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lundi 30 avril 2012

Les autorités mauritaniennes vont appliquer la Chariaa à l’encontre d’un dirigeant d’une ONG de lutte contre l’esclavage



 Le chef de l’Etat Mauritanien, Mohamed Ould abdel Aziz, a déclaré ce dimanche 29 avril 2012 devant une foule de manifestants rassemblés dans la cour du Palais présidentiel, qu’il appliquera, avec la plus grande sévérité, la Chariaa islamique à l’encontre de Monsieur Biram Ould Abeid et ses codétenus, tous membres de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA-Mauritanie). Les militants de l’IRA avaient été arrêtés la veille à la suite de l’organisation d’une prière du vendredi séparée suivie de l’autodafé de livres de jurisprudence islamique qu’ils jugent être le fondement de la législation traditionnelle esclavagiste en Mauritanie.
Les ouvrages incinérés sont une référence juridique pour les adeptes du rite Malikite en vigueur en Mauritanie et dans une large partie de l’Afrique. Ils codifient, entre autres domaines, les rapports entre personnes serviles et personne « libres », le statut de l’esclave, les règles des transactions impliquant vente ou prêt d’esclaves… Il s’agit des ouvrages de Khlil, Eben Achir et Elhattab.  Pour ne pas choquer les croyants,  les militants de l’IRA avaient retiré de ces ouvrages, toutes les pages contenant des versets coraniques ou des Hadiths (paroles) du Prophète Mohamed (PSL).
Le samedi 28 avril 2012, tard dans la soirée, un groupe de policiers encercle le domicile de Biram Ould Abeid, situé à Riyad dans la banlieue sud de Nouakchott puis donne l’assaut en usant de grenades à gaz lacrymogènes et à déflagrations. Lors de cet assaut, l’épouse de Ould Abeid sera choquée et blessée ainsi que des enfants se trouvant dans le domicile. L’assaut ne donna rien car Ould Abeid ne s’y trouvait pas mais la maison sera saccagée. De nouvelles indications vont permettre à la Police d’encercler une autre maison du quartier où Biram se trouvait en réunion avec des membres de l’ONG IRA. L’arrestation fut très violente du fait du zèle des éléments de police alors que Biram n’opposa pas de résistance. Biram sera amené par la Police et avec lui trois de ses compagnons à savoir MM.  Abidine Ould Mattallah, Issa Ould Aly et  Yacoub Diarra vers une destination inconnue. D’autres arrestations ont suivi au courant de la journée du Samedi 29 Avril : Bilal Ould Samba, Ahmed Hamdi Ould HamarVall et Chaibany Ould Bilal.
De nombreuse manifestations ont été organisées ou suscitées par les soutiens du chef de l’Etat surfant sur la vague d’indignation qu’a provoquée l’autodafé des ouvrages de droit islamique. Ould Abdel Aziz en a reçues deux devant les grilles du Palais Présidentiel. La deuxième manifestation a été transformée en meeting dans la cour du Palais au cours duquel Ould Abdel Aziz s’est engagé, devant des manifestants qui réclamaient que Ould Abeid soit pendu, que le Gouvernement lui appliquera, à lui et tous ses complices, la Chariaa Islamique dans toute sa rigueur.
La dernière fois que la Chariaa Islamique fut appliquée en Mauritanie était en 1981 quand le régime du Colonel Haidalla avait procédé à une série d’amputations publiques sur les plages de Nouakchott.
Il convient de rappeler que le régime de Ould Abdel aziz est en prise, depuis plusieurs mois, à une vive contestation populaire doublée d’une sécheresse sans précédent et d’une instabilité croissante dans la région. Les partis de son opposition, lors de grandes manifestations organisées à Nouakchott et à l’intérieur du pays, commencent à exiger son départ.          
 IRA-Section Europe le 30 avril 2012

dimanche 29 avril 2012

Birame Ould Dah Ould Abeid : « …j’assume toutes les conséquences de cet acte et je suis prêt à tous les sacrifices qui se rapporteront à cet acte… »



Birame Ould Dah Ould Abeid à La Tribune : « Dans ces livres l’esclave est une chose et non une personne.  Il peut être vendu, gagé ou loué.  L’esclave n’a pas le droit à la propreté ; il n’a pas le droit au mariage ; il n’a pas le droit d’avoir une tutelle sur sa progéniture. »  
Quelques heures avant son arrestation, Birame expliquait dans une Interview à La Tribune les motifs de l’incinération des livres qu’il avait fait exécuter vendredi. « …j’assume toutes les conséquences de cet acte et je suis prêt à tous les sacrifices qui se rapporteront à cet acte… » Disait-il au cours de l’entretien.

La Tribune : Vous avez fait incinérer des livres que beaucoup de mauritaniens considèrent comme référence en Islam. Pourquoi ce geste extrême qui est le premier en son genre ?

