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mercredi 20 avril 2011

Note d’information sur l’affaire des mineurs SAID et YARGUE


 

Le traitement de l’affaire d’esclavage contre les mineurs Said et son frère Yargue avance lentement. Les autorités ont accepté d’auditionner Said et sa tante Salma, en présent de l’avocat Maitre Mohamed Ould Bilal, que l’ONG IRA a délégué pour assister les victimes.Nous supposons que les autorités policières n’ont reçu l’ordre et les instructions de traiter le cas qu’après l’échéc de pouvoir convaincre la maman des mineurs de nier la réalité de l’existence d’un rapport d’esclavage entre elle, ses enfants et leurs maitres.
 

La liste des esclavagistes que nous avons pu identifier se compose des frères :
Cheikh Ould Elhacen
Nadhirou Ould Elhacen
Ahmed Ould Elhacen
Elhadrami Ould Elhacen


La police a promi de faire venir aujourd’hui  les esclavagistes et le petit de frère de Said.

 Nous rappelons que le sit-in des activistes devant le commissariat de police a été maintenu pour la deuxième nuit, mal grès la souffrance de Biram Ould Dah  Ould Abeid. Tard dans la nuit, il était amené chez un médecin pour des soins d’urgence, mais a pu regagner son domicile á Ryadh.


Abidine Ould Merzough
Président de L’IRA-section-Europe

mardi 19 avril 2011

Cette RVM là !


Cette RVM là !




 




Ethmane Ould Bidiel

Le débat télévisé diffusé la nuit du Mercredi à jeudi dernier portant  sur l’esclavage en Mauritanie a été souhaité par d’aucuns comme un signe réel d’ouverture des médias ; une fin du stalinisme médiatique qui a toujours caractérisé l’information publique dans ce pays. Nous avons même pu lire, à cette occasion, un article sur Cridem proclamant que c’était « la fin du tabou ».
Mais moins de vingt quatre heures après, la TVM retrouve son rôle de porte-voix du régime et de ses courtisans, en couvrant avec force détails la conférence de presse des avocats des femmes récemment jugées pour pratiques esclavagistes et innocentées par le justice du pouvoir en place alors que, à ce jours, jamais cette même TVM n’avait couvert de conférence de presse organisée par le ONG anti-esclavagistes, ni fait mention du combat qu’elles ont menées pour que ce procès ait lieu. Chacun a son défaut où toujours il revient…Les faits ne sont pas près de contredire La Fontaine.
Sans rentrer dans un débat sans fin sur le comment et le quand, les organes de presse publics doivent accomplir leur devoir d’informer le citoyen. Disons en toute humilité, que l’affirmation selon laquelle les choses « s’améliorent » sur ce plan manquent franchement de preuves et que bien des aspects du fameux débat de jeudi soir dénotent plutôt du contraire. En effet, le constat  des sympathisants pour ne pas dire militants des droits humains est que le choix du timing de l’émission et la couverture des sit-in sur la question sont à l’évidence partiaux. Le jour choisi pour l’émission est celui où se tenait les à la va-vite des procès de trois présumés esclavagistes devant répondre aux chefs d’accusations de pratiques d’esclavage. Il a été précédée par :
1-      Une campagne tous azimuts de licenciement des domestiques et autres formes de employés de maison haratines aussi bien dans les centres urbains que dans certaines collectivités rurales ;
2-      Une couverture médiatique sans précédent par les organes de presse officielle de tous les sit-in organisés par les tribus des présumées esclavagistes écrouées en attendant leur procès.  Cette campagne s’est doublée d’une autre axée sur le dénigrement visant nommément des militants des droits humains. Pourtant les sit-in et la grève de la faim organisés par ces derniers, laquelle a été a conduit à un accord obtenu avec les représentant du gouvernement en vertu duquel les procédures réglementaires et juridiques d’enquête et du déferrement avaient été exécutées, ont fait l’objet d’un black-out total à la radio, le télé et la presse écrite du régime. Ces événements de grand intérêt médiatique et qui se situent au cœur des préoccupations de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des ONGs spécialisés ont été donc complètement occultés…et sans que le Président de celle-ci, qui faisait partie des invités au débat, n’en paraisse offusqué. Pourquoi ? Je me ferai l’économie de répondre à une question dont tout le monde connaît déjà la réponse.
