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mardi 30 octobre 2018

Violente répression ce lundi 29 octobre de la marche pacifique d'IRA. Le général Meguett persiste et signe.




مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Déclaration d'IRA-Mauritanie

Violente répression ce lundi 29 octobre de la marche pacifique d'IRA. Le général Meguett persiste et signe.

Au cours de cette matinée du lundi.29 octobre 2018, les militantes et militants d'IRA-Mauritanie, fidèles à leurs engagements militants, descendirent dans l'avenue principale de la capitale mauritanienne Nouakchott, et marchèrent pacifiquement en direction du ministère de la justice pour réclamer la libération sans conditions de Abdallahi Houssein Messoud et Biram Dah Abeid, respectivement militant d'IRA et président de cette ONG, mais aussi député de la République élu en détention le premier septembre passé.

La police mauritanienne, transformée en milice privée par le clan du dictateur Mohamed ould Abdelaziz, et recyclée dans les pires formes de torture contre les contestataires ou présumés tels issus des groupes subsahariens, sous la houlette d'un présumé notoire tortionnaire récidiviste, le général de Brigade Mohamed ould Meguett, cité de manière récurrente et concordante dans les témoignages des militaires noirs rescapés du camp des tueries a Inal. notons que depuis la nomination de ould Meguett, troisième personnalité du système, a la tête de la police et des renseignements, la torture et la violence indicible, en public, dans les rues, en privé entre quatre murs dans les commissariats sont devenues monnaie courante.

Aujourd'hui, la marche pacifique d'IRA a été réprimée avec une violence qui porte la marque, une fois de plus, et la consigne du général Mohamed ould Meguett, qui aurait déclaré en 2014 juste après sa prise de fonction, que la seule solution efficace et déterminante pour éradiquer la contestation d'IRA, c'est de procéder purement et simplement a l'élimination physique de son leader Biram Dah Abeid.

Aujourd’hui plusieurs militants ont été gravement blessés, battus sauvagement par des policiers armés jusqu'aux dents et ayant pour ordre de casser les militants pacifiques. Des blessés graves, victimes de tabassage violent a coups de matraques, de godasses sur toutes les parties du corps. Les militants blessés et d'autres ayant perdus connaissances a cause de la violence, des charges et attaques de la police, sont transportés aux services des urgences de l'hôpital de Nouakchott, ou la police les a suivi pour intimider les infirmiers et médecins chargés de leurs apporter des soins de leurs délivrer des certificats médicaux certifiant la gravité et la cause des blessures. C'est pourquoi les services de l'hôpital s'abstiennent de délivrer les résultats des diagnostics médicaux sauf délivrance par la police d'une réquisition signée par un officier de police. Et bien-sûr que la police a catégoriquement refuse de délivrer le précieux papier.
Liste des blesses:
1 Vatma Maatala IRA-Section Riyadh-Nouakchott.
2 Bah Eyoub IRA-Section Boghe.
3 Semayou Dembele IRA-Section Kobeni.
4 Habi Mokhtar, IRA-Section Elmina Nouakchott.
5 Allouche Sid'Ahmed IRA-Section Teyarett Nouakchott.
6 Seyid Inalla IRA-Section Rkiz.
7 Zoubeir Mbarack, président du Comité de la Paix.
8 Cheikh Vall, vice président du comité de la Paix.
9 Elhaj El Id, coordinateur général de Nouakchott.
10 Lassana Coulibaly, Section IRA-Sebkha Nouakchott.

Liste des militants arrêtés:
Zoubeir Mbarack
Seyid Inala.

Nouakchott  le 29/10/2018
La commission de la communication.














lundi 8 octobre 2018

Déclaration : Plusieurs blessés graves parmi les militants d’IRA – Mauritanie


INITIATIVE DE RÉSURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE (IRA-Mauritanie)

Ce lundi 08 octobre, à l’ouverture de la première session de l’assemblée nationale mauritanienne, des militants d’IRA – Mauritanie sont venus nombreux protester contre la poursuite de la détention du président Biram Dah Abeid, élu député alors qu’il était en détention.



