Translate

samedi 5 novembre 2011

Aid El Kebir, jour de Souffrance pour des Milliers d’esclaves en Mauritanie.




« Aichetou , une vie d’esclave : travail sans salaire, châtiments corporels et traites sur mineurs, séparation forcée des parents et enfants et scolarité en péril. Après la blessure de Moyna, nous avons voulu quitter nos maitres, nous avons même tenter d’aller nous plaindre à la police mais nos maitres, aidés par leurs voisins, ont retenu et caché ma fille, Moyna, qui est blessée et dont je voulais montrer la blessure à la police, mais tous les voisins ont soutenu mes maitres, il ont dit que c’est ignoble et immoral que je porte plainte contre nos maitres . J’ai laissé tomber sans être convaincue mais, désespérée….. » 



Aid El Kebir, jour de Souffrance pour des
Milliers d’esclaves en Mauritanie.
 Ils travailleront jusqu’à l’épuisement pour
 Servir les maîtres et leurs hôtes.
Esclave Maure, tu as un corps puissant,
Des bras d'acier,
Des jambes robustes
Et une force incomparable.
Tu gagneras la liberté.

Et voilà le jour le plus long pour les esclaves.
Jour de Fête, jour de terreur, de fatigue pendant
Que les maitres se régalent de votre cuisine,  celle que vous n’avez même pas eu le droit  de gouter ni déguster.
Si maltraités par leurs maîtres, ils finiront par
Se fondre comme du beurre dans la cuisine
Combien d’entre eux sont  fouettés ce jour de fête ?
Ils sont Attachés à leur misère par la religion, les coutumes
Et l’ignorance.
L’esclave se lève le matin
Avec son pauvre corps fatigué
La fatigue pèse plus lourde que son poids et les
Outrages qui se succèdent du levé au couché du soleil
De ce jour de fête.
Usé par les fouets, brimades, il n'a plus de
Forces. Il Crie, ce n'est rien Maitre!
Faire sa vie autrement, Ronge son cœur
Amour et paix viendront peut être un jour,
Crions "liberté" nous tous, pour les
Esclaves
Esclaves, levez-vous tous !
Sous toutes ces injustices vos
Cœurs souffrent et saignent
La souffrance est pénible
Amour et paix ont disparu, posez
vous la question,
Serons-nous libres un jour,
Nous les esclaves ?

Les Esclaves sont des hommes.
Ils ont une âme qui brule de souffrance.
Ils Sont traités comme des chiens
Car les maures ne les aiment pas
Ô les maures, ces noirs que vous maltraitez,
Sont plus courageux que vous tous.
Arrêtez vos  coups de fouets.
Vengeance sera faite un jour.
Arrêtez, arrêtez de les battre.
Pourquoi tant de misère ?
Pourquoi tant de haine ?
Pourquoi tant de méchanceté ?
Qu'ont-ils fait    de mal pour mériter
Un tel châtiment?
Je vous pose ces questions
A vous les maures blancs,
Vous qui êtes les maîtres
De la cruauté envers les esclaves ?
Vous pouvez les fouetter
Vous pouvez les maltraiter
Même les tuer
Mais nous n'abandonnerons
Jamais notre combat contre l’esclavage
Car nous nous battrons jusqu'au bout
contre vous, parce que vous avez enlevé
 ce qui est de plus cher en nous,
 Notre LIBERTÉ.

Liberté, liberté, Liberté pour les esclaves.

Diko hanoune



Boolumabl.org : Meilleurs vœux à nos lecteurs et à tout Musulman !(Njuulee mo wuuri)



Boolumabl.org : Meilleurs vœux à nos lecteurs et  à tout Musulman !(Njuulee mo wuuri)
A l'occasion de l'Aid El Adha El Moubarek, au nom de toute l’équipe boolumbal.org et au nom de son administrateur en l'occurrence, Mr Abou Sarr, nous souhaitons a tous nos lecteurs, lectrices et à toute la presse,
Que cette fête soit l'occasion, éventuellement, de la consolidation de la réconciliation entre nos peuples, de la paix, de la fraternité, du pardon de nos péchés et de nos paroles et actes inconscients et involontaires. Que cette fête, soit aussi, une occasion pour nous rappeler, nos obligations et nos devoirs à l'égard de notre liberté et notre développement ,mais aussi à l’égard des malades, handicapés, personnes âgées, pauvres sans familles, et ceux qui souffrent de maux et de fléaux.

