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mercredi 9 septembre 2015

Le choque moral et psychologique qu’a provoqué l’administrateur Civil Gaye El-Hadj chez les militants des droits humains.

Mes aveux face à la réponse de l'adjoint au gouverneur Oulata en 1988 à l’adresse du lieutenant Boye Alassane Harouna à propos de son livre « j’étais à Oulata », Mr Gaye Elhadj qui se présente comme administrateur civil compétent irréprochable.

J'avoue qu'il nous a profondément choqués sur le fait d'avoir pris la pitoyable décision d'envoyer le détenu feu Teen Youssouf Guèye dans une cellule au lieu vers un centre hospitalier sous prétexte que le prisonnier était en attente d'un avion « médicalisé » pour être évacué vers Nouakchott alors que Teen ne pouvait même plus se tenir debout et la parole se libère difficilement au bout de ses lèvres.

De son propre témoignage où il s'enorgueillit presque d'être le dernier à avoir entendu les derniers mots de feu Teen Youssouf Gueye vivant à bout de souffle deysane en le déposant au fond d'une cellule noire l'enterrant vivant ,Mr Gaye El-Hadj a décrit parfaitement l'immortalité dans la cruauté abjecte de nos administrateurs civils ou militaires face aux détenus qui souffrent depuis la nuit du temps à nos jours.

C'est exactement la même situation qui prévaut actuellement avec la même attitude que rencontrent les détenus : Djiby Sow, Biram Dah Ould Abeid et Brahim Ould Bilal en 2015 que l'administration pénitentiaire, le gouverneur, le préfet, le procureur en remontant vers la haute hiérarchie ministère de la justice, ministère de l’intérieur jusqu'à la présidence adoptent à nos jours sans avoir changé d’un iota.

Gaye Elhadj n'a fait qu'une infime révélation par rapport à la cruauté barbare des autorités mauritaniennes. Avant son transfert vers le bagne d'Aleg, Biram Dah Abeid me disait que les autorités mauritaniennes s'occupent mieux de leur bétail que les personnes qu'elles envoient injustement en prison.

Nous voilà bien édifiés par Gaye El-Hadj en temps réel sur le sort qu'on réserve aux détenus d'opinion en Mauritanie qu'on laisse mourir en les privant des soins. Quelle cruauté mon Dieu?

Le pire est que ces gens se prennent comme des musulmans pieux irréprochables qu'on doit vénérer à n'importe quel instant. Des musulmans qui privent des détenus qu'on accuse à tort même des soins les laissant mourir comme des bêtes de somme sans sourciller et ils se défendent d'avoir accomplis fièrement leur mission haut la main dans l'espoir de progresser rapidement vers d'autres postes de responsabilités  plus importants.

Ouf n'est-ce pas terrifiant? Ce n'est pas pour rien que l'état refuse que toute la lumière soit faite sur le génocide entre 1989 et 1992 pour protéger les gros bonnets responsables.


Diko hanoune

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