En effet, depuis le 07 août 2018, Biram Dah Abeid croupit en prison sur la base de poursuites fallacieuses suite à la plainte d’un pseudo journaliste, une taupe de la police politique du dictateur Mohamed ould Abdelaziz.
Les unités de la police, armées jusqu’aux dents, venues à la rencontre des militants, n’y sont pas allés de main morte. Plusieurs militants, dont l’épouse du président Biram, se trouvent aux urgences de l’hôpital national ; il s’agit de :
-             El Hadj El Id,
-             Leila Ahmed,
-             Abdellahi Abou Diop,
-             Abdellahi Hamedi,
-             Zouber M’Bareck,
-             Mouna Malick,
-             Khayri M’razkhi,
-             Malick Sy.
-    Souleymane yoro
Il faut noter que trois militants ont été particulièrement visés et ont eu des fractures dans plusieurs parties de leur corps, il s’agit de :
El Hadj El Id
Abdellahi Hamedi,
Abdoullahi Abou Diop
IRA – Mauritanie, fidèle à son engagement en faveur des Droits humains :
-             Proteste vigoureusement contre la barbarie dont ont été victimes les militants d’IRA – Mauritanie en sit-in pacifique,
-             Exige l’ouverture d’une enquête indépendante pour situer les responsabilités de cette violence aveugle que rien ne peut justifier,
-             Appelle l’ensemble des militants à rester mobiliser pour la Mauritanie et pour le droit,
-             Réitère son exigence de libération du président Biram Dah Abeid et ce, sans condition aucune,
-             Et souhaite aux blessés un prompt rétablissement. 
Fait à Nouakchott, le 08 octobre 2018



La Commission de communication



Les images qui témoignent la violence policière gratuite. 

lundi 27 août 2018

Mauritanie : préludes, instruments et alibis d'une mise au ban Par Biram Dah Abeid, Prison Civile de Nouakchott.


Mauritanie : préludes, instruments et alibis d'une mise au ban

Par Biram Dah Abeid, Prison Civile de Nouakchott.

I. Les liaisons dangereuses

Le 21 juin 2014, vers 13h, juste après avoir voté et lu ma déclaration  à la presse, je m'apprêtai, seul, au repos mais mon téléphone sonna. Au bout du fil, une personne très proche du chef de l'État, mon concurrent et candidat à sa propre succession, m’interpelle sans aménité : "Le président Mohamed Ould Abdelaziz te transmet ce message: il a suivit et écouté ton discours et tes propos, très séditieux et inacceptables, durant la campagne électorale ainsi que ton dernier propos aux journalistes tout à l'heure devant ton bureau de vote, qui est une parfaite illustration de cette orientation. Maintenant, si tu prétends à un avenir politique dans ce pays, renonce tout de suite et pour de bon à cette ligne;  dans le cas contraire, attends-toi à  ce que je sévisse pour te mettre hors d'état de nuire."

Ma réponse à cette suprême insolence est connue; elle fut à la hauteur de l'idée que je me fais de l'honneur, de la dignité,  de l'esprit de sacrifice et du devoir de résistance. Depuis, cette personne très proche de Mohamed Ould Abdelaziz par la parebté et la connivence, ne m'a jamais plus rappelé, bien qu'auparavant elle fît signe, de temps à autre, sans manquer toutefois de me témoigner de l’admiration et un soupçon d’amitié.

