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samedi 16 décembre 2017

J’assume la laïcité dans une République Islamique !


J’assume haut et fort, ma profonde conviction que la république islamique de Mauritanie doit adopter le principe universel d’un état laïc pour protéger à la fois, la foi des croyants, la sainteté sacrée de la religion, pour mettre fin à cette instrumentalisation politique de l’islam particulièrement, que certains souillent à des fins politiques criminelles. Haro, stop à l’instrumentalisation politique de la religion. A l’état actuel des choses, chaque citoyen peut manipuler la religion pour tuer, poser des bombes au nom de la religion. L’Afrique est en danger face aux obscurantistes prosélytes



Qu’est-ce que la laïcité au fond ?



(La laïcité repose sur trois principes et valeurs : la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l’égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions.



La laïcité suppose la séparation de l’Etat et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens, et l’Etat qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses.



La République laïque assure ainsi l’égalité des citoyens face à l'administration et au service public, quelles que soient leurs convictions ou croyances.)


Diko Hanoune 

jeudi 14 décembre 2017

Journée culturelle Ganbanaaxu-Fedde ARMPES-France le 23 décembre 2017

 J’invite la diaspora Mauritanienne, afro-caribéenne, Européenne, les partenaires étrangers de la Mauritanie à participer massivement à cette soirée culturelle historique du mouvement des droits civiques, Ganbanaaxu-Fedde de l’association ARMEPES, une ONG qui milite pour la fin de l’esclavage et ses séquelles entre les citoyens Mauritaniens noirs comme les arabo-berbères.


J’y serai présent en tant que SG de l’association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E) pour débattre, échanger avec les érudits Soninké invités, les nombreux artistes qui animeront la scène et le public. C’est une occasion offerte à chacune et chacun d’entre nous d’échanger dans le respect mutuel sur la lutte des abolitionnistes et l’absolue nécessité d’en finir avec les tares de l’esclavage, ses séquelles et les préjugés qui se dégagent de ce crime contre l’humanité longtemps pratiqué et toléré au sein des sociétés ouest-africaines.


Au point, en parler, est devenu un grand tabou, voire même un délit d’en parler carrément pour certains pays comme la Mauritanie, qui peut coûter plusieurs années d’emprisonnement sans raison. Les militants de l’ONG IRA-Mauritanie payent le prix fort avec des arrestations arbitraires, harcèlement judiciaire à coup de faux procès chaque année etc…


Donc je vous donne rendez-vous, le 23 décembre 2017 à partir de 13h, à l’adresse suivante : 12 rue de Stalingrad 93700 Drancy. Contact pour réserver votre place : 06 95 46 06 91/ 07 81 31 79 44


Diko Hanoune 

Note d'alerte: un opposant mauritanien risque l’extradition et la torture


Le 11 décembre 2017, la Sécurité des Émirats Arabes Unis procèdent à l'arrestation de l'opposant et poète mauritanien Abdallahi Ould Sidi Mohamed Ould Bouna, 54 ans, résident à Dubaï depuis quelques années. L’interpellation soudaine résulterait, selon des témoins locaux, d’une demande par les autorités de son pays, qui lui reprocheraient  la constance et la virulence de ses critiques envers le Président de la république, par la diffusion de messages de plus en plus réguliers et véhéments, sur l'application WhatsApp.

Ses proches assurent qu’il serait détenu dans un centre de police de la ville de Ajman où il habite. Un conseiller à la Présidence en Mauritanie et un membre de la famille du chef de l'État se seraient personnellement déplacés pour obtenir le rapatriement, sous contrainte, de Abdallahi Ould Sidi Mohamed Ould Bouna.
Les mêmes sources précisent que l’administration émiratie a établi, au nom du prisonnier, un titre de voyage d’une validité de 15 jours, dans le but de favoriser l’imminence de son extradition.

Tous les instruments internationaux de protection de la dignité humaine interdisent, aux Etats parties, de se livrer,  des personnes susceptibles d’encourir, de ce fait, la torture ou l’élimination physique.  Dans le cas présent, l’impératif du principe de précaution se fonde sur l’argument supplémentaire que Abdallahi Ould Sidi Mohamed Ould Bouna n’est coupable d’aucun crime ni délit justiciables en Mauritanie. D’ailleurs, nulle instance judiciaire de son pays ne lui signifie, jusqu’ici, une quelconque poursuite. En conséquence, le livrer ainsi, exposerait le gouvernement des Emirats Arabes Unis, à commettre le recel d’enlèvement, la séquestration et la mise en danger de mort d’un ressortissant étranger.

Les Emirats Arabes Unis ne sauraient violer leurs engagements devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations-Unies ; aussi, sont-ils tenus de libérer le susdit, lui offrir le statut de réfugié, garantir sa liberté de mouvement et, s’il y a lieu, un procès équitable sur leur territoire.

Ira Mauritanie


Nouakchott, le 14 décembre 2017.

Interview – Biram Ould Dah Ould Abeid : «La supériorité raciale structure l’univers arabo-musulman»


Interrogé sur les pratiques d’esclavage que le monde découvre stupéfié en Libye, le président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA Mauritanie), s’étonne que la communauté internationale «s’émeuve de sa pseudo-nouveauté». 

«Une telle tragédie, explique-t-il, dans cette interview à Algeriepatriotique, s’enracine dans une tradition de razzias et de supériorité raciale qui structure l’univers de sens arabo-musulman». 

Algeriepatriotique : Un reportage de la chaîne américaine CNN sur la traite des migrants en Libye a ému le monde et démontré que le phénomène de l’esclavage avait de beaux jours devant lui. Vous qui représentez une ONG qui appelle à l’abolition de l’esclavage, quelle a été votre réaction ?

