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dimanche 13 octobre 2019

Communiqué du réseau G5 SAHEL Contre l'Esclavage et pour la défense des droits humains





Communiqué du réseau  G5 SAHEL Contre l'Esclavage et pour la défense des  droits humains  

Né en marge du Colloque International sur le thème «Droit et esclavage en Afrique de l’Ouest » tenu à Bamako du 16 au 18 octobre 2017, au Campus Universitaire de Badalabougou-nouveau bloc de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako, le Réseau G5 Sahel anti-esclavage est un mouvement anti-esclavagiste actif dans les 5 pays du Sahel et composé des associations engagées dans la lutte contre l’esclavage dans l’espace sahélien qui abrite malheureusement les derniers bastions d’une pratique abjecte d’un autre âge.  De sa création à aujourd’hui le réseau G5 Sahel anti-esclavage a tissé des relations avec des activistes et mouvement abolitionnistes, des chercheurs et organisations progressistes à travers le monde notamment au Sénégal, en Ile Maurice, en France, en Grande Bretagne.

 Le raffermissement de ces relations a été concrétisé par l’appel lancé à Niamey, à la communauté internationale en marge du colloque international tenu du 18 au 20 Décembre 2018. A travers une déclaration dit Appel de Niamey, les associations Timidria du Niger, IRA-Mauritanie, TEMEDT du Mali, FESTICHAMS du Burkina Faso, Enfant ARED du Tchad et Gran Lekol Filozofi de l’Ile Maurice après une analyse peu  reluisante de la problématique de l’esclavage dans les pays du Sahel ont exigé plus de rigueur  de la communauté internationales en prenant des mesures contre ceux de ces pays qui sont inertes dans la lutte contre ce phénomène parmi lesquels la Mauritanie.

Au moment où la communauté internationale semble adopté une telle stratégie comme moyen de pression contre des pays récalcitrants comme la Mauritanie, nous sommes surpris et outrés, qu'en notre nom, un président d'une organisation mauritanienne (Fondation Sahel) s'exprime et sur la base d’une appréciation étriquée de la situation en Mauritanie demande la levée d'une mesure que les autorités américaines avaient prises contre l'Etat mauritanien qui perpétue l'esclavage et la discrimination, protège les esclavagistes et tortionnaires, réprime les abolitionnistes et militants des droits humains.

Nous sommes donc indignés que les efforts que nous avons consentis des décennies durant, avec l'aide des défenseurs de droits humains, dont beaucoup d'ONGs, d'organismes et de gouvernements, soient réduits à un bradage par des personnes prétendant appartenir à nos réseaux.
Aussi tenons-nous à rappeler que la déclaration faite par le responsable de cette association, après une visite au département d'Etat américain le 2 octobre 2019, affirmant l'inefficacité des sanctions par la suppression des privilèges de l'AGOA et sur l'urgence de soutenir le nouveau chef de l'Etat mauritanien par la levée de cette mesure, n'engagent pas les abolitionnistes mauritaniens et leurs collègues des ONGs anti-esclavagistes et des droits humains, au Sahel, en Afrique et de par le monde.
En tout état de cause, cette approche n’ayant  pas l’adhésion  du réseau G5 Sahel et des  défenseurs des droits   humains, nous, structures membres du réseau G5 Sahel anti-esclavage :

