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dimanche 15 juillet 2012

« Les querelles crypto-personnelles et de leadership sont mon dernier souci. " »


 L'histoire de notre pays de 1946, 1956, à 1966, montre que nous n'en sommes pas les pères fondateurs, mais les dignes fils héritiers. La mémoire de notre peuple retiendra que nous n'avons pas démérité dans la gestion de ce lourd et délicat héritage. Sur cette page j´ai rendu plusieurs fois hommage à cette jeune nouvelle génération du TPMN et tous les hommes honnêtes et justes peuvent le témoigner. J´ai créé deux forums dédiés à ce mouvement pour médiatiser cette noble lutte. Comme beaucoup j´ai été meurtri et décu par cette déchirure dans nos rangs mais je ne désespére pas pour autant qu´un jour la raison reviendra. Il y a une impérieuse nécessité, une ardente obligation de débarasser la Mauritanie du Système en place pour instaurer un Etat démocratique seul garant d´une Mauritanie libre, plurielle et réconciliée.Cela ne s´acquerra pas tant que les combattants d´un camp voueront aux gémonies ceux du camp opposé, sans aucune raison pertinente. La victoire-qui sera moins celle d´un clan, d´une côterie, que celle du peuple mauritanien tout entier-verra son échéance repoussée tant que les hommes et femmes devant composer ce front de refus du racisme, de l´esclavage, de l´oppression, de l´obscurantisme ne sauront pas faire le départ entre ce qui est fondamental dans la lutte et ce qui relève de stériles querelles de clochers. Je ne cherche pas par ce propos à faire l´oecuménisme à bon compte. Tant s´en faut. Je ne suis que trop conscient des pesanteurs, de l´appartenance partisane, de la critique facile, du prosélytisme, du tribalisme ou de l´ethnicisme. Je ne néglige aucun de ces facteurs. C´est précisement parce qu´ils deviennent secondaires et que, au demeurant, ils n´auraient jamais dû être prioritaires que le combat doit-être décisivement engagé. C´est parce que le peuple mauritanien n´a jamais autant souffert qu´aujourd´hui, que l´honneur et le sens de l´histoire nous dictent de nous départir de toutes ces contingences. Au-delà de tout, ce qui m´intéresse c´est l´unité des opprimés. Je ne cherche à soutenir un camp contre un autre, mon seul camp est celui des justes et des combattants de la liberté. Les querelles crypto-personnelles et de leadership sont mon dernier souci. "To tobo iwri fof yoo yuus", l´essentiel est de ne jamais se tromper de cible et d´adversaire. Yo Alla wallu en e dental. LLC

Kaaw Touré, porte parole des FLAM

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