Biram Ould Dah Ould Abeid : Je me sens amer, blessé et sceptique quant à la réaction de la communauté internationale officielle. Les gouvernements africains, ceux du monde arabo-musulman, ainsi que les puissances occidentales ont joué chacun sa part de comédie. En réalité, rien n’a été fait au-delà de la symphonie de l’indignation faussement surprise, dont la finalité consiste à absorber la réprobation du moment.

Les dirigeants et les faiseurs d’opinion dans le monde arabo-musulman, dont fait partie la Libye, savent que dans toute leur sphère socioculturelle et géographique, l’homme noir reste perçu et traité – quand les circonstances le permettent – en esclave.

D’ailleurs, il n’est pas indifférent que les termes noir et serviteur, tels khadim, oussif, abd, soudani, soient synonymes dans la plupart des dialectes arabes.

La Mauritanie, les pays de l’Afrique du Nord, ceux du Moyen-Orient et d’Asie mineure connaissent, selon des degrés proportionnels à leur diaspora d’origine africaine, des pratiques de racisme ou de traite plus ou moins exacerbées. Mais le déni choque davantage quand le reproduisent les peuples victimes.

Les gouvernements de l’Afrique au sud du Sahara, ainsi que les élites pionnières des luttes contre le préjugé racial, la colonisation et l’apartheid ont sacrifié le sort des diasporas noires dans le monde arabo-musulman ; elles adoptaient la posture du silence sur la traite transsaharienne et orientale, et ce, au nom d’une triple solidarité – tiers-mondiste, confessionnelle et continentale – face à l’homme blanc. Or, ce commerce des personnes aura autant meurtri l’Afrique que son pendant triangulaire et atlantique.

Aujourd’hui, l’omission cynique aura reproduit un négationnisme dévastateur sur la mémoire des populations. Peu de jeunes Africains connaissent ce versant de leur histoire ; aujourd’hui, ils le découvrent en Libye et s’émeuvent de sa pseudo-nouveauté.

Or, une telle tragédie s’enracine dans une tradition de razzias et de supériorité raciale qui structure l’univers de sens arabo-musulman, jusqu’aux confins de la Perse et de l’Inde.

Au-delà du Sahel et du Maghreb, vous en trouverez les traces encore fraîches à Zanzibar et sur tout le littoral Swahili où les bateaux à destination de l’«Arabie heureuse» accostaient pour prendre leur cargaison de futurs eunuques, concubines et nourrices.

La traite d’humains a toujours existé, que le monde fait mine de découvrir avec les images rapportées des ventes aux enchères des Subsahariens en Libye. L’esclavage serait-il plus légitime en Mauritanie, en Centrafrique, au Soudan… qu’en Libye ? 

Comme vous le soulignez, l’on dirait que l’esclavage et la traite des Noirs tiennent d’une certaine banalité en Mauritanie, au Nord-Mali, au Niger, au Tchad, au Soudan, dans le Moyen-Orient et davantage d’un crime sur les côtes de Libye. 

Pour un descendant de captifs comme moi, ressortissant d’un pays dont des hommes et femmes naissaient (et pour certains encore aujourd’hui) propriété privée de leurs concitoyens, la distinction prête à sourire. 20% de notre population vivent toujours diverses contraintes de l’infériorité de naissance : nombre de mes congénères travaillent contre leur gré, sans salaire décent, ne vont pas à l’école, subissent les viols en toute impunité et doivent s’accommoder de la stigmatisation, du mépris et de l’exclusion matérielle.

Dans mon pays, la Mauritanie, la charia est travestie : à travers des livres scélérats en quoi le racisme primaire se pare de dévotion, un code d’esclavage se perpétue depuis plusieurs siècles et reste le corpus de la formation des magistrats, officiers de police judiciaire, imams et érudits. 

Le gouvernement refuse de les interdire au motif qu’ils relèvent du fiqh sunnite malékite. Or, que valent une source de lois dès lors qu’elle consacre l’infériorité par ascendance ? Cette identité arabo-islamique, qui s’est bâtie longtemps sur notre souffrance et en décrète tardivement l’iniquité, nous ne voulons plus l’endosser. Nous sommes africains, fils de notre sujétion et aspirons à l’égalité. Cela nous suffit. Nul ne nous mentira plus derrière le paravent d’un parchemin.

On entend parler souvent d’esclavage moderne. Comment le définissez-vous ?

L’esclavage moderne est différent de l’esclavage traditionnel ; ce dernier persiste seulement dans les sociétés encore régies par l’anachronisme de la superstition coercitive. Sur toute la ligne de friction entre Arabo-berbères et Noirs, le long de l’espace sahélo-saharien, cette pratique imprègne l’ordre social et se répercute sur les unions matrimoniales, en favorisant une nette endogamie.

Il n’est pas non plus anecdotique, dans l’histoire récente, que des Noirs en réduisent d’autres à la condition servile par le seul fait de la force brute. Dans ce cas, la justification racialiste demeure d’une prégnance moindre. 

Les esclaves hérités sont un bien meuble, au même titre que le bétail, comme nous l’expliquent les traités de juristes fameux. Ils se prêtent, se louent, se vendent ou se donnent en gage ; ils vivent et meurent astreints à des travaux durs de cuisine, de garde des troupeaux, de puisage de l’eau, sans oublier les tâches ménagères et, pour les nomades, la conduite de la caravane d’un point de chute au suivant.