Birame Ould Dah Ould Abeid : Ces livres ne sont aucunement une référence à l’Islam mais plutôt une référence à une littérature négrière à laquelle les groupes dominants ont imprimé un cachet islamique depuis les siècles passés. Or l’Islam n’est pour rien dans ces pratiques esclavagistes inhumaines et ignobles auxquelles les esclaves et les noirs ont été soumis dans le monde arabo-musulman.  Depuis des siècles, la castration et le viol légalisés et sacralisés ; les châtiments corporels, les mutilations, la déshumanisation, les travaux sans repos et sans salaire, les ventes des esclaves, la séparation des familles, etc. sont des pratiques totalement étrangères au coran et à la sunna (paroles et faits) du prophète. Ce sont là des actes de barbarie antéislamique que beaucoup de groupes dominants dans la société musulmane ont voulu reconduire pour leur bien être personnel et pour assouvir leurs instincts personnels et leur vice. Et ce n’est pas en relation avec l’Islam. Au contraire, ils ont prétendu que c’est de l’Islam, c’est une instrumentalisation avec laquelle nous voulons rompre par cet acte fort. Nous persistons et signons. Et moi, personnellement, en tant que président d’IRA,  j’assume toutes les conséquences de cet acte et je suis prêt à tous les sacrifices qui se rapporteront à cet acte. Et je sais que c’est un acte qui blanchit Il est temps qu’on mette fin aux transactions-ventes d’esclaves entre la Mauritanie et les pays du Golfe. Il est temps qu’on considère les harratines qui sont la majorité en Mauritanie comme de êtres humains.
La Tribune : Que reprochez-vous concrètement à ces livres ?
Birame Ould Dah Ould Abeid : Dans ces livres l’esclave est une chose et non une personne.  Il peut être vendu, gagé ou loué.  L’esclave n’a pas le droit à la propreté ; il n’a pas le droit au mariage ; il n’a pas le droit d’avoir une tutelle sur sa progéniture.  L’esclave n’a pas d’intégrité physique : les fillettes et les femmes esclaves sont violées par tout le monde ; surtout les maitres, les parents et amis des maitres. Et cela est légalisé. Comme vous le savez, et à l’heure où je vous parle, nous avons de cas concrets de filles et de fillettes esclaves qui ont été violées depuis l’âge de dix, huit, sept ans qui ont eu des enfants issus de ces viols. Et vu que ce sont tous les maitres qui violent, que c’est l’étranger du maitre qui viole, c’est tout le monde qui viole, elles ne connaissent pas et ne peuvent déterminer la paternité de ces enfants. Ces enfants ne sont pas reconnus. Ce qui, dans notre société est source de traumatisme, de déchéance pour ces femmes et pour ces enfants et pour ces femmes. Donc dans ces livres, un esclave peut être la propriété de quatre ou cinq personnes, sachant que chaque personne a ¼ ou 1/5e  puisqu’on divise l’année en quatre ou cinq périodes durant chacune desquelles l’esclave travaille pour une personne.
La Tribune : Tout ceci est contenu dans ces livres ?
Birame Ould dah Ould Abeid : Tout ceci est contenu dans ces livres ! Et je suis très étonné que des gens d’extraction esclavagiste, comme ceux des partis Tawasoul et Hatem, prennent fait et cause pour ces textes esclavagistes, ces textes négriers, ce code noir qui continue à être en vigueur en Mauritanie alors que les présidents de Tawassoul et Hatem sont des députés ayant voté la loi contre l’esclavage à l’Assemblée. Cela prouve que la loi est faite pour la consommation internationale. C’est une loi qui est votée pour narguer l droit international et la communauté internationale. Ce n’est pas une loi destinée à l’application. Si l’esclavage est prohibé par le parlement mauritanien, c’est que le parlement mauritanien mauritanien a prohibé ces livres qui font l’apologie de l’esclavage ; l’apologie de l’esclavage qui est condamnée, dans la loi que les députés ont votée. Mais ça c’est l’hypocrisie, la roublardise des gens qui ne sont pas sincères, des gens qui veulent rouler tout le monde dans la farine. Mais je leur dis ici, à travers cette tribune, qu’ils vont échouer car moi je me dresserais jusqu’au bout et je payerai le prix qu’il faut pour étaler à la face du monde le mensonge de ces députés, le mensonge de ces partis, le mensonge de cet état, le mensonge de ces ulémas, de ces érudits.
La Tribune : L’acte d’incinération des documents a eu leu un vendredi, jour sacré pour les musulmans. En plus c’est au lendemain de votre retour d’Europe. N’êtes vous pas en train de donner l’occasion de croire que cet acte vous a été dicté par des ennemis de l’Islam ?
Birame Ould Dah Ould Abeid : Non. Moi quand je fais un acte que me dictent  ma conscience et mes principes qui sont basés sur la recherche de la dignité pour l’être humain, la recherche de la vérité, de la justice, je ne pense pas aux conséquences, je ne prête pas attention aux interprétations. Je m’en réfère à ma conscience. Le vendredi est un jour sacré pour les musulmans. Mais qui sont les musulmans et qui ne sont pas les musulmans ?  Mais nous sommes des musulmans ! La seule différence avec ces pseudos musulmans qui sont nos détracteurs, c’est que nous sommes des éléments attachés à l’esprit de tolérance de l’islam, à l’esprit égalitaire de l’islam, à l’esprit humanitaire de l’Islam. Donc à l’essence d’un Islam originel et original ; à l’Islam qui est dans le Coran et dans les paroles et pratiques du prophète, qui est un islam antiesclavagiste,  un Islam respecte l’intégrité physique et morale de la personne humaine. Donc, nous on a fait notre prière du vendredi correctement comme on l’a toujours fait. Et puis, nous avons incinéré cette littérature faite par des hommes qui sont coupables de faire des erreurs, des hommes qui ne sont pas au dessus de tout soupçon. Des livres qui ne sont pas le Coran, qui ne sont pas la sunna et qui ne sont pas faits par des hommes réputés dans l’islam par leur rectitude. On a incinéré des livres qui font tort à l’Islam et qui continent, par leur apologie et la sacralisation de l’esclavage, par le cachet de la religion, à tenir dans des conditions inhumains mon peuple, le grand peuple harratine et dans des formes de discrimination qui trouvent leur racine dans l’esclavage.  Personne ne peut nous donner de leçon d’Islam et nous n’en accepterons de personne. C’est profitant de la sacralité du vendredi qu’on a choisi ce vendredi pour faire un acte sacré, un acte salvateur pour les mauritaniens car il va sonner le glas de l’aliénation dont sont victimes les esclaves et les maitres d’esclaves car ce sont ces textes inventés par des hommes et rattachés d’une manière fausse à l’Islam qui continuent à aliéner les esclaves et les propriétaire d’esclaves. C’est cela notre acte, ses buts et objectifs.
La Tribune : C’est donc à une déconstruction de la société mauritanienne dans tout ce qu’elle a comme valeurs et traditions auxquelles elle tient jalousement que vous vous livrez ?
Birame  Ould Dah Ould Abeid : Absolument! Nous avons toujours dit que nous sommes un mouvement d’idées e que notre but est de déconstruire l système, d’abord dans ses fondements idéologiques et pseudos religieux qui ancrent et légitiment l’inégalité, l’injustice, les crimes de pratiques esclavagistes. La société ne tient pas à cela. Ce sont les groupes dominants esclavagistes qui y tiennent, à cette idéologie esclavagiste, ces livres négriers, cette interprétation fausse de l’Islam. Mais les victimes de l’esclavage, les populations et les segments, certes pas nombreux mais existants, de modernistes mauritaniens ne tiennent pas à cette littérature, à ses lois et codes esclavagistes….
Propos recueillis par Kissima
Source : La Tribune N°593 du 30 avril 2012 
 

Le crime absolu, pendant que nous parlons d’islam dans notre pays !!!



