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dimanche 22 avril 2012

Abus d’autorité ou intimidation ?



Encore, une victime de l’abus de pouvoir et de l’injustice de l’administration !
Les menaces, le trafic d’influence et les suspensions arbitraires deviennent de jour en jour une arme redoutable ou fatale, récurrente à l’endroit du fonctionnaire mauritanien, le privant de son droit syndical le plus élémentaire et de son statut d’homme indépendant. En tout cas, c’est ce qui ressort des événements survenus entre Monsieur Sid’Ahmed O. Brahim, employé (voir photo : en boubou, accompagné de quelques collègues) et le directeur général de la Société du Bac de Rosso,   monsieur Cheikh Nema 

Victime à double reprise d’une suspension de salaire qu’il déclare injuste, Sid’Ahmed O. Brahim manifeste aujourd’hui particulièrement son indignation et lance un appel solennel à qui de droit et au premier chef, le président de la république monsieur Mohamed O. Abdel Aziz pour que justice soit faite afin qu’il retrouve le sens même du travail mais aussi et surtout son équilibre d’homme et de simple citoyen épris de justice et d’égalité.
En effet, sa première suspension remonte de janvier : Sid’Ahmed O. Brahim avait fourni en 1995 un dossier d’admission à la société. En 2011, soit 16 ans de service après, à sa grande surprise, il s’est retrouvé privé de son salaire et de ses avantages, comme d’autres employés. Le seul caprice de la part de son directeur pour justifier un alibi à cet acte aussi gravissime et odieux est que son dossier était incomplet. N’est-ce pas là une négligence ou ignorance tout simplement du code du travail auquel doit se référer un vrai chef de service pour demander à son subordonné un complément de dossier au lieu de le priver de son droit pécuniaire qui constitue pour lui, tout son soutien de famille, une vraie morale ? 
Sa deuxième suspension date de janvier 2012. Là par contre, les causes véritables de sa suspension de salaire sont dues à son enrôlement qu’il n’a pas encore accompli. Comme le gouvernement mène, juste une campane d’intimidation au près de ses fonctionnaires pour légitimer un recensement longtemps rejeté par une population mal informée, c’est l’occasion de punir Sid’Ahmed O. Brahim qui est devenu un syndicaliste « gênant » pour une administration balbutiante.
En février 2011, le personnel de la société du bac avait adressé une lettre à son directeur général pour le renouvellement du bureau syndical. Le congrès, qui, autorisant ce renouvellement n’a été pris en conte que le 26 mars 2012, puis rapporté enfin, à la date du 14 mars 2012.
Pour un échantillon du personnel que nous avons eu à interroger, ce report de date consistait à mettre en place tout un dispositif pour une élection honnête et transparente du bureau syndical. Au contraire, pour l’autre échantillon, le directeur est un opportuniste et ne calcule qu’aux grés de ses intérêts : « la stratégie de notre chef consiste à intimider et à trafiquer une extrême influence au sein du personnel pour placer son homme de confiance, au conseil d’administration, au lieu d’investir Sid ‘Ahmed, en ignorant L’UTM et toutes les parties prises ».

Finalement, le bureau a été renouvelé en présence de L’UTM et un maintien d’ordre regroupant la police et la gendarmerie. Les résultats ainsi obtenus (32 contre 23 et 1 neutre) favorisant largement Sid’Ahmed O. Brahim pour sa représentation au conseil d’administration. Suite à ses résultats, le staff l’adjoint directeur qui était aussi présent, s’étaient tous réjouis de la victoire et avaient félicité le vainqueur sans observation ni consigne de réserve. Le dimanche d’après les élections, le délégué régional de l’UTM a convenu solennellement de la victoire de la majorité et demanda au directeur adjoint du Bac, la signature du procès verbal. Ce dernier  déclina aussitôt la demande de l’UTM. C’est l’occasion idéale pour le directeur général de constituer sa propre liste et de remplacer Sid’Ahmed O. Brahim par Oumar Diop. A son actif le directeur, a réalisé deux licenciements  sans droit de messieurs ; Nema O. Guigue et Sid’Ahmed O. Kekeya. D’ailleurs c’est le seul directeur depuis la naissance de la boite à licencier abusivement et à imposer sa volonté pour ne pas dire son véto, comme si la société était un héritage.

Tout compte fait, aujourd’hui, au moment où le régime en place, mène une lutte contre l’injustice, les détournements de deniers publics et le trafic d’influence, hélas ! Il serait aisé de remarquer que ces pratiques existent encore et continuent à être appliquées dans les services pour des raisons d’ordre politiques ou idéels.

Voici la liste la liste détaillée des 32 contre 23 qui avaient voté pour Sid‘Ahmed et qui ont contribué au témoignage : Ly Saidou, Sall Moussa, Bâ Abdoul, Dia Ely, Moktar O. Ahmedou, Oumar Diagana, Mohameden O. Babaw, Babou Diagana, M’eitou, Thiérno Sall, Mohameden O. Abdallahi, Chwein O. Yewba, Ahmedou O. Harouna, Ahmed Sall, Ahmed O.Yewba, Ahmed O. Mohamed Vall, Sid’Ahmed O. Cheikhna, Ahmedou Bamba, Moktar O. Abdedayem, Bah O.Ahmedou, Ahmed O. Selman, Samba O. Hassen, Moustapha O. Babe, Mohamed O. Meguett, Bâ Mamadou, Ahmed O. Amara, Kewry, Brahim, Moulaye Zein, Mohameden, Ebety O. Brahim   
  
Yacouba LEBKAM Lô

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