plaidons pour le maintien de ces sanctions , car  c’est grâce à  la pression  internationale   que des  avancées significatives  ont   été  notées   dans la lutte  contre  les pratiques  d’esclavage et ses  séquelles   en  Mauritanie   :  la  promulgation  des lois  criminalisant l’esclavage,  la mise en place des  tribunaux   spécialisés  dans  la poursuite  des    esclavagistes ainsi  que   l’institutionnalisation  de la journée  du  06  Mars   de chaque  année comme  journée nationale de lutte  contre   l’esclavage  sur tout le territoire mauritanien ;
constatons et fustigeons ces dernières années une recrudescence d'un régime féodalo-esclavagiste soninké qui sévit impunément contre les abolitionnistes issus de cette communauté notamment dans une région du Sud Mauritanien, le Guidimagha ;
dénonçons la création et le financement des structures parallèles, favorables au système esclavagiste construit et entretenu par certains gouvernements dans le seul but d’infiltrer certains milieux associatifs et réseau des partenaires en vue de déstabiliser le combat mené par les vrais militants de lutte contre l’esclavage ; 
estimons que c’est au nouveau président mauritanien , Mohamed  Cheikh  Ould  GHAZOUANI    de mériter la levée  des sanctions   liées à l’AGOA  par  une  application   totale et effective   des lois   en vigueur en Mauritanie portant sur la lutte  contre  les pratiques de l’esclavage   et ses  séquelles ainsi que par la déconstruction et la destruction du racisme domestique et d'Etat dont souffre des franges importantes du peuple Mauritanien ;
tenons   à réaffirmer notre disponibilité à tout  dialogue  et  échanges avec  les  autorités   de nos pays respectifs, visant à améliorer notre lutte contre  les pratiques de l’esclavage et séquelles  en Mauritanie,   et  dans  toute   la  sous-région.

Les signataires
Timidria du Niger
Temedt du Mali
ARED du Tchad
FESTICHAMS du Burkina
IRA Mauritanie
GRAN LEKOL FILOZOFI de l’Ile Maurice
L'association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E )
ARMEPES FRANCE 
Collectif des associations de lutter contre l'esclavage en milieu Soninké


samedi 27 juillet 2019

Vidéo: « L’État mauritanien s’oppose à la libération des esclaves »


Interview du Docteur Mohamed Yahya Ould Ciré  président de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E) avec le journal Le Point Afrique: « L’État mauritanien s’oppose à la libération des esclaves »

« La Mauritanie compte un nombre d’esclaves très important. Quasiment la moitié de la Mauritanie est réduite soit directement, soit indirectement à l’esclavage, c’est une situation grave. »

Ci-dessous, les  observations finales du Comité des droits de l’homme des Nations Unies concernant l’esclavage en Mauritanie  datant le 25 juillet 2019 à propos de l’esclavage.
Le Comité reste préoccupé par :

a) La persistance de situations d’esclavage et de préjugés solidement ancrés dans certaines traditions à ce sujet ;

b) L’absence de données permettant de mesurer l’étendue de cette pratique;

c) Les difficultés rencontrées par les victimes de situations d’esclavage pour déposer plainte en vue de faire valoir leurs droits auprès des autorités policières et judiciaires, et les difficultés persistantes pour enquêter sur ces cas et poursuivre de manière efficace, indépendante et impartiale les auteurs de telles pratiques et les sanctionner de manière adéquate ;

 d) L’insuffisance des moyens alloués au fonctionnement des trois tribunaux spécialisés de Nouakchott, Nouadhibou et Néma (art. 8 et 16). 31.

L’État partie devrait :
a) Collecter des données sur l’étendue des situations d’esclavage encore existantes et intensifier sa lutte en vue d’éliminer toute survivance de telles situations, notamment en veillant à une application effective de la loi no 2015/031 ;

b) Garantir la pleine réalisation des recommandations de la Feuille de route et en évaluer régulièrement la mise en œuvre en consultation avec les populations concernées et les organismes de la société civile ;

 c) Veiller à ce que les victimes de l’esclavage puissent effectivement porter plainte sans subir aucune forme de pression et à ce que celles-ci soient enregistrées, que les enquêtes soient diligentées, les poursuites engagées et que les responsables soient condamnés à des peines proportionnelles à la gravité des faits ;

d) Doter les trois tribunaux spéciaux de Nouakchott, Nouadhibou et Néma de moyens humains et financiers adéquats pour leur bon fonctionnement.  




jeudi 11 juillet 2019

Mauritanie: Mise en garde les acteurs sociaux, politiques et la presse.