Biram Dah Abeid et beaucoup de militants d’IRA-Mauritanie sont incarcérés depuis hier samedi 28 Avril 2012 à 22h, victime de la furie militaire du système beïdane.
Pour la petite histoire, après une prière, Biram et les militants ont incinéré les  livres qui servent de référence pour les esclavagistes mauritaniens et  des pays du golfe pour continuer et entretenir cette pratique  dans notre pays.
Une pratique  qui est abolie par le monde moderne depuis plus d’un siècle, notre pays continu cette pratique archaïque depuis l’aube de son indépendance couverte par les différents régimes qui ont laissé cette question sans chercher à éradiquer  l’esclavage. C’est pourquoi nous réclamons son abolition pure et simple.
Cette incinération de ces livres  qui font l’apologie de l’esclavage,   a fait sortir des radicaux islamistes et salafistes qui sont manipulé par le régime raciste et sanguinaire.
 Cette sortie cache  un soi-disant islamisme modéré pour mieux masqué leurs actions racistes contre les noirs en Mauritanie et l’esclavage qu’ils pratiquent sous le regard complice de l’Etat mauritanien qui manipule ces forces obscures.
Ces hypocrites «  mounafiquina » furent les premiers à réagir comme chaque fois que la Palestine et un autre pays arabe est touché mais jamais lorsque le peuple musulman et noir est touché avec leurs multiples attaques.
 Les musulmans  qui ne traitent  pas leurs frères musulmans comme eux  n’irons pas  au paradis, si c’est vraiment le cas tous ses gens prêt à mourir pour un petit livre d’interprétation mais qui n’accorde aucun intérêt à la vie humaine ni a sa dignité,  je doute fort qu’il y soit.


Ainsi dans la journée de samedi des fanatique du même groupe guidé par le très maléfique imam Dedewi est  parti de la mosquée d’Arabie Saoudite pour le Palais où il furent attendu et accueilli par le Président  Aziz  en accoutrement traductionnelle pour la cause et l’instant, en véritable chef de tribu en a profité pour  lancer avec ses amis du jour une fatwa contre  Biram le Président qui ne tarde pas à être  appliquer.
  Le général Aziz  a envoyé une brigade d’élite attaqué la demeura de Biram sans tenir compte de la possible présence d’enfants, de femmes et de personnes âgés, ils ont d’abord inondé la maison de grenades lacrymogènes avant d’extirper le président Biram et sa garde rapprocher sans aucun mandat d’arrêt pour le conduire en prison.
Et pendant ce temps là, des crimes  restent impunies, pourtant condamner par l’islam la même religion qu’ils disent défendre pour de telle actes de violence envers  le camarade président, pendant qu’on y est parlons en :
Le mensonge :


« A ceux qui te contredisent à son propos, maintenant que tu en es bien informé, tu n’as qu’à dire : Venez, appelons nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, nos propres personnes et les vôtres, puis proférons exécration réciproque en appelant la malédiction d’Allah sur les menteurs » coran verset III, 61

Et pourtant l’imam Dedewi a dit devant tous le monde qu’il n’y a pas d’esclavage dans notre pays et pendant se temps son ami imam dans une mosquée a Médine est venu faire un appel d’offre d’esclave en vers les pays du Golf , comme pour démentir son ami Dedewi l’imam qui n’a pas compris l’enjeux du mensonge qui devrait être garder secrète a dit que en Mauritanie il se trouve les vrais esclave , en bonne santé et a bon prix pour tous personne qui souhaite se débarrassé de quelque péché.
Qui a menti ? Quelle est sa punition ? Pendant que le général est islamiste très proche d’AQMI il peut toujours punir les mentir à la hauteur de leurs pécher.
Mais c’est pas tous pour le mensonge , il y’a de sela quelques jours le cousin du général et actuelle ennemie politique a dit que le général a participé au crime en séries contre des musulman notamment pendant le moi de ramadan durant les années 90 et au général de lui rendre la monnaie en disant que ces lui-même qui a participé , puis que personne n’a reconnu son mensonge ont peut toujours aller au tribunal où à la mosquée des salafiste d’Arabie saoudite pour juger du crime et donner la sentence nécessaire en fonction de la gravité du mensonge au coupable.



L’assassinat de musulmans: le meurtre 



« Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment. »Coran IV, 93

Il n’est pas secret maintenant pour un mauritanien quelque soit sont niveau de surdité intellectuelle et de sa sesissité morale qu’il y’a belle et bien tuerie de civile musulman et désarmer de la manière la plus ignoble possible, et pourtant comme la si bien dit le verset si dessous il s’agit d’un actes condamner par DIEU que le musulman qui la commis devrais tué.
Les assassins sont connu et beaucoup d’entre eux si il ne s’agit pas de tous sont aujourd’hui dans l’administration militaire et civile mais aussi au niveau de l’assemblé nationale où un d’entre eux est même un vice président et siège en honorabilité sereinement sans jamais être inquiété par les pseudo-islamiste qui pris chaque soir dans la mosquée d’Arabie saoudite sans y pense et beaucoup même continue a nié ces crime alors quant ont protège aussi des criminelle on est pour la loi musulman un criminelle et complice.
Les militants d’ira on bruler des livres d’interprétation , ce qui ne constitue en aucun cas un crimes et sa fait sursauté des gens qui été resté zéine lors que la bande de Maouya commenter des crimes , ils le sont resté aussi lors que des imam viole des femmes harratines, et quant des imam mente devant le peuple , ses islamiste viennent de sortir pour la seconde foi depuis la m’ajuster de Aziz et la première foi fui de demander de libéré des voleur plus connu sous le nom de « hommes d’affaire » et pourtant on devrais coupé la mains du voleur si nous avons bien sure la même religion.
A visage découvert nous combattrons l’ennemie mécréante et affabulatrice pour mettre fin à une dictature etho-raciste
Dr Ousmane Sy
Dakar Sénégal

Faut-il accabler Biram ?