Quatre jours après l’incident, une autre personne dans la proximité indécise de mon adversaire se met en relation avec moi et m’apprend que le "vainqueur" du scrutin, Mohamed Ould Abdelaziz,  voudrait bien me saluer au téléphone et espère beaucoup mon aval à l’énoncé du verdict des urnes. J’entrepris, tout de suite, de lui expliquer l’envergure de la fraude, des irrégularités et des manipulations massives et multiformes d’où l’évidence du doute quant à l’intégrité du résultat proclamé; cependant, au-delà de la force majeure et malgré le fait du prince, je reconnaitrais les scores, seulement en vertu d'un accord politique entre l'émanation politique d'IRA, le parti Rag (encore interdit) et le pouvoir. Pragmatique quant il le faut, j'exigeai, en contrepartie, la légalisation du parti Rag et l'enregistrement de l'Ong IRA. L’entremetteur entérine la proposition et me « passe » son cousin de président, Mohamed Ould Abdelaziz. Ce dernier réitère les mêmes sollicitations que son envoyé exprimait en son nom et valide le projet d’entente par moi formulé : oui, s’engagea-t-il, il promet la reconnaissance et l'enregistrement des deux cadres d'activités, dès la fin de la cérémonie de son investiture, d’ici quelques jours. Je proposais l’accord, le jour suivant, à l'approbation de la direction du Rag. L'organe dirigeant le rejeta, catégoriquement, grâce aux arguments de mon collègue de l'époque, Brahim Bilal Ramdhane. Ce dernier soutenait, étayant ses raisons par force exemple, que le chef de l'État mauritanien traîne la réputation d’un homme sans parole et de peu de foi, pour résumer un grief bien plus fleuri. Selon lui, le contrat éventuel ne peut être accepté par le Rag que si Ould Abdelaziz lui-même consent le premier pas, en ordonnant la reconnaissance des deux organisations. Je transmis la décision du Rag à l'émissaire de Mohamed Ould Abdelaziz dont la réaction confirmait le désappointement du destinataire, voire l’âpreté de sa vindicte.

Quelques jours après, dans son discours d'investiture à un second mandat, Ould Abdel Aziz dépeignait IRA et Rag, sans les nommer, comme un danger pour la nation, avant de promettre leur éradication, en priorité de son exercice de Président. Des pelotons d'auxiliaires de services de renseignements enclenchent alors une offensive dans  les mosquées et les média publics et privés contre IRA et Biram Dah Abeid. La jeunesse et les militants d'IRA répliquèrent à la charge de dénigrement, dont le mufti de la république islamique de Mauritanie, Ahmedou Habibou Arrahmane s’improvisait fer de lance; dans ses prêches du vendredi suivant, il assimilait le prix des Nations Unies pour les droits de l'Homme octroyé à Biram Dah Abeid en 2013, à un cheval de Troie au service des ennemis juifs de l'extérieur, alliés à leurs alliés de l'intérieur, afin de détruire la société musulmane et idéale. La presse acquise aux renseignements élabore des conspirations de croquignole, sans doute recevables par l’entendement paranoïaque des peuples en panne d’intelligence ; elle  renseigne l’opinion sur des assassinats et enlèvements fictifs, commis ou prijetés par les partisans de Biram. Ces criminels, disaient - de concert - les journalistes mouchards et affabulateurs, sont les séudes de IRA,  ils enlèvent les petites filles maures, les violent,  tuent et inscrivent sur les corps,  le nom de Biram, en guise de trophée. Les arrestations suivent, dans nos rangs. Un proche du sérail m’alarme, en toute discrétion : « tu es visé et tu seras arrêté au premier « contact » que tu tenterais avec les populations, tu seras emprisonné une longue période,  « ils » ont jugé indispensable de te neutraliser avant 2019 ».

Le lanceur d'alerte au sein du pouvoir,  à l'image de beaucoup de personnalités et cadres qui servent le système par peur, nécessité ou opportunisme alimentaire, me prédit une interpellation imminente, suivie du schisme, au sein de ira, d’une cellule dormante ; celle-ci occasionnerait un bruit considérable et mon propre discrédit.  Ensuite, se déclencherait une vague d'autres sorties tonitruantes, de la part des figures de l’Ong anti-esclavagiste, concomitamment au  séjour prolongé de Biram en prison. Il renchérit : «  le pouvoir n'acceptera plus jamais que tu prennes un « contact » direct avec les populations, ton discours étant jugé déstabilisateur et très nocif ».

