, « l’unité n’est possible que dans la continuité de l’esclavage et ses séquelles » seront arrosés désormais par la loi, rien que la loi.



Cette initiative vient de l’association AMEES, de son président Diarra Sadifou alias Diarra Souleymane, avec comme partenaires principaux  ARMEPES-France, son président Gaye Traoré et UVDS-Mauritanie, le président Yacoub Bakhayokho. De nombreux ONG ont répondu favorable à l’appel par leur mobilisation, notamment l’(AMDH), (IRA-Mauritanie), (SOS-ESCLAVES Mauritanie), (A.H.M.E-France), (FONAD-Mauritanie), (OCVIDH-France) etc….





Les populations ont soulevé de nombreux problèmes liés à l’esclavage et ses séquelles, l’esclavage est pratiqué jusqu’à dans nos mosquées, la maison d’Allah tout puissant soutiendra l’érudit Demba Diarra « j’ai été agressé dans une mosquée en prêchant contre l’esclavage selon le saint coran » dira-t-il. L’homme est un ressortissant du village de Coumbandao. D’autres sont revenus à la charge pour dénoncer les expropriations de terres agricoles sur la base uniquement de l’esclavage avec la complicité de certains représentants de l’état dans la région, qui alimentent ainsi des foyers de tensions entre les familles, des frères etc….



On  note l’absence totale des élus de la région du Guidumakha sans exception (maire, député, sénateur jusqu’au ministre)  lors de cette manifestation importante, dans laquelle, les populations ont répondu massivement rien que pour écouter leurs doléances. Ceci dit, les élus de cette région sont connus pour ne représenter en rien   les populations dans la réalité, seulement, une petite minorité féodale imposée aux populations par l’appareil d’état,  qui ne fait que  mentir au sommet de l’état pour quémander ou partager  des postes illégalement.



 Les autres grands absents, vous les connaissez tous, ce sont nos fameux partis politiques,  toujours plus prompts à partager le gâteau, négocier le festin de postes électifs ou nominatifs lors d’élections au lieu de  s’occuper des préoccupations de citoyens qui souffrent dans leur chair et os.



Si les fonctionnaires noirs Mauritaniens ont réussi jusqu’à présent à cacher l’ignominie de l’esclavage qu’ils pratiquent dans les villages, ils seront désormais confrontés à la loi, les citoyens du Guidumakha ont demandé de vives voix, l’application de la loi contre l’esclavage et ses séquelles.

























 Diko Hanoune