La réaction au geste de Biram, par lequel il a brûlé publiquement des œuvres d’érudits malékite, ne s’est pas fait attendre.
Les qualificatifs fusent de partout : « Suicide politique », « apostasie », « mécréance » on appelle au bannissement et à l’exil et l’on se prend à aller protester devant la présidence pour punir de « façon exemplaire » l’acte du dirigeant de l’Ira.
Dans un pays où les pires crimes font le quotidien du Mauritanien, on s’émeut de la disparition de copies de livres, écrits certes par des érudits, mais cela n’entrainera ni leur disparition, ni l’extinction du rite malékite !
Le geste est en lui-même extrêmement provocateur, mais il ne doit pas être un prétexte pour attenter au personnage, ni à son entourage. La seule sanction morale est déjà la réprobation sociale et nul n’est en droit de représenter Enes ibnou Malek.
Dans un pays où la corruption, vrai crime dans l’Islam, est une pratique d’Etat et de Société, où les officines médicales, tenues par des commerçant sans scrupules avec la bénédiction des pouvoirs publics vendent les médicaments trafiqués qui tuent hommes femmes et enfants, où les mendiants peuples les rues, où les pauvres peuplent les prisons, où la justice est assujettie, s’émouvoir d’une copie brûlée relève du cynisme béat.
A dire vrai, au vu de ce que cette société mauritanienne et ses dirigeants ont fait de ses enseignements, Enass ibnou Malek lui-même aurait probablement interdit son livre.
Quel rapport y a -t-il entre la société mauritanienne actuelle et celle sur la pratique de laquelle Enass ibnou Malek bâtit l’un des piliers de son rite, la jurisprudence issue des pratiques des premiers habitants musulmans de Médine (Aamal ahlou al-Medina) ?
Corruption, détournements de biens publics, trafic d’influence, malversation, fraude, mensonge, pauvreté, délinquance, drogue, esclavage, misère, y a-t-il une place dans ce pays aux livres des érudits malékites ?
La réaction de Biram est un acte de désespoir par lequel , il ne renie ni sa religion , ni son appartenance à la communauté musulmane , il stigmatise, au-delà de la symbolique de son geste ce que ces érudits ont apporté comme solution à l’esclavage.
Mais si la solution de brûler les livres d’érudits malékites, offensant ainsi les croyants, n’est pas une solution recommandable, il convient de dire que c’est l’impasse et la coercition politique que fait peser le régime actuel sur tout mouvement de changement, qui risque de mener aux extrémismes. Le geste de Biram n’en est que le prélude (voit notre article précédent « Biram s’enflamme »).
En effet, face au mur du dédain et au désespoir de ne pouvoir se faire entendre, l’être peut aller jusqu’à l’explosion.
Au-delà de la personne de Biram et de son mouvement, son geste répréhensible est une alarme qui vient de retentir et qui se résume en une phrase : « Les consciences poussées à bout peuvent commettre le pire ». Et si rien n’est fait pour cette société, le pire est à venir.
Ainsi, même quand on brûle leurs livres, les érudits continuent leurs enseignements. Faut-il cependant savoir les écouter, avec ce que Dieu a donné de si précieux à l’homme : la raison.
Pr ELY Mustapha

Birame provoque le courroux des Oulemas



Birame provoque le courroux des Oulemas
En organisant une cérémonie de crémation de certains livres du rite Malékite jugés comme des sources d’inspiration et de propagation de l’esclavage dans le monde musulman à travers des siècles , le leader de IRA , Birame Ould Dah s’est fait le pourfendeur impétueux de telles thèses soutenues par des manuscrits qui selon lui , versent dans l’exagération et l’’excès de nuisance contre le genre humain en particulier , et les dominés en général .

Le geste comme il fallait s’y attendre a provoqué l’ire des oulemas notamment les adeptes du rite Malékite dont est issue la majorité des mauritaniens. La nouvelle a vite fait le tour des mosquées et l’information diffusée même dans les ondes de radio - Mauritanie. Acte de bravoure, de révolte contre une pratique séculaire dont les survivances en Mauritanie, restent têtues, déclaration de guerre contre tous ceux qui ont trempé leur plume dans l’encre de cette idéologie qui se sert de l’islam comme arme de répression ?

De quels arguments dispose donc l’auteur de l’autodafé des livres Malékites pour les réduire en cendre ? S’agit-il d’une interprétation passionnelle des textes ou d’une lecture rigoureuse entre les lignes ciblant des passages précis sur les faits évoqués par IRA ? Le débat mérite d’être posé. Il s’agit d’aller au cœur de ce sujet et passer au peigne fin à travers les différents courants de pensée, cette problématique qui traverse en lame de fond l’orthodoxie religieuse pour faire la lumière sur le mode de traitement réservé à ce phénomène. Cette approche éviterait de créer la confusion et de semer la surenchère sur une question aussi grave touchant à la sacralité du texte religieux. Nous sommes devant deux lignes qui s’imbriquent et dont il faudrait démêler l’écheveau : ce que dit l’Islam de la pratique esclavagiste à travers le texte révélé , sacré , intouchable , inaltérable et ce qu’écrivent des humains supposés posséder les talents, la licence religieuse et l’érudition pour produire leurs manuscrits. Dans les livres incinérés en signe de protestation contre les pensées jugées outrageuses des auteurs incriminés par IRA, sur quels passages pourrait-on lire les idées véhiculées, en quels termes cela a été évoqué pour que la nature des faits corresponde à leur qualification ? Ce sont là des questions qui doivent intéresser les analyses et orienter les débats sur cette initiative pour que l’opinion puisse mieux comprendre les mobiles de cet acte. IRA a inauguré une nouvelle démarche dans sa guerre contre les milieux féodaux-religieux qui n’ira pas sans conséquences sur son combat contre l’esclavage et l’injustice. Ceux qui cherchent la peau de son leader ont désormais trouvé dans l’interprétation de ce geste subversif une occasion de l’abattre religieusement. Certains Oulemas Malékites serraient tentés dit-on de prononcer une Fatwa contre lui pour l’accuser de profaner le coran et les hadidhs contenus dans les livres brûlés. Dès l’annonce de la nouvelle, des Oulemas ont dénoncé l’acte, par solidarité à la voie malékite ou par désapprobation d’un geste séditieux qui va faire couler bien de salive dans les prêches.
Cheikh Tidiane Dia

Affaire IRA : la TVM au service de la lâche et criminelle récupération du pouvoir…

Pour bien exciter les populations dopées par Al-Jézira qui montre comment font les frères arabes en pareilles circonstances, la TVM a montré Birame mettant le feu à des livres qui ne sont pas sacrés comme seul le Coran peut l’être. L’effet espéré fut immédiat, voilà de partout les populations fanatisées qui sortent par petits groupes pour condamner et même réclamer la mort de Birame.