3-      Le choix de l’heure était, aussi, partial. Le début de l’émission coïncidait avec la lecture du fameux verdit dont le contenu n’était en réalité qu’un secret de polichinelle. Innocent ? J’en doute. Tous les invités susceptibles de contredire le discours officiel et de rompre la monotonie de litanies aseptisées du tout-va-bien-dans-le-meilleur-des-mondes, en l’occurrence, M. Boubacar Ould Messaoud, président de SOS- Esclaves, et Aminetou Mint Moctar présidente de l’AFCF étaient pris par le procès et leur absence ainsi orchestrée, a même été interprétée comme une politique de la chaise vide. Une si grosse ficelle n’a pas échappé aux téléspectateurs ; et d’ailleurs le caméraman, sur instigation sans doute du réalisateur de l’émission, se faisait un devoir de faire à chaque fois un gros plan sur les places restées vacantes tout au long de la première partie de l’émission. Le but des responsables politiques de l’Etat serait atteint n’eût été la vigilance des personnalités de bonne volonté qui ont alerté des proches du Président Boubacar Ould Messaoud et Mint El Moctar.
4-      la caméra trottoirs n’a interviewé, pendant toute l’émission, que les partisans du négationnisme de l’esclavage, donnant la parole aux parents des esclavagistes présumées lors de leurs sit-in. Le simple bon sens, la transparence et le professionnalisme dans une émission qui se voulait de débat contradictoire et de consécration des valeurs démocratiques exigeaient qu’au moins on prenne l’avis de ceux qui attestent l’existence de l’esclavage et encore et ceux qui  en pâtir. D’autant plus que ces derniers existent dans toutes les composantes et représentent la majorité écrasante des populations.
5-      Les débatteurs n’étaient pas en égalité sur le plateau, loin s’en faut. Si l’on accepte que le journaliste était…indépendant, il y avait un député connu pour être un thuriféraire invétéré du régime négationniste, un commissaire de police – sans commentaire – le fameux président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme qui ne déroge pas à la règle partisane, et un « cadre » haratine pour le décor dont le costume présage de la futur récompense.
6-      Dans la première partie de l’émission caractérisée par l’absence des présidents des organisations précitées, les invités et l’animateur ont tenté, rivalisant de zèle, de berner les téléspectateurs par des allégations fallacieuses. En vain, bien sûr. Ils se sont évertués à nier l’existence de l’esclavage traditionnelle en faveur de l’esclavage moderne dénommé « exploitation des mineurs » ; ce qui est inexact. La présence dans la deuxième partie de M. Boubacar Ould Messaoud et Mme Aminetou Mint Moctar a réorienté et ramené au vrai sujet - l’esclavage par ascendance – obligeant les débatteurs de l’autre camp à réorienter leur discours dans une volte-face pour le moins pitoyable. Tous se sont finalement résolus à confirmer l’existence effective de ce phénomène séculaire mettant ainsi terme aux tentatives d’amalgame et de diversion auxquelles ils s’étaient livrés au cours de la première partie de l’émission. Les arguments pertinents et irréfutables des Présidents Boubacar Ould Messaoud et Aminetou Mint Moctar ont, en effet, vite fait de confondre  leurs vis-à-vis. Ils ont mis à nu l’insuffisance de la loi N° 0047-2007 restée lettre morte, l’absence de volonté politique de lutte contre l’esclavage manifeste dans le maintien des programmes sociaux et économiques ayant montré leur échec, l’absence totale de campagne de sensibilisation et d’information sur ces pratiques, la démission des imams et érudits face aux malades qui, à tort, s’évertuent à légitimer leurs pratiques esclavagistes par l’islam…