Allah, nous guide, nous protège des dérives et des dépassements, qu'il nous accorde sa Grâce Divine et qu'il pardonne nos péchés, IL est le Clément, le Miséricordieux.
A cette heureuse occasion, il nous est agréable de vous présenter, à tous les musulmans à travers le monde, et à tous nos lecteurs, nos vifs remerciements pour l’attention portée à boolumbal.org.

Njuulee mo wuuri!
E innde haralleeɓe boolumbal.org,e innde gardiiɗo ɗum oo hono :Abuu Saar,amin mbiya on, njuulee mo wuuri.
E tawtoreede en hikka juulde,eden ñaago bajjo,yoo wanan en fartaŋnge jokkundiral,beldal hakkunde leƴƴi men,jam e neema,o yaafoo en kala e bakatuuji men.
Yoo wallu en e anndude e wadde foddeeji men faade e daranaade dimɗugol e ɓamtaare leƴƴi leydi men.Kono kadi faade e ɓe cellaani,woofɗuɓe,nayeeɓe,waasɓe,teelɓe,ñawɓe e ɓe musiibaaji mboomi.
Yoo Geno ɗow en,o suura en e goofi,o rokka en sagooji men,o taasa en e annoore makko,ko kaŋko woni jurmotooɗo,jaafotooɗo.
Boolumbal.org,ina yetta yiɗɓe mum e kala ɗo juulɗo waawi wonnde e dow laral leydi ngal.

L'équipe boolumbal.org
Goomu Heralleeɓe boolumbal.org

LES VŒUX DU PRÉSIDENT DE L'OCVIDH A TOUS



LES VŒUX DU PRÉSIDENT DE L'OCVIDH  A TOUS
.C'est l'occasion pour la direction de l'OCVIDH ,de vous souhaiter ses vœux les plus sincères à la célébration d'AL ID EL Kébir ou fête de Tabaski en une période assez trouble dans notre pays.
Que nos sacrifices et efforts ne soient pas vains et qu'ils soient enfin une solution pour la paix, la concorde et l'unité nationale dans une Mauritanie réconciliée avec tous ses fils débarrassée de l'esclavage et du racisme.
Qu'Allah le tout puissant le clément et miséricordieux accorde son saint paradis à tous nos martyrs qui ont payé de leur vie pour la justice, l'égalité et contre d'autres tares qui sapent profondément la cohésion nationale qui sont le racisme d'état et l'esclavage en Mauritanie .
Que l'année nouvelle soit meilleure et qu'elle soit l'année de la véritable réconciliation nationale sans démagogie aucune avec à la clef la justice pour tous les citoyens meurtrie et abusée par des décennies d'injustice.
L'OCVIDH, consciente des enjeux nationaux et internationaux, face à une famine qui guette nos populations du fait d'un déficit pluviométrique chaotique et face à une crise internationale dont les conséquences seront incalculables pour le pays du sud,jouera son rôle à coté du peuple Mauritanien abusé,qui, même pendant les périodes fastes et d’opulences , les démunis sont livrés à eux même sans assistance dans l’indifférence totale du pouvoir public.
Elle demande à nos militants de rester mobilisés, soudés et solidaires des populations restées à l'intérieur du pays afin de soulager et d'atténuer autant que faire ce peu leurs souffrances au quotidien.
A tous les musulmans bonne fête et bon rétablissement à tous ceux qui souffrent de maladie ou de manquement quelconque" Que le maître des cieux exhausse nos vœux. "Aamiin"


Pour le bureau exécutif de l'OCVIDH
Le Président:Diagana Mamadou Youssouf
Site: www.ocvidh.org,mail ,ocvidh001@wanadoo.fr

vendredi 4 novembre 2011

"La blessure de l'esclavage" d'Ousmane Diagana. (Intégral)




"La blessure de l'esclavage" d'Ousmane Diagana. (Intégral)