Le maître peut jouir sexuellement de sa servante sans le consentement de celle-ci et garde la faculté de reconnaître le rejeton ou le maintenir esclave. Le châtiment par mutilation quelconque, voire castration, était rare et plutôt infâmant pour le propriétaire.

L’esclavage moderne sous-entend différentes formes d’exploitation de l’être humain. Quelles sont-elles ? Quels sont les pays en cause ? Quelles sont les principales victimes ?

Quand à l’esclavage moderne, il est lié aux contextes d’exception nés des guerres, de persécutions massives, de famines ou autres désastres naturels, qui obligent les gens à se déplacer en quête de sécurité physique ou alimentaire. Ces tentatives d’atteindre des lieux rassurants s’avèrent souvent une épreuve intenable.

Ici, les victimes, sous le coup de la nécessité, empruntent des pistes illégales qui les exposent au risque de succomber sous la pression de trafiquants. La condition finale se caractérise par le labeur «au noir», sans assurance ni rémunération, la prostitution forcée, le travail des enfants ou le prélèvement d’organes.

Où se situe le taux le plus élevé de l’esclavage dans le monde ?

Le taux le plus élevé d’esclavage dans le monde, sur l’échelle de la population, se trouve en République islamique de Mauritanie, pays saharien situé entre le Maroc et le Sénégal. Je vous l’expliquais plus haut. Les ONG anti-esclavagistes qui se réclament de la non-violence sont interdites d’activité, leurs membres persécutés, emprisonnés, torturés et lourdement condamnés. 

Malgré le tableau sombre que corroborent les rapports et témoignages des associations internationales indépendantes, des organismes spécialisés de l’ONU et des chancelleries du monde dit libre, le pouvoir en Mauritanie bénéficie du soutien économique de l’Union européenne, militaire des Etats-Unis d’Amérique et diplomatique de l’Union africaine. 

Vous êtes le premier à avoir porté le débat sur l’esclavagisme dans votre pays en créant l’IRA dès 2008. En 2012, vous brûliez publiquement d’anciens textes de jurisconsultes musulmans justifiants cette pratique. Qu’est-ce qui a changé depuis ? 

Je ne suis pas le premier à avoir engagé le combat pour l’émancipation des miens, lequel date du milieu des années 1970, quand j’étais encore un enfant. Mes amis et moi nous nous réclamons de nos devanciers et prenons la relève ; d’autres suivront.

Depuis le 27 avril 2012, jour où j’ai détruit de manière volontaire, publique et symbolique des copies d’exégèse de Khalil ibn Ishagh, de Addassoughi, de Ibn Acher des siècles passés, les Hratin, en l’occurrence la moitié de la population de Mauritanie, auparavant tenus par des chaînes idéologiques et religieuses, se sont engagés dans une dissidence sociale envers leurs suzerains et dominateurs multiséculaires. 

L’acte salvateur de l’incinération des codes d’esclavage a créé un déclic chez les dominés et entraîné une remise en cause de leur statut dans la société. La résignation face aux abus de leurs bourreaux s’est muée en colère sourde, je dirais une tension désormais indisponible à la complaisance. 

Ces humains de mon sang de noir, naguère corvéables à merci et dociles à leur sort de paria, ne se perçoivent plus comptables d’une volonté et d’un commandement divins ; non, ils ont brisé les chaînes de l’imposture pour nourrir, enfin, les rangs du mouvement des droits civiques. 

Toutes les conventions signées par la communauté internationale pour mettre fin à ce phénomène sont restées sans effet. L’esclavage continue de sévir. Il a juste changé de forme…

Dans la majorité des pays du monde, l’esclavage est très largement vaincu, du fait des luttes ; dans d’autres pas totalement, mais en voie. Persiste une troisième catégorie, à l’image de la Mauritanie et de quelques Etats du Sahel, où l’esclavage imprègne le mode de vie, notamment de la classe dirigeante. Patience, la roue des jours tourne !

Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi 


samedi 9 décembre 2017

Solidarité avec Moussa Bilal Biram et Abdallahi Matallah Saleck qui sont séquestrés à Birmoghrein

Solidarité avec Moussa Bilal Biram et Abdallahi Matallah Saleck qui sont séquestrés à Birmoghrein  1200km de Nouakchott la capitale, sans possibilité de visites familiales ni d'avocat ni même les ONG de défense des droits humains. 

Le mécanisme contre la torture que dirige Mme Hindou Gueye, la fille de feu Tène Youssouf Gueye, mort torturé dans la prison mouroir de Walata,  garde le silence en divulguant de faux rapports qui encensent le régime du général Aziz pendant qu'il terrorise de paisibles citoyens sur du faux et usage de faux. 

Leur seul crime est d'avoir  rejeté  l'esclavage et ses séquelles qui se perpétuent encore en Mauritanie. Leur  pourvoi en cassation auprès de la cour suprême n'a pas annulé leur condamnation de  3 ans dont 2 ans fermes sur la base  de fausses accusations selon la logique du ministère de la justice.  

Curieusement, le pourvoi en cassation du parquet général  contre le jeune  Mohamed Cheikh Ould Moukheitir  annule sa libération selon les officiels, pourquoi alors le pourvoi en cassation de Moussa Bilal Biram et Abdallahi Matallah Saleck  annule pas leur condamnation ni avoir la possibilité  d'étudier leur dossier ? Quel pays ? Quelle justice oups pardon « injustice » ? Pourquoi ces deux poids deux mesures ? 

Il est demandé aux internautes de mettre l'image de Moussa Bilal Biram et Abdallahi Matallah Saleck dans leur profil de réseaux sociaux comme  à la une de leur page pour dénoncer leur séquestration arbitraire qui dure bientôt 2 ans. 


