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mercredi 25 mai 2011

Entre « failles » et « fractures » !


 
 
Abderrahmane NGAÏDÉ (Bassel)
 
 
« C’était la tentation du Désespoir ; et le jeune homme la combattit de toutes ses forces. Comme une ombre triste, il allait et venait dans ces bâtiments, il plaidait, il argumentait, il exigeait avec colère, d’être reçu, jusqu’à ce que se fasse entendre le « Non » définitif ; jusqu’à ce que les hommes jettent dehors le perturbateur, lui reprochant d’être stupide, déraisonnable, sans jugement, de se rebeller en vain contre la loi divine. Alors, de cette vision de splendeur, toute la gloire lentement s’évanouit, abandonnant derrière elle la terre grise et sévère qui roulait sans fin, accablée par son sombre désespoir. Même les mains pleines de gentillesse qui se tendaient vers lui des profondeurs de ce matin morne semblaient appartenir au royaume des ombres pourpres. Il les regardait avec froideur, et demandait : ‘’Pourquoi devrais-je lutter par une grâce spéciale, alors que le chemin qui mène au monde est fermé ?’’ », WEB Du Bois, Les âmes du peuple noir, Paris, La Découverte, 2007, p. 2009.
 
 
Il est temps d’accepter « l’existence […] de fractures ou de lignes de failles dans la topographie de [la filiation] » entre les Haratin et les Négro-mauritaniens pour sortir de ce que j’appelle désormais le « mensonge utile ». Ce sont ces « lignes de faille » et ses différentes « fractures » que nous voulons nous dissimuler qui constituent pour moi la définition fondamentale de ce que j’entends par la notion de « mensonge utile ». Il ne s’agit pas de nier les possibilités voire ce que nous appelons l’obligation d’union des luttes pour vaincre une oppression commune qui provient d’une communauté singulière : les Safalbe. Il ne s’agit pas aussi de nier que l’ensemble haratin est composé de membres d’origine ethnique diverse. Il ne s’agit pas de nier qu’en procédant à une archéologie sociale qu’on puisse tomber sur une strate qui renvoie à l’ensemble noir ouest-africain. Il ne s’agit pas de refuser qu’une union est possible. Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit d’autre chose de plus sérieux et qui mérite un arrêt. Il s’agit de ne pas prendre à la légère les situations d’ambiguïtés culturelles et identitaires car cette posture de simplification fausse la volonté et annihile l’esprit.
L’union est une intelligence et non une simple volonté guidée par les « pulsions » sentimentales. Les similitudes « culturelles » n’ont de sens que quand elles sont fondées sur la base d’une profonde réflexion politique et non seulement sur le registre d’un rappel et d’une énumération statistique, chromatique ou « originelle ». Toute attitude qui dénie à la politique sa force vitale donc son essence d’unir les contraires sur la base de compromis solides et discutés. Il me semble, là j’exagère mes propos et à dessein, que la posture des Négro-mauritaniens ressemble à une volonté non déclarée « d’élever et d’éclairer » la communauté haratine, c’est-à-dire la « réveiller » comme pour lui faire amorcer un « retour » problématique vers son substrat ethnique pluriel, divers et difficilement identifiable aujourd’hui. Rappelez-vous la création du Libéria, les volontés de Marcus Garvey…. Il m’est impossible de procéder ainsi sinon nous nous perdrons dans les dédales des origines fantasmatiques. L’entreprise est hasardeuse et le constat empirique de leur appartenance passée aux différentes ethnies ouest-africaines ne mérite pas mention car elle est évidente. Ce qui n’est pas encore évident c’est le projet de société envisagé avec les Négro-mauritaniens. C’est cela le problème. Cette tentative de « repersonnalisation » arrogante ressemble à ce désir inhumain de continuer à les maintenir dans les chaînes de l’esclavage. Voilà pourquoi je suis contre cet amalgame improductif qui structure ce « mensonge utile » que nous véhiculons et que nous entretenons, sur la base de leurs lointaines origines, depuis quelques années.
D’ailleurs nous pouvons bien dater l’introduction du volet esclavage dans le discours de revendication des Négro-mauritaniens. Cette thématique n’a pas encore d’épaisseur historique dans notre vocabulaire de lutte et mérite, à mon sens, qu’on en discute sérieusement sinon nous perdons notre temps dans des proclamations dont les lendemains n’auront aucune incidence sur nous ; si aucune modalité de réflexion sur un projet de société commune n’est envisagée. Cependant chacun est libre, certes, d’interpréter comme bon lui semble, mais cela ne changera en rien les « lignes de faille » et les « fractures » réelles qui rompent les continuités culturelles supposées et complexifie les luttes. J’ai même envie d’aller plus loin dans le soupçon en disant que si tel est le cas : les Haratin sont haalpulaar, soninke ou wolof que faire des anciens esclaves dans ces mêmes communautés ? Quelle est leur origine ethnique ? Et s’ils devaient revendiquer leur retour dans leurs ethnies d’origine que faire ? Attention dey ! La Guinée est en train d’en souffrir à cause des jeux politiques. En effet, beaucoup d’anciens esclaves de la société peule tentent, depuis que la démocratie est là, d’opérer un retour vers leurs ethnies d’origine et cela engendre des conflits internes dans la société peule du Fuuta Jaloo. C’est d’ailleurs très dramatique car les mémoires sont têtues. J’en veux pour preuve cette association de Endam Billali qui rassemble d’anciens esclaves du Fuuta « sénégalais » qui tiennent « un congrès annuel » et qui revendiquent leur place dans l’exercice du pouvoir local et leur visibilité tout court. Toutes ces choses doivent nous informer pour que cet amalgame disparaisse de nos discours et qu’on travaille sérieusement le projet du vivre ensemble avec nos différences.
La couleur commune que les Haratin et les Négro-mauritaniens partagent ne constitue nullement un motif d’union et leurs revendications sont totalement différentes même s’ils luttent contre un même système. Ces deux éléments ne sont pas susceptibles de les « relier entre eux, comme par magie…. ». La Mauritanie est devenue trop complexe car les luttes ont pris de nouvelles trajectoires, de nouveaux acteurs sont là avec leur tactique et leurs objectifs à court, moyen et long terme, une nouvelle mentalité est en gestation et sa gestion me semble plus difficile à appréhender. Il suffit d’un petit tour en Mauritanie, ou bien de nous lire dans les Forums pour se rendre compte de toutes ces incertitudes dans le langage, les stratégies divergentes à adopter, des jalons difficiles à poser et qui méritent d’être interrogés par nous. Le dernier événement en date en Mauritanie [l’identification des sépultures des disparus de 1960 à nos jours] connait déjà des fortunes diverses qui méritent aussi notre attention avant qu’il ne soit virer dans les caniveaux de sa forte politisation.
En définitive, on ne doit pas « détruire une vérité et inventer l’histoire » pour reprendre les termes de James Baldwin qualifiant le discours de Malcom X [Lire James Baldwin, Malcom X, Martin Luther King, Nous, les Nègres. Entretiens avec Kenneth B. Clark, Paris, La Découverte, p. 42]. Il faut donc accepter ces « failles » et ces « fractures » une fois pour toute et réfléchir sur les Assises des Nègres de Mauritanie.
 
 
Dakar, le 24/05/2011

Triste spectacle que celui donné par Ousmane SARR sur son site

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous". Jean-Paul Sartre c'est par cette belle phrase que commence en préambule le discours de Ousmane SARR sur son site AVOMM, dans la rubrique "qui sommes-nous"
Révélation : Ousmane Abdoul Sarr prépare son coup de force contre l’AVOMM
 
En lisant cette phrase et en faisant une comparaison de ce qui s'est passé et se passe sur le site de l'AVOMM ces derniers temps, je ne peux m'empêcher de réagir
 
Plusieurs jours durant, j'ai suivi avec attention le défilé des identités des personnes sur lesquelles"peuvent compter les FLAM", portraits signés par "PULLORI GALO"
Je vous assure que j'ai été pris de dégoût connaissant l'histoire et les révendications nobles de ce parti politique, lequel inspire en matière d'idées et de projets nos fameux hommes et femmes politiques sincères ou non.
 
