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vendredi 30 août 2013

Communiqué de presse:Pour la section IRA de Rosso



 
Communiqué de presse
Depuis le renouvellement du bureau de la section de l’Initiative pour  la Résurgence du mouvement  abolitionniste (IRA) de Rosso, nous assistons à une campagne de dénigrement, de diabolisation menée à l’encontre de notre organisation par des individualités mal intentionnées, inférieures à zéro.
Cette campagne est ridicule de leur part, ils ne ne font que confirmer leur malhonnêteté et leur ignorance.
Tout homme animé de bonne fois et de dignité ne peut faire de telles démarches.
IRA, sous la houlette de son vaillant président Biram Dah Abeid a prouvé sa détermination, son engagement pour la création d’une société mauritanienne cohérente.

Pour preuve, tout récemment notre président a reçu le 3 mai dernier des mains du président Dirlande Michael .D. Higgins le prix Front Line Defenders 2013. Ce prix est décerné annuellement aux défenseurs des Droits Humains en danger à travers le monde. Il a été déjà décerné à des lauréats de Syrie, Fédération de Russie, Guatemala, Afghanistan, République démocratique du Congo, Ouzbékistan, Soudan et la Mauritanie vient de fermer la liste qui s’allongera dans le futur.

Si le travail de l’IRA est reconnu et récompensé à l’extérieur, nous devons,  au lieu de mener cette campagne honteuse, nous en glorifier.
Nous rappelons à nos militants,  sympathisants et à tous les militants des Droits de l’Homme que l’IRA ne triche pas, elle lutte pour l’abolition du tribalisme, du racisme, de l’esclavage, de l’inégalité, de l’injustice et de l’impunité.

Nous vous demandons de rester vigilant, de ne pas écouter ces discours et savoir que notre détermination est ferme« : Le chien aboie, mais la caravane passe»        

Sy Bocar, Kane Ibrahima, Yacouba Lebkam
             Pour la section IRA de Rosso

Communiqué de presse:Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste IRA - Mauritanie



 
Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste
IRA - Mauritanie
Communiqué de presse

            Depuis la journée d'hier, les autorités exécutives ont déclenché une véritable battue contre les petits colporteurs et autres vendeurs ambulants qui avaient pris des abords du marché de la Capitale un lieu pour présenter leurs marchandises. Que ne fut la surprise de ces pauvres commerçants quand ils virent une escouade de bulldozers protégée par une escadre de la Brigade routière leur tomber dessus à bras raccourcis sans la moindre alerte ni coup de semonce pour saccager leurs maigres biens et s'en prendre à leur personne au point que nombre d'entre eux furent blessés et d'autres se retrouvèrent en prison.
            L'Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), tout en suivant de très prés l'évolution de ce dossier, tient à affirmer:
            1- sa condamnation la plus vigoureuse des méthodes discriminatoires dont sont victimes des citoyens parmi les plus pauvres. Ces commerçants exerçaient en ces abords du Marché depuis plus de vingt ans tout en réclamant régulièrement leur régularisation ou la mise à disposition à leur profit de solution de rechange. Les premières demandes de régularisation ont été adressées en 1993.
            2- sa demande, adressée au Autorités, pour que ce dossier soit traité avec discernement et respect des droits humains. Une solution pérenne, consensuelle et juste  consisterait à trouver pour ces commerçants une solution de rechange qui leur convienne.
            3- sa condamnation de l'attitude et des agissements de la Brigade routière et des donneurs d'ordre qui se cachent derrière-elle pour les mauvais traitements, de la privation de liberté et du saccage des biens des victimes de cette campagne.

Nouakchott      le 29 août 2013

La Commission de Communication

jeudi 29 août 2013

Pour finir : les féodaux ont-ils déjà entendu parler de la réforme foncière de 1983 ?



Apparemment non ! Ni eux ni les autorités civiles et militaires locales qui refusent à des descendants d’esclaves une terre qu’ils cultivent depuis leur condition... Pourtant depuis 1983, l'intouchable céleste droit coutumier a touché terre avec la mise en place par la réforme de deux principes qui changent tout à savoir la fin de la tenure du sol et le droit à l’individualisation par laquelle ceux qui ont cultivé des terres ont désormais un droit sur cette terre de même que l’état peut désormais s’approprier « les terres mortes » à savoir des terres qui ne donnent manifestement aucun signe d’être exploitées depuis des lustres.