Cet acte télévisé n’est pas innocent, il est politique, il est hypocrite car il ne vise en rien à transmettre une information car ce ne fut jamais la vocation de la TVM, organe de propagande par excellence, mais juste exciter les populations car l’occasion est trop belle pour en finir avec Birame qu’on ne croyait pas si inquiétant pour le pouvoir.

L’état ne devait-il pas plutôt calmer les nerfs des uns et des autres en évitant de mettre de l’huile sur le feu quitte ensuite à faire à Birame un procès en sorcellerie où il pourrait se défendre. En livrant Birame à la TVM, le pouvoir signe l’arrêt de mort de Birame ; non pas l’arrêt de mort politique mais certainement physique car désormais même libre, n’importe qui pourra le liquider pour des raisons politiques et faire passer la chose pour des raisons religieuses.

Ce que Birame a fait est une vraie folie en terre d’islam. Il s’est suicidé lui-même, inutile d’en rajouter comme le fait le pouvoir ou certains nobles journalistes comme Oumeir et autres perruches du pouvoir du moment.

Toute la haine et la crainte que le pouvoir avait du discours de Birame sont aujourd’hui mises au jour  face aux traitements de son dossier dans cette affaire. Avant même que la TVM ne sorte les images, Aziz déguisé en homme du peuple avec un boubou simple et un turban ficelé à la va-vite, accueillait les manifestants comme le commandeur des croyants recevant là le verdict d’un référendum populaire.

Aziz nous fait passer désormais d’un islam modéré où le mauritanien avait le droit d’être le musulman qu’il veut en fonction des divers rites qui existent à celui de mauritanien forcément malékite. Nous sommes désormais en république malékite de Mauritanie. Qui peut dire ce que prophète psl eût pensé d’un rite ou d’un autre ? Si les musulmans suivent de si près le saint coran pourquoi se divisent-ils en sectes ennemies les unes des autres alors que le Coran l’interdit scrupuleusement ? Désormais comme les chrétiens et les juifs, avons-nous entre Dieu et nous, un clergé.

Moi, Ahmed Ould Soueid Ahmed, je jure qu’il n’y a de Dieu que Dieu et Mohamed est son prophète, je n’ai pour maître que Dieu, je fais mes prières comme tout musulman mais je ne connais rien du rite malikite ni des autres rites, suis-je malékite ? Où dira-t-on de moi que je ne suis pas musulman ?

Birame a-t-il voulu insulter l’islam ? Tout le monde sait que non ! A-t-il insulté le rite malékite en estimant qu’il dévie de l’islam vu qu’il codifierait l’esclavage ? Certainement ! Que faire en pareil cas ? Si nous sommes en république islamique de Mauritanie, il est toujours chez lui et doit avoir le choix de se repentir pour insulte à toute une communauté comme ce fut le cas, toute proportion gardée, pour des salafistes que nos oulémas ont jugés égarés bien qu’ayant du sang sur les mains pour certains.

Combien de musulmans connaissent l’épisode de la sourate de l’étoile ? Qui est à l’abri d’iblis quand Dieu dit que l’homme a été crée faible et que jamais un prophète ne fut envoyé sans qu’ibliss ne  cherche à s’interposer mais Dieu raffermit ses paroles et Il a toujours le dernier mot. Birame est certainement égaré. Il a dépassé les bornes et doit en payer quelque chose qui puisse lui faire méditer ses actes car on ne peut pas impunément jouer éternellement avec le feu sans se brûler ou brûler le cœur des gens en l’occurrence leurs croyances, leurs rites et leurs idoles intellectuelles.

Mais si nous vivons dans une république malékite de Mauritanie, alors Birame doit en être chassé dans la pure tradition de l’hospitalité musulmane. Mais livrer Birame tout cru par la TVM, c’est un acte criminel venant d’un pouvoir qui se dit lutter contre le fanatisme.

Tout le monde a le droit de se repentir or le pouvoir ne fait rien pour apaiser la situation comme si Birame était pour le pouvoir et la société arabo-berbère un danger de mort… Certains comme Oumeir vont jusqu’à dire que l’espoir de la COD de mobiliser les haratines est tombé à l’eau ou plutôt au feu comme si Birame avait une audience quelconque chez les haratines du peuple.

Quoi qu’on fasse de Birame, vivant ou mort, un hartani vient de se dresser contre tout le système politique et religieux arabo-berbère, c’est une première… Il en paiera le prix dans la pure tradition de l’exemple à donner mais après ?

Birame, quel gâchis ! Il a péché par surchauffe à force de parler dans le vide mais comment peut-il attaquer le rite malékite, lui le musulman qui ne dit pas un mot contre le sionisme ? C’est là où le bât blesse, c’est là où l’attendait le pouvoir car son profil psychologique le poussait à la surenchère de là que le pouvoir ne réagissait pas car il pensait, comme dit l’autre « assieds-toi au bord de la rivière et tu verras le cadavre de ton ennemi passer…»


http://chezvlane.blogspot.fr/2012/04/affaire-ira-la-tvm-au-service-de-la.html

Birame critique les chefs de l’opposition

Birame critique les chefs de l’opposition image manquante Le Président de l’initiative de résurgence abolitionniste, qui vient d’être incarcéré suite à l’incinération vendredi soir de traités islamiques, a déclaré que la coalition des forces politiques contre lui n’aura aucun impact sur son combat, ni sur la détermination des militants de son organisation qui vont imposer un changement radical en Mauritanie. Selon lui, le bruit qui a été entretenu autour de ce qui s’est passé vendredi est fondamentalement suscité et tout ce qui se raconte sur l’incinération du Livre Saint est faux et dénué de tout fondement. Birame a déclaré: «Oui, nous avons brûlé des copies de Khlil et d’autres d’Ibn Acher. Nous avons décidé de ne plus nous référer qu’au Coran et à la Sunna de son Prophète. Jamais plus à des interprétations qui mélangent entre le texte, l’opinion et la réalité». Sur les menaces du Président de prendre des mesures contre lui, Birame a répondu: «A ceux qui veulent imposer leurs opinions par la force, nous disons que nous ne reculerons pas d’un iota et n’ont qu’à agir comme bon leur semble. Ma mort précipitera la révolution en Mauritanie et constituera la fin du pouvoir des féodaux. Ma liberté renforcera mon organisation et ses approches politiques pour libérer les gens de l’illusion du suivisme à la bonté et à la miséricorde de l’Islam».
Et sur l’ostracisme politique que son organisation subira après le passage à des actions si impopulaires, Birame Ould Dah a répondu: «Nous sommes maintenant dans la demeure d’Ibnou Taleb. Nous savons que nous allons être traqués pour nous référer qu’au Coran et à la Sunna et rejetons toutes les autres incommodités. Mais l’histoire nous donnera raison sur tous ceux qui pensent qu’avec la force ils vaincront la vérité et les défenseurs de la liberté ». Birame a adressé de vives critiques à certains leaders de l’opposition en déclarant que l’opération du vendredi a eu au moins un mérite celui de faire découvrir la vulnérabilité de la coalition fondée sur les intérêts et les acquis. Elle a démontré que certains leaders de partis ne sont en fait que des féodaux et esclavagistes déguisés. Birame a ajouté : «Je voudrais dire à Jamil Mansour, Salah Ould Hanena et Bedredine que leurs communiqués ridicules ont démontré la fausseté des slogans dont ils se réclament. Ceux qui ont adopté les lois criminalisant l’esclavage ont déjà brûlé Khlil et tous les livres instituant cette pratique». Selon certaines sources, Birame devrait voyager le 7 mai à Bruxelles pour prononcer un discours devant le Parlement Européen. Les autorités ont ainsi décidé de précipiter son arrestation afin de lui faire rater cette opportunité.