1er prix du film international lors de la dernière édition du SENAF, "la blessure de l'esclavage" raconte l'amour impossible entre une enfant d'esclaves soninkés, et le fils d'une famille noble et maraboutique, au sommet de la société soninké. Par le prisme de cette histoire, on (re)découvre, une société étroitement hiérarchisée, "très inégalitaire et esclavagiste" selon les propres termes de l'auteur, Ousmane Diagana.

jeudi 3 novembre 2011

Justice: Quand Kadiata Malick Diallo évoque les détentions arbitraires à l'Assemblée nationale



Entre les interventions de l'exécutif dans l'affaire dite de la drogue, du cas Ould Dadde, et bien d'autres, de plus en plus de députés, dont Kadiata Malick Diallo dans cette vidéo, s'inquiètent des cas de détentions arbitraires de plus en plus dénoncés. Elle s'en prend vivement au ministre de la Justice Abidine Ould Kheir, à qui elle demande des explications sur la question.

Ce que je pense du président de l’IRA Biram Ould Dah Ould Abeid

Birame Ould Dah Ould Abeid, président de l'IRA-Mauritanie
La rencontre du président de l’IRA Monsieur Biram ould dah ould Abeid, lors de sa conférence tenue durant son séjour à Washington, nous a permis de mieux le connaitre.
Contrairement au cyclone d’allégations médiatisées qui ont toujours tendance à nuire à sa personne en l’incriminant d’incitateur à la violence et à la guerre civile, j’ai découvert une personne qui porte un message plein de vérités.
La force de ce message porte aux réflexions les plus profondes. Sa  théorie dans le combat pour la conquête de la justice, les possibilités d’émancipation contre les inégalités ethniques et sociales et l’éradication du phénomène de l’esclavage, aide l’interlocuteur à ouvrir son esprit aux réalités sociales, politiques et économiques du pays.
Les rideaux sont, alors, tombés avec sa démarche pour la déconstruction nécessaire du système des valeurs, sa façon de toucher directement aux sujets tabous.
Je juge nécessaire de rectifier le tir avant qu’il ne soit trop tard. Les inégalités et les disparités inconcevables et inadmissibles dont est  victime la communauté hratine a la quelle j’appartiens, sont aussi flagrantes qu’on ne saurait plus garder silence.
Nul n’ignore que l’accès aux promotions et aux fonctions de l’Etat, comme aussi aux richesses du pays, ne relève pas de critères limpides permettant à toutes les composantes d’avoir les mêmes chances, dont la finalité serait de faire respecter la dignité de chacun et d’organiser le bien commun au profit de tous.
Nous avons subi toute sorte d’injustice et de discrimination a grande échelle, et tolérer notre confinement aux besognes laborieuses et parmi les plus dégradantes car, Les promotions restent déterminées selon un système de propension marginaliste, népotiste et tribaliste fortement enraciné dans notre pays. Ce qui provoque l’enrichissement et l’ascension notoires d’une partie de la communauté, la paupérisation et la rétrogradation d’une autre, considérée comme basse classe.
 C’est dans cet esprit que le président de l’ira oriente quelques rayons de sa lutte qu’il prône pacifique et inébranlable, la quelle, un jour fera croiser les chemins de tous ceux qui aspirent aux idéaux de la liberté,  de justice et de démocratie ; une défense inflexible se constituera contre toutes les formes d’oppression liées a l’esclavage et a l’injustice sociale pour une action collective qui permettra d’obtenir, notamment grâce à un rapport de force plus favorable, la correction de ces injustices.
La Mauritanie a une superficie qui fait deux fois la France et l’on continue à parler d’expropriation de terrains, des sans abri et des kebbas. La Mauritanie est pleine de ressources naturelles alors que la pauvreté s’accentue de jour au jour.
Enfin la Mauritanie a besoin de tous ses fils en dehors de toute autre considération d’ordre politique ou sociale, en dehors du principe de deux poids deux mesures qui ne servira pas notre pays car c’est juste un moyen d’exclusion et d’anéantissement de compétences nationales.
Ahmed Ould Jafar depuis Washington DC (USA)
Source:www.info2larue.wordpress.com

mercredi 2 novembre 2011

PÉTITION au Général Mohamed Ould Abdel Aziz

PÉTITION au Général Mohamed Ould Abdel Aziz
Président de la République islamique de Mauritanie
pour la Journée des droits humains du 10 décembre 2011