Depuis 1983, c’est une véritable révolution qui donne un sacré, c’est le cas de le dire, coup de pied dans la termitière féodale et son droit coutumier. Certains ont estimé que c’était une façon de permettre aux h’ratines de mettre la main sur la terre de négro-mauritaniens sans parler de celle de l’état avec son affaire des « terres mortes ». Toujours est-il qu’en vertu de cette réforme, on se demande bien comment dans le Guidimakha à Tachott les autorités locales civiles et militaires peuvent-elles donner raison aux féodaux qui veulent récupérer totalement une terre cultivée jusque-là par leurs esclaves alors que la réforme foncière de 1983 ne permet plus ce genre de tyrannie inhumaine ?

« Article Premier : La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie.

 ART.3.-Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli.

ART.5.-Les immatriculations foncières prises au nom des chefs et notables sont réputées avoir été consenties à la collectivité traditionnelle de rattachement.

ART.6.-Les droits collectifs légitimement acquis sous le régime antérieur, préalablement cantonnés aux terres de culture, bénéficient à tous ceux qui ont, soit participé à la mise en valeur initiale, soit contribué à la pérennité de l’exploitation. »

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Comment à ce jour, personne n’a essayé de venir en aide aux descendants d’esclaves soninkés dans cette affaire ne serait-ce qu’en leur fournissant une aide juridique ou un soutien journalistique informé car à ce jour aucun journaliste ayant traité cette affaire n’a fait mention de la réforme foncière de 1983 qui devrait faire l’affaire des descendants d’esclaves ? Peut-être ne veut-on pas que chez les maures les h’ratines s’en servent pour réclamer aussi les terres face aux anciens maîtres.

Pour nous éclairer à propos du bilan et des perspectives de cette affaire sans langue de bois ni enfumage, j’invite sereinement deux de mes amis soninkés journalistes à bien vouloir se pencher sur le sujet pour faire briller la loi en lui donnant leur honnête éclairage car manifestement cette loi de Haidalla aucun maître n’en veut ni maure ni négro-mauritanien autant dire ni les féodaux ni l’état…

J’en appelle à  Seidi Moussa Camara de la Nouvelle Expression, grand défenseur des droits de l’homme et défenseur convaincu de Birame ould Dah ould Abeid à qui il devrait faire lire cette publication de l’anthropologue et professeur d’histoire Yaya Sy afin que Birame, s’il veut être honnête, arrête de ne parler que des féodaux maures alors que la société négro-mauritanienne n’a rien à leur envier en matière de « séquelles » de l’esclavage.


On en appelle aussi à celui qu’on  ne présente plus Dr Abdoulaye Diagana, chercheur, géographe, célèbre journaliste de kassataya, et surtout honnête intellectuel et parfait marabout au noble sens du terme.

En attendant les lumières de leurs précieux éclairages inchallah, je vais à la plage. Quant à ceux qui veulent aussi en savoir plus à propos de « l’individualisation » et autre abolition de « la tenure » pour leur culture générale si à ce jour elle vaut celle du citoyen lambda ou pour défendre les descendants d’esclaves de Tachott et d'ailleurs...

Voici l’essentiel à lire :

D’abord l’affaire :

Ensuite le texte de la loi à propos de la réforme foncière

Ensuite un texte académique pour le vulgariser
Étatisation ou individualisation
La réforme foncière mauritanienne de 1983 par B. Crousse

Voir aussi pour compléter le discours académique
OLIVIER LESERVOISIER
ENJEUX FONCIERS ET FRONTALIERS EN MAURITANIE

La vision flamiste de la chose qui vaut aussi le détour

Pour voir la manipulation islamique présumée de la chose, instructif aussi
MAURITANIE: DISCRIMINATIONS ET QUESTIONS FONCIÈRES
: le revers et l’envers

Pourquoi le mariage mixte entre différents castes fait tout le temps du remous des foyers au village ?