On ne saurait terminer sans mettre en exergue la conclusion tiré par Ould Nemine, l’animateur du débat. Il adit « Nous déduisons à l’unanimité que l’esclavage existe encore en Mauritanie ». Et là, précisons, qu’il s’agit bien de l’esclavage par ascendance, autrement dit, l’esclavage traditionnel.
Le tabou subsiste encore. Tant que le commissaire ou l’inspecteur de police chargés d’instruire les dossiers d’esclavage et, surtout, l’appareil judiciaire dont dépendent les mécanismes d’évacuation des dossiers, sont soumis au diktat du pouvoir et à la lourdeur administrative tributaire des obstacles psychologiques, le règlement de la question d’esclavage n’est pas pour demain. Le cas de M’Barka Mint Essatine et Aïchetou Mint MBarck respectivement esclaves de Ehel Lehreytani et Ould Leveyjah et autres sont là, têtus. Les autorités les ont esquivés et refusé d’engager les procédures requises pour juger les coupables. Mais ces manœuvres de défilement cachent mal la gêne, le sentiment de culpabilité et la honte que ressent le pouvoir face à ce problème. Mais dans la tête de ceux qui nous gouvernent, cela reste un tabou qu’ils n’hésitent pas à instrumentaliser contre quiconque l’évoque, susciter des susceptibilités communautaristes ou se donner le beau rôle comme dans le fameux débat « sans tabou » de Sidi Ould Nemine entre les différentes composantes nationalités.
Chacun a son défaut où toujours il revient.
Ethmane Ould Bidiel