II. La matérialisation  de la menace

Cinq jours après l’avertissement dont je ne saurais évaluer le degré de sincérité, je prends le chemin de la ville de Rosso (200km au sud de Nouakchott), point de passage en direction du Sénégal où je devais me rendre. Mon passage coïncide avec l'arrivée de la caravane initiée par IRA et d'autres Ong, contre l'esclavage agricole. La caravane, en mouvement depuis une semaine sans être inquiétée parvenait au chef-lieu de la région du Trarza, en même temps que moi. Je suis arrêté et condamné à 2 ans de prison, pour l’essentiel dans la ville d’Aleg, où je recevais des visiteurs solidaires, tous témoins d’une détention abrupte, sous la chaleur d’un toit de tôle, en compagnie de moustiques voraces.

Après dix huit mois de réclusion avec Brahim Bilal Ramdhane, le début de subornation de certains dirigeants d'IRA et l'orchestration de plusieurs scissions parmi nous, nous recouvrons la liberté, certains d’entre nous désormais moins enthousiastes à la lutte frontale. L'accueil massif, spontané et l'adhésion des mauritaniens à notre combat, renforcent davantage la peur, chez les gardiens du système de domination, de nous laisser libres de circuler dans le pays, surtout en position de principal contradicteur.

Le troisième acte consista à décapiter IRA, en mon absence, au cours de juin et juillet 2016. Tous les membres dirigeants à l'intérieur du pays sont neutralisés et condamnés à de lourdes peines ;  les manifestants endurent la répression féroce ; nous déplorons des bilans de plus en plus lourds, de blessés, souvent lynchés par la police, dans les rues.

Parmi les résultats escomptés de la manière forte, s’impose le calcul d’éradiquer IRA et en tarir l’influence, grâce à l’effet conjugué du verrouillage de ses actions ; les attaques en règles de la part des transfuges viennent accentuer la dynamique de la discorde, de la suspicion réciproque, sources de diversion, donc de déperdition d’énergie. 

III. Quatrième acte: le retour sur scène

Après un  long séjour à l'étranger,  le 07 juin 2017, à partir du Sénégal et du point de passage de Rosso, je regagne la Mauritanie. Quelques jours avant, le Conseil des ministres de cette république de boutiquiers rongés par le fanatisme religieux et le sentiment de la supériorité raciale, croit efficient de réitérer, par circulaire administrative et sécuritaire, l’abolition de tout rassemblement du courant d'IRA, sur l'étendue du territoire. Des pontifes du parti-État arrivent à Rosso et s’y livrent au porte-à-porte en vue de dissuader, les populations, de m’accueillir.  Des unités de la police, de la garde nationale et de la gendarmerie investissent la capitale du du-ouest, pour tenir les populations loin de l'encombrant compatriote. La veille du jour J (7 janvier 2017), le trafic d'habitudes très intense entre les deux pays est suspendu, seules les différents corps d'armes et de sécurité,  occupent le quai de passage et ses alentours ; les rues de la ville, quasiment en état de siège, sont inaccessibles aux piétons et automobilistes ; les magasins ferment sous la contrainte et les militants et sympathisants,  venus de Rosso ou des autres régions du pays, essuient molestations et vandalisme, sous les bottes des soldats de la milice tribale.

Je rentre à Nouakchott, sans aucune possibilité d’approcher mes compatriotes. De nombreux citoyens ont essayé de rassembler pour m'accueillir à l’entrée sud de la capitale mais le même procédé de dissuasion violente les tient en respect. Interpellations et blessures, coups de matraques électriques et jets de grenades lacrymogènes ponctuent les heurts de civils désarmés, avec les forces de l’ordre hégémonique. Les explosifs continuent à pleuvoir sur le véhicule qui me transporte du km 10 jusqu’à l’entrée de mon domicile.  L’arrosage nauséabond se poursuit encore une heure après mon retour à la maison. Des femmes, des enfants, des hommes, dont des voisins et des partisans, durent payer la rançon de la volonté ou du hasard,  par l’asphyxie et des complications respiratoires ; Un poste de police s’installait à vue, pour surveiller et intimider les éventuels visiteurs. Neuf jours après mon retour mouvementé, je vais à l'étranger. 