Le calame Mauritanie

L'affaire Birame Ould Dah et les livres brûlés.


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Birame Ould Dah, dans son style grand provocateur a brûlé des livres doctrinaux du rite sunnite malékite.
En ce qui me concerne c'est œuvre de salubrité publique, la seule d'ailleurs qui me met en accord avec Birame, mauvais imitateur du style de "Nation of Islam" de Louis  Farakhan que je méprise pour son racisme. Mais revenons un peu sur le fond.
Le tollé soulevé par cet acte, même auprès d'intellectuels dit libéraux, est effrayant. C'est à qui va faire le plus de surenchère islamique. C'est la démagogie dans ses formes les plus caricaturales.
 C'est effrayant parce que, si elles sont sincères, ces protestations, dénotent non seulement d'un obscurantisme généralisé mais aussi d'une unicité de la pensée qui met à nu un totalitarisme qui existait déjà  mais qu’on voudrait aujourd’hui imposer comme fait accompli : le malékisme est devenu religion imposée !!!?.
Doit –on rappeler que la Mauritanie est d'abord une République, signataire de toutes les conventions internationales relatives aux droits de l'Homme, de sa liberté, de son expression, de ses croyances et de ses cultes? Arbitrairement islamique, mais juste pour trouver un ciment commun aux diverses ethnies qui la peuplent? Majoritairement malékite peut-être, mais très certainement pas par obligation. Islamique n'étant pas synonyme de Malékite.
Partant, l'acte d'autodafé s’il est  certainement provocateur, reste tout de même dans les limites des droits de tout citoyen qui brûlerait, tous les jours des journaux pour allumer son fourneau.
Il est inacceptable de sacraliser une œuvre humaine, quelques soient les adhésions des uns et des autres à son contenu. Surtout quand ce n'est pas un exemplaire unique de ces œuvres si largement répandues, qu’on pourrait les confondre avec des rebus.
L'un des livres brûlés, "la Rissala" n'est autre qu'une tentative obscure d'explication de l'exégèse de Malick Ibn Anass " Almuwata" qui lui-même n'est que le produit d'une analyse individuelle  de l'Islam.
L'autre livre " Khlil", est lui un exercice grammatical (une mise en vers des préceptes malékites) qui a pour but de faciliter la mémorisation des règles malékites. Khlil étant lui-même l'élève d'un persan du nom de Sibawayh qui avait fondé une école de grammaire arabe à Bagdad.
Doit – on rappeler que des livres considérés comme plus sacrés, dans le monde sunnite en général, comme Bokhari et Muslim sont considérés comme des falsifications par les chiites dont les représentants mauritaniens viennent de tenir leur premier congrès à Nouakchott au vu et au su de tout le monde ? Arrêtons la mascarade.
Si le malékisme est devenue une religion ou une idéologie totalitaire imposée, je le récuse et le refuse en invoquant l'esprit des guerriers de Mauritanie qui sous le leadership de Bakar El Ghoul Sultane El Arabe ont anéanti il y a déjà près de deux siècles, à Tiguint, les forces obscurantistes de Nasredine qui voulait fonder un état islamique.

 Khaled Abass , La Voix des Quartiers de Nouakchott

Déclaration: Avril 1989 – Avril 2012, 23 ans de vie dans la déportation: le drame des Noirs mauritaniens

 
Déclaration: Avril 1989 – Avril 2012, 23 ans de vie dans la déportation: le drame des Noirs mauritaniens

Vingt-trois années de souffrance et de privation de leur patrie. Tout cela, du seul fait d’un système idéologique raciste. Voici 23 ans que des femmes, des hommes, des enfants et des hommes ont été chassés de chez-eux, de leur chère patrie. Leur seul crime étant la couleur de leur peau, leur culture et leur langue.


Le 24 avril 1989 dans les villes de Nouakchott, Nouadhibou, Aleg, Boutilimit, Zouerat, Akjoujt, Atar, Kiffa, Aïoun, Guérou, Tikjikja, Moudjeria, Kaédi, Sélibaby, Maghama, Gouraye, Ould Yengé, Kankossa, Téthiane, Patoukone, entre autres des hordes bien quadrillées par une police, une gendarmerie et une armée triées sur une base à la fois raciale et ethnique s’adonnaient à une chasse à l’homme bien particulière aidé par des collaborateurs de tout bord.


En deux mois, près ou plus de 200 000 Noirs mauritaniens vont être déportés vers le Sénégal et le Mali.


Cette œuvre a été orchestrée par l'Etat, ses agents et les Nationalistes arabes et berbères.


Des milliers de Négro-mauritaniens vont être torturés, humiliés, expropriés et jetés hors de leur pays.


23 ans après, le sentiment d’injustice est toujours là, plus nauséabond, plus insidieux, plus amer. C’est cela la vie de ces centaines de milliers de Négro-mauritaniens.


En novembre 2007, des suites des journées nationales de concertation, l’Etat mauritanien avait reconnu ce grand drame et s’était empressé à rapatrier dans une impréparation totale ceux désireux de regagner leur terre dans un délai de 6 à 12 mois sans rien mettre en œuvre pour leur réinsertion.


