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samedi 26 mars 2011

Cesser de tricher




3militants des droits de l’homme sont en grève de la
faim, parce que les pouvoirs publics refusent d’instruire
trois dossiers liés à 3 cas de pratiques esclavagistes
ou exploitation des mineures. Un refus tacite des
autorités compétentes de poursuivre des présumés esclavagistes.
… Plus d’une dizaine de jeunes manifestants de la Coordination
du 25 février sont aux arrêts, parce qu’ils pensaient
être dans un pays de droit. Un pays respectueux de ses
propres lois notamment sa loi fondamentale (sa Constitution)
qui garantit la liberté d’expression, de manifestation ;
et surtout l’égalité de tous les citoyens, en droits et en
devoirs.
Dans ces deux cas, ces citoyens militaient pour une Mauritanie
juste et démocratique ; un pays respectueux de la
morale universelle, du respect de la dignité humaine.
Dans ces deux cas, la Mauritanie est entrain de faillir. Faillir
parce qu’elle titube avec son honneur par le piétinement de
ses propres règles. Faillir à sa mission d’un Etat-nation. Un
Etat où les pratiques esclavagistes seraient à jamais bannies
comme le veulent ses propres lois. Le contrevenant doit être
puni comme le prévoit la loi incriminant ces pratiques, une
loi mauritanienne, comme toutes les autres lois mauritaniennes
dont les Mauritaniens demandent l’application.
Il faut dire clairement que pour la légalité et pour le droit à
la justice garantis pour tous les citoyens, la Mauritanie doit
cesser de tricher : ne pas châtier les esclavagistes - cette
espèce peu humaine devant être couverte d’opprobre - c’est
accepter, voire encourager la persistance de l’esclavage. Et
par ce fait, l’Etat devient esclavagiste.
Il faut dire clairement que ne pas écouter la jeunesse qui
manifeste depuis un peu plus d’un mois pour plus démocratie
et de bien-être, pour le peuple qui ploie sous le lourd fardeau
de la misère, c’est une cécité politique, un porte-à-faux
avec le slogan quelque peu éculé d’un changement
constructif promis mais qui tarde à se traduire sur le terrain.
Pour ces deux cas, on a triché ; triché avec les idéaux et
l’avenir harmonieux de notre jeune Nation. Pour que cesse
la triche, l’Etat est interpellé au sommet. Et il doit agir ; agir
avant qu’il ne soit trop tard.
Seydi Moussa Camara
Site:www.sahelinfo.info

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