Ma solidarité indéfectible avec ces deux hommes privés de leur liberté injustement pour plaire aux esclavagistes  féodaux mauritaniens.


Diko Hanoune 

Droit de réponse au magazine « Jeune Afrique » Biram Dah ABEID

Le 2 décembre, devant la presse, dans la ville de Tichit aux confins du désert, le Président mauritanien s’en prenait aux activistes de la lutte contre l’esclavage et ses séquelles, non sans désigner ma modeste personne ; d’après lui, nous serions des affabulateurs, en mal de salaire, donc mus par la seule motivation du ventre. Plutôt que de prolonger une vieille polémique avec les pouvoirs mauritaniens et leur inclination au déni, je préfère retenir, du propos de Mohamed Ould Abdel Aziz, une phrase révélatrice de la fidélité de l’homme aux intérêts historiques de son groupe, le monde des maîtres: « Nous agissons avec l’esclavage comme pour le vol ou le terrorisme : nous avons des textes pour combattre ces délits et ces crimes, mais ils continuent à être commis et nous améliorons nos lois en conséquence chaque fois que nous le pouvons ».Faut-il rappeler, à l’auteur, qu’en vertu de la législation de notre pays, l’esclavage relève d’une catégorie imprescriptible, le « crime contre l’humanité ». Ainsi, cette tentative de relativisation comparée, marque-t-elle le désir de banaliser l’héritage de siècles d’oppression par une ethnie, sous couvert de religion. Au demeurant, sur la récente vente de personnes dans une pétaudière du Maghreb, Ould Abdel Aziz, recourt, à l’inversion habituelle de la culpabilité : « Il n’y a plus d’État en Libye et c’est la faute de l’Occident, qui a bombardé le pays et contribué à l’assassinat de son président». Bon, admettons un instant d’accorder crédit aux raccourcis commodes, à quel bouc-émissaire devrait-on imputer la persistance de l’esclavage chez nous ? Au complot sioniste ? A la Colonisation française ? Aux Francs-maçons, aux illuminati, à l’éternel impérialisme ?

Non, hélas, les noirs mauritaniens, depuis des temps immémoriaux, naissaient et mourraient, sans rien connaitre de la vie, que la condition de serviteur docile, vendable, légué et corvéable à merci. Au moins, le Président mauritanien ne congédie cet aspect incontesté de notre mémoire et je lui en reconnais le mérite.

Au détour d’une autre citation, le Chef de l’Etat mauritanien, identifie le sort des descendants d’esclaves, à celui des Afro-américains, non sans les qualifier  de « minorité ». Le choix du terme justifie le reste du propos. Là, encore, Mohamed Ould Abdel Aziz lance un message aux siens, la communauté arabo-berbère où grandissent, pourtant, des attitudes de solidarité admirable avec les victimes du racialiste et de l’exclusion: il leur adresse un avertissement, autant qu’il les incite à l’esprit de corps, autour de lui. La légèreté de l’assertion trouve, dans l’animation de nos rues, un démenti sans appel. L’observateur, même distrait, sait combien la démographie de la Mauritanie consacre une majorité - exponentielle - de Noirs dont leur concours à l’exercice du pouvoir, de l’économie globale, de la banque, de la fonction publique, du commandement des forces armées et de sécurité et du magistère religieux n’atteint 5%. Peu importe le refus, par les juges, de traiter les dizaines de cas en instance d’instruction ou d’anéantir les plaintes d’un revers de non-lieu, les fils et petits –fils d’esclaves endurent des discriminations et une inégalité que seule leur naissance explique. Cette différence de destin justifie notre acharnement à la lutte.

Au lieu de s’emmurer dans le repli défensif, devant une cause fatalement désignée à la victoire, Mohamed Ould Abdel Aziz devrait nous tendre la main, pour reconstruire, ensemble, la Mauritanie trait d’union des deux Afriques, sur une base saine. L’extrémisme religieux, favorisé par ses propres atermoiements et son laxisme, menace de transformer le pays en base arrière du Jihad sahélo-saharien. Bientôt au terme de deux mandats d’une gouvernance de l’imprudence et du risque, notre Président, fourbu a besoin de consensus, point de rallonger la liste déjà profuse de ses ennemis.
Paris le 05/12/2017


Biram Dah ABEID  Président de l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie)

L’intime ami de Jemal Mohamed Taleb tombe sur le champ de la Gabegie.

Mohamed Ould Abdel Aziz est son saint esprit d'anti "Gabegistes" ? Où c'est la voyante du palais présidentiel qui a parlé ? Le troubadour "voleur" Abdallahi Ould Hormatallah a fait ce qu'il sait faire. Se servir de l'argent facile sans état d'âme en vidant les caisses de l'état sans pitié.

Il ne manque plus que cet intime ami, tantôt ambassadeur itinérant, tantôt conseiller du président, tantôt avocat dans un grand cabinet, tantôt éditorialiste, M. Jemal Mohamed Ould Taleb qui fait le samsara "rabatteur" de vieux retraités français pour le compte d'Aziz et son régime depuis l'étranger avec une belle plus-value.

Il a fourgué au régime des juges retraités, de militaires retraités etc... Dans le clan des gabegistes, à chacun sa spécialité pour vider les caisses de l'état Mauritanien. Mais à quel prix est vendu ces retraités français au régime du général Ould Abdel Aziz au nom de sa lutte contre le "terrorisme" dans le Sahel ? On n'a droit de savoir où passe l'argent public, c’est la moindre des choses dans un état de droit n'est ce pas ? À qui le tour chez le coiffeur Aziz ?

