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jeudi 25 août 2016

Vidéo : Le président IRA-Mauritanie s’adresse aux mauritaniens



Vidéo : Le président IRA-Mauritanie s’adresse aux mauritaniens, aux partenaires de la Mauritanie suite aux condamnations des dirigeants de organisation.



Président IRA-Mauritanie, M. Biram Dah Abeid : «  Je m’adresse aussi à tous  les partenaires  dans la sous-région et dans le monde pour exprimer l’inquiétude quant à la propension  du pouvoir en place en Mauritanie à renforcer les divisions ethniques, à continuer les héritages d’une faction de la population contre une autre à travers une politique qui est basée sur l’application des points de vus des positions de l’extrême droite mauritanienne raciste, esclavagiste, antidémocratique, gabegiste.



Une extrême droite qui entoure le chef de l’état et sur laquelle le chef de l’état s’appuie pour légitimer son pouvoir, sur laquelle le chef de l’état s’appuie pour perpétuer son pouvoir et perpétuer des séries de coups d’état militaires ou constitutionnels au quelle,  il  a mis en service  l’armée surtout une armée dans l’armée  propre à lui comme  ces milices du BASEP »…  



Écouter absolument cette vidéo : IRA MAURITANIE ABIDJAN FRANÇAIS 




mercredi 24 août 2016

Mauritanie : l'ONU préoccupée par la condamnation de militants luttant contre l'esclavage



Une porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Cécile Pouilly. Photo: HCDH

24 août 2016 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est déclaré préoccupé par les condamnations à des peines de prison allant de 3 à 15 ans à l'encontre de 23 personnes, dont 13 membres d'une organisation non gouvernementale luttant contre l'esclavage, pour leur rôle présumé dans une émeute en juin.

Lors d'un point de presse mardi à Genève, une porte-parole du HCDH, Cécile Pouilly, a indiqué qu'un tribunal de Nouakchott a jugé jeudi dernier les 23 individus coupables de rébellion, d'agression envers la force publique, d'attroupement armé et d'appartenance à une organisation non reconnue.

Selon le HCDH, des violents affrontements avec les forces policières ont eu lieu le 20 juin 2016 lors de l'expulsion d'environ 400 familles d'un bidonville de Nouakchott, dont beaucoup étaient d'anciens esclaves. Des dizaines de personnes, y compris 19 policiers, ont été blessées.

« Nous sommes profondément perturbés par les allégations selon lesquelles le procès a été entaché d'irrégularités et que certains de ceux qui ont été déclarés coupables n'étaient même pas présents aux manifestations de juin », a dit Mme Pouilly.

Le HCDH a appelé les autorités mauritaniennes à examiner rapidement cette affaire et à enquêter sur les allégations selon lesquelles certains des accusés ont été soumis à des mauvais traitements ou à la torture pendant leur détention provisoire.


Maitre Gourmo Lô, avocat au barreau de Nouakchott, membre du collectif de la défense des détenus IRA-Mauritanie

Maitre Gourmo Lô, avocat au barreau de Nouakchott,  membre du collectif de la  défense des détenus  IRA-Mauritanie, Vice-président UFP et professeur d’université

Déchirures et impasse 

Les nationalistes chauvins qui grouillent au coeur et à la periphérie du régime croient parfois sincèrement rendre service au pays en cultivant un isolement qui, de plus en plus, ressemble à une auto-mise en quarantaine, dans notre voisinage immediat et dans le reste du monde.

Embouchant la trompette d'un arabisme de pacotille qui est une insulte au panarabisme progressiste et ouvert, ils attisent le feu des contradictions avec les pays freres sahéliens en prônant une veritable chasse à l'homme noir dans les rues de Nouakchott au nom d'une conception lépéniste des "papiers de séjour", en violation de conventions internationales d'établissement signées depuis des décennies et remises en cause unilateralement, surtout avec le Sénegal, le Mali et la Gambie (Gambie dont les ressortissants sont d'ailleurs moins maltraités que les autres-allez savoir pourquoi!).

Cette même bande de chauvins expriment avec joie, leur approbation au traitement aberrant de la question de la pêche coutumière des piroguiers saint-louisiens par un régime pris de frénesie de ruptures, subitement nostalgique des tensions avec le Sénégal, en oubliant les intérêts de coopération stratégiques des deux pays, non seulement en matière de pêche mais aussi d'hydrocarbures, d' élevage et de commerce, de transport etc. Avec le nord, les tensions sont comme méticuleusement entretenues, alternativement ou cumulativement, avec l'Algerie et le Maroc, dans un jeu de bascule géopolitique d'une prodigieuse naïveté. Croyant en tirer les prébendes, le Sommet Arabe de Nouakchott a surtout été le témoignage vivant de l'absence de considération de certains Rois et Emirs à l'égard d'un régime qui comptait sur leur venue pour redorer son blason diplomatique et prouver la vitalité expansive de sa diplomatie arabe. Patatras!