Aujourd’hui, des 200 000 déportés, ceux qui ont survécu aux tortures et séquelles de la déportation ont repris le chemin du pays d’exil après des années de croupissement dans l’indignité la plus absolue dans des camps d'infortune. Ceux du Sénégal sont presque tous rentrés au pays après plus de deux décennies d'exil mais on parle rarement de ceux du Mali.


Nous, Collectif des organisations mauritaniennes :


- Exigeons que le retour effectué soit officialisé par des actes et le rétablissement plein et entier, de tous ceux qui sont revenus, dans leur droit et une indemnisation de tous les préjudices subis.


- Demandons à la communauté internationale d’user de tous les moyens en sa possession pour amener la Mauritanie, dès lors qu’elle a reconnue sa pleine responsabilité dans les déportations d’avril 1989, à assumer concrètement les engagements pris devant les communautés nationales et internationales


- Appelons tous nos compatriotes à un réel sursaut patriotique contre cette injustice qui n’a que trop duré.


Et disons: - Si le silence est complice, l'inaction est coupable.


Avril 2012.


Les signataires du Collectif :


AFMAF, AHME, APP, CAMME, CSDM, FLAM, GMR, IRA -France, OCVIDH, MAPROM, OTMF, PLEJ.

Communiqué:vingt trois ans déjà que le régime raciste Mauritanien du colonel Taya avait déporté


 Près de cent vingt mille (120000) négro-Mauritaniens au Sénégal et au Mali après trois jours jours de massacres organisés.Ces évènements communément appelés évènements de 1989 ont démontré le grand fossé qui a toujours existé entre les différentes communautés, à savoir les communautés noires et la communauté arabo-berbère.ce fossé s'est creusé davantage.Pendant que des citoyens Mauritaniens déportés par leur propre Etat vivaient dans des conditions misérables, le régime de Taya et ses sbires,niaient sans complexe toute présence de Mauritaniens au Sénégal et au Mali.
  En 2007, le courage du président Sidi ould cheikh A badallahi amène les autorités Mauritaniennes à reconnaître que des noirs Mauritaniens ont bien été déportés au Sénégal et au Mali.Après les journées de concertation organisée au mois de novembre 2007, le retour des déportés devait alors être envisagé conformément aux accords tripartites entre les Etats Mauritanien, Sénégalais et le HCR.
  L'arrivée du général ould Abdel Aziz au pouvoir à la suite d'un putsch ,a provoqué le recule des maigres  efforts déjà  engagés.
  Aujourd'hui, les déportés revenus sont des apatrides.Les accords tripartites ont été rangés dans les oubliettes ,ce qui donne les sentiment de trahison.La situation est critique sur tous les plans.Dans le brakna ,les déportés de retour enrôlés ne dépassent pas 1600 sur un total de plus de 8000. Ce cas est général.leurs terres sont encore entre les mains d'autres citoyens avec la totale complicité des autorités.La réintégration des anciens fonctionnaires  n'a jamais été achevée.Dans les camps ,leurs conditions sont plus misérables que quand ils vivaient dans des camps de réfugiés au Sénégal.
  Nous exigeons devant cette situation l'application des accords tripartites que l'Etat Mauritanien a signés.
  Aujourd'hui, la situation de ces déportés de retour dans leur pays laisse à désirer.Le comportement de l'Etat Mauritanien compromet davantage l'unité nationale déjà fragile si elle existait même , dans la mesure où :
 -Des citoyens voient avec impuissance leurs terres occupées par d'autres citoyens avec la bénédiction des autorités;
 -Des citoyens rencontrent ceux qui les ont déportés sur la base d'une simple accusation;
 -Des citoyens rencontrent ceux qui ont participé à la destruction de leurs villages circuler en toute impunité;
-Des citoyens rencontrent d'autres citoyens  qui sont responsable de leurs malheurs
;Des citoyens rencontrent des hommes qui ont massacré sauvagement leurs proches ou voisins;
 -Des citoyens qui ont vécu l'horreur voient leurs compatriotes comparer les noirs déportés par leur propre Etat aux Mauritaniens rapatriés par l'Etat Sénégalais
- Des citoyens se souviennent encore des propos injurieux proférés à leur égard par d'autres citoyens armés, soutenus sans condition  par un Etat raciste.
Et l'Etat Mauritanien n'a fourni aucun effort pour soulager les victimes de ces violations physiques et morales.
-C'est dans ces conditions que "touche pas à ma nationalité" affirment que les déportations de 1989 ont compromis davantage l'unité nationale.Nous exigeons que le régime raciste du général ait le courage de reconnaître ses fautes sciemment  commises et remettre les victimes dans leurs droits pour le bien de Toute la nation, par le règlement de ce problème pendant qu'il est encore temps.

                                                                                        le 28 Avril 2012
Source: Abdoul Birane Wane

Encore une conspiration ! Au secour de Biram Dah Abeid!