Le directeur général de radio Mauritanie limogé accusé de gabegie


 Information pour le 12 décembre 2017 : « Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, est à la tête d'un colloque organisé en France, le 12 décembre prochain, sur le thème « G5 Sahel : une initiative régionale pour une nouvelle architecture de paix ? »  Parmi les intervenants, Jean-Louis Bruguière, ancien juge antiterroriste, François-Xavier de Woillemont, l’ex-patron de Barkhane, Najim Elhadj Mohamed, secrétaire permanent du G5 Sahel, et son adjoint, Mohamed Znagui Ould Sid’Ahmed Ely. » Lien : http://www.jeuneafrique.com/mag/498895/politique/g5-sahel-un-architecte-nomme-mohamed-ould-abdel-aziz/



Diko Hanoune 

lundi 4 décembre 2017

« Aziz accuse les anti-esclavagistes d’instrumentalisation politique »

Quand on lit ou écoute les sorties médiatiques peu flatteuses pour l’image de la Mauritanie du général Mohamed Ould Abdel Aziz, on a forte impression qu’il est loin d’être un homme mature à fortiori le président de tous les mauritaniens. Quand un chef d’état se livre aux mensonges publics avec des accusations fantaisistes, gratuites sur ciel et terre, d’être responsable de son incompétence manifeste, de son échec face aux questions sociales qui minent le pays qu’il veut « politiser » à sa manière en vain, il ne pourra produire que des ragots. Aziz a montré à la terre entière ces carences intellectuelles politiquement d'un président et qu’il n’a pas honte de mentir mais nous lui disons….. Chaque chose a une fin.


-« Aziz accuse les anti-esclavagistes d’instrumentalisation politique »


Ah bon ? Pourquoi Ould Abdel Aziz refuse aux abolitionnistes le droit de faire la politique comme lui pour changer et combattre ce qu’il ne veut combattre ni reconnaître? C’est quoi la politique pour notre cancre président ? Est-ce qu’un crime de faire la politique en Mauritanie désormais? Il se prend pour qui ?? Bon Dieu !


Mohamed Ould Abdelaziz: « Pourquoi parle-t-on autant de cette question ? Pourquoi ceux qui soulèvent ce problème aujourd’hui ne l’ont-ils pas fait, il y a quinze ans ? Parce qu’ils ne sont plus aux commandes de notre pays et que, par dépit, ils veulent réveiller la question de l’esclavage. »


De primo, je ne comprends pas le président, comment réveiller quelque chose qui n’existe pas en un claquement de doigts comme une baguette magique ? Vous avez compris, cet homme se moque de lui-même. Ensuite, qui a servi Ould Taya plus qu’Aziz en personne ?


Nous demandons au général Ould Abdel Aziz de nous sortir sa circulaire, sa note de service ou sa déclaration qu’il avait signé au temps de Ould Taya, il y a 15 ans, exprimant son rejet de l’esclavage et ses séquelles au sein de l’armée Mauritanienne, à l'adresse de ses propres parents une lettre par exemple pour être crédible.



On se demande d’où nous sort cette bravoure de Ould Abdel Aziz qui se prend comme combattant acharné contre l’esclavage pendant qu’il emprisonne et persécute les militants abolitionnistes ? A-t-il eu la maladie d’Alzheimer au moment où Aziz faisait cette déclaration pendant qu’il séquestre depuis bientôt 2 ans des militants abolitionnistes dans la prison de Birmoghrein à (1200KM) de Nouakchott. Le ridicule n'a jamais tué un menteur.

Diko Hanoune  

samedi 2 décembre 2017

Mauritanie- Urgent: Appel à soutenir les veuves et orphelins qui sont détenus illégalement

Mauritanie- Urgent: Appel à soutenir les veuves et orphelins qui sont détenus illégalement. Il est inadmissible que des fonctionnaires se livrent à des séances de tortures, suivi par des arrestations arbitraires de veuves et orphelins publiquement, devant le cortège présidentiel parce qu’ils demandent le jugement d’assassins de leurs maris et pères, pendus le 28 novembre 1990 pour « fêter l’indépendance » d’une république islamique.


Il est temps de faire cesser l’impunité à tous les niveaux. Ce qui est bizarre, c’est le silence de Mme Hindou Gueye au poste de Secrétaire Générale du Mécanisme National de Prévention de la Torture (MNPT) dont le père, feu Tène Youssouf Gueye fut torturé et assassiné dans la prison de Walata. Pour un petit salaire ou histoire de faire carrière, a-t-elle acceptée de s’asseoir sur l’âme de son père qui a tant souffert avant sa mort? Pire, personne ne sait où repose, enterré son père sans sépulture sur le territoire Mauritanien, est-ce que normal ça ? L’immoralité au summum de son état.


Nous exigeons la libération des veuves et orphelins, détenus illégalement à Kaédi depuis le 28 novembre 2017. Il s’agit de :
Maïmouna Alpha Sy – Secrétaire Générale du Collectif des veuves
Aissata Alassane Diallo – membre du collectif des veuves
Salamata Demba Gaye – membre du collectif des veuves
Bocar Gueye – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)
Moussa Sarr – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)


Quand on demande le jugement de criminels qui ont commis des crimes horribles, ils nous chantent le pardon pendant qu’ils condamnent à mort des citoyens qu’ils accusent grossièrement d’apostat et blasphème en les refusant le droit de la repentance et bien évidement le pardon prescrit selon la charia islamique. Ou-va-t-on avec de tels délires manifestes ???


