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vendredi 19 décembre 2014

Le Hip-Hop Mauritanien Sur Seine, un réalisateur français zoome sur Nouakchott.



Le  Hip-Hop Mauritanien Sur Seine, un réalisateur français  zoome sur Nouakchott.

Le réalisateur  Stéphane Le Gall-Vilike  va  faire la projection de son film sur le Hip-Hop en Mauritanie. Le jeudi 15 janvier à partir de 20h au cinéma  Louxor  sis, au 170 boulevard Magenta en dans le 10ème arrondissement à Paris en face la station métro Barbés.

Aux pays des mille poètes, la jeunesse revendique une parole publique. Les voix du mouvement hip-hop s’élèvent en Mauritanie contre le silence musical et la lenteur d’un processus démocratique qui peine à se mettre en place. Mônza, rappeur et producteur engagé, tient à bout de bras le festival Assalamalekoum de Nouakchott, où se produisent les rappeurs du pays et du continent.
 
Le rappeur Tooñaa-Fiyaa gagne le Tremplin jeunes artistes du festival et b
énéficie dune résidence en France. Tous deux partent y faire leurs premiers pas en tant qu’artistes et chercher des appuis à la scène hip-hop mauritanienne.
La projection sera suivie d’un show case de Monza au Centre musical Barbara-Fleury Goutte d’Or.

Une parole libre : Rap & Rim est une production La Huit, Ou Bien et Arcadi Île-de-France, en coproduction avec TVM Est Parisien et Zaza Productions.

Vu le nombre de place, la réservation est obligatoire au numéro 01 55 79 57 78 avant le vendredi 09 janvier 2015. 

Source : Mamadou Ly journaliste Seneweb

Le Conseil Représentatif des sooninko de Mauritanie (CRSM): Communiqué de presse

Le Conseil Représentatif des sooninko de Mauritanie (CRSM): Communiqué de presse
CRSM - Depuis le 11 novembre 2014, des militants de la société civile qui ont entrepris une marche pacifique de Boghé à Rosso sont arrêtés et séquestrés à Rosso et soumis à toutes sortes de tracasseries.

Ils étaient venus soutenir les populations rurales et sensibiliser l’opinion nationale contre les conséquences catastrophiques de la politique foncière antipopulaire, purement spéculative du gouvernement.

Faisant fi de l’indignation générale, le pouvoir s’acharne dans la répression de ces manifestants pacifiques et veut juger ces militants parmi lesquels Biram Dah Ould Abeid, Président de IRA-Mauritanie. Par la présente déclaration nous soussignés, responsables de partis et organisations politiques regroupés au sein du Conseil Représentatif de la Communauté Soninké de Mauritanie.

Proclamons notre soutien total aux initiateurs de la marche de sensibilisation et de protestation contre les projets fonciers du régime auxquels il n’associe pas les populations qui résident sur les lieux.

Exigeons une concertation nationale urgente sur les questions foncières et la refonte de la loi en vigueur qui ne favorise que la spéculation au détriment des paysans laborieux et de tout développement agricole véritable.

Exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Biram Dah Ould Abeid et de tous les militants des droits humains actuellement séquestrés arbitrairement à Rosso et à Nouakchott.

Le Conseil Représentatif des sooninko de Mauritanie (CRSM)

Commission Communication

Le 15 Décembre 2014

Mauritanie : Une sévère résolution condamnant la persécution des antiesclavagistes mauritaniens a été votée jeudi par le Parlement européen.



La Libre Belgique - vendredi 19 décembre 2014 Les eurodéputés en lutte contre l’esclavagisme Mauritanie Une sévère résolution condamnant la persécution des antiesclavagistes mauritaniens a été votée jeudi par le Parlement européen.


Les eurodéputés ont voté jeudi une résolution qui avait été proposée par les sept groupes politiques du Parlement européen. Il concerne l’esclavage en Mauritanie, le pire pays du monde en la matière, et appelle les autorités de Nouakchott à libérer 17 militants antiesclavagistes, dont Biram Dah Abeid, prix des Droits de l’homme de l’Onu en 2013.


Ils ont été arrêtés ces dernières semaines, dans le cadre d’une recrudescence de la répression contre la campagne pacifique antiesclavagiste. Les ennuis ont repris après une conférence de presse de Biram Dah Abeid, 49 ans, président de l’organisation antiesclavagiste IRA, fin octobre, pour rendre publique une déclaration des élus de Chicago appelant la communauté internationale à mettre fin à l’esclavage en Mauritanie, où il touche de 4 à 20% de la population, selon les sources.