Depuis vendredi 20/04/2012 de nombreux messages se déversent tant dans les sites d'information ( d'idéologie?) appelant à arrêter Biram Dah Abeid, à le malmener et même à l'exécuter. Je me suis mis à me demander quelle terrible chose cet homme a-t-il faite pour susciter une si grande haine. La raison avancée par les uns et les autres serait qu'il a brûlé publiquement un livre de « vigh », c'est-à-dire un livre d'explication-interprétation du coran selon les rites de l'Imam Malik. Ce qui surprend le plus l'observateur anonyme au point d'attirer l'attention de l'esprit critique c'est surtout la diffamation qui accompagne cette propagande malsaine. En effet, les communicateurs du système esclavagiste et raciste au pouvoir en ce moment ont vite fait d'entretenir la confusion en affirmant partout que Biram avait brûlé le coran. L'objectif était clair : profiter honteusement de son geste public hautement symbolique pour anéantir définitivement l'élan de sympathie que l'activiste avait auprès de l'opinion publique mauritanienne en générale et négro-mauritanienne en particulier. Allant de la conviction que tous les Mauritaniens quelque soient leur origine raciale, régionale et ethnique sont très attachés à l'islam – bien des fois, fort hypocritement – les turéféraires du régime tapis dans l'ombre ont décidé d'isoler Biram de l'opinion nationale pour enfin réaliser leur rêve longtemps cogité : le liquider !Il faut dire qu'ils sont sur le point de réussir puisque depuis hier nombreux sont ceux qui, issus des rangs de la COD – qu'il a pourtant soutenu dernièrement en participant à leur marche – qui ont pris leur distance par rapport à lui. Pauvre homme sans défense condamné à mort avant même d'être jugé!
Essayons de voir de près l'acte au nom duquel Biram est incriminé. Brûler le livre d'un Imam fuce-t-il l'Imam Malick doit-il être assimilé à « brûler le coran » ? Auquel cas c'est la distinction sacro-sainte elle-même instituant l'islam en « sunna » (recommandé) et « farila » (obligatoire) qui devrait être remise en cause. Biensûr que non, le coran est la parole de Dieu alors que le livre de « vigh » reproduit l'interprétation faite par l'Imam Malick et d'autres prétendus errudits de l'Islam.
Des Imams qui sont des êtres humains comme vous et moi et qui, en cette qualité sont suceptibles de commettre des erreurs. Et Dieu sait que nos Imams, anciens comme présents, ont commis /commentent des erreurs monumentales. Si, comme l'affirme Biram, ils ont écrit ou continuent de diffuser que l'esclavage est une pratique inérante à l'islam – sous entendu tolérée – pourquoi Biram ne n'enverrait pas au bûcher leur livre jusqu'au dernier feuillet ? Moi aussi si je pouvais lire et comprendre de telles insanités, je les brûlerai sans état d'âme et jusqu'au dernier ! Que les Imams arrêtent d'être des menteurs, des hypocrites et des opportunistes donc des hommes injustes s'ils veulent continuer à incarner en Mauritanie cette image respectable à laquelle ils tiennent tant ! Ils voient à longueur de journée autour d'eux des pratiques esclavagistes, si ce ne sont pas eux-mêmes qui sont les esclavagistes et au lieu de s'y opposer, de les dénoncer, ils ferment les yeux ! Ils voient bien que le pouvoir dominé par leur communauté (maure) opprime les communautés noires en Mauritanie, en leur refusant le droit à l'égalité et ils n'en parlent jamais dans leur « khoutba » des vendredis. Loin de là, ils préfèrent défendre le droit des Palestitiens, des Irakiens, et autres Afghans alors que sous leurs barbes pourries, l'injustice contre les communautés noires crève les yeux.
Les autorités de la Mauritanie, à leur tête Mohamed ould Abdel Aziz, doivent savoir une bonne fois pour toute que les Nègres de services (compléxés, opportunistes et poltrons) sont morts et que sur leurs cendres est né une nouvelle génération de Négres fiers et assumant. Qu'elles ne réussiront jamais à rompre la solidarité agissantes qui lie les jeunes générations de Nègres aspirant à l'égalité ! Qu'elles se trompent de croire que nous abandonnerons Biram à la vindicte haineuse de ces néoislamistes qui ne croient en rien du tout et profitent de toutes les occasions pour conforter leur position d'hégémonie.
J'appelle donc tous les vrais patriotes, tous ceux qui, en temps soi peu, croient à la justice à se dresser pour arracher Biram des mains de ses oppresseurs, de nos oppreseurs ! Dans ce nouveau combat, l'IRA et le collectif Touche pas à ma Ntionalité doivent coordonner pour en constituer le noyau de propulsion.
Alors combattants pour l'égalité en Mauritanie, à vos armes !
Mamadou Kalidou BA Nouakchott le 29/04/2012

IRA – Mauritanie:Communiqué de Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste Section-Europe



Le régime mauritanien passe á l’action pour éliminer Mr. Biram Dah Abeid, président de IRA Mauritanie
Après avoir cherché, en vain, par tous les moyens á trouver des preuves pour arrêter et stopper la montée du Leader Biram Dah Abeid et son mouvement abolitionniste,
Après avoir monté de toutes pièces des perturbations du mouvement abolitionniste par dissidences  d’activistes  fantômes,
Après avoir tenté des attentats pour éliminer physiquement le leader abolitionnistes,
Voila que le régime mauritanien, sous les ordres de son Général putschiste, passe á l’action dans son projet d’élimination de Mr Biram Dah Abeid, avec la bénédiction de tares de la féodalité esclavagiste.
Ainsi, le régime use de ses medias, de ses services de renseignement et de ses pseudos partis politiques pour orchestrer une champagne médiatique contre le mouvement abolitionniste et son Président Mr. Biram Dah Abeid pour avoir organiser et exécuter publiquement une  action de protestation et de rejet de certains livres source pour la légalité religieuse de l’esclavage en Mauritanie.
Tard dans la nuit, des unités de la police antiémeute, après avoir effectué une descente musclée sur son domicile faisant usage de bombe lacrymogènes, ont arrêté, à Riyadh, Biram Ould Abeid, président de l’Initiative abolitionniste (IRA) et deux membres de sa garde rapprochée, Mr Abidine Ould Mattallah et Mr Yacoub Diarra.
La police avait auparavant verrouillé toutes les rues voisines de la maison de Ould Abeid, avant d’arrêter ce dernier, en compagnie de ses gardes de corps dans une autre maison du même quartier, où ils s’étaient soustraits.
Rappelons qu’il y a pas plus de deux semaines, les medias du pays ont diffusé le contenu d’une conférence dispensée par l’imam Saoudien de la ville de Médine, un prêcheur répondant au nom de Saleh Ben Awad Ben Saleh Elmaghamsy, en sa qualité d’érudit (Faquih). Le conférencier a lancé un appel « solennel » aux Saoudiens et, à travers eux, à tous les musulmans du Golfe pour les inciter à venir acheter les esclaves qui sont disponibles en abondance en Mauritanie ; ce faisant, les volontaires, selon lui, se purifieront pour mieux expier leurs pêchés. Ces propos insultent et blessent, dans sa mémoire, les Hratin, majorité relative de la population. Ainsi la conférence rappelle et prouve la persistance de l’esclavage en Mauritanie.
La Section Europe de l’Initiative de Résurgence du mouvement abolitionniste (Ira) s’insurge contre l’arrestation de son  Leader  et ses compagnons.
En outre, IRA Europe lance un  appel à  tous les partenaires nationaux et internationaux à agir de leurs forces pour secourir les activistes de droits de l’homme.
Nous réaffirmons aussi, toute notre détermination à  agir et continuer sans retenue, pour abolir le code de l’esclavage, ce code noir local que renferme la version mauritanienne de la Charia islamique, de rite  malékite, toujours en vigueur dans nos lois et inscrite comme unique source de droit au Préambule de la Constitution !
IRA Mauritanie, Section Europe
Allemagne, Aachen,  Le 29avril 2012


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