Nous rappelons aux lecteurs et lectrices que des militants abolitionnistes, l’ONG IRA-Mauritanie croupissent dans une prison à Birmoghrein (1200KM) de Nouakchott, qui ont été sauvagement torturés, M. Moussa Bilal Biram et Abdallahi Matallah Saleck pour avoir juste dénoncé et refusé l’esclavage. A noter que le régime de Nouakchott considère les militants des droits humains comme des bandits, terroristes criminels à la solde d'occidentaux mécréants et Juifs.


Diko Hanoune/ Militant Abolitionniste Mauritanien. 

Communiqué de presse: Torture en public et arrestation de veuves et d’orphelins à Kaédi le 28 novembre 2017



مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA - Mauritanie
Communiqué de presse

Torture en public et arrestation de veuves et d’orphelins à Kaédi le 28 novembre 2017

Une bonne partie de l’opinion mauritanienne associe désormais la date du 28 novembre au deuil. A cette date anniversaire où, à la veille d’un certain 28 novembre 1990, (28) officiers, sous-officiers et hommes de troupe furent pendus (sacrifiés) sur l’autel du racisme d’Etat pour, en avaient décidé les commanditaires, « célébrer le 30ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale ».

N’est-ce pas, c’est par pur cynisme que les autorités ont choisi justement la ville martyre de Kaédi, capitale du Gorgol, dont les fils étaient les plus nombreux parmi les 28 pendus par bêtise et inhumanité. C’est justement ce jour anniversaire où Mesdames Houleye Sall et Maimouna Alpha Sy, mais aussi toutes leurs consœurs veuves, leurs enfants orphelines et orphelins font chaque prière,  posent chaque acte et prononcent chaque parole à la mémoire du fils, du mari ou du père arraché injustement, sauvagement et à jamais à leur affection. C’est alors bien juste et bien légitime qu’ils se présentent à Kaédi pour dire tout simplement et pacifiquement que « non, justice n’a pas été faite », « la vérité n’a pas été dite » et « continuerons à y tenir ».
Pour être venus à Kaédi exiger la vérité puis la justice pour ce qui s’est passé pendant cette nuit horrible du 27 au 28 novembre 1990 dans la caserne militaire d’Inal, des femmes âgées et des jeunes ont été sauvagement torturés en pleine place publique par les forces de police. Suite à quoi, les personnes suivantes ont été arrêtées et continuent à croupir au commissariat de police de Kaédi :

Maïmouna Alpha Sy – Secrétaire Générale du Collectif des veuves
Aissata Alassane Diallo – membre du collectif des veuves
Salamata Demba Gaye – membre du collectif des veuves  
Bocar Gueye – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)         
Moussa Sarr – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)           

IRA – Mauritanie, solidaire du Collectif des veuves et du COVICIM :
Soutient les victimes et ayant droits dans leur exigence de vérité et de justice en ce qui concerne la tentative de génocide qui a visé les negro mauritaniens pendant la période 89 – 90.
Interpelle les autorités mauritaniennes qui doivent se départir de la politique de la fuite en avant pour faire face courageusement à ce dossier qui continue à faire souffrir directement des milliers mauritaniens.
Et exige la libération sans condition des personnes détenues et l’ouverture d’une enquête sur les actes de torture dont elles ont été victimes.

Nouakchott, le 29 novembre  2017


La Commission de communication

mercredi 29 novembre 2017

Alerte : Arrestation de Diagana Mamadou Youssouf dit Ibnou

Alerte : Arrestation de Diagana Mamadou Youssouf dit Ibnou en route vers Kaédi pour rendre visite à sa mère. L'arrestation s'est passée hier autour de 22h sans motif.

J'ai appris cette terrible nouvelle tard dans la nuit que le grand frère, l'infatigable militant des droits humains, Diagana Mamadou Youssouf dit Ibnou a été arrêté. Nous ne savons pas pourquoi ni la cause. Diagana Mamadou Youssouf est président d'honneur OCVIDH, il s'est rendu en Mauritanie pour une visite familiale le 23 novembre 2017. Il est natif de Kaédi, un rescapé militaire des exécutions extrajudiciaires de soldats noirs Mauritaniens qui ont eu lieu entre 1989 et 1992.

Nous attendons plus d'informations, nous mettons en garde les autorités Mauritaniennes contre toute atteinte physique ou morale sur sa personne et que Diagana a la santé fragile, nous exigeons sa libération immédiatement sans condition
Faites passer le message car l'homme est très fragile sanitairement parlant, suite aux tortures et mauvais traitements inhumains qu'il a subis lors des purges ethniques au sein de l'armée Mauritanienne.


Diko Hanoune / SG de l'association des Haratine de Mauritanie en Europe ( A.H.M.E )

Appel à la refondation: Mauritanie : de l’Indépendance à la survie


Le 28 novembre, la République islamique de Mauritanie fête le 57ème  anniversaire de son accession à la souveraineté, après quelques décennies de colonisation française et des siècles de féodalité tribale et d’esclavage. La veille de la commémoration, en 1990, 28 militaires négro-africains furent exécutés dans la garnison-mouroir de Inal, à l’extrême nord du territoire ; la campagne de répression ethnique s’est étendue sur 3 années de déportations, d’exécutions extra-judiciaires, de tortures et de purge au sein de la fonction publique, sans omettre la déstructuration de l’appareil d’Etat, de la justice et de l’enseignement. Jusqu’ici et en dépit des changements de pouvoir, l’impunité protège les auteurs de ces crimes. Passée la phase du déni, l’heure est à l’oubli méthodique. Pourtant, la fracture entre les composantes communautaires atteint un degré d’acuité tel qu’il convient, désormais, de s’interroger sur la continuité d’un modèle de coexistence construit sur l’exception de naissance et l’immunité, envers et contre le droit.