Prêche contre les antiesclavagistes


Le mufti de la Grande Mosquée de Nouakchott – propriétaire de nombreux esclaves, selon l’IRA – s’en est alors pris aux membres de ce mouvement, appelant à les tuer. Des fidèles haratines (ethnie noire dont sont issus les esclaves; 40 à 60% de la population) se sont élevés contre les propos de l’imam; ce fut aussi le cas dans plusieurs autres mosquées où l’on prêcha contre les antiesclavagistes. Des personnes qui se sont opposées à ces prêches ont été arrêtées, ainsi que des participants à une marche antiesclavagiste dans la vallée du fleuve Sénégal.

La résolution du Parlement européen est très nette – malgré l’envoi lundi à Strasbourg d’une délégation mauritanienne conduite par le commissaire aux Droits de l’homme de Nouakchott. Elle “condamne sévèrement” l’arrestation et la détention de BiramDahAbeid et ses compagnons de lutte et appelle “à leur libération immédiate”. En outre, le texte incite Nouakchott à “poursuivre les officiels qui ont été impliqués dans les violences et la torture” de certains des détenus.


Plus largement, la résolution condamne “toute forme d’esclavage” et appelle les autorités mauritaniennes à cesser toute violence contre les protestations pacifiques; à “autoriser la liberté de parole et de réunion” que la loi mauritanienne permet en théorie; à lutter contre l’esclavage; à donner accès à tous à la propriété de la terre ainsi qu’à l’éducation “afin que les anciens et actuels esclaves, ainsi que leurs enfants” aient accès à un emploi.

Hypocrisie de la diplomatie européenne


Enfin, la résolution presse le service diplomatique de l’UE d’“accroître ses efforts face à l’esclavage en Mauritanie”. Il y a quelques jours, le Représentant spécial de l’UE pour le Sahel, Michel Reveyrand de Menthon, interrogé lors d’une conférence de presse à Nouakchott sur la persistance de l’esclavage dans le pays, n’avait rien trouvé de mieux à répondre – pour la plus grande honte de l’Europe – que: “Je ne sais pas. Je suis incapable de me prononcer là dessus…”


Marie-France Cros


La Libre Belgique -  vendredi 19 décembre 2014

Vidéo du Débat sur 'Mauritanie, notamment le cas de Biram Dah Abeid'


Du président des « pauvres », il retombe à la place qui le scie bien, un « pauvre » dictateur...



Du président des « pauvres », il retombe à la place qui le scie bien, un « pauvre » dictateur de surcroit qui se vante d’être imperturbable dans sa divinité dictatoriale ! Quoiqu’on dise, Biram Dah Ould Abeid n’a pas seulement avancé la lutte contre les injustices, les inégalités sociales mais il a presque gagné tous les paris qui l’opposent aux racistes maures au pouvoir depuis l’indépendance. 