Ce dégoût est d'autant plus grand quand on sait que tout ce battage médiatique est l'oeuvre d'une association, en l'occurence AVOMM, qui se défend d'être le défenseur des veuves et orphélins ayant perdu leurs maris et parents dans le contexte barbare que nous connaissons tous imposé par le sinistre Mouawiyyé et sa soldatesque barbare. Ces orphélins ont perdu leurs parents et ces veuves leurs maris qui ont simplement demandé une égalité de traitement et de justice entre tous les fils de Mauritanie.Et beaucoup parmi ces parents et maris  tués étaient membres fondateurs des FLAM.
 
A mon dégoût s'ajoute aussi ma surprise. Pour des raisons de discipline et de respect dans tout parti, qu'il soit politique ou pas et pour le respect de ses membres,les problèmes internes entre partisans qui se réclament d'un même idéal politique, doivent être solutionnés dans la discrétion et dans la concertation et non être révélés au grand jour aux allures  de règlement de compte! C'est le triste spectacle auquel j'ai assisté durant deux semaines, suite aux différentes sorties  signées "PULLORI GALO"  sur le site de l'AVOMM et repris par le site de AJD/MR après chaque publication.
 
A travers tous ces portraits exhibés et brandis comme un trophée par "Pullori Galo" et qui ont suscité un grand intérêt au vu des commentaires postés après chaque publication, on sent nettement un parti pris pour des uns au détriment des autres, une sorte de confrontation entre partisans du même mouvement comme pour dire, l'autre, c'est vrai, a des qualités mais vu notre position actuelle avec le gouvernement de Ould Aziz, c'est un frondeur, il faudra l'écarter.N'est-ce pas là les prémisses d'une tentative de solder(si ce n'est déjà fait!) les comptes de ce grand parti politique(FLAM) pour assouvir les fantasmes d'un groupe d'individus dont la seule ambition est  de faire partis du gouvernement à venir dont un large remaniement est annoncé dans les mois à venir mettant à l'écard l'honneur et la mémoire d'hommes morts pour la justice et l'égalité?
 
Et ce qui est curieux dans tout ce battage médiatique, c'est que tous les articles de PULLORI(pseudonyme) et tous les commentaires qui suivent sont l'oeuvre d'individus se cachant derrière l'anonymat comme pour dire que tout ce que nous disons n'est pas vrai c'est pourquoi on est derrière un masque.Quand on a une vérité à dire, on s'interdit le masque!
On diffame, on dégrade, on insulte et tout ça sur le Site de l'AVOMM, curieux et révoltant non? Tout cela à cause d'un congrès annoncé par les FLAM?
 
Je n'ose pas y croire! Toute personne humaine, qu'elle soit mauritanienne ou d'ailleurs, consciente et consciencieuse s'interdira de penser à un projet de liquidation des FLAM au regard des sacrifices humains consentis pour la créer et dont la résultante est connue de tous: la mort d'hommes dignes et patriotes.
 
Si des hommes et femmes  mal intentionnés s'affairent à faire couler le bateau des FLAM et que AVOMM s'active à aider ces individus en donnant son site comme tribune à ces intentions malsaines, l'histoire jugera et le site et son président.
 
Où était notre cher professeur émérite, HAMDOU RABBY SY quand un tel battage médiatique avait commencé? Et pourtant il est bien conseiller de l'AVOMM. Où étaient  tous ces hommes qui disent entourer Ousmane SARR pour lui prodiguer de bons conseils?
L'ont-ils laissé faire ou l'en ont-ils dissuadé et qu'il a refusé?
 
Dans tous les cas, ces interrogations méritent une réponse pour l'histoire pour que le silence qui est associé dans certaines situations à un consentement ne soit pas qualifié de coupable.
 
En souhaitant plein succès au congrès des FLAM, j'encourage l'ensemble des flamistes justes et francs à pérsister dans leur combat qui est le  nôtre aussi pour qu'éclosent enfin la justice et l'égalité dans notre pays
 
Nouakchott, le 25 Mai 2011
 
Wa lillahi Walil Watan
 
Sid'Ahmed Ould Jaafar
Consultant/Politologue
Nouakchott, Mauritanie
 

dimanche 22 mai 2011

Interview Oubeid Ould Imijine au site www.haratine.com

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A.H.M.E : Nos lecteurs savent très peu de choses sur vous. Vous êtes journaliste de formation et militant anti-esclavagiste engagé.
Parlez-nous de vous ?

Oubeid Ould Imijine : Je remercie d’abord votre site, et j’apprécie a sa juste valeur votre combat noble et efficace ! Moi je ne suis que l’un de ces nombreux militants de la cause hratine qui ont donné leur vie à ce combat, et cela à travers la recherche et le militantisme pour conscientiser les hratines, et les aider à se libérer du joug de l’esclavage et de ses corollaires !
Je suis diplômé de l’université de Nouakchott, promotion 2006. En suivant mes convictions, j’ai versé très tôt dans la vie associative, j’ai monté plusieurs Activités Génératrices de Revenus dans la Moughataa de Dar Naim (Nouakchott) au profit des femmes hratines particulièrement. Ces activités continuent de faire vivre plusieurs familles dans cette commune.

samedi 21 mai 2011

Révélation : Ousmane Abdoul Sarr prépare son coup de force contre l’AVOMM



Interview de Monsieur Ousmane Abdoul SARR par Bocar Ba
 Ousmane Abdoul Sarr.
 Le masque est tombé

Ousmane Sarr ne dort plus, des informations crédibles, fiables et vérifiables nous  sont parvenues, l'Avomm tiendra une assemblée générale  cacher  à ces militants le 05 juin 2011 au 27, rue nationales Boulogne-Billancourt à partir de 11 Heures 30. Lors cette assemblée, il sera question d’élire un nouveau bureau car le mandat d’Ousmane Aboul SARR la peste de l’avomm, le faux Flamiste et son bureau est arrivé à terme. L’adage nous dit que le poisson pourri toujours par la tête. Nous savons que l’homme aime exhiber des communiqués  à tord et à travers pour exiger  la présence de tous les militants et sympathisants de cette honorable association qu’il tente de vendre au général putschiste malgré le refus de certains cadres et membres, à participer activement pour remplir les caisses afin qu’il  puisse passer ces vacances tranquille au soleil sous couvert de la fameuse caravane de santé. Ousmane Sarr refuse de convoquer  cette fois-ci, tous les militants de l’avomm à cette assemblée nationale décisive craignant son éviction à la tête de l’avomm devenu son fond de commerce  mais aussi vu l’abus qui caractérise son précédent mandat et un bilan globalement catastrophique.   Actuellement il  ne convoque ceux qui lui seront favorables par téléphone où mail privé strictement confidentiel à cette  fameuse assemblée, certains militants commencent en avoir marre du comportement de l’homme. Il n’est pas sûr qu’il soit réélu à la tête de l’avomm. Le message que nous adressons  aux militants de cette association sera claire comme l’eau de la source, nous sommes affectueusement solidaire  avec eux dans cette effroyable  épreuve de dictature qu’exerce Mr Ousmane Abdoul Sarr. Tenez bon chers frères et sœurs, c’est la fin des dictatures dans le monde, celle du Thiolo Ousmane Abdoul Sarr est en phase terminale.  Refusez catégoriquement  qu’il repousse la date à une date inconnue.
PS/ A mon frère poullori Galo, de faire des investigations sur cette affaire gravissime. Pourquoi s’attaquer aux FLAMs en épargnant l’« ami » Ousmane Sarr ? Au lieu de nous parler que du congrès des Flams, pourquoi pas l’AVOMM désormais ? Consacrez  un  peu de temps à Ousmane Sarr…………. Affaire à suivre……
Ousmane Sarr A-hérssii, feré-ma-bonii
Diko hanoune

Oui, pour le devoir de mémoire !


