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samedi 14 avril 2012

L’étrange destin de l’esclave Samory Ba en milieu Toukouleurs !


        

      
 L’étrange destin de l’esclave Samory Ba en milieu Toukouleurs du Sud!
 D'abord, je tiens de remercier le jeune frère Dicko de m'avoir donne' le lien du débat sur ce sujet. Beaucoup d'intervenants ont exprime' leurs opinions. Seulement certains  intervenants aux débats n'ont pas compris que «Toukouleurs »  (avec  «K»)  n'a rien de voir avec «Toucouleur» (avec « C »).  Comme je l'ai déjà explique', ici «Toukouleur» est une pure invention, pour une meilleure analyse de l'interview.
Ceci dit, ce qui suit est la suite de l’ analyse de l'interview du jeune frère Dicko, a propos de l’esclavage chez les Toukouleurs du WALFUGUI.
L’Objectif dans ce posting  particulier est de savoir si l’esclavage chez les Beydanes du Nord est  le même que l’esclavage chez les Toukouleurs du Sud.
 Voyons:
 «11 ) A.H.M.E. : Votre mère a-t-elle vécu des pratiques esclavagistes dans sa propre ethnie, les Hal pulaar ? Et en quoi ces pratiques ont impacté votre vie ?
Ma mère a vécue bien évidement des pratiques esclavagistes. Elle est considérée comme KOORDO féminin du mot MACCUDO dans la société Hal pulaar et ça personne ne peut le nier au monde. Elle récolte bien évidement les fruits de son travail mais elle reste toujours en bas de l’échelle dans cette société très féodale. Que les intellectuels hypocrites arrêtent de nous mentir en disant l’esclavage n’existe pas chez les hal pulaar. L’esclavage est pratiqué au sein de toutes les communautés Mauritaniennes mais à des degrés différents. Comme je le disais ci-dessus, il n’y a pas un esclavage mieux que l’autre. Chacun doit balayer devant sa porte avant d’aller le faire chez les autres.» 
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En effet, un proverbe Pulaar dit : «Waandu alaaheen  Moyyuru». Littéralement, il n'y a pas de bons singes. Tous les singes sont kif-kif. Tous les singes gâtent les champs des cultivateurs.  Autrement dit, l’esclavage chez les Toukouleurs du Sud est aussi mauvais que l’esclavage chez les Beydanes du Nord.