Nous constatons que des informations inexactes sont mises à la disposition de certains journalistes Mauritaniens pour les induire en erreur, mais aussi la presse étrangère depuis un certains temps, qui suivent les événements post-électoraux, c'est-à-dire les arrestations et séquestrations arbitraires de militants de l’opposition qu’a opéré le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz après l’élection présidentielle. Ces arrestations sont faites sur dénonciation calomnieuse dans le but à décourager les activistes de l’opposition.

-Ce 11 juillet  2019, s’était ouvert à Kaédi le procès de 12 militants de l’opposition toute confondue, donc ce n’était pas le procès de militants de la « Coalition Vivre Ensemble (CVE) » comme l’a fait savoir certains journalistes dans la presse. Dès le début des arrestations, la presse fait état que seuls les militants de la C.V.E de l'ex-candidat Kane Hamidou Baba sont ciblés, ce qui est loin d’être fondé.

-Deuxièmement, la direction de l‘ex-candidat à l’élection présidentielle, le député Biram Dah Abeid a dépêché Maitre Ahmed Ely pour défendre les accusés sur place avec la députée Mme Coumba Dada Kane et sa délégation pour assister au déroulement du procès.

-Troisièmement, aucune condamnation n’a été prononcée à l’égard des 12 prévenus dont 2 sont mineurs sous contrôle judiciaire, leur dossier a été renvoyé à une date ultérieure à cause d’un vice de forme.

-Quatrièmement : L’avocat va introduire une demande de mise en liberté provisoire en attendant leur jugement définitif.

Nous prions les journalistes, la société civile, l’opinion nationale et internationale d’être très vigilant aux informations qu’ils reçoivent et traitent de certaines sources promptes à la manipulation, à la désinformation en donnant des choses inexactes voire carrément infondées qui profitent à la sûreté de l’état qui divise les victimes en opérant des arrestations arbitraires. Nous condamnons fermement ces méthodes qui ne profitent pas aux victimes. Il n’est jamais bon de combattre le mensonge par un autre.

Diko Hanoune/ Militant Abolitionniste

vendredi 5 juillet 2019

Mauritanie : Témoignage des ONG de la société civile à Genève


La Mauritanie a présenté son deuxième rapport sur le pacte international relatif aux droits civils et politiques devant le Comité des droits de l’homme le 04 et 05 juillet 2019. Les experts des Nations Unies ont soulevé beaucoup de questions qui sont restées sans réponse malheureusement par la délégation Mauritanienne. Les questions liées surtout au passif humanitaire et l’esclavage n’ont pas trouvé de réponses.

-Les experts ont  mis l’accent sur l’absence des données statistiques fiables sur les victimes de l’esclavage, une situation  qui dessert plutôt la Mauritanie selon leur remarque très claire.  Il a été question pourquoi IRA Mauritanie dirigé par Biram Dah Abeid n’est pas reconnue ? La réponse du ministère de l’intérieur a  suscité la réaction  des experts et  toute la salle en disant qu’IRA-Mauritanie est une organisation à caractère ethnique, la loi l’interdit  une telle structure dans le pays. Les experts reviennent à la charge, une organisation qui défend les droits des minorités, n’est pas contraire au pacte signé par la Mauritanie. Les minorités ont droit de s’organiser pour se défendre.

-Le cas du jeune Lamine Manghane a été soulevé, les parents attendent toujours que  justice leurs soit rendue. La réponse du ministère de la justice était tout simple invraisemblable, à savoir que le procureur de la république a classé l’affaire sans suite comme s’il s’agissait d’une banale affaire d’un vol à l’étalage. Les experts ont rappelé à la délégation Mauritanienne qu’un procureur ne peut classer une affaire criminelle sans rendre justice. Mieux, toute la Mauritanie sait que le jeune Manghane a été tué par un gendarme à bout portant à Maghama lors d’une manifestation contre l’enrôlement biométrique discriminatoire.
.  
-Sur le cas d’Abdallahi Salem Ould Yali arrêté suite aux poèmes qu’il diffusait sur les réseaux sociaux  dénonçant la discrimination et l’exclusion des Haratine, la direction de la sureté de l’état a répondu, c’était une incitation à la haine raciale.