L’initiative prise par les plus hautes autorités du pays d’établir un recensement global des personnes disparues depuis l’indépendance à nos jours en vue d’établir des cartes pouvant les localiser et permettre à leurs parents et proches de les visiter est un geste salutaire qui devrait recueillir la bénédiction de tous ceux qui aspirent réellement au renforcement et au raffermissement de l’unité nationale.
En effet, ce geste hautement symbolique qui vient après la prière sur le mort organisée à Kaédi il y a deux ans, ne doit être récupéré par certains politiciens extrémistes en mal d’inspiration pour raviver les douleurs, comme ils se complaisent à le faire.
Certains commerçants de malheur tentent ces jours-ci de faire circuler le bruit selon lequel, cette opération risque de raviver de mauvais souvenirs, de remuer le couteau dans des plaies qui commençaient à se cicatriser, de dresser les composantes de notre peuple les unes contre les autres et donc d’aiguiser le sentiment nationaliste voire de vengeance des proches des victimes ; d’autres encore soutiennent que cette initiative s’inscrit en faux contre les préceptes de notre sainte religion l’Islam.
L’Imam de la grande mosquée de Nouakchott vient de mettre les points sur les « i » lors de la prière du vendredi dernier en précisant que l’identification de disparus dans des conditions louches, n’est pas contraire aux enseignements de l’Islam. Au contraire, a dit cet érudit, cela permettra à leurs parents et à leurs proches de se recueillir auprès de leur tombe et préparer leur deuil. Force est de reconnaitre que durant le demi siècle d’existence de notre jeune Etat, bien d’exactions ont été commises et toutes les composantes du peuple en ont souffert à un moment ou à un autre. Cela ne concerne pas une composante au détriment d’une autre. De fait, il s’agit de lourdes fautes commises par les gouvernants de l’époque. Les victimes de mars 1981, celles de 1986 et 1987, et encore celles de 1989 à 1991 sont concernées. Il s’agit, comme l’a souligné à juste titre un parti politique de la place « pour les ayants droits de pouvoir enfin faire leur deuil, et pour l’Etat de les sortir de l`anonymat insupportable de tombes sans noms ».
Au nom du devoir de mémoire, nous devons d’abord reconnaitre l’existence de ces années noires au lieu de feindre de les ignorer, ensuite demander pardon en vue d’une réconciliation nationale apaisée. En priant de toutes nos forces afin que cela n’arrive plus jamais. Amen ! Mohamed Salem Ould Haiba

Les perles de la République :Le président fantôme, la justice fantôme et les morts-vivants...

Les perles de la République :Le président fantôme, la justice fantôme et les morts-vivants...

Le président fantôme, la justice fantôme et les morts-vivants...
Les perles de la république de cette semaine sont attribuées à trois hautes personnalités politiques de notre cher pays qui, a défaut de croire aux vivants, se sont mis du côté des fantômes.



Les perles de la République :Le président fantôme, la justice fantôme et les morts-vivants...
Le président fantôme, la justice fantôme et les morts-vivants...
Les perles de la république de cette semaine sont attribuées à trois hautes personnalités politiques de notre cher pays qui, a défaut de croire aux vivants, se sont mis du côté des fantômes.



La perle de bronze

Elle revient à Ahmed Daddah. Après son fameux “pas de chasse aux sorcières”, sous la transition (CMJD), puis sa fameuse trouvaille “ la démocratie rectifiée” suite au second coup d’Etat (HCE), voilà qu’il croît maintenant au président fantôme: “La Mauritanie vit sans Président” a-t-il déclaré.(Voir Source ici). On le savait, depuis longtemps, le seul président qui ne soit pas un fantôme c’est le Président du RFD. CQFD.



La perle d’argent

Elle revient à Ould Abdel aziz lui-même. Le président promet à Mme Ould Khattry la libération de son époux (source ici). Un président qui promet de libérer un détenu supposé l’avoir été pour délinquance cela ne peut signifier qu’une chose: c’est en fait lui qui le détient. Et la Justice ? C’est un fantôme. Après tout un “président fantôme” (dixit Ahmed Daddah), ne peut avoir qu’une justice fantôme (dixit Ould Abdel Aziz).

La perle d’or

Elle revient, sans conteste et haut la main, au ministre des affaires islamiques, Ahmed Ould Neiny .

"Une source du ministère des affaires islamiques a indiqué à Sahara média que le ministre Ahmed Ould Neiny, a informé les fonctionnaires et agents du département que le président Mohamed Ould Abdel Aziz « lui a demandé d’ouvrir un pont de contact entre les vivants et les morts » (source ici).

Mais pourquoi Ould Abdel Aziz a-t-il demandé à ce ministre, très spirituel, d’ouvrir un pont avec les morts? Pour que les morts débarquent chez les vivants? Pour que les morts-vivants viennent donner une coup de main à Ould Abdel Aziz qui ne croit plus aux vivants?

Voilà une bonne infrastructure spirituelle. Après le goudron, le pont.

Le goudron des pauvres. Le pont des morts. Et si le goudron allait vers le pont?

Pr ELY Mustapha

Source : haut-et-fort.blogspot

vendredi 20 mai 2011

Casser le nègre par un autre ça marche à tous les coups en Mauritanie




 Casser le nègre par un autre ça marche à tous les coups  en Mauritanie



              Le Chantage honteux d'un certain Bettar Ould El Arbi Professeur à l'Université de Nouakchott, il  est rentré dans  la danse ce 19 Mai 2011. Le pouvoir du général croit trouver  son bonheur, un système supposé être la solution  miraculeuse et  efficace pour harceler  afin de faire taire les militants abolitionnistes. La derrière conférence de presse IRA-Mauritanie  animée par Biram Ould Dah Ould Abeid, la chaine  arabe Al-Jazzera l’aurait couvert,  cette couture médiatique n’a pas  plu aux hommes du pouvoir en embuscade contre les militants abolitionnistes. La nouvelle méthode se repose essentiellement sur la complicité de certains  cadres haratine chasseur de prime, fonctionnaires et agents  forces de l’ordre. Ils sont recrutés sur serment de ne  jamais trahir les maîtres maures blancs, ils porteront plainte à chaque fois que les hommes du pouvoir  leurs soumettront la demande contre des militants, sympathisants et associations abolitionnistes  qui sont ciblés.  L’expérimentation de la nouvelle trouvaille a fait ces premières victimes le 13 décembre  2010  dont Biram Ould Dah en personne  a payé  très cher malgré un dossier  à charge qui était complètement  vide, se reposant sur des fausses accusations  d’un inspecteur de la police Mohamed Ould Jaffar  un hartani nègre de service et nous savons la suite. Il obtiendra une promotion inespérée  au rang  de commissaire de police de la ville de Rosso capital régional du Trarza  en guise de récompense  et le pouvoir du général compte encourager  les autres haratine  à emboiter le pas. Monsieur Bettar Ould El-Arbi, un hartani  (descendant d’esclave maure ou esclave supposé d’être affranchi) au service d'un système esclavagiste et raciste  emboite le pas espérant bénéficier les largesses du système de délation des délires et mensonges d’un état  voyou ne voulant condamner les pratiques esclavagistes. Le gros porteur du mensonge d’état vient de porter  plainte selon nos informations  contre  Yacoub Diarra, d’Ayba Ould Saleck, Dah Ould Mabrouck et Moktar Ould Mouhamédou,  accusant ces braves militants de l’IRA-Mauritanie d’injures au téléphone juste après  la conférence de presse. La police appelle les personnes citées  avec  des numéros cachés en se faisant passer comme des chauffeurs de taxis.  Les faux taximens prétextent qu’ils ont oubliés des objets  leur appartenant et qu’elles doivent venir récupérer leurs affaires. Ainsi, ils se rendent tous sans  se poser des questions au rendez vous avec les faux taximens, à leur grande surprise, ils sont accueillis avec des  menottés et jetés en prison sur l’unique motif qu’ils ont reçu la plainte d’un nommé Bettar Ould El-Arbi pour injure. Aussitôt les arrestations opérées un  cousin du général Mohamed ould Abdel  Aziz, le nommé Bouneny Ould Azémine sous la superbe couture d’avocat à la barre se pointe devant le commissariat de police  arborant des menaces, injures négrophobes et demandant leur dépôt  immédiat à la prison  civile de Nouakchott sans procès. Le procureur est prié d’obtenir  coûte que coûte leur condamnation s’il veut obtenir sa promotion. Nos camarades  ont été libérés sous caution dont  Biram Ould Dah Ould Abeid s’est porté garant , ils sont convoqués ce lundi 23 Mai 2011 devant le juge.

           Ces méthodes nous rappellent celles du dictateur Ben Ali et la famille Trabelsi en RIM. Nous appelons à la mobilisation de toutes et tous  les épris par la justice pour dénoncer ces arrestations arbitraires, le harcèlement au quotidien des militants des droits de l’homme, le déni de justice  contre les esclavagiste et l’injustice  qui gangrènent la Mauritanie dans tous les sens. Demandons leur relaxe sans condition.