On en est encore à dire que le mot esclave en milieu soninké ne correspond à aucune réalité ! J'aurai aimé qu'il en soit ainsi mais la réalité est là : l'esclave dans le milieu est soninké a été aussi cruel renseignez vous sur le sort réservé aux esclaves récalcitrants jadis! Vous savez que certains esclaves pendant le temps du "KHARDOU" ont été fusillés à bout portant! Savez vous que des femmes esclaves avaient peurs d'allaiter leurs enfants à une certaine époque dans les champs vous pouvez vous renseigner et certaines ont perdu leurs nouveau-né par manque d'allaitement !L'esclavage est une réalité restée trop longtemps tabou au point certains n'hésitent jusqu'à présent à dire quand tu désobéis ton maître tu iras en Enfer et personnellement j'ai entendu ça de mes propres oreilles ! Si pour certains l'esclavage consiste seulement à la phase cruelle où l'on attachait l'esclave pieds et mains joints avec cache sexe pour protéger ses parties intimes, cette phase nous en portons la douleur et la honte , cette phase là tout homme sensé en aurait honte ! La réalité de l'esclavage est palpable et amère : Des eaux calmes peuvent être aussi source de danger ! Je suis heureux d'en débattre aujourd'hui car l'esclavage comme je l'avais dit dans un précédent billet est une douleur filiale dans la mesure où on a vu des parents avoir des patronymes différents de manière artificielle! Quand un esclave épouse une femme issu de la même famille que l'épouse d'un noble , on nous fait croire que les deux femmes ne sont pas parent( surtout les femmes que nous épousons à l'extérieur): on ne plus comme réalités dans notre soninkara que nous aimons !L'esclavage est une douleur familiale car certains ont hypothéquer les leurs pour se sauver du déshonneur : vous pouvez vous renseigner ! Il arrive que des familles nobles et esclaves aient le même ancêtre biologique , tout ça est camouflé du fait de l'esclavage. Donc l'esclavage est une réalité hélas dans notre communauté !Si l'esclavage est un vieux souvenir et je suis optimiste pourquoi le mariage mixte entre différents castes fait tout le temps du remous des foyers au village ?Quand à savoir si on vend des haratines ou pas renseignez vous vous serez édifié mais on se renseigne pour sur ce qu'on ne connaît pas ! Je voudrai ajouter que critiquer les tares et aborder les tabous de soninkara n'est nullement une phobie de notre communauté ni un complexe !Un jour j'étais à Roissy je discutais avec un frère peu importe sa nationalité :il m'a posé une question sur mon pays et quand je lui ai dit que je suis de la Mauritanie, sa réaction est la suivante:TFOU! il existe encore de l'esclavage chez vous !J'aurai aimé être sous terre ce jour là ! Vraiment sous terre ! Pour que le changement aille vite il faut le traduire sur le plan politique !

Fraternellement
Gaye Traoré/SG ARMEPES 

Moctar Kamara: Demande d'adhésion à l'IRA



 
Moctar Kamara
Postfach 87 01 35
13161 Berlin
RFA

                                                                                                                      Berlin, 28.08.2013


Au bureau exécutif de l'IRA Mauritanie   


Objet: Demande d'hadésion

                                                                                                         
Monsieur le Président de l'IRA,
Messieurs les membres du bureau executif de l'IRA,

J'ai choisi la commémoration du cinquantenaire du discours historique de Martin Luther King pour solliciter mon adhésion officielle à l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste, IRA, Mauritanie.

Même si la ségrégation raciale n'existe pas en RIM comme aux USA à l’époque, où King a prononcé son discours historique, nul ne peut nier qu'en Mauritanie, la population noire est victime de massives discriminations raciales.

Nul ne peut oublier les génocides, et autres épurations ethniques dont les noirs ont été victimes en RIM.

Nul ne peut ignorer qu'en Mauritanie les maures blancs ont la mainmise sur toutes les institutions du pays (militaires,politiques, juridiques et économiques).

La composante hartani du peuple mauritanien, qui constitue la majorité de la population mauritanienne, est la victime principale de toute les discriminations racistes, et beaucoup de Hartanis sont maintenus malgré toutes les lois en vigueur en RIM en esclavage et subissent les effets néfastes de ces séquelles.
Beaucoup de haratines payent le prix fort de s'être affranchi et vivent encore dans le dénuement complet dans des „dabaye“

En refusant de reconnaître aux Haratines le droit de revendiquer la justice et l'égalité à travers leurs organisations de luttes pour les droits de l'Homme comme l'IRA ou d'organisation politique comme le RAG, alors que les maures blancs s'organisent dans des partis constitué uniquement de maures blancs, le régime raciste et esclavagiste de l'ex Général putschiste Ould Abdel Aziz vient de franchir la ligne rouge, pouvant conduire le pays dans une guerre civile.

Mon âme panafricaine, qui me conduit à lutter contre le racisme anti-Noir en Europe et partout dans le monde, la lutte que je mène pour la réparation des crimes coloniaux et de la traite transatlantique et saharienne des noirs m'impose à me joindre au peuple Haratine, qui à travers l'IRA lutte aussi pour l’émancipation de tous les noirs mauritaniens.
Il s'agit de mettre fin au racisme institutionnel en vigueur en RIM pour l'émergence d'une Mauritanie juste et égalitaire.

Je suis des vôtres, si vous le décidez.

Veuillez recevoir l'expression de mes sentiments les meilleurs

Moctar Kamara
Ancien porte-parole de la fédération des Migrants de Berlin
Coordianateur du Comité pour l'Edification du Monument en Souvenir de l'Esclavage et de la Colonisation à Berlin
Membre du bureau du Conseil des Africains de Berlin-Brandenbourg
Président du Haut Conseil de la Communauté africaine d'Allemagne