Conférence de presse IRA-Mauritanie

Conférence de presse IRA-Mauritanie

 "L'IRA n'empêche pas aux femmes et aux filles harratines de gagner honnêtement leur vie, ni aux jeunes haratins de fréquenter les Mahadras, mais l'organisation combat l'esclavage sous toutes ses formes, particulièrement l'esclavage par ascendance "
Dans une salle archi comble où se bousculaient depuis les premières heures de la journée, étudiants, journalistes-reporters, quelques chaînes satellitaires arabes (Manar et Hourra), beaucoup de militants venus faire chorus, trônait Birame Ould Dah Ould Abeid, entouré de collaborateurs et d'un jeune garçon, "victime depuis sa naissance d'esclavage et dont le cas va incessamment être soumis aux autorités " selon la déclaration du président de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), l'ennemi numéro 1 du système esclavagiste en place. Le décor était ainsi planté pour une conférence de presse essentiellement consacrée à lever des équivoques et recentrer le débat, celui qui devrait avoir lieu, sur l'esclavage et ses conséquences sur la cohésion nationale.
Le siège du Forum national des droits de l'Homme (Fonadh) à Nouakchott a abrité hier, dimanche 17 avril 2011 une conférence de presse animée par le président d'IRA-Mauritanie, Birame Ould Dah Ould Abeid. Cette conférence coïncide selon lui avec un évènement important, l'acquittement par la justice de trois personnes accusées de pratiques esclavagistes sur des filles mineures. Par delà ce verdict qui traduit selon Birame la connivence certaine entre le système politico-judiciaire en place et les maîtres esclavagistes qui détiennent les rennes du pouvoir en Mauritanie, IRA se dit confortée par le degré d'évolution de son combat. D'organisation non reconnue, brimée au début dans sa lutte, avec l'emprisonnement de ses leaders suite à la dénonciation d'un cas d'esclavage à Arafat, IRA est devenue aujourd'hui un véritable cauchemar pour un système esclavagiste, jusque-là épargné dans son commerce abject par le silence des victimes. Après avoir réussi à faire garder en vue une femme esclavagiste, même si l'accusation a été détournée de son objet, IRA frappera un grand coup avec le cas des trois filles mineures. Cette fois, l'accusation est plus explicite et la justice a franchi le Rubicon en faisant emprisonner les présumées coupables pour pratiques esclavagistes, même si par la suite le verdict n'est pas allé jusqu'au bout de sa logique.

IRA : une épine au pied des Esclavagistes

Mais Birame et son organisation sont tout de même satisfaits du progrès enregistré. Un véritable coup de pied a été donné à la fourmilière. Désormais, aucun esclavagiste en Mauritanie n'est tranquille, même si le système, qui se débat encore dans ses derniers bastions, compte vendre chèrement sa peau. D'où cette campagne tous azimuts qui tend à semer la panique au sein des foyers mauritaniens. Des jeunes, qui se font passer pour  Birame, auraient été mobilisés par le système pour chasser les bonnes et les boys des ménages, et retirer les jeunes Haratines des Mahadras. L'objectif d'une telle campagne pernicieuse vise selon Birame à semer la division au sein de la couche harratine, et à dénaturer l'image d'IRA que l'on cherche à rendre responsable du chômage des jeunes harratines. "L'IRA n'empêche pas aux femmes et aux filles harratines de gagner honnêtement leur vie, ni aux jeunes haratins de fréquenter les Mahadras, mais l'organisation combat l'esclavage sous toutes ses formes, particulièrement l'esclavage par ascendance ".

La guerre d'usure des esclavagistes

Cette campagne de dénaturation du combat d'IRA est doublée selon Birame, d'une campagne médiatique non moins pernicieuse, tel ce débat bidon organisé la semaine dernière par la télévision nationale. Une occasion pour le président d'IRA de fustiger le travail pernicieux des organes de presse officiel, qui n'abordent selon lui, le problème de l'esclavage que sous un faux éclairage et avec des invités triés sur le volet, car sous contrôle. Birame Ould Dah a repoussé avec dédain les deux principaux arguments brandis par le pouvoir et le système esclavagiste pour le décrédibiliser : Israël qui lui fournirait les fonds pour son action déstabilisatrice et le marchandage de la cause esclavagiste.
Pour le premier argument, Birame avance comme contre-argument de taille sa situation d'existence, celle d'un homme qui vit comme tous les citoyens lambda de la Mauritanie, dans l'une des zones périphériques les plus pauvres de Nouakchott, Riadh, sans véhicule, sans maison, avec des enfants qui fréquentent l'école public et un quotidien des plus irréguliers. Quant au marchandage de la question harratine que les invités du débat télévisé sur l'esclavage auraient abordé, Birame dira que deux au moins de ses invités auraient pu avoir la décence de ne pas parler de marchandage, car leur parcours professionnel et leur ascension au sommet de l'Etat s'est fait à coup de striptease et de fonds alloués par les tenants du pouvoir, en contrepartie de mensonges sur l'existence de l'esclavage en Mauritanie et de dénégation sur le génocide des noirs dans les années 80-90. Cette logique qui veut que l'on batte le fer par le fer, et qui consiste à utiliser des cadres harratines domestiqués pour déconstruire le combat antiesclavagiste d'IRA a toujours eu ses propres serviteurs au sein du pouvoir féodale, soutient Birame qui en citera un particulièrement bien niché au cœur du régime en place. "Ce cadre a envoyé un des siens, Lekhweïtir Ould Ghoueïber, pour prendre la tête d'une contestation appelant à la libération d'esclavagistes détenus en prison, dont sa propre maîtresse. C'est cela qu'on appelle marchandage " clamera Birame sous un tonnerre d'applaudissements. Ce genre de manifestations en faveur d'esclavagistes emprisonnés, car elle sert le système esclavagiste selon Birame, est toujours filmé et diffusé par les médias publics, qui boycottent allègrement celles organisées par IRA, fera-t-il remarquer. Selon lui le débat télévisé n'était que de la poudre des yeux, destiné à la consommation extérieure. Ainsi, beaucoup de questions soulevées au cours de ce show médiatique n'ont pas trouvé, selon Birame des réponses satisfaisantes, "le plateau n'étant occupé que par des laudateurs, des esclavagistes et des putschistes ". L'allusion aux députés frondeurs qui avaient plébiscité le putsch contre le premier président démocratiquement élu et contre la loi sur l'esclavage édicté sous le régime d'Ely Ould Mohamed Vall, donnant latitude aux organisations des droits de l'homme d'ester en justice dans les cas d'esclavages, est évidente.