            Diko hanoune

jeudi 19 mai 2011

Interview avec le porte parole du collectif des policiers victimes des événements de 1989-90-91




M Diallo Hamady :"Monsieur le président de la République, nous sommes fatigués"

Le dossier des fonctionnaires et agents de l’Etat victimes des événements de 1989-90-91 tarde à aboutir une année après le recensement. Une énigme que le porte-parole du collectif des policiers victimes des événements de 1989-90-91, M Diallo Hamady, tente de déchiffrer dans cette interview.

QDN : Où en est le dossier des fonctionnaires et agents de l’Etat recensés en 2009 ?

Franchement on ne sait pas puisque depuis le recensement du 04 janvier 2009, on dit toujours que le dossier se trouve à la fonction publique. Au début nous avons rencontré le Directeur de la Fonction Publique à deux reprises ainsi que le président nationale de la commission chargé du dossier, mais depuis quelque temps on arrive plus à savoir à qui s’adresser. Il parait que le dossier est bloqué systématiquement.

Mais nous avons remarqué que depuis le départ de Ba Coumba à la tête du ministère notre dossier n’arrive plus à avancer. Au début on pensait qu’il y avait un blocage. Certains pensaient même que le Président de la République n’a pas fait signe à la fonction publique d’avancer.

QDN : Selon vous qu’est ce qui explique ce retard ?


Pour nous ce retard est du certainement à un oubli. Nous pensons que nous avons été oubliés par le Président de la République, parce que nous attendons depuis plus d’une année. Les gens sont très fatigués. Nous sommes arrivés à un stade où nous n’avons plus de recul devant quoique ce soit.

QDN : Quelles sont vos principales revendications ?


Nous sommes fatigués c’est vrai, mais nous ne sommes pas encore prêts à faire ou à prendre n’importe quoi. Nous sommes des anciens fonctionnaires et nous sommes restés pendant plus de 20 ans sans salaire. On a été renvoyé arbitrairement. Ce qui est juste aujourd’hui, c’est de nous rétablir dans nos droits. Reconstituer nos carrières. Reprendre ceux qui veulent encore rester à la police. Nous avons en Mauritanie des gens qui sont bien outillés pour régler ce problème. Nos principales revendications portent sur la reconstitution de nos carrières et le règlement du préjudice moral.

Il ya des mariages qui ont éclatés, des enfants qui n’ont pas pu aller à l’école…J’ai vu certains ménages qui restent 3 jours sans faire la cuisine. Tout le monde sait que nous avons des problèmes, c’est pourquoi nous interpellons le Président de la République. Nous avons appris qu’il a l’habitude de respecter ses engagements.

En tant que porte parole du collectif, je lance un appel au Président de la République afin qu’il pense à nous parce que nous sommes très fatigués. Nous l’avons soutenu dans son combat dans le but de le faire gagner les élections présidentielles, mais aussi en retour qu’il nous règle nos problèmes, car il avait pris des engagements pour résoudre le dossier. Nous lui demandons de prendre les taureaux par les cornes parce que nous sommes fatigués.

QDN : Il parait que le collectif des policiers s’apprête à prêter mains fortes aux rescapés militaires pour manifster ?


Nos relations sont bonnes. Nous nous concertons et nous travaillons ensemble en étroite collaboration au niveau du Covire. Tous ce que les militaires décideront de faire, nous seront derrière eux.

La situation actuelle du passif humanitaire nous fait un peu peur parce qu’il ya énormément de problèmes qui ne sont pas encore réglés. Et malheureusement nous voyons le gouvernement s’atteler à d’autres choses. Nous souhaitons que notre problème soit réglé pour ne pas pousser les gens à faire autrement.

Nous demandons au Président Ould Abdel Aziz de régler nos problèmes. C’est bien de construire des goudrons, des écoles, des hôpitaux, mais ce qui est mieux encore c’est de donner aux citoyens leurs droits. Nous sommes des musulmans, nous avons foi en Dieu, c’est pourquoi, nous avons toujours patienté, mais nous n’avons pas peur. Nous sommes des hommes, des citoyens et nous avons des droits, c’est pourquoi nous avons choisi de passer par la voie pacifique.

Propos recueillis par Dialtabé




Compte-rendu de la conférence de presse de l'IRA par le journal Authentique

IRA- Mauritanie

"La question de l'unité nationale continuera à se poser tant que sur 300 affaires foncières opposant maîtres et esclaves, les magistrats s'entêteront à donner raison à 100%  aux maîtres "
L'organisation antiesclavagiste IRA (Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste) que dirige Birame Ould Dah Ould Abeid a animé hier, lundi 16 mai 2011 à l'hôtel Mercure de Nouakchott, une conférence intitulée "Oui à l'application de la loi contre l'esclavage". Devant un parterre d'activistes des droits de l'homme, d'hommes politiques et de journalistes, mais aussi d'un pléthore de militants dont un bon contingent de dockers et de victimes d'expropriation foncière, le fer de lance de la lutte antiesclavagiste en Mauritanie a fustigé le système d'exclusion qui laisse en rade des milliers de noirs opprimés, non sans revenir sur le combat d'IRA, ses succès et ses déceptions, la propagande et les contre vérités du pouvoir, tout en levant l'équivoque sur certaines rumeurs tendant à contenir le combat des antiesclavagistes.
Dans une salle de conférence de l'hôtel Mercure de Nouakchott pleine à craquer d'une bonne dose de jeunes, dont une forte présence féminine, le président de l'Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Birame Ould Dah Ould Abeid a égayé l'assistance. Le langage particulièrement virulent de l'orateur, son parler osé au-delà de tous les tabous, sa hargne pour un combat auquel il s'identifie, tout cela a créé une ambiance éclectique, à la limite de la psychose des foules. En fait le discours de Birame Ould Dah n'est que la énième reprise d'un bréviaire que tous ceux qui suivent l'évolution de ce jeune haratine décomplexé et qui compte refaire le monde savent déjà. Birame est surtout l'icône de cette jeunesse haratine qui perçoit en lui l'espoir d'une génération qui aspire à concrétiser ce que les aînés, comme Messaoud Ould Boulkheïr ou Boubacar Ould Messaoud, ont entamé. C'est le rêve d'une terre promise où le Mauritanien ne sera plus jugé à l'aune d'un legs ancestral ou d'une lignée que Birame considère de préfabriquée. Mais celle d'une Mauritanie égalitaire où tous les citoyens seront réellement égaux, non plus de cette égalité formelle inscrite en décor dans la Constitution de ce pays ou ânonné par les tribuns de la République, mais de cette égalité scientifique et philosophique, cette égalité que l'on osera enfin transposer du champ de l'irréel sur le terrain du vécu.

IRA engrange des points
Les cas de Mint MBareck Vall, celle des trois filles d'Arafat et celui du jeune Saïd constituent de ce fait une suite d'affaires qui selon Birame ont permis à son organisation de gagner des points à chaque étape. La première manifestation organisée par IRA et qui s'était soldée par l'emprisonnement de Birame et trois de ses compagnons a été celle d'une première victoire, l'incarcération d'une esclavagiste même si le parquet n'avait retenu que l'exploitation des mineurs. L'affaire des trois fillettes d'Arafat a permis cette fois l'emprisonnement des maîtres esclavagistes sous l'inculpation de pratiques esclavagistes, même si au procès tous les prévenus ont été acquittés. Un progrès inédit a été engrangé par IRA dans la mesure où pour la première fois de l'histoire judiciaire du pays, des magistrats ont retenu l'inculpation pour pratiques esclavagistes. Aujourd'hui, avec le cas du jeune Saïd dont le procès se prépare, Birame et ses compagnons disent qu'ils ne se contenteront pas d'un procès qui s'achèvera par un non lieu. Cette fois, ils promettent de déclencher une forme inédite de combat dont le secret a été tu. Ils s'attendent à un jugement pour l'exemple. Dans la foulée, Birame annonçait pour les 27 et 28 novembre 2011 une action inédite, car il s'agira pour cette fois de commémorer à Inal le souvenir des 28 soldats Halpulaars exécutés en 1991 sur l'autel du Racisme d'Etat. A ce titre, il dira que la prière des morts qui a eu lieu à Kaédi en présence du président Mohamed Ould Abdel Aziz, qualifiée pompeusement par les thuriféraires du pouvoir de "la prière de la réconciliation", ne scelle nullement la paix des cœurs et n'efface nullement les souffrances nées des exactions des années de braise.

