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lundi 30 avril 2012

Le différend sur l'esclavage en Mauritanie s'aggrave


Société pour les peuples menacés

Le différend sur l'esclavage en Mauritanie s'aggrave
Des Militants des droits de l’homme ont été arrêtés après
l’incinération démonstrative des écrits musulmans

L’anti-esclavagiste Mauritanien Biram Dah Abeid et quatres activistes de son organisation des droits de l’homme, l'IRA mauritanie, ont été arrêtés après qu'ils eurent brûlé les écrits d’érudits musulmans qui justifient et tolèrent la pratique de l'esclavage. La Société pour les peuples menacés (GfbV) a demandé lundi la libération des activistes des droits humains qui n’ont fait que de protester contre la promotion de l'esclavage par les érudits musulmans. "Bien sûr, que brûler un livre est très problématique et nous ne voulons pas le cautionner. La manifestation n'est pas contre le Coran ou la foi musulmane. Les activistes contre l'esclavage sont eux-mêmes de fervents musulmans. Ils n'ont même pas brûlé le Coran, mais ont voulu seulement attirer l'attention, par leurs protestation, sur la persistance de l'esclavage en Mauritanie ", a déclaré le responsable pour l’Afrique de la société pour les peuples menacés (GfbV), Mr. Ulrich Delius. Le gouvernement mauritanien a déjà annoncé une punition sévère contre les défenseurs des droits de l'homme. Biram Dah Abeid a été honoré en 2011 avec le Prix des droits de l'homme de Weimar.

Dans les Écrits, il y a des livres religieux de l’érudit Malik, une interprétation spéciale de l'islam sunnite, qui est particulièrement répandue en Mauritanie. Dans ces livres, est décrit en détail, que l'esclavage est une partie bien connue de la société musulmane. Il y est réglé dans le fait que les esclaves enceintes, peuvent avoir leur liberté de l’esclavage, cependant leur enfant, reste un esclave après sa naissance. On y décrit également comment les esclaves peuvent être relâchés dans la liberté, mais les membres du corps humain peuvent rester en la possession des maitres de l'esclaves. "Ces écrits idéologiquement justifient l'esclavage, qui est hors la loi internationale comme l'un des pires crimes contre l'humanité", a déclaré Delius. "Il doit être autorisé, dans un Etat musulman, de protester pour attirer l'attention du public, même si la forme de protestation choisie par les anti-esclavagiste n'est certainement pas très habile."

L'incident est survenu vendredi dernier lors d'une protestation des militants des droits de l’homme contre l'appui des érudits musulmans aux pratiques de l'esclavage. Les érudits Musulmans avaient souvent insulté publiquement les défenseurs de droits de l’homme et les accusé de déstabiliser l'ordre social en Mauritanie.

"Avec l'arrestation des militants actifs des droits humains, samedi dernier, le conflit sur l'esclavage en Mauritanie va continuer», a déclaré Delius. Environ 500.000 d'Africains noires Haratin sont toujours considérés comme des esclaves dans ce pays du nord-ouest Afrique. Bien que l'esclavage est interdit par la loi, les esclavagistes restent toujours impunis. Ainsi le 26 Mars 2012, la Cour suprême annulée la première condamnation du pays pour culpabilité esclavagiste. Cette condamnation avait été célébré à l'automne de 2011 comme un grand succès par les anti-esclavagistes.

Ulrich Delius est joignable par tél: 0160/95 67 14 03






 
PRESSEMITTEILUNG
                                                         Göttingen, den 30. April 2012

Streit über Sklaverei in Mauretanien spitzt sich zu
Menschenrechtler werden verhaftet nach
demonstrativer Verbrennung muslimischer Schriften

In Mauretanien sind der Sklaverei-Kritiker Biram Dah Abeid und vier Unterstützer seiner Menschenrechtsorganisation IRA verhaftet worden, nachdem sie Schriften muslimischer Gelehrter verbrannt hatten, die die Sklaverei rechtfertigen. Die Gesellschaft für bedrohte Völker (GfbV) forderte am Montag die Freilassung der Menschenrechtler, die sich mit ihrem Protest nur gegen die Förderung der Sklaverei durch muslimische Gelehrte wandten. „Natürlich ist eine Bücherverbrennung sehr problematisch und wir wollen dies auch nicht rechtfertigen. Der Protest richtet sich auch nicht gegen den Koran oder den muslimischen Glauben. Die Sklaverei-Kritiker sind selbst gläubige Muslime. Sie haben auch nicht den Koran verbrannt, sondern mit ihrem Protest nur auf das Fortbestehen der Sklaverei in Mauretanien aufmerksam machen wollen“, erklärte der GfbV-Afrikareferent Ulrich Delius. Mauretaniens Regierung kündigte bereits eine harte Bestrafung der Menschenrechtler an. Biram Dah Abeid war im Jahr 2011 mit dem Weimarer Menschenrechtspreis ausgezeichnet worden.   

Bei den Schriften handelt es sich um religiöse Bücher der Malikiten, einer Ausprägung des sunnitischen Islam, die in Mauretanien besonders verbreitet ist. In diesen Büchern wird im Detail beschrieben, dass Sklaverei ein allseits anerkannter Bestandteil der muslimischen Gesellschaft ist. So wird darin geregelt, dass schwangeren Sklavinnen zwar die Freiheit gegeben werden kann, ihr ungeborenes Kind nach der Geburt jedoch Sklave bleibt. Auch wird darin beschrieben, wie Sklaven in die Freiheit entlassen werden können, doch einzelne Gliedmassen weiterhin im Besitz der Sklavenhalter bleiben können. „Diese Schriften rechtfertigen ideologisch die Sklaverei, die als eines der schlimmsten Verbrechen gegen die Menschlichkeit international geächtet ist“, erklärte Delius. „Es muss auch in einem muslimischen Staat gestattet sein, darauf öffentlich aufmerksam zu machen, selbst wenn die von den Sklaverei-Kritikern gewählte Form des Protests sicher nicht sehr geschickt ist.“       

Der Zwischenfall  ereignete sich am letzten Freitag am Rande einer Protestveranstaltung der Menschenrechtler gegen die Unterstützung der Sklaverei durch muslimische Gelehrte. Mehrfach hatten die Gelehrten die Menschenrechtler öffentlich beschimpft und ihnen vorgeworfen, die gegebene Gesellschaftsordnung in Mauretanien in Frage zu stellen.

„Mit der Verhaftung der Menschenrechtler am letzten Samstag spitzt sich der Konflikt um die Sklaverei weiter zu“, erklärte Delius. Rund 500.000 schwarzafrikanische Haratin gelten noch immer als Sklaven in dem Land in Nordwestafrika. Obwohl Sklaverei gesetzlich verboten ist, bleiben Sklavenhalter straflos. So hob das Oberste Gericht am 26. März 2012 die erste Verurteilung eines Sklavenhalters wieder auf. Sie war im Herbst 2011 als großer Erfolg von den Sklaverei-Kritikern gefeiert worden.

Ulrich Delius ist zu erreichen unter Tel. 0160 / 95 67 14 03.

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