Une action en justice abusivement limitée

Birame Ould Dah demandera à l'assistance "pourquoi selon vous notre action est circonscrite pour le moment à l'esclavage des filles mineures ? " Et de répondre "parce que la loi sur la protection des mineurs est la seule qui permet aux organisations des droits de l'homme d'ester en justice et de porter assistance judiciaire aux victimes ". Selon lui, un excellent projet de loi sur l'esclavage a été concocté sous l'ère de la transition, une loi qui allait permettre aux défenseurs des droits de l'homme de saisir les tribunaux dans tous les cas d'esclavage et d'assister les victimes. Cette loi selon lui a été jetée aux poubelles et une nouvelle loi a été adoptée en 2007 qui dénie le droit aux organisations des droits de l'homme d'intervenir comme partie prenante dans les cas d'esclavage.

Saïd : jeune esclave par ascendance qui a fui ses maîtres

Le jeune Saïd, corps frêle drapé dans un boubou, sagement assis à côté de sa tante, a été présenté comme un cas nouveau, par le chef de bureau d'IRA au Brakna, Cheikh Brahim Ould Oudâa. Ce garçon de 13 ans à peine, a été détaché très petit pour la garde du troupeau de ses maîtres, des gens qui vivent à Boutilimit. C'est aux environs d'Aleg, alors qu'il accompagnait le bétail, qu'il prendra la fuite. Il avait appris l'existence d'une organisation de défense des esclaves et se fit conduire chez Cheikh Brahim. Son jeune frère serait toujours chez ses maîtres alors que sa mère, rachetée par son mari auprès des maîtres, vivrait actuellement à Bababé avec son époux. Quant à sa tante qui l'a pris sous sa tutelle, elle vit depuis longtemps à Nouakchott. Elle a été affranchie. Mais Saïd encore moins son frère ne savent ni lire ni écrire. Leurs maîtres les ont privés d'éducation. Le jeune soutient avoir toujours été battu, brimé et torturé par ses maîtres.
Après la conférence de presse, Birame et ses amis devaient se rendre à la Brigade des Mineurs pour exposer son problème. Un autre combat en perspective, qui risque d'alimenter encore une fois de plus la scène nationale.
Auparavant, le président IRA-Europe, l'ingénieur Abidine Ould Merzough devait insister sur la dimension nationale de la lutte contre l'esclavage, en tant que facteur de cohésion et d'unité nationale, mais aussi facteur de paix civile et de stabilité. Selon lui, le problème de l'esclavage en Mauritanie ne sera pas résolu par l'usure du temps, mais par une action citoyenne et collective soutenue par une réelle volonté politique. L'Etat doit selon lui s'engager avec sincérité et rigueur dans la lutte contre les pratiques esclavagistes, en appliquant avec rigueur et sans complaisance les dispositions de la loi de 2007 et en cessant d'être instrumentalisé par les esclavagistes ainsi que les puissances féodales.
Sadava Ould Cheikh Houceine, président d'une organisation de lutte contre l'esclavage, tout comme Cheikh Brahim Ould Oudâ constituent sur un tout autre plan les exemples vivants d'une lutte qui n'a ni couleur, ni classe. Ces deux purs représentants de l'aristocratie maure prouvent par leur engagement que l'esclavage existe, qu'il constitue un danger pour toute la Nation mauritanienne et que l'action que mène IRA est noble. D'où l'urgence d'un combat national pour éradiquer l'esclavage et libérer ces milliers d'êtres humains encore maintenus dans les fers de l'asservissement et de l'exploitation. Pour Sadava Ould CheikH Houcein, les pouvoirs publics mauritaniens ont intérêt à organiser un véritable débat sur l'esclavage, en n'excluant personne, plutôt que de chercher à stigmatiser le combat d'IRA et de Birame Ould  Dah Ould Abeid. ""Cessez de discréditer Birame et attaquez-vous plutôt à éradiquer l'esclavage en Mauritanie " devait-il conclure.