En effet, toutes les contradictions dans le projet national tournent autour de l’inégalité. Historiquement brimée, une majorité de nos compatriotes ne croit plus aux discours lénifiants et exige une explication, à l’épreuve de l’injustice. Plus celle-ci tarde, davantage enflent l’acrimonie et la tentation de la rupture. L’irresponsabilité des élites dirigeantes réside dans leur indifférence paresseuse au défi. Au lieu de se confronter à l’évidence du problème, les gouvernants successifs l’occultent, en vertu d’un optimisme de l’autosuggestion, à la fois suicidaire et de médiocrité. Les autres, la foule anonyme des sans voix, fils et petits fils de cadets sociaux et rejetons des victimes de la brutalité, évoluent, pensent et s’endurcissent dans un univers parallèle, leur monde à part. Cette infra-humanité, en quête de dignité et d’accomplissement temporel, piétine devant les portes de l’état-civil biométrique, la nouvelle technologie au service de l’exclusion. Aussi, la statistique l’ignore-t-elle autant que les urnes.

En 2017, la Mauritanie parvient à un stade de déconfiture et d’atonie qui requièrent l’autocritique et le questionnement viscéral. L’obstruction de l’espoir ouvre la voie royale à l’interrogation sur  l’obstination à envisager un avenir commun, sous le sceau du fait accompli. En d’autres termes, de quelle fondation fiable se réclamerait un contrat social où la spoliation, la préférence et la force brute constituent l’unique garantie de la stabilité et de l’ordre ? De ce doute exacerbé par le déficit de consensus et le découragement ambiant, résulte le désarroi des populations et l’immersion croissante de certaines franges dans les mirages de l’extrémisme. La foule fanatisée est en passe de gouverner au jour le jour, avant de baliser le chemin vers l’instauration d’une dictature des religieux, foncièrement réfractaire à la diversité culturelle et si peu réceptive à l’idée du bonheur ici-bas ; l’environnement régional favorise une telle dérive, d’ailleurs symptôme du délitement programmé de la Mauritanie. Cependant, une opportunité subsiste. Les concepteurs de l’alternative politique, la société civile et les partenaires extérieurs gardent, encore, une marge de manœuvre pour anticiper et détourner le péril mais le temps presse.

A à un peu plus d’un an d’une élection présidentielle dont bien des mauritaniens espèrent la délivrance autant qu’ils craignent la partialité, le moment est venu de rappeler l’imminence de la menace d’implosion, afin d’amplifier l’appel au sursaut.
Il est à présent légitime de repenser la Mauritanie de demain, selon la double urgence de la survie et de l’aptitude à la pérennité. Or, l’objectif vital, n’autorise plus l’atermoiement, encore moins la dilution de la volonté et de l’imagination créative dans le confort de la langue de bois et de certitudes, ô combien faillies.

Le pays que nous voulons rebâtir – oui, il s’agit bien de cela – a besoin, d’abord, d’admettre la réalité de la discrimination comme l’essence de sa reproduction durant 57 ans. Ensuite, il devra entendre et publier la vérité taboue, réparer les torts, enfin, envisager une forme d’organisation et de partage qui consacre les principes universels d’équité. Si nous tenons à la paix collective, aucune culture, aucune langue, aucune généalogie ne bénéficiera plus d’un statut de prééminence, encore moins de supériorité. Il en découle, sous peine d’exacerber la violence revendicative, la fin des privilèges matériels et statutaires et l’abolition de la mainmise économique d’une minorité sur l’Etat et l’économie. La Mauritanie du mérite rationnel et de la performance présuppose, aussi la redéfinition du rapport des forces armées et de sécurité à l’exercice du pouvoir. L’expérience sinistre des juntes et de leurs avatars grimés en civil conclut à l’échec, sans appel. L’institution militaire, en charge de préserver les institutions et l’intégrité des frontières s’est dévoyée de sa mission ; une oligarchie tribale ayant érigé la prédation en doctrine d’engagement opérationnel, a éloigné le soldat du citoyen et ainsi précipité la banqueroute.  

Le présent appel s’adresse, en priorité, aux acteurs du premier cercle de la décision : Le Président de la République en fin de mandat, les leaders de partis et d’opinion et toutes les personnalités reconnues pour leur aptitude à mener le vrai dialogue  ne peuvent plus se dérober à l’impératif du moment :  ressusciter le rêve pionnier des fondateurs, celui du trait d’union entre les deux Afriques, de la modernité mais surtout de l’égalité, enjoint de nous asseoir ensemble, discuter de tout et oser, pour une fois, le compromis viable.
Nouakchott, le 28 novembre 2017



Publication : 《La Société soninké , Hier, aujourd’hui et demain》 de DIALLO Djibril Cheikh Bouye


Cet essai que nous présentons au public a l’ambition de contribuer à faire connaitre la société soninké, sa culture, ses valeurs, son organisation, mais aussi les problèmes, les tensions et les difficultés qu’elle connait. Le lecteur y trouvera une analyse critique de certaines caractéristiques sociologiques et mentales de cette communauté millénaire.

En effet, notre essai propose une discussion des idées et aborde les tares de la société soninké en considérant les dimensions historique, sociale et sociétale, religieuse et même philosophique.

