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dimanche 23 septembre 2012

De l’obligation d’aller à Inal le 27 Novembre à la nécessité de visiter Sorimalé



« Les hommes peuvent atteindre un but commun sans emprunter les mêmes voies.» Amadou Hampâté Bâ

Notre pays a été marqué par plusieurs événements mais le plus marquant est celui des années 90 avec une épuration ethnique franche visant la communauté peulh du pays.
Communément appeler « événements de 89 » ou du « conflit sénégalo-mauritanien » et tout ce qui en découle a été arrêté sous la dénomination fallacieuse de « passif humanitaire ». Cette période n’en fut pas de reste une tentative de génocide qui a conduit à la déportation de plusieurs milliers d’habitant de la vallée vers l’autre rive du fleuve Sénégal mais aussi à l’assassinat sommaire de plusieurs personnes civiles et militaires dans les rangs de l’armée mauritanienne.Depuis l’année dernière des organisations de droit de l’homme, des partis politiques et des organisations de la société civile ont entrepris de marquer le devoir de mémoire par la commémoration de la journée du 27 Novembre dans un lieu témoins de ces atrocités.
Et cette année à l’approche du mois de Novembre les questions fusent de partout, où irons nous ? A Inal comme l’année dernière ? Où à Sorimalé comme certains l’avaient prévus?  Pour comprendre le pourquoi de ces questions, une petite description des faits s’impose, car autant à  Inal qu’à Sorimalé c’était des moments historiques et douloureux : Un génocide.
Que s’est-il passé à Inal ?
Inal était une base militaire pour surveiller la frontière avec le Sahara occidental et le Maroc. Au début de l’année 1987 un coup d’Etat négro-mauritanien fut imaginé par le pouvoir à l’époque pour accusé le mouvement FLAM (Force de Libération Africaine de Mauritanie ) qui venait de publier un manifeste dit « le manifeste des négro-mauritanien opprimé », document dénonçant le système raciste et esclavagiste de mauritanie.
Sous cette accusation beaucoup de fonctionnaires , cadres , intellectuels et surtout agents des différents corps de l’armé mauritanienne furent capturé un à un et conduit dans les différentes « prisons de circonstance », les camps militaire de Oualata, Jreida et surtout Inal.
Dans ces camps d’exécution, il fut commis les plus atroces des formes d’exécutions que l’on  peut affliger à des  êtres humains.
Là où le cynisme atteint le paroxysme pour ces criminelles, pour des raisons encore inavouées (marquer l’acte dans le temps et certainement l’espace ?) que de choisir le jour de célébration de « la nuit du flambeau » pour un bain de sang, un certain 27 Novembre 1990.
Les geôliers trièrent 28 personnes parmi les prisonniers comme le chiffre 28 du 28 Novembre jour de l’indépendance, ces jeunes militaires furent purement et simplement exécuté un  à un sans autre forme de procès.
Inal fut de ce jour jusqu’à la fin des temps, le 27 Novembre le lieu de souvenir pour tous les rescapé militaire et civiles des mouroir de Oulata, Jreida et Inal. Le haut lieu de souvenir de toutes les victimes civiles et militaires des mouroirs de Oulata, Jreida et Inal.
Cet événement fait de la commémoration de la nuit du 27 Novembre à Inal un événement qui sera difficile à remplacé par un autre lieu car s’il faut tenir un jour durant ses 4 ou 5 ans d’exaction c’est bien sur le 27 Novembre 1990 la nuit à Inal.
Que s’est-il passé à Sorimalé ?
Pendant que beaucoup de personnes donnent l’appellation « évènement  89« , l’Etat mauritanienne sous couvert d’un conflit avec son voisin du sud le Sénégal, s’était livré à  des expulsions des populations négro-mauritanienne de la vallée vers le sud(Sénégal) et aussi vers le Mali.
Sous l’impulsion du partie bath mauritanien et du soutien infaillible de Sadam Houssein l’ancien président d’Irakien , l’ancien président Maouya ould Taya entreprit de vider la mauritanie de sa composante négro-mauritanienne. C’est ainsi que pendant des mois durant de nombreux villages furent brulé et ses habitants déportés par des éléments  de l’armé nationale. Après les expulsions, certaines familles mauresques se livrent à es pillages sans vergogne des biens de leurs anciens voisins en soutenant que les anciens propriétaires « refoulé s» sont des étranger et légitimer un conflit inter-ethnique(thèse encore défendue par ceux qui veulent noyer les crimes dans la marre du mensonge de l’histoire ).