Monsieur le Président,

Nous, soussignés, vous adressons notre inquiétude concernant les violations des droits humains fondamentaux dont une frange de la population mauritanienne, tenue en esclavage, est victime et demandons par conséquent au gouvernement mauritanien de :
lever toutes les interdictions qui frappent les organisations de lutte contre l'es-clavage et cesser la diabolisation et la répression des activistes anti-esclavagistes ; mettre en place une institution nationale chargée de lutter efficacement contre l’esclavage ; amender la loi mauritanienne de 2007 pénalisant l’esclavage afin de définir plus précisément la notion d’esclavage et de permettre aux ONG d’ester en justice au nom des victimes. Cette loi doit être appliquée efficacement et doit permettre de mettre fin à l’impunité des maîtres ; former les policiers à agir d’une manière adéquate face à une allégation de cas d’esclavage et à prendre les victimes dignement en charge ; mettre en place une campagne de prévention pour informer les esclaves de leurs droits et des différents programmes qui existent, ainsi que pour informer les maîtres des peines encourues ; fournir aux esclaves ayant fui ou ayant été libérés une assistance d’urgence, no-tamment un logement et une assistance juridique ; mettre en place des programmes socioéconomiques pour aider les anciens es-claves à une réinsertion sociale.
Nom, Prénom
Adresse
Signature
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
ACAT-Suisse Pétition Mauritanie – 10 décembre 2011
ACAT-Suisse
Speichergasse 29, CP 5011
CH-3001 Berne
Tél. +41 (0)31 312 20 44
Fax +41 (0)31 312 58 11
info@acat.ch - www.acat.ch
CCP: 12-39693-7

Merci de votre don ou collecte !
Pour que l’esclavage cesse en Mauritanie !
Selon les Nations unies, l’esclavage en Mauritanie existe depuis de nombreux siècles. Aujourd’hui encore, il se perpétue sans réelle volonté du gouvernement de l’éradiquer malgré son abolition officielle en 1980 et sa pénalisation en 2007. Gulnara Shahinian, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les formes contemporaines d’esclavage, s’est mon-trée profondément préoccupée après avoir visité la République islamique de Maurita-nie en novembre 2009. Elle a déclaré que l’esclavage existe encore de facto et qu’il est pratiqué sous des formes très graves au sein de la société mauritanienne. Ce sys-tème prive les individus concernés de leurs droits fondamentaux en les réduisant au rang de possession. Il est fondé sur l’ascendance et concerne 20% de la population ou des centaines de milliers d’hommes et de femmes noirs, mais aussi des enfants, lesquels sont particulièrement exposés aux abus physiques et sexuels.
Les Haratines ou anciens esclaves, formant plus du 50% des Mauritaniens, continuent de faire l’objet de discrimination, qu’ils aient été affranchis ou se soient enfuis. Ils survi-vent dans des campements d’anciens esclaves ou dans des bidonvilles sans réels moyens de subsistance. L’absence de ressources, l’analphabétisme de ces populations et la discrimination dont ils sont victimes empêchent leur réinsertion au sein de la socié-té mauritanienne.
Par ailleurs, le coup d’État militaire du 6 août 2008 qui a porté le général Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir a mis fin à l’éphémère intermède démocratique qu'a connu la Mau-ritanie. La position du pouvoir s'est caractérisée par une régression concernant la lutte contre l'esclavage, qui s'est manifestée surtout par la répression des mouvements et des activistes anti-esclavagistes. Notons ici l’interdiction officielle de l’ONG IRA-Mauritanie (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie), ainsi que l’arrestation, la torture, le jugement et la condamnation de ses dirigeants à des peines de prison en janvier 2011.
Sur le plan international, la Mauritanie a pourtant ratifié de nombreux instruments lé-gaux pour lutter contre l’esclavage, notamment les deux pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques, et aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966 ainsi que la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimi-nation raciale de 1965 et la Convention supplémentaire relative à l’abolition de l’esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l’esclavage de 1956. Au niveau national, la Mauritanie a également pris des mesures, notamment en pénalisant l’esclavage par une loi de 2007. Malheureusement, depuis la mise en place de cette loi, aucun procès n’a pu aboutir. Cette loi doit être amendée afin d’offrir une définition plus précise de l’esclavage et doit également permettre aux ONG d’ester en justice au nom des victimes de l’esclavage.
Au vu de cette situation, l’ACAT-Suisse et tous les signataires exhortent le Président de la République islamique de Mauritanie à entreprendre des efforts énergiques pour abolir l’esclavage, conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme et à la loi mauritanienne de 2007. Cette loi pénalisant l’esclavage doit être appliquée sérieu-sement et une assistance doit être fournie aux esclaves pour les aider à se réinsérer dans la société.
Merci de renvoyer cette pétition d’ici au 22 janvier 2012 à :
ACAT-Suisse, Journée des droits humains, Case postale 5011, 3001 Berne
Toute personne, quels que soient son âge et sa nationalité, peut signer la pétition.
Contact :nfo@acat.ch