Le combat d'IRA
Birame est revenu sur le recensement à vocation d'état-civil en cours, et le qualifie de dangereux dans la mesure où il est battu sur l'injustice et l'inégalité, 99% des membres de la Commission chargée de la tâche étant composée d'une seule communauté, les Maures, avec la présence d'un seul négro africain et zéro haratine. A ce titre, Birame dira que les Harratine constituent une forte composante de ce pays et qu'ils n'accepteront plus d'être marginalisés ou oblitérés. De là toute la difficulté de la mission qu'IRA s'est imposée, soulignera-t-il en substance, "car cette mission vise le changement total de la société mauritanienne et l'égalisation des rapports de force". Pour cela, IRA se définit comme une opposition idéologique à un système esclavagiste foncièrement inégalitaire et injuste. Il dira dans ce cadre que le régime militaire qui s'est installé à la tête du pays depuis plus de trente ans a consolidé ce système et le protège. Face à ce socle implanté dans le corps social, IRA a développé, selon Birame Ould Dah, des formes de résistance comme la manifestation pacifique, la grève de la faim, la contestation politique et l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication, entre autres. Ces formes de dénonciation ont permis selon lui de secouer le cocotier et pousser le système à des concessions et à des reculs considérables. L'occasion a été saisie par Birame pour lancer un appel à toutes les bonnes volontés mais surtout à la diaspora pour que le 27 et le 28 novembre 2011 soient deux journées de recueillement et de souvenirs, mais aussi deux journées de refus contre l'injustice et le racisme érigés en système de gouvernance et de redistribution des richesses.

Témoignage
Dr.Attoumane Soumaré, nouveau adhérent d'IRA dira que son statut d'observateur de la scène sociale et politique du pays lui a permis de tirer un constat : IRA dans son combat a permis le renouvellement et la mise en commun de nouvelles énergies, jeunes et diverses, en s'attaquant à l'ignominie des pratiques esclavagistes et raciales en Mauritanie. Soucieux du développement démocratique du pays, Dr.Attoumane considère que les champs d'action attaqués par IRA sans hypocrisie, sans agressivité et sans concession, mais aussi d'une manière trans-sociale, trans-ethnique et trans-politique, constituent les principales raisons qui l'ont poussé à s'engager sans réserve  dans le combat que mène IRA.

Questions-réponses
Répondant aux questions des journalistes, Birame dira que son organisation tire sa force de plusieurs facteurs, notamment la crédibilité dont elle jouit auprès des organisations internationales des droits de l'Homme qui lui permet aujourd'hui de se poser en véritable contre-pouvoir d'un régime qui rechigne à appliquer les conventions internationales qu'il a ratifiées, comme celles condamnant les tortures et les pratiques inhumaines dégradantes, la traite des personnes, l'exploitation des mineurs, l'esclavage, entre autres. Ensuite les formes diverses de mobilisation de ces militants, jugés d'incorruptibles, de courageux et d'engagés. "Quant les militants d'IRA sortent, c'est soit pour obtenir gain de cause ou périr ; on ne fuit pas devant les charges policières, et on ne répond pas à leur violence " devait déclarer Birame sous un tonnerre d'applaudissements. Sur des questions portant sur l'unité nationale, les risques de guerre civile que son discours pourrait alimenter, sur l'arabité des Harratines, Birame dira que "La question de l'unité nationale continuera à se poser tant que sur 300 affaires foncières opposant maîtres et esclaves, les magistrats s'entêteront à donner raison à cent pour cent aux premiers et tant que les officiers supérieurs, les gros hommes d'affaires, les tenants des hauts postes de responsabilité se recruteront au sein d'une seule communauté au détriment de toutes les autres… ". Quant à l'arabité des Harratines, Birame dira que cette question est le cadet du souci des Harratines qui luttent pour le moment pour leur liberté…Birame dira en filigrane de son discours que son organisation ne s'intéresse pas aux boys ou aux bonnes, ni encore aux mineurs en général, mais que son combat porte essentiellement sur les mineurs Harratines esclaves par ascendance.
Cheikh Aïdara

mardi 17 mai 2011

La table Ronde vous a proposer l’émission: Esclavage en RIM

Click ici pour ecouter la radio live



Radio RAP-RIM est une radio dédiée entièrement à promouvoir la culture RAP méconnue des mauritaniens. Grâce à cette radio, beaucoup de jeunes Rappeurs Mauritaniens sont sorties de l’ombre. Le 15 Mai 2011 une table ronde a eu lieu en direct sur l’esclavage, Rap-Rim tient à remercier ses fidèles auditeurs et les invités qui ont abordé le sujet sans complexe ni complaisance. Il s’agit:

Depuis la Mauritanie


-Brahim Ould Bilal Ould Abeid, professeur de philosophie depuis 1987,  fervent militant abolitionniste et membre actif d’IRA-Mauritanie

-Ethmane Ould Bidiel, Professeur de français, cadre d’Alliance Populaire Progressiste (APP) et fervent militant abolitionniste.

-Abdoul Birane Wane, porte parole de l’Initiative Mauritanienne pour l’Egalité et la Justice (IMEJ)

-Sao El-Bastamy, DJ, Animateur professionnel studio RAP-RIM

Depuis la Tunisie

-Cissé housseynou Birama, L’avocat du peuple et le plus proche conseillé,  c’est la signature de ses articles, MILITANT DES DROITS DE LHOMME ET MEMBRE DU COMITE DE LA JEUNESSE POUR LES DROITS DE LHOMME ET LE REGLEMENT DES CONFLITS ELECTOROS DE L’ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE



Depuis la France

-Mohamed Yahya ould Ciré Président de A.H.M.E. (Association des Haratine de Mauritanie en Europe).

-Sidibé Moro  membre d’A.R.M.E.P.E.S,  L’Association de ressortissants Mauritaniens pour l’éradication des pratiques de l’esclavage et ses séquelles

-Youba Dianka secrétaire général de l’OCVIDH, organisation contre les violations des droits humains en Mauritanie.

-Bâ Tidiane Webmaster du site électronique FLERE.fr, Front de lutte contre l'esclavage, le racisme et l'exclusion en Mauritanie.

-Diko hanoune  secrétaire général de  A.H.M.E l’association des haratine de Mauritanie en Europe.

L’émission de la table ronde du 15 Mai 2011 sera rediffuser sur Radio RAP-RIM le :



En direct de Rap-RIM, régalez vous de la bonne Musique : http://www.raprim.com/

Praaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

DJ BAX
Source:

Plus royaliste que le roi :Sans ironie, Biram ravit la vedette aux négro mauritaniens dans leur propre"combat !

Ce serait marcher sur des braises ardentes et injuste de penser que les pendus d’Inal n’avaient jamais bénéficié de la grande attention d’une certaine Mauritanie antiraciste, particulièrement de la part de la communauté négromauritanienne dont ils sont tous issus, même si l’Etat a toujours piétiné pendant ces 20 dernières années à traiter de face et avec des mains fermes ce passif humanitaire, pour gérer un épineux dossier resté longtemps insoluble, constituant du coup un goulet d’étranglement à tout chantier de l’unité nationale.
Mais, aller jusqu’à envisager la commémoration de la disparition de ces martyrs à Inal, là où leurs âmes reposent depuis deux décennies, relève de l’inédit, qui suscite aujourd’hui auprès de la communauté négromauritanienne et de la Mauritanie décomplexée et égalitaire toute l’estime à l’endroit de Biram Ould Dah Ould Abdeid pour avoir été, sans ironie « plus royaliste que le roi ».
En effet, en décidant d’organiser ce recueillement grandiose, national et historique les 27 et 28 novembre prochains, l’Ira-Mauritanie montre qu’elle avance à grands pas dans son combat pour une Mauritanie juste, réconciliée avec elle et débarrassée de toutes les épines profondément plantées à ses pieds, faussant éternellement sa marche vers le bien social et économique de toutes ses composantes réunies.
Le veridique

lundi 16 mai 2011

Birame Ould Dah compte défier le pouvoir le 28 novembre 2011 en se rendant à Inâl

Birame Ould Dah compte défier le pouvoir le 28 novembre 2011 en se rendant à Inâl

[Reportage Photos].