La réaction du faux général Mohamed Ould Abdel Aziz suite à la résolution de l’Union Européenne est inappropriée surtout elle montre combien l’homme est un cancre dans l’os sur tous les domaines.  Ce Jeudi 18 décembre 2014, le parlement Européen a condamné fermement l'arrestation et le maintien en détention arbitraire de Biram Dah Abeid et de ses camarades. Rappelons que l’Union Européenne est constituée de 28 pays, elle est le principal bailleur de fonds de la République Islamique de Mauritanie, elle exploite notamment nos ressources halieutiques, le fer Mauritanien, le phosphate  etc...  C’est grâce à l’Europe par les canaux de Nicolas Sarkozy, le putsch de l’ingrat général  putschiste fut reconnu par la communauté internationale en 2008 contre le premier président élu démocratiquement dans l’histoire du pays, M. Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Ironie du sort, l’Union Européenne condamne le président en exercice de l’Union Africaine pour des faits d’esclavage pendant que les Africains dorment tranquillement sur leurs deux oreilles, quel malheur du continent ?  Puis viendra cette phrase assassine d’un homme devenu amnésique aveuglé par une dictature orgueilleuse: « Nous appréhendons bien les raisons non avouées de cette résolution », alors pourquoi n’a t il pas donné  ou énuméré « les raisons  non avouées » de L'Europe? Le faux général ne devrait il pas nous avouer ces propres raisons non avouées qui ont conduit aux arrestations arbitraires des militants abolitionnistes en ciblant une seule communauté, celle des victimes de l’esclavage maure qui sont les haratine? Effectivement Ould Abdel Aziz se promène avec un faux score issu de la précédente élection présidentielle qu’il a perdu devant l’abolitionniste Mauritanien qu’il séquestré, maltraite dans une prison à Rosso dans le sud Mauritanien à 200KM de la capitale, M. Biram Dah Ould Abeid. A quand le faux général Mauritanien avouera au peuple mauritanien, au monde entier qu’il est vexé devant Biram parce qu’il n’est pas et ne peut  être légitime devant un homme à qui il a volé la victoire arrachée haut la main par la confiance du peuple à son discours qui refuse formellement d’être acheté comme une marchandise. Les partisans du pouvoir ont cru naïvement que nous sommes toujours sous l’ère, on vous  vole la victoire officiellement devant le monde entier puis on l’achète en dessous de table officieusement. Le fou général a remué ciel et terre afin que Biram Dah reconnaisse sa réélection en vain d’où vient sa colère source des intimidations et harcèlements judiciaires avec du faux et usage de faux. Toute la racaille de cette mafieuse hiérarchie militaire a peur, elle dort avec des yeux grandement ouverts alors sur conseil de leur génie avocat, maitre Mohamed Ould Moham à qui il a confié illico la présidence son parti l’Union des Pilleurs de la République, il a été décidé de salir le casier judiciaire de Biram tout bonnement pour lui barrer la route, pour pouvoir s’opposer à sa future candidature avec le soutien du conseil constitutionnel devant lequel les recours suite au constat d’une fraude massive, falsifications des résultats pendent encore dans les bureaux  ne sachant que faire ; ainsi ils pourront avancer l’argument d’un casier judiciaire non vierge pour les prochaines élections. Puis deuxième motif qui ne sera jamais avoué par notre célèbre cancre faux général est que l’imam officiel de l’état Mauritanien, qui prêche la continuité de l’esclavage, possède plusieurs esclaves à son service dans les champs de plusieurs hectares dans le Sud Mauritanie dont les terres sont issues des expropriations des biens de noirs expulsés vers le Sénégal et Mali  par l’actuel préfet de la ville de Rosso, lieu de détention arbitraire de Biram Dah entre 1989 et 1992. Il faudra que notre faux général ait le courage d’avouer l’inavouable un jour, pour l’instant, rares sont les maures qui croient à la fin de l’esclavage, du racisme d’état, aux avantages illégaux qu’ils cumulent en prétendant les acquérir par naissance etc... Disons enfin haro notre pauvre dictateur faux général, il est temps d’avouer vos crimes au lieu d’inventer des histoires sans têtes ni queues. Seule la vérité est révolutionnaire dans un pays au million de menteurs aux commandes.  


Vidéo Débat sur 'Mauritanie, notamment le cas de Biram Dah Abeid'





Extrait d’une interview Le calame : Qu’est-ce « l’esclavage foncier » que vous avez dénoncé, lors de la caravane dans la vallée du fleuve Sénégal ?  


Balla Touré : L’esclavage foncier, c’est cette situation qui fait que les Haratines travaillent les terres fertiles de la Chamama que leurs parents, grands-parents et arrière-grands-parents ont travaillées, alors qu’ils n’en ont point le droit de propriété et que cette même terre est utilisée pour leur domination. En effet, la quasi-totalité des terres cultivées, dans cet espace, par les Haratines, appartiennent à trois personnes qui bénéficient de la complicité des autorités. Il s’agit d’Abdallahi Salem ould Ahmedoua, Ahmedou ould Mrabott ould Habibou Rahmane, imam de la mosquée dite « mosquée saoudienne », et Yaghoub Moussa ould Cheikh Sidiya, maire de Lexeïba II. Ces personnes tirent, de cette position, richesses et pouvoir politique. Quiconque ose contester leur chefferie est déguerpi des terres, seule source de survie dans cette zone. Les voix des Haratines, électeurs dans leurs circonscriptions à 90 %, leur assurent la quasi-totalité des postes électifs (maires, députés et sénateurs).


Ainsi, par le contrôle de la terre, la domination totale est assurée. Le discours religieux, puisé des ténèbres, avec son pouvoir anesthésiant, contribue à l’étouffement collectif des consciences haratines de ces contrées, pendant que la force publique aveugle s’abat et écrase toute perspective individuelle ou collective d’émancipation. Par ailleurs, à côté de cette ignominie qu’est l’esclavage foncier, il faut signaler d’autres formes d’injustice liées au foncier. Il s’agit des expropriations de terres dont sont victimes généralement les communautés peul et wolof de cette partie de la vallée, généralement, au profit l’agrobusiness arabo-berbère. Un simple bout de papier, délivré par un hakem (préfet), suffit pour exproprier toute une communauté. Ainsi, des villages se trouvent complètement enclavés dans leur terroir ancestral, sans aucun espace vital. Au village de Donaye, les expropriations ont même « englouti » le cimetière du village où pousse aujourd’hui du riz. Les habitants transportent leurs morts par pirogues et les enterrent sur l’autre rive, au Sénégal. Ces exemples font, malheureusement, légion. Quant au troisième type d’injustice liée au foncier, il touche les citoyens rapatriés du Sénégal qui, six ans après leur retour au pays, n’arrivent pas encore à récupérer leurs champs que d’autres exploitent sous leurs nez.