mardi 1 novembre 2011

Les Occidentaux sont ils comptables de la situation des noirs en Mauritanie?


El Hussein Dieng, SG de l’IRA-Mauritanie sur le verdict prononcé contre ses camarades :
 
Au regard des relations séculaires qui lient la Mauritanie aux pays occidentaux et à leurs peuples eu égard à la situation dégradante des noirs en Mauritanie, il y'a lieu de poser cette question sur la place publique pour rappeler les responsabilités des uns et des autres devant l'histoire.
 
En effet, en abordant cette question, on ne peut s'empêcher des questions qui dérangent mais qui permettent de mieux appréhender le sujet afin de tirer les enseignements.
 
Celles çi devraient aider à mieux élucider cette interrogation qui taraude tous les esprits des observateurs nationaux et internationaux avertis épris de paix et de justice.
 
Certains Occidentaux sont considérés en partie responsable de la situation déplorable qui prévaut dans le pays car sous couvert du manteau de la coopération bilatérale et multilatérale, ils taisent (Esclavage, Epuration ethnique pour ne pas dire Enrôlement, Racisme d'Etat, Complicité, complaisance, Corruption, Trafic de drogue, Endoctrinement, Escroquerie, Hypocrisie, détournement des fonds d'appui au développement et l'accaparement par une communauté des biens du pays).
 
Leur soumission parfois sans scrupules à tous les régimes successifs pour la préservation de leurs avantages acquis au nom de la coopération bilatérale et multulatérale en font d’eux de vrais émissaires de la FrançAfrique, plutôt que de porteurs de projets pouvant apporter contribution à l'égalité entre les communautés ou la justice, la cohésion sociale et la stabilité. L’histoire de cette relation entre la Mauritanie et l'occident nous enseigne que beaucoup d'eau a coulé sous le pont au détriment d'une population innocente.
 
C’est le lieu de saluer la liberté d’esprit et d’action de certains occidentaux qui ont préféré plier bagages et retourner chez eux au lieu de sacrifier la vérité.
 
Que de choses se sont parfois tues au nom de la raison d'Etat!
 
Certains  occidentaux sont ils enfin complices directs ou indirects des calvaires que vivent les noirs en Mauritanie?
 
Les institutions internationales ne ferment t-elles pas les yeux sur les questions soulevées plus en haut?
 
Posent elles les questions de fonds?
 
Ne sont –elles pas partie prenante du racisme d'Etat érigé en système depuis l'indépendance?
 
Le devoir de réserve signifie t-il complicité?
 
Les plans d'aide des partenaires au développement offerts dans des contextes de contestation nationale (morts d'hommes et autres) ne consiste-il pas à encourager le régime et éventuellement une communauté?
 
Quelle est la part de responsabilité des occidentaux dans le maintien d'un régime qui exclut sans le dire une communauté au détriment d'une autre?
 
Les occidentaux soufflent ils le chaud et le froid en Mauritanie?
 
Sont ils seulement obnubilés par leurs intérêts stratégiques?
 
Défendent-ils réellement la démocratie et les droits de l'homme en Mauritanie?
 
Dénoncent-ils les dérives du régime et comment?
 