-Sur l’abrogation de la loi d’amnistie des criminels entre 1989 et 1992, la question a été posée, pourquoi l’état  ne soumet pas le débat aux actuels représentants du peuple à l’assemblée nationale comme cela  a été le cas au moment de son adoption?

- L’absence des statistiques qui déterminent la représentativité des ethnies noires: Haratine, Haalpoular, Soninké, Wolof a été soulevée. Les Haratine sont sous représentés dans les nominations au vu leur proportion démographique ainsi que les autres communautés noires.

La liste des représentants des ONG de la société civile :
Sarr Mamadou (FONAD)
Aminetou Mint El-Moctar (AFCF)
Maitre Fatimata MBaye (AMDH)
Kane Mamadou (Cadre pour les rescapés  Mauritaniens en France )
Diko Hanoune (A.H.M.E et IRA)
Sy Mohamadou (Auteur livre Enfer Inal)
Alexis Thiry (MENA Righs Group))
Anti-Slavery/ SOS-Esclaves Mauritanie
Mme Kadia Sow
Mme Diarry Toumbou
Mme Kadia Bâ
M. Oumar Alassane Bâ 










mardi 2 juillet 2019

Mauritanie : Diallo Mamadou Bathia président du Conseil Constitutionnel justifie la fraude de l’élection présidentielle

Lors de la conférence de presse, le responsable des opérations électorales au sein de la campagne du candidat Biram Dah Abeid a passé en revue des exemples des "violations" qu'ils ont relevées. "Nous avons reçu certains PV avec un taux de participation à 100%, ce qui a attiré notre attention. Nous nous sommes dits qu'au lieu de vérifier nos PV, il serait plus pertinent de vérifier la base de données publiée par la Commission électorale et de l'étudier en profondeur".

« Le responsable a ajouté que la recherche a révélé que 11 bureaux présentent un taux de participation supérieur à 100%. Or, remarque-t-il, "dans ces bureaux, Ould Ghazouani a recueilli 93% des suffrages", ajoutant que l'approfondissement de la recherche a conduit à la découverte de 455 bureaux de vote où le taux de participation dépasse 90%, affirmant que "ces bureaux ne se situent pas dans les capitales régionales, mais sont dispersés à travers la Mauritanie et dans des zones isolées et difficiles."

Il a souligné dans sa présentation que "le nombre total des votants dans ces bureaux est de 90.844 électeurs. Ould Ghazouani a obtenu 97% de ce nombre, avec une moyenne de plus de 95% au niveau de chaque bureau", soulignant que les électeurs de ces bureaux «représentent 10% du total des effectifs des électeurs mauritaniens". "Ce qui a permis à Ould Ghazzouani d'obtenir plus de 18% du pourcentage en sa possession, suivant les chiffres annoncés par la CENI". 

L’expert cite l’exemple de Gleib Ndour, de Cheggatt et d’El Beled El Amine. Il poursuit que, au cas où les résultats de ces bureaux seraient annulés, Ould Ghazouani aurait 41% des suffrages. "Si nous considérons que ces bureaux ne seront pas annulés, en appliquant le pourcentage de participation annoncé par la Commission qui est de 62%, Ould Ghazouani obtiendrait 48,5%", c’est-à-dire qu’il ne passerait pas au premier tour. »

 Diallo Mamadou Bathia  nous  révèle au grand jour, à notre grand dam, ce lundi 01 juillet 2019, que ce sont les fonctionnaires « missionnés » à l’intérieur qui étaient chargés du bourrage légal des urnes en faveur du candidat Ghazouani. Ils avaient droit de voter partout, comme ils le souhaitaient sans contrôle. De toute façon, une procuration est donnée à un individu  qui doit accomplir le vote à votre place dans le bureau ou vous étiez inscrit normalement. On ne fait pas une procuration pour soi-même, c’est du jamais vu ni entendu et juridiquement invalide. Les explications du président du Conseil Constitutionnel sont  étranges, restent peu convaincantes.  C’est plutôt l’officialisation du bourrage des urnes par l’état qu’il nous a informé.