L’Authentique ; N° 1356 du lundi 18 avril 2011

lundi 18 avril 2011

Urgent: Mauritanie: la police refuse de traiter le nouveau cas d'esclavage concernant deux mineurs



La commissaire de police de la brigade des mineurs refuse de traiter le cas du mineur SAID que les activistes de l’IRA Mauritanie ont présenté durant la soirée du 17 Avril, sous la supervision de Mr Biram ould Dah ound Abeid et son coordinateur régional du Brakna Mr Cheikh Brahim Ould Oudaa.
Il parait que la police a reçue des instructions strictes du sommet de l’Etat de renvoyer chez eux les activistes avec l’enfant esclave et sa tante ensuite de classer le cas sans suite.
Pour s'assurer de l'exécution de ces instructions, la Commissaire a été obligée de rompre son congé de maternité. C'est ainsi que la commissaire a demandée aux activistes de vider le lieu. Mais Le président de l’IRA, Mr Biram  et les militants ont refusé et bloquent les sorties et entrées de la brigade de mineur et n'entendent pas quitter avant le traitement du cas selon les procédures normales. Les activistes campent devant le lieu depuis les premières heures de ce matin et se préparent à installer des tentes mauritaniennes pour se protéger de la chaleur du soleil ardent. Ils s'attendent á un long matraquage des autorités.
Après que l'avocate, Maitre Fatimata Mbaye est entrée en action dans le cas, les autorités ont déclarée que le cas devrait être traité à Rosso, ville dans le sud du pays et á 200Km de la capitale Nouakchott.


Abidine Ould Merzough
Président de L’IRA-section-Europe

Mauritanie: un nouveau cas d'esclavage concernant deux mineurs



L’organisation des droits de l'homme, L’initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA Mauritanie) a présenté, lors d'une conférence de presse le 17 Avril, tenue dans la capitale mauritanienne, un nouveau cas d'esclavage à l'encontre de deux enfants mineurs. Son président, Biram Ould Dah Ould Dah, a surpris le publique et les journalistes présent quand il a déclaré « nous allons vous donné notre réaction par rapport a l’acquittement le 13 avril de trois femmes accusées de pratiques esclavagistes sur mineures. Mais le plus important est la présentation d’un nouveau cas d’esclavage présumé. Un autre round de combat avec les autorités qui continuent à se murer dans le négationnisme sera le cas de SAID et son frère YARGUE, (12  et 13 ans environs) que nous allons présenté à la brigade des mineurs… »

 L'Ong, non reconnue par les autorités du pays, a conduit un enfant répondant au nom SAID á la Brigade des mineurs accompagné par sa tente qui l’avait présenté au coordinateur régional de l’IRA dans la région du Brakna, Mr Cheikh Brahim Ould Oudaa.
Mr Ould Oudaa a déclaré que « Le jeune SAID, âgé d'environ 13 ans, a fui ses maitres qui l’ont mis dans la garde des chameaux, battu et exposé à toutes sortes de sévices. Il y a deux nuits, à Lemden sa tante est venue avec lui chez moi pour se plaindre contre les maitres de SAIS basés à Boutilimit. Cet enfant et sa tante sont venus demander notre assistance pour récupérer son petit frère YARGUE qui est toujours dans les mains de ses maitres dans la ville de Boutilimit ».

La police, après avoir entendu les victimes en présence de Mr Biram Ould Dah Ould Abeid, président de l’IRA, a donné rendez-vous ce lundi matin. La police a promis de faire venir la nuit même les esclavagistes et la victime YARGUE de Boutilimit. Dès ce matin les activistes de l’IRA se sont plantés devant le commissariat de police pour suivre de près le cours de l'affaire. Mais a la surprise de tous, la police a niée avoir été informée de ce cas. La police parait travailler sur le montage d'un coup de mensonge. Les heures qui suivent nous édifierons si ce cas sera traité correctement selon les procédures où plutôt classés comme d'autres cas. Aujourd’hui à 11h,  heure local, les esclavagistes tardent á se présenter à la Brigade des mineurs. Mais les éléments de l’IRA n'ont pas l’intention de quitter le lieu et restent déterminer à aller au bout.


Abidine Ould Merzough
Président de L’IRA-section-Europe

dimanche 17 avril 2011

Vidéo : la révolte des pauvres expulsés du Gazra sans toit

Vidéo : la révolte des pauvres expulsés du Gazra  sans toit


Il n'est plus possible d'éviter de parler de l'oppression que vit notre cher peuple, selon cette femme dont la maison a été totalement détruite par les autorités nationales sur instruction du général dictateur Aziz. Nous l'avons amené au palais, mais il nous a oublié, il nous a envoyé le BULLDOSER pour détruire nos maisons, POURQUOI ? Mais ne doit-il pas oublier que nous l'attendons au prochain tour, si il est au courant de tout, il sait tout. dit-elle, tout a été fait suivant ses ordres. SI ON SOUTIENT BIEN LA JEUNESSE ET ACCEPTONS BIEN EVIDEMENT DE VENIR SE MANIFESTER ET MONTRONS NOTRE COLERE ET MECONTANTEMENT DE LA SITUATION DANS LAQUELLE ON VIT, RENDEZ VOUS LE 25 AVRIL PROCHAIN............
Elle a brisée le silence, car elle ne peut plus tenir le coût qu'à fait le général putschiste Aziz avec elle, elle dit à haute voix Aziz est au courant, oui il sait ce qui se passe ici à Gazra et partout dans ce pays. Oui je soutiens la jeunesse du 25 février et je confirme que je sortirai avec eux le 25 avril journée nationale de colère.