Les occidentaux sont ils devenus enfin corruptibles à Nouakchott jusqu'à monnayer leurs principes de valeurs?
 
S'il est difficile de généraliser ce cas précis pour tous les occidentaux présents en Mauritanie et d'autres qui veillent sur les centres de décision, force est de comprendre que le noir (H'ratin et négro-Africain) d'une manière générale se pose chaque jour que Dieu fait cette panoplie de questions pour mieux comprendre.
 
Ainsi, il est connu de tous que les occidentaux sont les chantres de la défense de la démocratie et des droits de l'homme. Ils ont eu l'occasion de le prouver partout ou ils ont constaté la domination d'une communauté sur une autre d'une manière abusive et là aussi ou les droits de l'homme sont bafoués.
 
Dans le cas précis de la Mauritanie, même celui qui vient d'arriver hier à Nouakchott peut constates les grandes différences qui existent entre le noir et l'arabo-berbere à fortiori d'un occidental qui a organisé et assisté au partage de l'Afrique.
 
La cohabitation entre le noir et l'arabo-berbere n'existe pas pour ne pas dire qu'elle est nulle car c'est une relation de méfiance qui est sous entendue par un Etat qui préfère privilégier (silence) la communauté beïdane considérant les autres d'esclaves et d'étrangers.
 
L'Etat étant muet sur la cohabitation parce que considérant que le temps est la solution,  ne veut rien entreprendre dans ce cadre car justifiant dans les rencontres à Nouakchott comme à l'extérieur qu'en Mauritanie tout se passe bien dans le meilleur des mondes possibles.
 
Comment admettre qu'une communauté minoritaire (15%) derrière les soninkés après les H'ratins et les Hal pulhars puisse s'accaparer des pouvoirs sécuritaire, politique et socio- économique au nez et à la barbe d'une communauté internationale aussi silencieuse que jamais?
 
L'accaparement s'explique t-il par la complicité occidentale?
 
Les chancelleries sont chaque jour soumises en dehors du système de renseignement à des lettres les informant avec preuve à l'appui des cas flagrants (esclavagisme, exploitation abusive, expropriation de biens et tant d'autres actes qu'on ne peut citer ici). Rien n'est constaté comme action pour dire le contraire.
 
Le Forum des organisations des droits de l'homme (FONADH) en rapport avec d'autres organisations avaient adressé des correspondances à l'ensemble des chancelleries et partenaires au développement avant le chantier d'enrôlement avertissant des dérives du système. Ces ambassades n'avaient point réagi considérant certainement que c'est une sauce mauritanienne.  Mais de la sauce Mauritanienne dépend la stabilité du pays qui peut être secouée à tout moment.
 
La mort du jeune Lamine Mangane, la situation des blessés et les pertes occasionnées dans le cadre de la contestation de cet enrôlement n'a suscité aucune dénonciation encore moins, un communiqué déplorant cet état de fait des représentations diplomatiques. Les cas d'esclaves avérés qui font la une dans les colonnes de la presse chaque jour sont révélateurs de la mauvaise volonté de l'Etat à mettre en place une commission représentative avec les partenaires au développement pour enrayer cette question qui fait  honte et nuit l'image du pays au lieu de le nier.
 
Ce silence est mal compris et ne se justifie aucunement. Le pouvoir en place de Nouakchott ne peut justifier aussi cet accaparement qui est devenu de trop.
 
Rien ne diffère la Mauritanie du Soudan et de la Libye ou la domination des uns sur les autres est à l'origine de plusieurs négociations qui ont abouti pour le premier à la création d'un nouvel Etat (194 ème) et de la mise à terme du régime de Khadafi jugé de despote.
 
Les occidentaux attendent ils le pire en Mauritanie pour recoller les morceaux comme c'est le cas souvent dans d'autres régions?
 
Il n'est pas rare de voir un parmi eux décoré en fin de mission et parfois même arrosé de cadeaux pour avoir accompli une sale besogne ou avoir manqué de dire la vérité à un moment opportun.
 
Certains sont silencieux jusqu'aux os sur les injustices qui sont affligées aux noirs malgré les multiples témoignages dont ils s'assurent même de la véracité des faits.
 