Le Conseil Constitutionnel Mauritanien : « Le Conseil Constitutionnel comprend six (6) membres, dont le mandat dure neuf (9) ans et n'est renouvelable. Ils ne peuvent appartenir aux instances dirigeantes des partis politiques. Ils jouissent de l'immunité parlementaire. Les décisions du Conseil Constitutionnel sont revêtues de l'autorité de la chose jugée. Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et toutes les autorités administratives et juridictionnelles. »

Diallo Mamadou Bathia a occupé le poste de ministre de la Défense d’août 2014 à octobre 2018 et a dirigé la réforme du parti majoritaire, l’Union pour la République (UPR) principal soutien au candidat El-Ghazouani, à partir du printemps 2018.

Mohamed Mahmoud Ould Sidigh y représente la principale formation d’opposition, le parti islamiste Tawassoul,  désigné par le chef de l’État durant la campagne législative de septembre 2018. Haimout Ba, juriste, enseignant à l’Université de Rouen, y siège en tant que membre du parti le plus à gauche sur l’échiquier politique mauritanien, l’Union des forces de progrès (UFP). Voila la parenthèse des membres d’un Conseil Constitutionnel qui ne devraient appartenir à aucun parti politique. Tout est faux en Mauritanie. Dommage!



samedi 9 mars 2019

Mauritanie : Elles sont braves ces femmes au sein d’IRA-Mauritanie.


8 mars est la fête de la femme, nous rendons un vibrant hommage  aux braves femmes de l’ONG IRA-Mauritanie, parce qu’elles le méritent amplement. Ce n’est pas facile d’être une femme combattante, active sur le terrain, surtout, en face d’un régime qui n’a aucun respect moral ni physique  envers  la femme. Il faut être courageux, engagé surtout  pour supporter ce que supporte ces femmes au sein IRA-Mauritanie.  

Ces femmes ont subi des violences gratuites, martyrisées sur le terrain publiquement, pourchassées dans les rues avec des gourdins de la police politique, humiliées, persécutées depuis plus  de 10 ans par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz et ses hommes de main. Parce qu’elles refusent d’être des objets à la solde d’un système qui les chosifie. Bien évidement, elles exigent la fin de l’esclavage sous toutes ses formes. Quatre vingt dix pour cent des victimes de l’esclavage sont des femmes et  les enfants.

En 2012, le leader abolitionniste Biram Dah Abeid et ses compagnons ont risqué leurs vies en incinérant symboliquement le code négrier méconnu par la communauté internationale qui rendait la pratique de  l’esclavage dans sa forme la plus odieuse licite.  En se parcourant les extraits de ces livres qui ont été symboliquement brûlés (Moukhtassar Khalil),  qu’on  trouve dans toutes les bibliothèques traditionnelles du pays et que les mauritaniens récitent par cœur. Quelques exemples de cet exégèse confondu, à tort, par certains dans  la religion, malgré qu’il entretient une propédeutique éloignée de la vraie foi.

A  la page 32 :
« la femme esclave ne doit pas cacher son corps, contrairement à la femme libre, mais si son maître la possède et trouve un enfant avec elle, même sans mariage, elle doit se comporter comme les femmes de « bonne extraction » ; c'est-à-dire avoir le droit de  se couvrir. 


Voila, on permet au maître, à travers cette
«législation » de disposer de son esclave comme il le veut, car c’est son bien, « sa chose ». Le summum de cette aberration se trouve être l’autorisation faite au maître de violer son esclave, même quand elle est mariée ; et ce, même devant son époux de même condition qu’elle.
 