IV. Cinquième acte: redéploiement sur le front intérieur

Le 7 mai 2017, je décide de revenir en Mauritanie, à partir de la frontière avec le Sénégal, sur, le point de passage de la ville de Gouraye, région du Guidimakha. Dés qu'il l’apprend,  le gouvernement enclenche une action de sape, similaire à celle de Rosso. Le gouverneur, les préfets, commissaires de police et officiers des brigades de gendarmerie et de la garde, entament une campagne de diabolisation et de dénigrement, en sillonnant les communautés villageoises et les quartiers dans les villes sur le parcours ; tous réputent sacrilège et crime irrémissible, de m’accueillir, même de loin. Je tiens à la disposition des curieux, les enregistrements audio de ces discours exécrables, sortis des bouches de commis de l'Etat autant punais que peu convaincus de leur jactance.

La veille de ce 7 mai, les militants d'IRA, connus alentour, sont mis aux arrêts, les frontières de la région fermées à toutes les personnes susceptibles d'appartenir au courant ou de le soutenir. Des centaines de citoyens venus par voiture goûtent, malgré eux, aux joies du refoulement arbitraire. Dés avoir foulé le sol mauritanien, je me retrouve saisi au collet, escorté  par plusieurs véhicules de police, de gendarmerie et de la garde, chargés de séides armés jusqu'aux dents ; sous l’emprise des chiens de garde dont le garde-chiourme invisible me tenait à sa merci au nom de la force brute qui est le droit dans la Mauritanie nouvelle, me revoici rebroussant le chemin du logis, privé d’escale, sur un trajet de centaines de kilomètres….

Sixième acte et suite : L’alliance avec Sawab, une manœuvre non anticipée


Nouakchott le 27/08/2018

mercredi 15 août 2018

Détention arbitraire de deux journalistes mauritaniens




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INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Deux journalistes mauritaniens sont détenus dans le Commissariat Spécial de la Police Judiciaire (CSPJ) de Nouakchott depuis mercredi 8 août 2018. Babacar Baye Ndiaye, rédacteur en chef du site Cridem, et Mahmoudi Ould Saibout, directeur du site Taqadoum, ont été arrêtés dans la rue par des éléments de la police en civil. Cette arrestation intervient suite à une plainte déposée par un avocat mauritanien résidant en France, connu pour être l’homme-lige du régime.

Le harcèlement de professionnels de la presse et particulièrement en période électorale accentue les tensions et exacerbe les sensibilités, ce qui ne sert en rien le climat d’émulation devant prévaloir dans des conditions normales souhaitées par tous. Au lieu de quoi, l’ambiance est rendue délétère, faisant peser une chape de plomb, qui n’est pas sans rappeler les réflexes autoritaires des régimes d’exception.

IRA – Mauritanie, attachée à la liberté d’information et d’expression :
Dénonce l’arrestation de journalistes, qui prouve que la justice en Mauritanie est instrumentalisée par le régime contre toute voix discordante,
Se renforce dans sa conviction que la persécution de journalistes n’est qu’un aspect de la campagne visant toutes les forces vives de l’opposition radicale, tel que le président Biram Dah Abeid particulièrement visé pour étouffer cet extraordinaire élan de sympathie populaire dont il bénéficie,
Et enfin, exige la libération immédiate et sans conditions des journalistes Babacar Baye Ndiaye et Mahmoudi Ould Saibout encore détenus au CSPJ.

Nouakchott 15/08/2018             La commission de communication

samedi 11 août 2018

Mauritanie : l’oppression des journalistes par le régime Mauritanien.


Chers journalistes opprimés par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz et ses partisans étroits idéologiquement, je vous exprime par ces mots, mon soutien entier et laisse éclater ma consternation totale après avoir appris l’arrestation du directeur de la rédaction  Cridem, M. Babacar Baye Ndiaye, le directeur du site Taqadoumy.mr, M. Mahmoudi Ould Saibout.