Le noir, s'il ne prend pas pour beaucoup comptable l'occidental de sa situation, il le ressent profondément car il vit les mêmes injustices que la communauté internationale combat sous d'autres cieux.
 
Loin de penser maintenant ou de vouloir dire que les occidentaux doivent déboulonner les arabo-berberes au profit des noirs en Mauritanie, l'idée est d'amener les occidentaux à mesurer leur responsabilité dans les pratiques de tous les jours en tant que partenaire au développement. Il ne s'agit pas à ce niveau d'immixtion dans les affaires intérieures d'un Etat mais plutôt d'une coopération qui doit être basée sur le respect de certaines valeurs fondamentales d'un régime de droit. C'est fini dit-on la FrançAfrique?
 
Alors la langue de bois doit être combattue surtout dans un monde marqué aujourd'hui par de profondes mutations qui sont en train de redessiner les relations internationales.
 
Cette question qui est soulevée aujourd'hui restera à jamais parmi les questions nationales jugées tabous et qui doivent faire l'objet de débat pour mettre tous devant leur responsabilité. Cette problématique figure en bonne partie de celles que les hommes libres de ce pays poseront sur la place publique d'ici et d'ailleurs.
 
Les noirs sont très mal à l'aise dans ce pays car soumis à un régime qui les exclut et les affaiblit chaque jour, ils sont soumis à un sort qu'ils ne méritent pas. Chaque plan d'aide des occidentaux vient (signature de convention dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale) creuser davantage le hiatus qui existe entre les deux communautés au profit de la communauté au pouvoir. Ceci n'est un secret pour personne.
 
Il est temps que les représentations diplomatiques, les institutions internationales et autres en place à Nouakchott crèvent l'abcès et rompent définitivement avec la langue de bois pour jouer le rôle réel qui les est dévolu de partenaire au développement en disant la vérité au bénéfice de la démocratie et des droits de l'homme.
 
L'attitude des Ambassadeurs Américain et Français en Syrie est tout à fait édifiante et montre que certains Occidentaux savent interpeller et dire la vérité quand ils le veulent.
 
Jusqu'où peut nous mener maintenant une telle situation?
 
Jusqu’à quand les Occidentaux observeront t-ils cet accaparement du pouvoir?
 
Mr El Hussein DIENG
Contacts:3630 20 03/46 70 47 57
Email:ipt2003@yahoo.fr

Mauritanie : scandaleuse mutation d’un commandant gendarme présumé criminel.


Au moment où le premier ministre mauritanien Ould Laghdaf installe la commission de suivi des accords du dialogue « national » à Nouakchott ce début de semaine, le commandant gendarme de la brigade de Maghama qui avait donné l’ordre de tirer sur la foule lors de la manifestation du mouvement « Touche pas à Ma Nationalité » le 27 septembre dernier est muté dans une autre ville à Djiguéni à l’Est de la Mauritanie. Ces tirs avaient causé la mort du jeune Lamine Mangane.

Pour les observateurs cette décision interne de la gendarmerie qui vise à éloigner le principal présumé criminel du jeune Lamine Mangane des poursuites judiciaires en cours est un scandale de la république et aggrave ainsi la situation dans le pays.

Assez en tout cas pour que les mauritaniens de la diaspora et la société civile mauritanienne s’indignent. Aux yeux des populations c’est un camouflet cuisant pour le président de tous les mauritaniens.

Bizarrement cette mutation coïncide avec l’installation ce début de semaine à Nouakchott de la commission de suivi des accords du dialogue « national » par le premier ministre Ould Laghdaf. Dans ce contexte de désir de changement c’est la crédibilité du régime de Ould Aziz qui prend encore un coup. Le citoyen ne s’y retrouve plus. D’un côté les autorités de Nouakchott font croire que des lois existent. Et de l’autre, les présumés coupables ne sont pas traduits devant la justice c'est-à-dire que les lois ne sont pas appliquées.

Deux poids deux mesures qui suscitent beaucoup d’interrogations. Malheureusement cette impunité est légion dans un pays où les institutions sont toujours instables et renvoie une triste image de la justice mauritanienne. Des manifestants pacifiques qui dénoncent des pratiques discriminatoires observées à l’encontre des noirs dans le cadre d’un enrôlement des populations. Des milliers de noirs déportés au Sénégal et au Mali dont près de la moitié rentrés officiellement au bercail sans papiers et sans domicile fixe.