Apres les déportations, heureusement pas toute la population de la vallée « il faut le reconnaître qu’elle était très peuplée » les villages restant furent victime d’harcèlement constant, je me souviens encore des « ramasses » couvre feu qui était imposé dans mon village Tékane. On était encore très jeunes et pourtant chaque fois que l’on partait jouer dehors  après 20 heures, il fallait maîtriser la course de fond pour ne pas finir la nuit au commissariat. Sorimalé en est l’exemple oui a Sorimalé le harcèlement s’est transformé en siège permanent.
A Sorimalé ceux qui ont eu la mal chance de croiser le force de l’ombre furent tous simplement assassiner en Aout 1992 ils ont atteint le sommet après l’assassinat d’un boutiquier maure dans la ville plusieurs membres de ce village furent conduit et torturé dont certains n’en sont pas sorti vivants et les comble été de découvrir que certaines personnes ont été enterré dans des fosses communes à quelques encablure de la ville, des crimes commis par des éléments de la marine nationale comme ceux qui sont venu peuplé les rives du fleuve Sénégal et qui interdisais au villageois de péché juste au début de l’année 2012.
Sorimalé a été mis sous le feu des projecteurs mais combien de personne furent tué alors qu’il pécher ou qu’ils ont osé rester surveillé leurs champs jusqu’à un peut plus tard qu’habituellement ?
De Rosso a l’extrême Est de la Mauritanie, du Nord au Sud les villages négro-mauritanien furent soumis a une pression sans égale, tous pouvais conduire a une mort, la police, l’armé et la marine été toujours la pour nous rappeler qu’on est a présent colonisé.
Et plus dure encore un grand nombre de famille été a présent diviser en deux avec une frontière fermé et surveillé comme une fournaise par des force de l’ombre , je me rappel encore se jour de l’année 1992 où je devais passer la frontière pour aller salué ma grande mère « refoulé », ma mère qui n’avais des nouvelles de sa mère pour les 3 dernières années que sur « ils ont dit » a décider qu’on irais voir notre grande mère pour les vacances, il fallait un homme de confiance alors pour conduire des enfants de 10 ans surtout pour traverser la frontière.
Il ne fallait surtout pas traverser la nuit car les forces de l’ombre tiraient sur tout se qui bouge sur la rive du fleuve.
Alors aller a Sorimalé n’est pas seulement un commémoration des fosses commune de Sorimalé mais aussi une autres manière de rendre hommage à tous ceux qui sont tués où déportés pour un « i » ou un « y » pour dire sans raison autre que d’être negro-mauritanien en Mauritanie.
Mais au delà des commémorations et contrairement a Inal, Sorimalé est dans la profondeur et au cœur des populations victimes qui habitent la vallée et c’est aussi l’occasion pour les organisations des droits de l’homme, partis politiques et mouvements de la société civile de venir au contact des population car « les évènements de 89 » ne sont pas encore terminés, elles sont passés d’une forme aigue a une forme chronique car il y’a beaucoup d’autres problèmes que les populations de la vallée subissent par le simple fait d’être négro-mauritanien et le plus décrier actuellement reste les expropriations des terre qui est la seule source de vie pour ces pauvres citoyens.
Sorimalé serai l’occasion de sortir des forums virtuels (sites internet), des salles de conférences, des sit-in à Nouakchott pour aller directement serrer la main des populations victimes pour qui nous nous battons chaque jour de nos vies.
Les mouvements passeront alors du statut « j’ai entendu dire » a celui de « ils sont passés par la » je suggère qu’à Sorimalé, de ne pas se contenter seulement à faire deux rakkats devant les fosses communes mais au retour de faire le tour des villages rapatriés, des villages haratine exproprié de leurs terres.
Que faut il faire de ce dileme ?
Inal et Sorimalé présentent le même un intérêt historique et stratégique pour notre combat. La solution la plus simple serai de faire les deux à la fois. Comment faire ce pèlerinage en deux dates  importantes pour ce combat dans la même année compte tenu du budget financier tout en restant vigilant sur les éventuelles entraves du pouvoir ? L’autre solution serai d’alterner Inal et Sorimalé annuellement.
1. Alassane harouna Boye : J’étais à Oualata: Le racisme d’Etat en Mauritanie
2. Mahamadou Sy : Enfer d’Inal
3. Le Calame : L’IRA ira à Sorimalé: Pèlerinage dans la vallée des larmes
Par  Ousmane Sy

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