Nous allons célébrer le 27 et 28 novembre 2011 à Inâl, en souvenirs des 28 soldats officiers et sous-officiers qui ont été sacrifiés pour les dieux du racisme en 1990, a annoncé lundi le président de l’IRA-Mauritanie.

"Nous voudrions que la communauté internationale braque ses regards sur Inâl. Nous voudrions toucher la conscience des justes, des peuples, des organisations de défense des droits de l’Homme, des organismes internationaux pour que justice soit faite car nous avons un devoir vis-à-vis des morts
", a expliqué Birame Ould Dah Ould Abeid, lors d’une conférence de presse.

Inâl est une ville située dans la région de Dakhlet Nouadhibou, à la frontière avec le Sahara occidental. C’est dans cette commune de l'ouest de la Mauritanie, sous le régime de Mâaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, que 28 militaires négro-mauritaniens ont été pendus. Vingt ans après, l’on n’a pas toujours arrêté ni jugé leurs auteurs.


Entre temps, la loi d’amnistie de 1993 a été votée par le Parlement. Ce qui, d’office, exclut toute poursuite judiciaire.

Babacar Baye Ndiaye dit leducdejoal



Avec Cridem, comme si vous y étiez....
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Communiqué de presse:Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA- Mauritanie)




Grâce aux rudes batailles menées contre l’idéologie du silence et le culte de l’impunité, Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste, est parvenue, en peu de temps, à vaincre les velléités de réticence et mettre fin à plusieurs siècles de règne de la culture de la peur et du fatalisme exubérant confinant les esclaves dans l’indécence de l’assujettissement.
Cette situation a placé IRA à l’avant-garde, devenant un des principaux porte-étendards des hommes épris de justice et de liberté. On en a pour preuve le flux massif des adhérents et sympathisants de tous les horizons. Tous viennent répondre à l’appel de la conscience et soutenir les causes on ne peut plus justes d’une organisation que ne sauraient entamer les pernicieuses campagnes de diabolisation et de vindicte publique tous azimuts, orchestrées par le pouvoir à travers l’instrumentalisation des organes de presse officielle et la mobilisation des aboyeurs de service.
Notre persévérance aura permis  de remporter de précieuses victoires contre l’axe Etat- système oligarchique. C’est pourquoi, nous cristallisons aujourd’hui tous les espoirs des laissés-pour-compte, au premier rang desquels les Hratin, les populations noires et les segments progressistes de la communauté arabo-berbère. Animés, en effet, par le rêve de refondre et de rebâtir la patrie sur des bases saines et justes, les hommes libres, toutes obédiences confondues, expriment solennellement leur aspiration à la déconstruction socioculturelle et idéologique totale des fondements de l'injustice, du racisme, de l'esclavage, et des germes cancéreux qui gangrènent les différents corps incarnant l’État.  

Ces réalisations font suite à la manifestation du le 13 Décembre 2010 suscitée par la lassitude de IRA vis-à-vis des manœuvres dilatoires des autorités résolues  à dissimiler et nier l’existence de l’esclavage. Les leaders et les militants de IRA initièrent au grand jour une manifestation devant la porte du commissariat d’Araft1 ; institution de l’Etat et symbole de l’iniquité et l’impunité des esclavagistes. Cet événement historique, le premier de son genre en ce 21éme siècle, après la marche organisée en 1979 par ELHOR, inaugura, de fait, une nouvelle phase de nos rapports avec les autorités dans le traitement des cas d’esclavage.

Ces avancées n’auraient été réalisés, n’eut été notre capacité de diagnostic et d’appréhension des maux et faits de la société, libres de toute complaisance ou compromission ; loin encore des discours obscurantistes, conformistes et délétères. Pour cette raison, notre organisation a toujours refusé que le système politique, social et religieux, ne lui limite son seuil d’action et de pensée. Aussi avons-nous adopté comme principe fondamental le refus des stéréotypes et le rejet des tabous, sachant que c’est grâce à la vocation de mouvement d’idées et d’actions, que IRA continuera a éclabousser les habitudes et faire table rase des anachronismes qui font effet de dogmes.
IRA, qui constitue le creuset d’idées et de synergies des efforts, a jeté les bases réelles et irréversibles d’un mouvement de droits civiques mauritaniens qui inscrit en faux avec la démocratie de façade taillée à la mesure d'un régime étatique et social dominé par la race et la naissance.
Compte tenu de cette phase cruciale de l’histoire de la Mauritanie et de notre combat, IRA :

1-    Rappelle que son combat est porté contre l’esclavage et les esclavagistes, le racisme et les racistes, et, leurs parrains dans les institutions de l’Etat ;
2-    Engage le pouvoir à mettre fin aux manœuvres de diversion qui constituent une caution des crimes de l’esclavage et de ségrégation, et,  un mépris cinglant des lois et conventions en vigueur, notamment, la loi N° 0048-2007, autres conventions des Nations-Unies ratifiées par la Mauritanie.
3-    Condamne les agissements du pouvoir qui se traduisent par les partis pris injustifiables des organes officiels (radio et télévision) en faveur des esclavagistes dès qu’un cas d’esclavage est révélé à l’opinion publique ;
4-    Exige que la HAPA intervienne pour qu’IRA- Mauritanie puisse recouvrer ses droits à accéder à la radio et la télévision pour exprimer librement ses positions et exercer ses droits dans l’information, l’explication, la sensibilisation au cours des débats contradictoires qui portent sur ses domaines de compétence.
5-    S’engage à lutter contre toutes les formes d’injuste et l’impunité pacifiquement tout en usant d’instruments de combat non-violents.
6-    Rappelle à la communauté nationale et internationale l’arbitraire et l’attitude répressive du régime du général Mohamed Ould Abdel Aziz qui prive IRA-Mauritanie et les mauritaniens qui y adhèrent, du droit à l’expression, à l’association et à l’action civiles.
Nouakchott, le 15 Mai 2011