Ces arrestations sont tellement ridicules dans un pays qui  vente ses « performances » de caracoler à la tête des pays « arabes » en matière de la liberté d’expression et d’opinion. Un régime soi-disant  « démocratique » où le simple délit d’une prétendue « diffamation », les journalistes et militants des droits humains sont traqués comme des criminels et sont jetés en prison.

Je condamne fermement ces arrestations arbitraires qui montrent combien le régime s’est laissé entrainer seul dans son propre piège du populisme extrémiste, qui l’enfonce davantage dans un trou béant sans possibilité de sortie. Je demande la libération sans condition de Biram Dah Abeid, président des réseaux IRA-Mauritanie dans le monde, de Babacar Baye N’diaye, directeur publication Cridem et Mahmoudi Ould Saibout, directeur Taqadoumy.mr.

Pour rappel, l’harcèlement de journalistes par le régime autoritaire de Nouakchott, avait débuté en août 2017 avec l’arrestation d’Ahmed Ould Cheikh, directeur du journal Le Calame, Jedna Deida, directeur du site Mauriweb, Moussa Ould Samba Sy, directeur de publication du Quotidien de Nouakchott ; ils  sont frappés par une interdiction de voyager avec confiscation de leurs titres de voyages. Voila ce que le général Mohamed Ould Abdel Aziz et ses partisans appellent « régime démocratique » en Mauritanie.

Diko Hanoune / Abolitionniste Mauritanien

vendredi 10 août 2018

Déclaration:Suite à l’arrestation du président d’IRA – Mauritanie Biram Dah Abeid le 07 aout 2018




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INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Suite à l’arrestation du président d’IRA – Mauritanie Biram Dah Abeid le 07 aout 2018, la commission de communication de l’organisation tient à préciser et clarifier les points suivants :

Il n’existe aucun problème avec un quelconque journaliste. Le président Biram Dah Abeid est arrêté suite aux instructions des plus hautes autorités de l’Etat et les raisons sont d’ordres politiques.
IRA – Mauritanie est connue pour sa pauvreté et ne peut en aucun cas corrompre, ni acheter les consciences des individus et se réserve le droit de poursuivre en justice les auteurs de ces calomnies.

Les autorités auront beau susciter des plaintes contre nous, mener des manœuvres pour ralentir notre marche, la coalition aile politique IRA – Sawab continuera sur sa lancée et ceci ne peut l’empêcher de briguer le suffrage des électeurs. 
Nous appelons les militantes et militants à ne pas se laisser distraire ni perdre de vue son objectif qui sera atteint grâce à leur persévérance et leur abnégation.

Nouakchott le 10/08/2018        La commission de communication

mercredi 8 août 2018

Le leader antiesclavagiste, de nouveau séquestré Note d’information




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INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

1. Le 7 août, très tôt, la police interpellait, chez lui, Biram Dah Abeid, prétendant, tête de liste nationale du parti Sawab, à la députation. Le motif de l'arrestation n'a pas été évoqué. Les agents précisaient juste que l’ordre venait « d'en haut».

2. Cette soudaine privation de liberté coïncide, le même jour, à quelques heures près, avec la remise, par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni),  des actes de validation nominale des candidatures.  

3. Depuis son retour des États Unis d'Amérique, le 1 aout 2018 Monsieur Biram Dah Abeid menait des activités de mobilisation populaires durant la nuit, dont le succès devait se traduire par un vote massif, en septembre prochain.

4. D’après des sources judiciaires, le leader de l’organisation non reconnue Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (Ira) serait poursuivi suite à la plainte d’un journaliste auquel l’opposait une vive polémique, depuis des semaines.

5. Le détenu, familier des prisons de Mauritanie, s’apprêtait à incarner, dans la future assemblée, l’alternative frontale, à la société et au pouvoir, tous deux produits de la domination selon la naissance. Militant des droits civiques, prix des Droits de l’Homme de l’Onu et champion de la lutte contre le racisme et l’extrémisme religieux en Mauritanie, Biram Dah Abeid risque, désormais, l’exclusion du jeu partisan.