Il est important d’expliquer les raisons de l’acharnement particulier d’Isselmou ould Sidi, wali du Trarza, contre les organisateurs de la caravane. Tout le monde dans cette zone se rappelle le jeune administrateur qu’il était. Chef d’arrondissement de son état à Jidrel Mohgueïn, pendant les évènements douloureux de 1989, Isselmou ould Sidi a révélé qu’il avait des antécédents personnels, en relation avec les questions soulevées par la caravane, puisqu’il en a fait surveiller toutes les réunions, à toutes les étapes, par des policiers et des gendarmes. Des témoignages concordants établissent qu’il aurait ordonné, lors des évènements de 89, l’arrestation d’innocents citoyens : le brigadier Mahmoud Sy, le postier Dia et Alassane Watt – paix à leurs âmes – ainsi que Mahmoud Boïkina, sur la base de l’accusation, mensongère, de leur appartenance aux FLAM et qu’ils projetaient d’assassiner des beydhanes. Ils ont été incarcérés et sévèrement  torturés, jusqu’à ce que mort s’en suive, pour les trois premiers. Les rapatriés du Sénégal que nous avons rencontrés dans les villages, en attente de la restitution de leurs champs, auraient été tous déportés, par village entier, sous la supervision d’Isselmou ould Sidi. On imagine aisément les motivations personnelles du wali à mater les caravaniers qui ont osé creuser dans un passé si trouble et douloureux.




Diko hanoune

jeudi 18 décembre 2014

Le Parlement Européen condamne le Gouvernement mauritanien et exige la libération de Biram et de ses codétenus



Dans une résolution adoptée à main levée aujourd’hui à Strasbourg (France), le Parlement Européen a fermement condamné l’attitude du gouvernement mauritanien vis-à-vis des antiesclavagistes. Après avoir rappelé le contexte de l’esclavage en Mauritanie et sa persistance malgré le déni officiel et les nombreuses abolitions de façade, les élus européens ont condamné l’arrestation des militants d’IRA et notamment celle de son président avant d’exiger leur libération immédiate et de demander aux autorités mauritaniennes de cesser de les harceler.
On rappelle que le gouvernement avait dépêché, il y a deux jours, une forte délégation officielle portant dans ses bagages un chargement de Hratine de service et dont l’objectif était de contrecarrer, au près des Européens, l’action de lobbying entreprise depuis plusieurs semaines par les militants et sympathisants d’IRA en Europe. Le ton et le contenu de cette résolution dissuaderont Ould Abdel Aziz à renouveler ce genre de pathétique initiative. En attendant, ce sont les contribuables mauritaniens et le Trésor public qui ont payé les frais d’une telle mission de désespoir.

Par ailleurs, nous apprenons que le procès, annoncé dans la précipitation et en dépit de toute procédure, que le gouvernement  voulait ouvrir aujourd’hui pour juger Biram et ses codétenus à Rosso, a été ajourné jusqu’au mercredi 24 décembre. Biram et ses codétenus avaient refusé d’y comparaître en faisant valoir, dans une lettre adressée au président du Tribunal, que leurs droits n’avaient pas été respectés.

Nous vous reproduisons ici le communiqué de presse paru sur le site de l’UE ainsi que le texte de la résolution n° 2014/2999(RSP), visible au lien ICI.

Mauritanie: l'affaire Biram Dah Abeid

Le Parlement condamne l'arrestation, le 11 novembre, et le maintien en détention de Biram Dah Abeid, l'un des principaux militants mauritaniens engagés dans la lutte contre l'esclavage et fondateur de l'initiative pour le retour d'un mouvement militant en faveur de l'abolition de l'esclavage en Mauritanie - et demande sa mise en liberté immédiate. Les députés appellent les autorités mauritaniennes à mettre un terme à toute forme d'esclavage, une pratique abolie en 1981 et incriminée en 2007 mais qui persiste en Mauritanie. La résolution invite instamment la haute représentante de l'UE et les États membres à veiller à "définir une politique claire et praticable en matière d'affaires étrangères et de droits de l'homme", dans le respect du cadre stratégique de l'Union en ce qui concerne les droits de l'homme et la démocratie" et à mettre en avant le volet "droits de l'homme" de la stratégie de l'UE dans la région du Sahel avec le gouvernement mauritanien.
La résolution a été adoptée à main levée.
REF. : 20141212IPR01240