Commission de communication


المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية

بيان صحفي


نتيجة لنضالاتها الكلفة التي خاضتها ضد سياسة  الصمت و اللاعقاب، تمكنت المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية، و خلال فترة وجيزة، من الانتصار على وهن الإرادة وعلي التردد، كما نجحت في وضع حد لعدة سنوات من تحكم ثقافة الخوف و الخيلاء التي حصرت العبيد في كنف الذل و الخنوع.
هذه الحالة وضعت المبادرة في الطليعة، حيث أصبحت أحد أهم حملة لواء دعاة العدالة و الحرية، و كدليل على ذلك  هذا الإقبال المنقطع النظير الذي تشهده المنظمة من طرف المنتسبين و المناصرين من كل الجهات، كلهم يأتون استجابة لنداء الضمير ولمساندة منظمة أثبتت دفاعها عن قضية عادلة  بالرغم من الحملات المغرضة التي يقودها النظام ضدها من خلال وسائل الإعلام الرسمية و تعبئة المؤلفة قلوبهم من عبدة المال و متصيدي الوظائف.
لقد مكنت مثابرتنا من كسب معارك ضد محورثلاثية الدولة ـ النظام ـ  العشيرة، لهذا السبب فإننا اليوم نمثل طموح كل  المهمشين ، و في مقدمتهم لحراطين، و مجتمعات  السود و كذلك الأجزاء التقدمية من المجتمع العربي ـ البربري، كما يحدونا أمل كبير في إعادة بناء المجتمع على أسس سليمة و عادلة. فإن الرجال و النساء الأحرار من كل المشارب، يعبرون علنا عن آمالهم في  تفكيك البناء الاجتماعي الثقافي و الإيديولوجي الذي يؤسس للظلم و العنصرية و العبودية و كل الأوبئة السرطانية التي تحدق بجسم الدولة.
إن هده الفتوحات بدأت تتلاحق منذ التظاهرة التي حدثت يوم 13 دجمبر 2010 التي تعبر عن ملل المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية من الممارسات  المخزية التي تقوم بها السلطة المصرة على إخفاء و نكران و جود الرق.  لقد قام قادة و مناضلي ألمبادرة بتظاهرة أمام مفوضية عرفات 1، إحدى مؤسسات الدولة التي ترمزا لي الانحياز و اللاعقاب في صالح أللاستعباديين. هذا الحدث التاريخي الأول من نوعه في هذا القرن بعد المسيرة التي نظمت حركة الحر سنة 1979، فإن هذا العمل يدشن في الواقع، مرحلة جديدة من مراحل كفاحنا ضد السلطة علي كيفية معالجتها لجريمة الاسترقاق.
إن هذه النجاحات ما كان لها أن تتحقق لولا قدرتنا الفائقة علي التحمل و التصدي وكذا التشخيص الدقيق و الصرامة في الإحاطة والوقوف علي أمراض وواقع المجتمع، في تجرد تام من المجاملة و الانحياز، بعيدا أيضا من الخطابات  التضليلية المقرضة
 لهذه  الأسباب، فإن منظمتنا ترفض باستمرار أن يحد النظام السياسي الاجتماعي والديني، من أفق عملها أو تفكيرها. و قد اعتمدنا كمبدأ أساسي رفض الأشكال الرمزية و إلغاء الطابوهات، التزاما منا بنزعتنا كحركة أفكار و أفعال،هذه الصفة التي ستخول للمبادرة ان تواصل بواسطتها الضغط على العادات  و الإطاحة بالقيم المنافية للزمان والحال التي تحل بفرط التحريف محل العقيدة.
إن المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية التي تمثل تلاقي أفكار و انصهار الجهود لمناضلين كثر ، قد وضعت الأسس الحقيقة و الثابتة لحركة من أجل الحقوق المدنية للموريتانيين الذين يرفضون ديمقراطية الواجهة التي هي على مقاس نظام للدولة و المجتمع اللذين يتحكم فيهما معياري العرق البشري و الطبقة الاجتماعية.
انطلاقا من كل ما سبق و بالنظر إلى هذه المرحلة الحاسمة من تاريخ موريتانيا و تاريخ نضالنا، فإن المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية:
 1ــ تذكر بأن نضالها موجه بالأساس ضد الاسترقاق و الإسترقاقيين و العنصرية و العنصريين و حماتهم في مؤسسات الدولة والمجتمع
 2ــ تطالب الدولة بوضع حد لعمليات التضليل ولفت الأنظار عن العبودية هذه العمليات التي تمثل تشريعا لجرائم العبودية و التمييز، في احتقار مخزي للقوانين الوطنية و النظم الدولية المعمول بها، و خاصة القانون رقم 0048 ـ 2007 و كذلك مواثيق الأمم المتحدة المصادق عليها من طرف موريتانيا.
 3ــ تندد بتدخلات الدولة التي تتجسد في انحيازها اللامبرر للاستعباديين  من خلال وسائل الإعلام الرسمية  ( الإذاعة و التلفزة كلما طرحت حالة استرقاق أمام الراي العام.
 4ــ تطلب من الهيئة العليا للصحافة و السمعيات البصرية التدخل لصاح لصالح القانون كي تحصل المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية على حقها في التغطية الإعلامية في الإذاعة و التلفزة، من أجل القيام بدورها في الإعلام و التعبئة و الشرح خلال النقاشات ذات الآراء المتعلقة بميادين اختصاصها.
 5ــ تلتزم بالنضال ضد كل أشكال الظلم و اللاّعقاب بكل الطرق السلمية المتاحة.
 6ــ تذكر المجموعة الوطنية و الدولية بأن المواقف التعسفية القمعية لنظام الجنرال محمد ولد عبد العزيز تحرم المبادرة من أجل انبعاث الحركة الإنعتاقية في موريتانيا و الموريتانيين المنتسبين إليها من حقهم في التعبير، و التنظيم و العمل المدني.

نواكشوط  في 16 مايو 2011

 IRA - Mauritanie

dimanche 15 mai 2011

Une histoire qui fait froid dans le dos





Notre surprise fut grande, l'histoire de Barka Mint Essatim n’a rien avoir avec l’article intitulé : «Une histoire qui fait froid dans le dos » publier sur cridem le 11-5-2011 par le journaliste nommé Babacar Baye Ndiaye dit leducdejoal. Barka Mint Essatim est victime de l’esclavage, elle a déposée plainte pour pratiques esclavagistes sur elle-même et sa progéniture. Elle est assistée par L’IRA-Mauritanie et  plusieurs organisations de défenses des droits humains. Sa plainte est en cours, elle est prête à témoigner devant tout le monde que cette histoire n’est pas celle qu’elle a vécue depuis sa naissance. Nous demandons le retrait  sa photo dans cet article qui n’a rien avoir avec le problème soulevé malgré la gravité des faits en question et nous manifestons toute notre solidarité à l’égard de la victime. Nous vous remercions pour votre compréhension.


Diko hanoune


Voici l'article publier sur Cridem


Une histoire qui fait froid dans le dos

 

Voici l'histotre

Depuis sa naissance en 1982, elle vit dans la tragédie. Viol collectif, fausse couche, mariages dramatiques, l’histoire de cette jeune femme de 32 ans fait froid dans le dos. Quelques années plus tard, ses tantes auraient confisqué ses papiers alors qu’elle venait assister aux obsèques de sa mère.

Maltraitée, humiliée, presque rejetée comme une serpillère indésirable et crasseuse, cette jeune femme mènera une existence des plus traumatisantes. A Nouakchott, dans le quartier d’Arafat où vivent ses tantes, elle sera condamnée à supporter les dérives de ces dernières. Et, pour se libérer d’elles, elle découche souvent pour passer la nuit sous la belle étoile.

Puis…, une nuit de l’année 1996, à Arafat, elle est victime d’un viol collectif de la part de 3 jeunes hommes. Personne ne sera au courant de ce crime ignoble qu’on lui fera hideusement endurer et avaler comme une pieuvre. Les mois s’égrènent et elle se retrouve en état de grossesse. Deux ans, plus tard, l’enfant issu du viol collectif décède...

Quelques mois, plus tard, elle s’entiche d’un jeune homme qui la marie et décide d’aller vivre avec ce lui à Nouadhibou pour s’éloigner principalement de ses tantes. Avec cet homme, elle a une fille et deux garçons. mais, elle découvre malencontreusement qu’elle avait affaire à un homme spécialisé dans le vol.

Elle se sépare de lui et confie ses enfants à sa belle-mère. De retour à Nouakchott, elle se marie. Son nouveau mari décède en mer alors qu'il essaye d’émigrer clandestinement en Europe. Aujourd’hui, le dernier souvenir qu’elle garde de son défunt mari, c’est un état de grossesse de 4 mois.

Depuis le 5 mai, elle a, désorientée, saisi l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF) pour l’aider à récupérer ses papiers et retourner en France afin d’y retrouver sa mère adoptive, une française. Mais aussi, pour oublier ce triste et douloureux chapitre de sa vie en Mauritanie.

Babacar Baye Ndiaye dit leducdejoal

Lien de l'article:

vendredi 13 mai 2011

Commémoration de l’abolition de l’esclavage - 10 mai 2011. L’intervention De Bâ cheikh Oumar




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 Lire sa brillante interview avec le site A.H.M.E, sur ce lien:


TVFIL78, retourner à l'accueil
Commémoration de l’abolition de l’esclavage - 10 mai 2011.
L’intervention De Bâ cheikh Oumar Flam section Europe de l’Ouest. Merci cher camarade La lutte continue
Commémoration de l'abolition de l'esclavage
Commémoration de l’abolition de l’esclavage
 

Journal Vidéo reportage:

Commémoration de l’abolition de l’esclavage - 10... par diko12003
Depuis 2006, le 10 mai est la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Cette année, cette journée nationale intervient dans le contexte du dixième anniversaire de la reconnaissance par la France de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité (loi du 21 mai 2001) et de l’année des outre-mer.