6. Seule sa libération prompte et sans condition garantirait, au scrutin, crédibilité et transparence. Biram Dah Abeid reste insusceptible de commettre un délit de fuite, n’ayant jamais tenté d’échapper à l’injonction légale même quand elle lui semblait sujette à caution.

Nouakchott, le 8 août 2018    La commission de communication

jeudi 26 juillet 2018

La Mauritanie devant le Comité contre la Torture à Genève, voici le compte rendu.


Le rapporteur  SÉBASTIEN TOUZÉ a soulevé les incohérences du rapport des autorités Mauritaniennes, qui abonde sur des généralités sans précision, sans preuve matérielle, des statistiques fiables,  dès fois, le rapport est hors sujet. Le comité avait recommandé que la durée d’une garde n’excède pas les  48 heures maximum. Aucune garde à vue n’a été jugée illégale par un juge malgré le dépassement de cette durée. Les jours non ouvrables ne sont pas comptabilisés dans la durée d’une garde à vue, souvent, elles sont prolongées par les policiers eux-mêmes et cette pratique  se généralise. La loi contre le terrorisme, le délai d’une garde à vue peut atteindre les 45 jours ouvrables sans possibilité de contester ni recours. Ceci est contre  la convention signée par la Mauritanie. La loi 2015 ne s’applique pas aux personnes victimes de la torture. Les registres de la détention dans les commissariats de police, sont mal entretenus. Certains sont antidatés par la police. Les registres sont utilisés sur des simples papiers par la police judiciaire. Les 13 membres IRA n’ont pu accédés à un avocat selon Amnesty international.

L’état mauritanien n’a pas un programme d’aide juridictionnel au service des plus vulnérables. L’accès au médecin doit être automatiquement non selon le bon vouloir des forces sécuritaires. Des prisons secrètes existent selon plusieurs informations concordantes même si l’état Mauritanien le nie. Les prisons sont surpeuplées, la prison Birmoghrein est inaccessible aux familles de détenus pour respecter le droit de visite des familles. L’accès à l’eau est milité, il est utilisé comme moyen  de punition par les gardes pénitentiaires. La détention préventive, le taux est particulièrement élevé. Certains détenus peuvent faire un an à trois ans sans jugement. Usage excessif  de la violence par les forces de l’ordre sur des manifestants abolitionnistes, sur les victimes Haratine.

La rapporteuse Mme Essadia Belmir souligne  qu’il y a la problématique du dépôt de plainte lorsqu’on est prisonnier ou arrêté en Mauritanien, surtout, quand on a subi de mauvais traitements, l’état parti doit revoir sa copie sur le sujet. Il y a des personnes détenues sans dossier, le comité contre la torture demande comment ça peut arriver dans un état de droit? Il y a un blocage de plaintes par l’état parti qui viole la convention contre la torture. Elle  insiste sur l’incompatibilité du  droit de sang Mauritanien avec les normes internationales, le détenu  ne peut être libérable sans le pardon de la famille victime malgré qu’il ait purgé sa peine. Ceci est une double peine. La justice doit s’autosaisir en cas de torture ou soupçon de traitements dégradants.

Le comité contre la torture demande à l’état Mauritanien l’indemnisation de Biram Dah Abeid, Brahim Ould Bilal et Djiby Sow pour les préjudices subis en prison selon la recommandation des rapporteurs des nations unies. Cette demande n’a pas eu de réponse mais on voyait le malaise des officiels mauritaniens.

M. Abdelwahab Hani membre du comité contre la torture précise que les peines corporelles sont complètement contraires à la convention contre la torture. La Mauritanie renvoie tout sur l’interprétation de la charia, mais la quelle ? Il existe plus de 70 formes de Charias dans le monde, est ce que la Mauritanie aurait sa propre charia ou c’est l’interprétation qui est fausse ? Il y a des charias qui sont dépassées de 200 ans.