Que pensez-vous faire après avoir visionné la situation de ces pauvres femmes, ayez le courage de dire la vérité, vous les hommes
 s’il vous plait.

Déclaration:INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE (IRA-MAURITANIE)


INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
(IRA-MAURITANIE)

                                                                                          
Déclaration

Née de sa volonté de combattre sans merci toutes les formes de pratiques d’esclavage antiques ou modernes érigées en système social par les tenants de l’idéologie de la race et la préséance de naissance, IRA- Mauritanie est restée fidèle à ses engagements d’user des moyens pacifiques et légaux pour la libération des esclaves ; et ce en dépit des pesanteurs et des anachronismes consacrés dans la version locale du rite malékite-école multiséculaire d’interprétation des textes islamiques et qui légitime l’esclavage et les inégalités dans leurs formes les plus dures et criantes. Celle-ci reste malheureusement un outil idéal d’instrumentalisation de la sainte religion pour avoir conduit à décréter une jurisprudence de l’horreur citée à tous vents par les défenseurs fossilisés de l’obscurantisme végétatif.
Le salut tant suscité par l’avènement de l’indépendance qui avait laissé espérer d’assister à la refonte de tous les schèmes et archétypes de pensées fut illusoire. Car l’indépendance va paradoxalement consacrer officiellement  l’institutionnalisation de l’hégémonie de la race et ses corollaires que constituent l’exclusion, la marginalisation et le racisme d’Etat. Alors, l’urgence de voir émerger un modèle social fondé sur les droits civiques et les principes énumérés dans les déclarations et conventions internationales auxquelles la Mauritanie  adhère, fut envoyée aux calendes grecques. Aujourd’hui, un demi-siècle après, maîtres et anciens maîtres d’esclaves obstruent la voie de la punition par la loi et l’égalité devant la justice, tout en faisant main basse sur tous les organes de l’Etat, ou, presque : gouvernement, administration, armée, justice, appareil sécuritaire, finance, théologie, etc. Cela se poursuit contre vents et marées, malgré toutes les dénonciations et condamnations exprimées par les victimes, jouissant pourtant du soutien des hommes libres parmi les beydhanes-groupe arabo-berbère minoritaire mais dominant. En effet, ils sont, désormais, nombreux les descendants de familles seigneuriales convaincus de l’impérieuse nécessité du devoir national de mobilisation pour faire barrage aux mécanismes erratiques et cancéreux tributaires des mentalités rétrogrades des conservateurs et leurs nombreux autres valets perchés sur tous les cymes de la hiérarchie de l’Etat.
L’adhésion massive de larges couches nationales, toutes communautés confondues, aux idéaux et au combat mené par le mouvement abolitionniste n’allait être obtenue en un si peu de temps, n’eût été notre conviction de la nécessité des défis à relever et des sacrifices à consentir. Ainsi  militants, sympathisants et leaders d’IRA ont-ils, ensemble, payé un lourd tribut, ce à leur risque et péril. L’histoire retiendra, à cet effet, la date mémorable du 13 Décembre 2010, laquelle marque un tournant particulier dans le combat en faveur de la libération des esclaves. Non seulement elle a abouti à la détention et l’inculpation de l’esclavagiste, mais également son jugement et sa condamnation même si le ministère public, pour se conformer à la ligne officielle de dénis, n’a retenu que le chef d’inculpation : exploitation de mineures.
 Cette avancée a eu lieu parce que le président d’IRA et ses codétenus sont parvenus à transformer  leur dit procès, en procès de l’esclavage en Mauritanie.
Cet événement a accéléré le rythme des opérations d’abolition excédant le régime qui s’est résigné à se réfugier derrière les allégations fallacieuses et les tentatives de dissimilation des crimes. Tel est le cas dans toutes les affaires portées devant les autorités par les soins d’IRA depuis le procès et la condamnation de Mouloumnine Mint Bacar Vall – fonctionnaire à la banque centrale de Mauritanie- qu’IRA a dénoncé pour esclavage sur deux fillettes mineures, Nana et Salma (des esclaves par ascendance), qu'elles asservissait et traitait comme sa propriété.
Toutefois, l’efficience des nouveaux instruments et stratégies de combats initiés par IRA ont eu raison de l’opiniâtreté du pouvoir. En effet, les sit-in et mot d’ordre de grève de faim lancé par le président du mouvement abolitionniste M. Biram DAH ABEID et ses deux alliés : Boubacar Messaoud et Aminetou mint El Moctar, respectivement présidents, de Sos-Esclaves et AFCF, avaient été décisifs. La conséquence est l’inculpation des trois femmes dénoncées simultanément pour pratiques esclavagistes par les militants et sympathisants d’IRA. Il est a noter qu’autant l’intervention énergique d’IRA a été a l’origine du premier procès pour exploitation de mineures dans l’histoire des tribunaux mauritaniens, autant l’essaimage de ses sympathisants, la mobilisation de ses militants et l’abnégation de ses dirigeants, ont été a l’origine de la première inculpation et du premier procès qui a lieu pour crimes d’esclavage, sur cette terre qui a tant souffert de ces forfaits, même si celui-ci a fini, par ailleurs par un nom lieu injustifiable des trois maîtres d’esclaves. 
Les témoignages de solidarité et de soutien exprimés lors de ces épreuves par l’opinion nationale et internationale sont une preuve d’esseulement et de rejet de la sphère esclavagiste en déliquescence. Les forces vives de la nation semblent avoir fait leur choix, qui est, de se mettre aux côtés des militants des droits de l’homme et désapprouver la consécration de l’idéologie du silence, étant conscients qu’il est inadmissible, par ce temps, que l’humain continue à subir les assauts de l’agression  pour rester à l’état de moyens afin de servir des intérêts matériaux et moraux dégradants. Bref, une dynamique favorable s’est enclenchée contribuant, du reste, en un temps record, à briser les barrières psychologiques qui se dressaient comme remparts devant la reconnaissance de l’existence dans un pays où foisonnent de tels dénis de droits.       
Cette nouvelle donne ne semble pas du goût des autorités en place. Elle explique le malaise et la panique qui les hantent tout comme les raisons de leurs actes désespérés suscités en connivence avec les survivances du système oligarchique. Le pouvoir, les maîtres d’esclaves et leurs soutiens se sont engagés ces derniers jours dans une sale campagne de chasse à la sorcière qui visent spécialement les employés domestiques hratin - communauté des esclaves et esclaves affranchis- quel que soit leur sexe. Cette escalade tente de faire diversion sur la vraie problématique laquelle reste, envers et contre tout, celle de l’esclavage. Par ces agissements ignominieux et ces propagandes populistes et cyniques, l’intention du système qui s’entête à refuser la reconnaissance de l’esclavage, l’exclusion, la marginalisation et le racisme d’Etat qu’endurent les Hratin et les autres communautés noires astreintes au même salaire de misère, étant de jeter l’anathème sur les défenseurs des droits humains. Or cet appareil terroriste brandit par le régime sitôt qu’IRA s’en est pris aux présumés esclavagistes,  est de nature à nous renforcer dans notre détermination et engagement dans le combat.
Face à cette situation d’extrême gravité du fait de :
- la ligne d'impunité des crimes de pratiques esclavagistes qui les rapports Hratin-Arabo-berbères dans les centres urbains et à l'intérieur du pays; ceci est bel et bien prouvé par les actions d'IRA à l'intérieur de Nouakchott depuis quelques mois;
- de la gestion des affaires du pays par ce pouvoir en faillite politique, sociale et morale, lequel ne s’offusque nullement de mettre en jeu la stabilité et la sécurité nationales de la République et la plonger droit vers le chaos, IRA- Mauritanie :