Pour accompagner la marche de l’histoire,  la société soninké doit libérer sa mentalité des scories d’un passé mythifié,  elle doit évoluer en s’armant d’une bonne intelligence de son temps et de son environnement. Aussi elle doit apprendre inlassablement de ses échecs et de ses expériences concluantes. C’est de cette  manière qu’elle améliorera son environnement, son mode de vie et le fonctionnement de sa collectivité.

A l’heure où émergent une culture mondiale et une standardisation des valeurs, aucune société ne peut se permettre de vivre en autarcie et se complaire dans l’immobilisme. Il est inutile de continuer à se murer aveuglement dans le passé car les vérités d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui et ces dernières ne seront certainement pas celles de demain. « Mal nommer  les choses c’est ajouter du malheur au monde » disait Camus. Cette citation résume à elle seule la mission que nous nous sommes assignée à travers ce livre. Face aux tensions, aux inquiétudes grandissantes et aux malaises palpables, l’heure n’est plus au silence et à la neutralité.  Ainsi ce  travail doit être perçu comme une nouvelle voix dans le débat qui agite actuellement soninkara. Il offre des pistes de réflexions et jette les bases pour  construire ensemble et parvenir à un avenir plus serein.

         

 Crédit source: Diallo Djibril Cheikh Bouye, l’auteur    

samedi 25 novembre 2017

Mauritanie-Alerte : Le groupe du G5 Sahel doit savoir que le pouvoir Mauritanien est complice des terroristes dans le Sahel

Mauritanie-Alerte : Le groupe du G5 Sahel doit savoir que le pouvoir Mauritanien est complice des terroristes dans le Sahel, comment un tel régime, pourra-t-il combattre le terrorisme ?  La république du Mali en souffre de cette complicité, le général Ould Abdel Aziz avait refusé de soutenir l’intervention de la France et les pays africains pour chasser les terroristes dans le Nord Malien sous la pression de Salafo-Wahhabisme obscurantistes que le pouvoir loge, nourrit et protège.  Ce « G5 Sahel» : Groupe de cinq pays du Sahel est constitué de : Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Nous demandons à la communauté de ne pas financer un régime qui constitue le talon d’Achille d’extrémistes religieux, négrophobes esclavagistes, anti-Sahariens, Antioccidentaux et Judéophobes fiers.  


L'affaire de se jeune ingénieur « caste forgeronne » accusé à tort de « blasphème-apostasie »,  M. Mohamed Cheikh Ould Moukheitir, vient de jeter toute la lumière sur la réalité du régime Mauritanien. Il n’y a plus d’ambigüité possible, le pouvoir Mauritanien cherche toujours à séduire les terroristes qui sévissent dans le sahel. En tout cas, la nouvelle loi proposée illico-presto en conseil de ministre et approuvée immédiatement, soi-disant contre le blasphème et l’apostasie encourage les extrémistes « religieux » de s’installer en Mauritanie.  

Dieu et son prophète (PSL)  pardonnent aux âmes pécheresses  mais les Oulémas maures et leur pouvoir Salafo-Wahhabite obscurantistes  sous contrôle du régime de Mohamed  Ould Abdel Aziz disent qu’ils ne pardonneront pas ; mieux ; ils  exécuteront  désormais officiellement des citoyens mauritaniens qui ne cadrent pas dans leur idéologie sanguinaire et sectaire pour motif « Blasphème-Apostasie ».

Ils ont osé se mettre officiellement, au dessus de Dieu et son prophète  pour exécuter de citoyens et étrangers innocents, qui seraient indésirables pour eux, sur   des accusations fallacieuses de barbus dans le désert. Quelle horreur militaire,  feu Thomas Sankara disait : « Un militaire sans formation politique n'est qu'un criminel en puissance », et on peut dire que cela prend forme en Mauritanie actuellement.

 Nous voici en plein dedans en Mauritanie, officiellement, ils tueront au nom de Dieu et son prophète. Étonnement, le G5 et la communauté internationale ne disent rien alors que chaque mauritanien risque d'être confronté à  cette sentence barbare. Il semble que les assassins ont des beaux jours en Mauritanie. Le régime Mauritanien vient de piétiner à nouveau les traités et conventions internationales qu’elle a signées et ratifiées qui devraient être au dessus des lois nationales.

Avant de tuer un apostat, mais, qu'ils  commencent  d'abord à exécuter les assassins qui sont tapis dans l'armée et dans les mosquées. Pourtant, Dieu et la charia islamique est  claire sur le sujet. Toute âme qui donne la mort intentionnellement, doit être exécutée de la même sorte. Pourquoi  tuer seulement les apostats ou blasphémateurs? Leur punition est entre la main de leur créateur, qui ne commet pas de pêché   dans ce  monde  selon la religion? Seuls les abolitionnistes et militants des droits inhumains sont visés par les nouvelles manœuvres du régime qui soutient les extrémistes religieux arabo-berbères proches du pouvoir, car, ils sont considérés comme les ennemis de l’islam, des traitres à la solde  d’occidentaux mécréants, juifs etc….



«  Nouakchott,  16/11/2017  -  Le Conseil des Ministres s'est réuni le Jeudi 16 novembre 2017 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi abrogeant et remplaçant les dispositions de l’article 306 de l’ordonnance 83-162 du 9 juillet 1983 portant institution du Code Pénal.

Le présent projet de loi vise à abroger et remplacer l’article 306 de l’ordonnance n°83-162 du 09 juillet 1983 portant Code Pénal en vue de durcir les peines prévues à l’encontre du blasphémateur de Dieu ou de ses messagers ou ses anges ou ses livres ou l’un de ses prophètes. »

Source : Site officiel de l’état du gouvernement Mauritanien :



Diko Hanoune/ Militant Abolitionniste