Maintenant, chantre de "la lutte contre le terrorisme" et, pour cette raison, chouchou incontesté des puissances occidentales jusqu'à trés récemment, voilà que ce label "sécuriste" tombe comme un masque et comme une confiance perdue, par le pire biais qui soit par les temps qui courent: celui des droits de l'Homme. Les manœuvres destinées à présenter l'IRA comme une organisation violente voire terroriste ont non seulement échoué mais se sont purement et simplement retournées contre le régime. Tortures, traitements inhumains et dégradants, politiques discriminatoires et non respect des engagements en matière de lutte contre les pratiques esclavagistes etc: les accusations pleuvent, qui émanent des milieux occidentaux qui lui furent les plus favorables jusqu'ici: États unis et Union Européenne en tête. Tout laisse croire que c'est vers un véritable bras de fer que l'on se dirige entre ce régime et ses ( anciens) protecteurs.

  Déchirures et impasse à l'intérieur, isolement et dénonciations à l’extérieur: aucune imprécation chauvine ne pourra indéfiniment couvrir la réalité de la crise que traverse notre pays et qui, par certains côtés, semble témoigner d' une véritable fuite en avant, tout droit vers le chaos du " après moi le déluge"!

Gourmo Abdoul Lo via Facebook (Le 24 août 2016)

DÉCLARATION: Peines non justifiées infligées à un groupe de harratines



Suite aux peines lourdes qui viennent d’être infligées à une vingtaine de personnes issues de la communauté harratine anciens esclaves, la CLTM  condamne vigoureusement ces peines non justifiées comme elle condamne avec force les tortures  et répressions barbares que ces personnes ont subies entre  les mains de la police.

Ces peines viennent confirmer que le régime est un régime esclavagiste et agit pour détruire les mouvements anti-esclavagistes.

Nous en souvenons encore de l’opération de l’envoie massive en 2015 des centaines de filles de cette communauté harratine en Arabie saoudite dans des conditions inhumaines et, depuis lors les autorités s’opposent à l’ouverture de ces dossiers au niveau de l’administration du travail suivant le mécanisme des conflits de travail que régit la loi.

Aussi le procès laconique de BIRAM DAH ABEID et consort.

La CLTM tout en dénonçant ces peines, exige la libération sans conditions  de ces personnes et la cessation de cette politique de discrimination et de répression aveugle  qui cible les membres de IRA.


POUR LA CLTM
Le Comité Permanent


Nouakchott, le 21.08.2016

Lettre de John Edmundson à : S.E.M Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie Nouakchott




Lettre de John Edmundson à : S.E.M Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie Nouakchott 

 Lyon (France), le 22 août 2016   

Ref : IRA/022082016/VR  

Monsieur le Président,  

Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (AEDH), organisation française de solidarité internationale, proteste vigoureusement contre le jugement inique prononcé jeudi 18 aout par la Cour criminelle de Nouakchott qui a condamné des membres de l’organisation anti-esclavage IRAMauritanie à des peines allant de 3 à 15 ans de prison. 

Selon les informations reçues,  Diop Amadou Tidjane, Moussa Biram et Abdallahi Sow ont été condamnés à de peines de réclusion de 15 ans. Balla Touré, secrétaire aux relations extérieures, Mohamed Hamar Vall, trésorier, et Hamady Lehbouss, chargé de communication de l’IRA, sont condamnés à 5 ans de prison ferme. Une peine de trois ans a été infligée à Lô Ousmane, Abdallahi Matala Saleck, Abdallahi Abou Diop, Mohamed Daty, Anne Ousmane, Khattry Rahel, Jema Bleil et Mohamed Jarallah.  Les militants ont été condamnés suite au retrait à leur demande de leurs avocats en guise de protestation contre les violations multiples des règles d’un procès équitable. 

A l’instar de nombreuses institutions et organisations internationales de protection des droits de l’Homme, AEDH considère que ces condamnations ne visent qu’à réprimer et tenter d’intimider des militants mobilisés par le combat contre les pratiques esclavagistes et pour la défense des droits humains en Mauritanie. 

Monsieur le Président, notre organisation vous enjoint instamment de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour mettre fin immédiatement à ces détentions arbitraires et assurer le respect de l’intégrité physique et psychologique des personnes concernées.
La Mauritanie, qui s’honore d’avoir adopté une législation incriminant l’esclavage, se doit de garantir le respect des droits des individus qui luttent pour son éradication.
Recevez, Monsieur le Président, nos salutations distinguées. 
  
  
John Edmundson         Président  
Copies à : Ministre de l'intérieur • Ministre de la Justice • Mission permanente de la Mauritanie auprès de l’Office des Nations unies à Genève • Ambassade de France en Mauritanie • Ambassade de Mauritanie en France.