A la page 118 de cette propédeutique clairement avilissante, il est dit que le maître peut, à tout moment, prononcer la nullité du mariage de son esclave (homme ou femme), s’il veut le ou la vendre par exemple. Dans Khalil, le maître peut castrer son esclave pour qu’il s’assure qu’il n’aura pas de rapports avec sa maîtresse. Les mêmes craintes d’être cocu par son propre esclave poussent les maîtres à acheter, comme esclaves de la maison, que des « hommes » laids. 


A la page 321, il est dit que le maitre peut affranchir une partie de son esclave (le quart, la moitié, quelques jours). Pour ce qui est des affranchis (Elmewali), ils restent dans la lignée du maître pour grossir le nombre de la tribu. Dans Khalil, il est dit que le djihad (guerre sainte) est l’une des sources de l’esclavage, ce qui est une contradiction flagrante avec le Coran (imma mnnoun we imma vidaa). 

Vous avez compris pourquoi  la détermination de ces femmes malgré  qu’elles ramassent des coups blessants  lors des manifestations  d’IRA Mauritanie, elles restent fermes pour en découdre avec l’esclavage ? Elles font honneur à toute l’humanité. Nous leur tirons notre chapeau bas.

Vidéo datant décembre 2018  montrant l’agression directe de la fille du leader Biram Dah Abeid par la police, l’auteur n’a  pas été sanctionné par sa hiérarchie ni poursuivi par la justice, le comité contre la torture n’a pas non plus bougé d’un iota pour demander que le policier soit traduit devant un juge : https://www.youtube.com/watch?v=D93_imLnMus




















dimanche 17 février 2019

Communiqué de Condoléance




مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RÉSURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA - Mauritanie


Communiqué de Condoléance

IRA – Mauritanie a appris  cette matinée  du 17 février 2019, le décès survenu à Gorilakhé de monsieur Oumar Ould M’Bareck Dicko père de notre ami et camarade de lutte Diko Hanoune, secrétaire général de AHME.

Tout en priant  pour le repos de son âme, nous présentons à Diko Hanoune nos condoléances les plus attristées ainsi qu’à ses frères et sœurs et aux habitants du Guidimakha. 

Inna lillahi wa inna ileyhi rajioune
  

                Nouakchott, le 17/02/2019

                                                   La Commission de communication

NÉCROLOGIE : NOS CONDOLÉANCES FRATERNELLES ET ATTRISTÉES AU FRÈRE ET CAMARADE DIKO HANOUNE ET À SA FAMILLE.


NÉCROLOGIE : NOS CONDOLÉANCES FRATERNELLES ET ATTRISTÉES AU FRÈRE ET CAMARADE DIKO HANOUNE ET À SA FAMILLE.

L'ensemble du mouvement GANBANAAXU FEDDE, ses partenaires et ses sympathisants, ont appris ce dimanche 17 février 2019, le décès de notre père et oncle Mr Oumar Ould Mbareck Diko, le père du camarade DIKO HANOUNE, blogueur mauritanien et militant irréductible pour la défense des Droits Humains. Le décès est survenu à Mbeydia Sakha dit Gorilakhé dans la Commune de DAFORT.

Par cette communication, nous adressons nos condoléances les plus attristées à Mr Diko Hanoune, à toute sa famille et à l'ensemble du corps militant mauritanien, africain et universaliste pour des CAUSES JUSTES et HUMANISTES.

Nous exprimons fortement notre soutien fraternel et citoyen à l'endroit de la famille du défunt. Que le Tout Miséricordieux accueille son âme dans le Paradis Éternel. Amine


17 février 2019

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

Table ronde autour de l’abolitionnisme Africain à l’EHESS


La table ronde 'l'abolitionnisme africain au XXIe siècle' a eu lieu hier à l'EHESS à Paris. L'auditorium était complètement rempli, plus de 200 personnes, principalement des représentants de la diaspora africaine à Paris (surtout Mauritanienne, Malienne et Nigérienne) ont rempli le plus grand amphithéâtre de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Ils ne venaient pas seulement de Paris, mais des banlieues et d’autres villes françaises et même de l’étranger. 