Diko hanoune

Débat en direct sur l’esclavage, ça se passera sur la Radio Rap-RIM Dimanche 15 Mai 2011


حوار مباشر حول العبودية، تبثه إذاعة الراب-ريم يوم الاحد القادم 15 ماي 2011-05-12

الراب-ريم هي إذاعة موجهة خصيص لترقية ثقافة موسيقى الراب من خلال الموريتانيين القائمين عليها، وبفضل هذه الاذاعةن فإن الكثير من الموسيقيين والراقصين الموريتانيين كانوا قد تمكنوا من الخروج من الظل، وتفتح الاذاعة اليوم ابوابها لتناقشها مع مستمعيها حول ظاهرة العبوديةن التي تعد المشكلة الولى للمجتمع الموريتاني
وسيكون موعدكم مع الحوار يوم الاحد 15 ماي 2011، على الهواء، عند الساعة السادسة مساء (أغرينيتش)، الثامنة بتوقيت باريس (فرنسا)
وهذا هو الرابط المباشر للاذاعة http://www.raprim.com/
 
Débat en direct sur l’esclavage, ça se passera sur la Radio Rap-RIM Dimanche 15 Mai 2011

RAP-RIM est une radio dédiée entièrement à promouvoir la culture RAP méconnue des mauritaniens. Grace à cette radio, beaucoup de jeunes Rappeurs Mauritaniens sont sorties de l’ombre. Aujourd’hui la radio nous ouvre son antenne pour discuter du phénomène de l’esclavage qui  rappelons-le est un problème de société en Mauritanie. Rendez vous Dimanche 15 Mai 2011, sur les ondes à partir de 18 temps universel, 20h à Paris.......


En Direct radio RAP-RIM:
http://www.raprim.com/

mercredi 11 mai 2011

Une histoire qui fait froid dans le dos






 

Mise au point:l’affaire de Barka mint Essatim


Notre surprise fut grande, l'histoire de Barka Mint Essatim  n’a rien avoir avec l’article intitulé : «Une histoire qui fait froid dans le dos » publier sur cridem le 11-5-2011 par le journaliste nommé Babacar Baye Ndiaye dit leducdejoal. Barka Mint Essatim est victime de l’esclavage, elle a déposée plainte pour pratiques esclavagistes sur elle-même et sa progéniture. Elle est assistée par L’IRA-Mauritanie et  plusieurs organisations de défenses des droits humains. Sa plainte est en cours, elle est prête à témoigner devant tout le monde que cette histoire n’est pas celle qu’elle a vécue depuis sa naissance. Nous demandons le retrait  sa photo dans cet article qui n’a rien avoir avec le problème soulevé malgré la gravité des faits en question et nous manifestons toute notre solidarité à l’égard de la victime. Nous vous remercions pour votre compréhension.


Diko hanoune


Voici l'histotre

Depuis sa naissance en 1982, elle vit dans la tragédie. Viol collectif, fausse couche, mariages dramatiques, l’histoire de cette jeune femme de 32 ans fait froid dans le dos. Quelques années plus tard, ses tantes auraient confisqué ses papiers alors qu’elle venait assister aux obsèques de sa mère.

Maltraitée, humiliée, presque rejetée comme une serpillère indésirable et crasseuse, cette jeune femme mènera une existence des plus traumatisantes. A Nouakchott, dans le quartier d’Arafat où vivent ses tantes, elle sera condamnée à supporter les dérives de ces dernières. Et, pour se libérer d’elles, elle découche souvent pour passer la nuit sous la belle étoile.

Puis…, une nuit de l’année 1996, à Arafat, elle est victime d’un viol collectif de la part de 3 jeunes hommes. Personne ne sera au courant de ce crime ignoble qu’on lui fera hideusement endurer et avaler comme une pieuvre. Les mois s’égrènent et elle se retrouve en état de grossesse. Deux ans, plus tard, l’enfant issu du viol collectif décède...

Quelques mois, plus tard, elle s’entiche d’un jeune homme qui la marie et décide d’aller vivre avec ce lui à Nouadhibou pour s’éloigner principalement de ses tantes. Avec cet homme, elle a une fille et deux garçons. mais, elle découvre malencontreusement qu’elle avait affaire à un homme spécialisé dans le vol.

Elle se sépare de lui et confie ses enfants à sa belle-mère. De retour à Nouakchott, elle se marie. Son nouveau mari décède en mer alors qu'il essaye d’émigrer clandestinement en Europe. Aujourd’hui, le dernier souvenir qu’elle garde de son défunt mari, c’est un état de grossesse de 4 mois.

Depuis le 5 mai, elle a, désorientée, saisi l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF) pour l’aider à récupérer ses papiers et retourner en France afin d’y retrouver sa mère adoptive, une française. Mais aussi, pour oublier ce triste et douloureux chapitre de sa vie en Mauritanie.

Babacar Baye Ndiaye dit leducdejoal

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mardi 10 mai 2011

L’IRA écrit aux présidents des deux chambres

L’IRA écrit aux présidents des deux chambres image manquante L’Initiative de Résurgence Abolitionniste (IRA) a adressé une lettre ouverte aux présidents des deux chambres du Parlement. Dans cette lettre, l’ONG rappelle qu’elle a, avec SOS Esclaves et l’Association des Femmes Chefs de Ménage (AFCM), deux autres structures de défense des droits de l’Homme, entrepris, ces derniers mois, de dénoncer plusieurs cas avérés d’esclavage que les autorités mauritaniennes ont choisi d’ignorer ou d’absoudre. Et de poursuivre: «C’est pourquoi nous plaît-il de vous faire part, honorables présidents, de ces quelques cas, de la manière avec laquelle les autorités les ont traités et de comment certains parlementaires ont contribué à obstruer la voie de la justice, empêchant, ainsi, de pauvres victimes d’accéder à leurs droits, par la voie du Droit. En cela, l’affaire Mbarka Mint Essatim est éloquente. Mbarka a été victime d’esclavage, de violences en tout genre et d’exploitation, de la part des familles Ehl Lehreitani et Ehl Bouh, pendant plusieurs années, mais les auteurs de ces flagrantes violations n’ont pas été inquiétés, pour la simple raison qu’ils sont des parents du président de la République. L’histoire d’Aïchettou Mint Mbarek et de ses sept enfants, tenus en esclavage, depuis leur naissance, par Yedaly Ould Veijeh, n’est pas moins illustrative. Pourtant, la plainte déposée, contre cet esclavagiste, depuis plusieurs mois, est restée sans suite, au commissariat de police de Rosso. Le procureur de cette ville refusant, catégoriquement, d’instruire l’affaire. Quant à l’histoire de Hassniya Mint Youba, kidnappée du commissariat de police du palais de justice, sur intervention du député Khatry Ould Ely et du haut fonctionnaire au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, Mohamed Ould Didi, et dont le dossier est «rangé» dans les tiroirs du commissariat de la brigade des mineurs, elle est particulièrement choquante. Enfin, les affaires Saïd et Yarg, les deux petits esclaves des environs de Boutilimit ; et celle de Houeïja, Meïma et Salka, au nom desquelles les trois organisations de défense des droits de l’Homme, IRA, SOS esclaves et AFCM, ont déposé plainte pour esclavage: quoiqu’elles aient défrayé la chronique, que les charges retenues, contre les criminels, étaient avérées et que ceux-ci attendaient, en prison, leur jugement, les autorités, avec la bénédiction des ministres de l’Intérieur et de la Justice, ont mis les médias officiels à la disposition des prévenus, pendant dix jours, pour une campagne médiatique de dénigrement, systématique, des principaux défenseurs des droits de l’Homme. Suite à quoi, la relaxe des coupables esclavagistes a été, purement et simplement, prononcée. »
La correspondance d’IRA entend saisir les présidents des deux chambres, de l’inapplication de la loi, du délit de forfaiture dont sont responsables certains magistrats et de l’obstruction à la loi 0048/2007 auquel s’adonnent, insolemment, certains parlementaires. Dans sa lettre, l’IRA s’insurge contre la campagne que mène, selon elle, le député Sidi Mohamed Ould Maham, au nom du parti au pouvoir, pour justifier la non-application de la loi criminalisant l’esclavage, sous le fallacieux prétexte de la paix sociale, et s’en prendre, sans réserve, aux défenseurs des droits de l’Homme qu’il considère des marginaux. La correspondance d’IRA demande, aux présidents des chambres parlementaires, des justifications aux comportements, contraires à l’honorabilité des représentants du peuple, des deux députés cités ci-dessus. Elle les prie, également, d’interpeller le gouvernement, sur les raisons de l’inapplication de la loi 0048/2007 criminalisant l’esclavage et de le sommer d’expliquer comment tous les présumés coupables ont échappé aux sanctions.
Sans présumer du fond de cette requête, il faut souligner la validité républicaine de sa forme. C’est, non seulement, le droit le plus élémentaire mais un devoir civique de la société civile que d’interpeller les élus du peuple, lorsque la loi que ceux-ci ont votée, au nom du peuple, paraît bafouée.


Le calame Mauritanie