Des militaires noirs exécutés lâchement pour célébrer la fête de l’indépendance. Les trois faits sont importants puisqu’il s’agit de mort d’homme et de souffrance humaine. Mais les deux derniers cas sont plus tragiques et font référence aux évènements douloureux de 89 à 91 et dénotent encore une fois l’absence d’Etat de droit en Mauritanie. Il ne s’agit pas de faire revenir la société mauritanienne à des injustices du passé par crainte du chaos et au nom de la réconciliation nationale.

Mais cette inquiétude légitime des victimes et le dernier scandale de la mutation du commandant présumé coupable doivent plutôt nourrir le gouvernement à rechercher des moyens pour faire preuve de justice et d’égalité dans un pays qui a trop souffert de ses divisions et de ses dirigeants car les droits de la personne quelle que soit son origine,sa couleur de peau ne doivent sous aucun prétexte être malmenés.

En clair, le commandant de région s’en est tiré avec une simple disqualification. Une vieille méthode de camouflage pratiquée quasiment par tous les régimes précédents. En la reprenant à son propre compte le gouvernement de Ould Laghdaf menace la vie et la liberté des citoyens. Dans une perspective de bonne gouvernance le respect de la justice est essentiel pour le bon fonctionnement de la société.

Reste à savoir à quel degré cette affaire qui semble être classée frustre l’opposition qui avait pourtant demandé une enquête judiciaire sur le meurtre du jeune Mangane pour punir les coupables. Aujourd’hui plus que jamais divisée elle doit aller jusqu’au bout de sa conviction pour le respect de la constitution surtout en matière de manifestations libres.

Un cheval de bataille qui n’a pas reçu apparemment un écho favorable des pouvoirs publics. Les maigres résultats du dialogue politique ne font que traduire cette difficulté. En l’état actuel des choses, l’absence d’action concrète serait interprétée comme une impuissance de l’opposition voire une complicité. Pour rester crédible, elle devra engager un bras de fer. Et certains signes ne trompent pas, des lois iniques et des politiques néfastes. De quoi se refaire une santé


Rencontre de la diaspora Mauritanienne le 12 Novembre à bourse du travail de Massy





NB:Par le souci d'union et d’efficacité pour mieux sensibiliser ensemble  la jeunesse de la diaspora Mauritanienne sur la situation qui prévaut  au pays,il a été convenu entre le président de l' IMEJ et celui de l'OCVIDH, d'organiser cette journée   du 12 novembre 2011  conjointement  entre les deux organisations  en total  partenariat et en toute intelligence  à partir de 14 heures à Massy.Les conférences sont ouvertes à tous sans exclusive.


Premier conférencier :

M. Sao  Ousmane: Chercheur en sociologie du centre Européen Préhistorique de Tautavel



Premier Thème
 : La place de la jeunesse dans la société mauritanienne. Quelles perspectives pour l'avenir?




  Mamadou Kalidou BA, Président de l’Initiative Mauritanienne pour l’Egalité et la Justice (IMEJ)

Nous  présentera le Deuxiéme  thème  sur:

La cohabitation en Mauritanie : problèmes et esquisse de solutions

 

M. BA nous parlera, par ailleurs du collectif « Touche pas à ma nationalité » et de la dynamique de contestation qu’ils ont mis en branle depuis deux ans pour combattre le racisme d’Etat en Mauritanie.




Troisième Thème : L’identité nationale en Mauritanie :

Question et débat Par Maitre Haimout Ba


Le deuxième  conférencier Maître BA Haimout


Maître Haimout Ba : Professeur de Droit à l’université de Rouen.


Modérateur: M. Touré Mamadou, Philosophe, juriste  et militant infatigable des Droits Humains


Modérateur de conférences M. Touré Mamadou


Déroulement: pour les conférences du 12 Novembre 2011 à   Massy
lieu: Bourse du travail de Massy au 14 chemin des femmes ,non loin de l’hôtel Mercure à  5 minutes  de marche de la gare RER B de  Massy Palaiseau.