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vendredi 7 septembre 2012

A Monsieur Housseinou Dieng : On a vingt ans qu’une seule fois dans la vie





Conscients de ton passé sombre et d’un futur que Dieu seul sait, aujourd’hui plus que jamais, tu ne dois compter véritablement que sur ta liberté pour retrouver ton équilibre d’homme,  mettre terme à tes contradictions et ton opportunisme. Cependant,  il n’ya pas de liberté sans dignité
Aussi, comme le disait Thomas SANKARA « L’esclave, qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas qu’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur, s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte des maîtres qui prétendent l’affranchir. Seule la lutte libère »

C’est fort de ce constat que je conçois regrettable au plus profond de moi, ton attitude honteuse eu égard à ta dépendance aveugle ; accrochés à tout prix au pouvoir du général champion de la lutte contre la gabegie, plutôt que de valoriser ton origine et de se forger une place convenable, sans complexe ni complaisance parmi les siens.

Ce qui vient encore renforcer l’inadmissible est que cette frange de harratines dont tu es issue, combien soucieuse de ses intérêts égoïstes, devient aujourd’hui objet de ses propres manipulations par Ould Abdel Aziz, quand bien même, dénigre et taxe sans vergogne les défenseurs des Droits de l’Homme de tous les maux.
   Est-ce que la mission première d’un militant abolitionniste est de s’associer avec un pouvoir esclavagiste, pour  des miettes en piétinant les victimes ? Tu n'es ni dissident ni militant abolitionniste mais un traitre exclu d'IRA.
Comme disait l’autre en réaction à ton article paru sur le portail cridem, le 04-09-2012 :
« Mon petit, il n'est pas tard de se repentir et d'avouer humblement qu'Aziz vous a berné comme des brebis. Reviens t'excuser à Biram que vous aviez voulu souiller, mais que DIEU a décidé d'élever au rang le plus noble parmi ses créatures ».
Pourquoi discréditer et vouloir faire par la suite l’éloge de monsieur Biram Ould Abeid ? N’est-ce pas là, une de tes contradictions inattendues et perverses  
Aujourd’hui Avec la libération de Monsieur Biram,  les valeurs de la version locale du rite malékite esclavagiste ont été démystifiées et jetées  à bas. Avec sa libération et ses antécédents, nous avons d’avantage compris que la littérature est différente du sacro-saint et que seule la lutte libère.
Nous avons compris qu’un simple papier réduit en cendre n’était pas comparable à des milliers de corps dépossédés de leurs âmes et de leur bien, lors des regrettables événements de 89, 90 et 91.  
Nous avons aussi compris que quelque soit le geste spontané ou réfléchi de l’être humain, son jugement à chaud, ou sa médiatisation comme ça été toujours le cas chez nous,  ne serait qu’une intoxication en perte de vitesse.
Nous avons en fin compris que monsieur le président Biram avait soulevé un débat complexe en Mauritanie qui est tout aussi utile que nécessaire pour le progrès dans notre pays, à savoir la question de l’esclavage dans ses profondeurs. 
Nous avons surtout compris comme le disait le militant rassurant, monsieur DIKO Hanoune dans son article intitulé ; Elhussein Dieng, le tout nouveau negre de service s’improvise en donneur de leçons, paru mercredi 7 mars 2012: «  Ce qui a marché autrefois avec la génération d'Elhor ne marchera pas avec la nouvelle génération consciente des haratine ».
La Coordination de l’IRA-Rosso

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