L’état  Mauritanien informe le comité contre la torture qu’il existe  102 condamnés à mort. Le sénateur Mohamed  Ould Ghadda est détenu pour  diffamation, il est en détention préventive renouvelable une fois. Les Mauritaniens n’avaient pas cette information vendue ici à la communauté internationale, mais des questions s’imposent : le sénateur a diffamé qui ? Qui a porté plainte contre lui ? Puis, la délégation officielle défend que la charia est l’unique source des jugements en Mauritanie sans préciser laquelle ?  Sur le cas de l’abolitionniste, M. Diadié Bambi Coulibaly, le directeur de la police judicaire dit qu’il  a été arrêté pour détention de passeports. Là aussi, on s’est dit, pourquoi c’est la police antidrogue qu’on envoie  chez lui  pour l’arrêter?

Sur le cas de Mohamed Ould Brahim, le directeur de la police judiciaire défend qu’il n’est pas décédé au commissariat, c’est un dealer qui avait 3 kG de chanvre indien sur lui, il  donnera trois versions différentes.  Tantôt, Mohamed Ould Brahim est décédé chez lui, puis, il change de version, Ould Brahim est décédé chez le dealer ayant été confronté à ce dernier par crise cardiaque et la dernière, est, qu’il est décédé dans la rue. Le rapporteur SÉBASTIEN TOUZÉ interpelle le directeur, mais vous avez emmené la victime chez le chef  dealer au lieu d’aller l’arrêter? Etonnement, consternation dans la salle. Sur le cas de Mohamed Cheikh Ould Moukheitir, la délégation informe le comité contre la torture qu’il est détenu dans un lieu sûr « prison secrète que l’état ne veut pas avouer » par décret du ministre de l’intérieur pour le protéger. La délégation Mauritanienne a refusé d’aborder les dossiers du passif humanitaire et de l’esclavage malgré qu’ils aient été soulevés plusieurs fois. La délégation Mauritanienne prétend qu’elle n’était pas au courant du blocage des neuves et orphelins à l’aéroport de Nouakchott.

Les officiels Mauritaniens ont tellement embelli la situation des prisons au point qu’ils ont eu droit aux belles blagues du rapporteur, « j’aimerai réserver une chambre dans vos prisons.. » ; le directeur de la police disait Mohamed Ould Brahim n’avait besoin d’être torturé, car, il avait la drogue sur lui et le président du comité réplique : «  je vous pose cette question à mon tour, qui a besoin ou mérite d’être torturé » ?

Remerciements au staff du comité contre la torture à Genève, aux rapporteurs qui ont fait un excellent travail, aux ONG internationales : OMCT, Alkarama, Amnesty International, Anti-Slavery, FIDH, ACAT-France etc… et à toutes les ONG Mauritaniennes qui ce sont mobilisées.


Vidéo les réactions de la société civile Mauritanienne depuis Genève :
















Conférence au Congrès des États-Unis d'Amérique : IRA et UNPO visent le public des Sénateurs et diplomates américains.



Le 24 juillet 2018, s'est ouvert dans la salle 221 à Connon House, une conférence sous le thème : La lutte contre l'Esclavage au Sahel, Formes et Perspectives. Cet événement est organisé sous l'initiative De Marvin Kumetat, responsable du bureau de UNPO( l'Union des Peuples non-représentés) dont IRA est membre représentant du peuple Hratin.

Les conférenciers invités à prendre la parole au cours de cette journée sont:
1- Biram Dah Abeid, président des réseaux IRA dans le monde.
2- Maurice Middleberg, Président de l'ong anti-esclavagiste américaine Free The Slave.
3- Alice Bullard, avocate et professeur d'université, présidente de IRA-USA.
4- Ismael Montana, professeur à Northern Illinois University aux USA.
5- Bakary Tandia, Confondateur de Abolition Institute et président de IRA-New-York.

Vu les interventions enrichissantes des panelistes et la présence massive dans la salle de la conférence, les élus et fonctionnaires américains ont été davantage edifier sur la réalité de l'esclavage et autres formes de traites et de discriminations dans le Sahel et particulièrement en Mauritanie.
Source: IRA-Mauritanie