Biram et Ali ont fait d'importantes présentations dans ce lieu d'importance symbolique, Paris, capitale de l'ancienne puissance coloniale, dont le gouvernement avait été responsable de la première abolition légale de l'esclavage dans leur pays. Cependant, les lois anti-esclavage coloniales et après les indépendances et l'adhésion aux conventions internationales n'ont pas été pleinement appliquées. Dans de nombreuses régions africaines, les privilèges des esclavagistes étaient restés inchangés, soutenus avant par le colonisateur et après par des gouvernements dont les représentants sont le plus souvent issus de ces mêmes classes. Ceux qui avaient été réduits en esclavage ont continué d'être marginalisés, exclus et exposés au risque de réasservissement. 

Les déclarations de Biram et Ali hier ont montré que leurs mouvements ne toléreraient plus l'esclavage pour personne. Qu'ils exigeraient un engagement similaire de la part de tous les membres de leurs associations. Et qu'ils s'attendent à ce que leurs gouvernements et les alliés internationaux des gouvernements africaines appliquent leurs lois anti-esclavagistes et qu'ils soient cohérents par rapport a leur adhésion aux conventions anti-esclavagistes internationales. S'ils se cachent derrière des lois vides et reproduisent les pires formes d'exploitation, les citoyens et la communauté activiste internationale devraient retirer tout soutien, critiquer, Biram a dit: 'prendre la parole' a leur place. 

Il y a trop de preuves pour continuer à nier que l'esclavage et son héritage perdurent et empêchent de larges groupes de personnes de mener une vie digne et de jouir de pleins droits de citoyenneté. Biram a dénoncé l'hypocrisie des gouvernements passés et présents comme un négationnisme. On ne peut qu'être d'accord avec lui sur le fait que ceux qui connaissent les réalités du terrain - ce qui se passe dans les villages et dans les villes et même dans les relations sociales les plus intimes - doivent parler et faire preuve de tolérance zéro pour les abus persistants. Ali a discuté de la situation non seulement du Niger mais de tous les pays du G5 Sahel esclavage. Les délégués de trois ONG maliennes sont intervenus pour dénoncer les récentes circonstances au Mali. Le soutien de la salle était fort, et certains qui sont intervenus dans le débat ont déploré que, en tant que descendants d'esclaves, ils continuent d'être exclus et humiliés même dans la diaspora française et ailleurs.

Voila, mes chers amis, un résumé très incomplet et encore 'chaud' de l'événement d'hier que j'ai voulu partager avec vous. Dès que les vidéos officielles et les comptes rendus seront publiés, je partagerai les liens. 

Dr. Benedetta Rossi
School of History and Cultures, University of Birmingham, Arts Building
Birmingham B15 2TT, United Kingdom

L’abolitionnisme africain au XXIe siècle Table-ronde sous la présidence de Catarina Madeira-Santos, EHESS ; Mots de bienvenue : Christophe Prochasson, président de l’EHESS ; Benedetta Rossi, University of Birmingham : « L’abolitionnisme ouest-africain : introduction et contextualisation » ; Ali Bouzou, secrétaire général de l’ONG Timidria, Niger, et secrétaire exécutif du réseau ouest-africain de lutte contre l’esclavage : « G5 Sahel et Niger : défis et stratégies » ; Biram Dah Abeid, député mauritanien et président de IRA Mauritania : « L’esclavage aujourd’hui en Mauritanie » ; 11h15 : Commentaires par Abdel Wedoud Ould Cheikh, Université de Lorraine, et Klara Boyer-Rossol, Labex HASTEC et IMAF.