 Mais cependant, l’esclavage chez Toukouleurs du Sud est moins CRUEL, compare' à l’esclavage chez les Beydanes du Nord.  Pour illustrer la différence entre les deux, prenons deux exemples au hasard. Supposons  qu’un certain Samory Ba de Bababe (Brakna) est suppose’ être un descendent d’esclaves et qu’une certaine Pendel Dia de Tekane (Trarza) est supposée être une descendante d’esclaves--- deux noms fictifs choisis au hasard!
Photo: Esclavage  en milieu Toukoileur
Cependant, même si les deux sont des descendants d’esclaves, pour rien au monde,  personne n’ose  les traiter d’esclaves devant eux. Personne n'ose traiter  Samory Ba de «komo» (esclave en Soninké) ou de «MaccuDo» (esclave en Pulaar) ou bien traiter Pendel Dia de «korDo» (esclave féminin en Pulaar) ou bien traiter  les deux de «jaam» (esclave en Wolof), devant eux:
Heleylak!  (comme ont dit en langue maure). C’est -a- dire que c’est un défi. Que la personne les traite d’esclaves si il/elle  «ose ventre» et elle verra les consequences: Traitez Pendel Saar de «korDo», elle vous assomme a l’aide d’un pilon de roo'f ; et traitez Samory Ba «komo», vous fracture le crane a l'aide d'une d'une gaadouun (une hache en lague Maure).
Cela veut dire tout simplement que, même si les deux descendent de l’esclavage, personne ne se hasardera de leur rappeler cette origine, devant eux:
La descendance d’esclavage de Samory Ba ou de Pendel Dia «se chuchote» à l’oreille discrète ! Personne n’ose le dire tout en haut, par peur de représailles aux conséquences incalculables, de la part de Samory Ba et Pendel Dia.
Et aucun toukouleur du Sud ne peut nier que, les origines d’esclavage (en milieu Toukouleur du Sud) se «chuchote» discrètement, car les mures ont des oreilles !  
IV.  Le  Reveil matinal de Samory Ba en  milieu Toukouleurs vs. le Reveil matinal de Samory Beye en milieu Beydane du Nord
 Cependant, comme l’a bien souligne’ Dicko dans son interview, si Samory Ba est descendant d’esclave, il peut, au cours d’une cérémonie (de baptême ou une cérémonie de mariage) se charger lui-même,  de son propre gré, d’égorger le mouton de sascrifice de la même manière qu’un Haratin esclave égorge le mouton ou le chameau du maitre Beydane, pour que l'esclave Haratin, disons Samory Beye (un nom fictif), en mange les restes.  Si  toutefois, restes il y en a, car le Beydane esclavagiste est féru de la viande du chameau, en particulier le thirwa (le foie de l'animal). N'est-ce- pas?
Photo: L'esclavage en milieu Beydane
Dans leur rôle d’égorgeur d’animaux de sacrifice, la seule différence est que Samory Dia (descendant d’esclave) est libre d’égorger le mouton,  alors que l’esclave  Haratin Samory Beye est littéralement oblige’ d’égorger le chameau du maitre Beydane.  Autrement dit, le volontariat de Samory Ba (descendant d’esclave) d’égorger le mouton [lors de la cérémonie ou bien le volontariat de Pendel Dia,  la  «korDo»,  de se charger de la cuisine lors de la cérémonie]  sont des facteurs purement sociaux culturels pour ne pas dire des habitudes  chez les Toukouleurs du Sud, moyennant bien sure un petit pourboire.
 Enfin, une autre différence notoire  entre l’esclavage chez les Toukouleurs du Sud et l’esclavage chez les Beydanes du Nord, c’est que, pour rien au monde, le maitre (ou soi-disant ancien maitre) de la famille de Samory Dia, n’osera jamais réveiller Samory Dia (le matin de très bonne heure), en lui administrant des coups de pieds ou des coups de chaussures.
Contrairement à Samory Ba, (descendant d’esclaves), l’esclave Haratin, Samory Bey, lui, son maitre Beydane le réveille (le matin de très bonne heure), soit à l’aide des coups de pied ou soit à coups de chaussures. 
Aussitot reveille' (brutalement par le maitre Beydane), Samory Bey, le pauvre,  s’affaire tres tot le matin de faire le the’ pour le maitre Beydane ; ou bien aller traire les vaches du maitre Beydane ; ou bien aller  surverveiller la maison en construction du maitre Beydane ; ou bien aller charger ou décharger les marchandises du camion du maitre Beydane ; ou bien aller arroser les jardins potagers du maitre Beydane; ou bien aller garder la boutique du maitre Beydane; ou bien aller conduire la femme du Beydane au marche' local pour  qu'elle y fasse des shoppings qui ne finissent jamais. Les corvees' de Samory Beye (qui ne beneficie d'aucun salaire) sont innombrables!
Il evidence que, si a chaque fois que, le maitre Beydane esclavagiste abusait de Samory Beye [les réveillant avec des coups de pieds par mepris] ce dernier assommait son maitre a l'aide d' un débouss (gourdin/bâton en langue Maure), alors l’esclavage suavage contre les Haratines en République Islamique de Mauritanie aller être aboli depuis horrio ! 
Et voila donc une vérité qu’AouldMoktar ne peut pas nier, en  mettant sa main droite sur le saint Coran. 
 « L’Esclavage en milieu Toukouleurs du Sud Est-il un Tabou ? » a suivre  (Part 3). Inchallah !   
 
Kowri Soh
Baltimore USA

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