1-      Condamne  l’implication du pouvoir dans les procès du Mercredi 13 Avril des trois dossiers laquelle justifie le non-lieu accordé au trois présumés esclavagistes donc l’acquittement fait suite aux très fortes pressions tribales et raciales ;
2-      Dénonce le lancement ces derniers jours par le système dans sa double version traditionnelle et moderne du mot d’ordre de licenciement collectif et raciste des domestiques hratin dont les ondes de choc ont touché aussi bien les centres urbains que les collectivités rurales ;
3-      Rappelle la faillite de telles mesures qui visent la diabolisation et jeter, en outre, le discrédit sur les actions des défenseurs des droits de l’homme au regard des esclaves et anciens esclaves ;
4-      Condamne le défilement du régime de l’ensemble de ses devoirs matériaux et moraux en s’activant à  soumettre les populations victimes- les hratin qui représentent plus de la moitié de la population totale de la Mauritanie- à toutes les pressions psychologiques pour briser chez les esclaves toute volonté et rêve de libération;
5-      Engage Mohamed Ould Abdel Aziz et son gouvernement à utiliser le budget alloué à lutte contre l’esclavage- se réduisant incessamment comme peau de chagrin- dans la prise en charge,  l’insertion et la réinsertion des esclaves et anciens esclaves ;
6-      Rend le pouvoir seul responsables de ces conspirations et agissements ainsi que toutes les conséquences qui peuvent en découler ;
7-      S’engage à poursuivre son combat jusqu’à l’éradication totale de l’esclavage et toutes les formes discriminations jusqu’au recouvrement par les esclaves et anciens esclaves de la plénitude de leurs droits et jusqu’à ce que les communautés Négro- mauritanienne recouvre leur citoyenneté ;
8-      Appelle tous les hommes libres à soutenir les efforts de combat menés contre les forces du mal retranchées derrière la citadelle du régime. Cette démarche étant le  seul moyen de préserver le pays des risques de dérives aux conséquences sociales et sécuritaires dévastatrices ;
9-      Lance un appel solennel au corps diplomatique, aux organisations et organismes internationaux pour intervenir et secourir les esclaves abandonnés à leur propre sort et d’agir dans le sens d’amener le pouvoir politique et les groupes dominants a reconsidérer leurs positions vis-à-vis de la cohabitation entre différentes communautés, hratin, berbères, bambara, arabes, peulh soninké et wolof.
Nouakchott, le 17 Avril 2011
مبادرة انبعاث الحركة الانعتاقية في موريتانيا
بيان
ولدت مبادرة انبعاث الحركة الانعتاقية في موريتانيا من رحم إرادة لا هوادة فيها لمكافحة كل أشكال ممارسة العبودية القديمة والعصرية المغروسة في النظام الاجتماعي من طرف أصحاب أيديولوجيا العرق والمنشأ. وقد ظلت مخلصة لالتزاماتها باستخدام الوسائل السلمية والقانونية بغية تحرير العبيد على الرغم من الجمود وغياب فهم اختلاف الأزمنة المجسد في النسخة المحلية للمذهب المالكي الذي يعتبر مدرسة تأويلية ضاربة في القدم، تشرع العبودية واللامساواة في أشكالهما الأقسى والأسطع. وهي تبقى للأسف أداة مثلى للي عنق الدين الحنيف بترسيخها لفقه الرعب الذي ما فتئ يستشهد به المدافعون المتحجرون عن الظلامية المعادية للعقل.
إن الخلاص، الذي بشر به الاستقلال الذي تمخض عنه أمل في مشاهدة إعادة بناء البنى والنماذج الأصلية للتفكير، كان وهما؛ لأن الاستقلال جسد رسميا، وبكل مفارقة، الطابع المؤسسي لسيطرة العرق والنتائج الحتمية للإقصاء والتهميش وعنصرية الدولة. وهكذا فإن البعد الاستعجالي لبروز نموذج اجتماعي مؤسس على الحقوق المدنية والمبادئ المنصوصة في الاتفاقيات والمعاهدات الدولية التي صادقت عليها موريتانيا بدا من رابع المستحيلات.
اليوم، وبعد نصف قرن، فإن أسياد العبيد والأسياد السابقين للعبيد يسدون طريق العقوبة من خلال القانون والمساواة أمام العدالة، مع وضع اليد على كل هيئات الدولة أو جلها: الحكومة، الإدارة، الجيش، العدالة، الجهاز الأمني، المالية، الإلهيات إلخ. ويستمر هذا الوضع رغم كل عاصفة ومد وجزر، ورغم كل تنديد وشجب يعبر عنه الضحايا الذين يتمتعون، مع ذلك، بمساندة الأناس الأحرار من مجتمع البيظان (مجموعة عربية-بربرية تشكل أقلية لكنها مهيمنة). 
والحقيقة أنهم أصبحوا كثرا أولئك المنحدرون من أسر ذات محتد، المقتنعون بالحاجة الماسة المتمثلة في واجب التعبئة للوقوف أمام الآلية الخاطئة والسرطانية المرتبطة كليا بالعقليات المتأخرة للمحافظين وخدمهم الكثيرين الجاثمين على كل مفاصل هرمية الدولية.
وما كان للانضمامات الكبيرة للشرائح الوطنية العريضة، بكل مكوناتها، إلى الكفاح الذي تقوم به الحركة الانعتاقية أن يتم في ظرف وجيز لولا اقتناعنا بضرورة رفع التحديات وما يتطلب ذلك من تضحيات.  وهكذا دفع مناضلو وقادة المبادرة الانعتاقية والمتعاطفون معهم ضريبة باهظة بمجازفتهم ومخاطرتهم.  وسيحتفظ التاريخ، من هذا المنطلق، بيوم 13 دجمبر 2010 اللاصق بالذاكرة والذي شكل منعطفا خاصا في الكفاح من أجل تحرير العبيد. لم تكن ثمرة ذلك اليوم توقيف واتهام الاسترقاقيين فحسب، لكن أيضا محاكمتهم وإدانتهم حتى وإن كانت الوزارة الوصية، وبغية أن تتلاءم مع الخط الرسمي المنكر، لم تعتمد غير تهمة استغلال قاصرات.
هذه الخطوة حدثت فقط لأن رئيس المبادرة الانعتاقية ورفاقه المعتقلين معه تمكنوا من تحويل المحاكمة إلى محاكمة للعبودية في موريتانيا.
وقد سارع هذا الحدث وتيرة عمليات الانعتاق متجاوزا النظام الذي آثر أن يتوارى خلف الادعاءات الخادعة ومحاولات إخفاء الجرائم. إنها نفس الحالة بالنسبة لكل القضايا التي قدمت أمام السلطات من طرف المبادرة الانعتاقية منذ محاكمة وإدانة اميلمنين بنت بكار فال (موظفة بالبنك المركزي الموريتاني) التي أبلغت عنها المبادرة على أساس استرقاقها لطفلتين قاصرتين: الناه وسلمه (أمَـتين بالمنشإ) كانت تستخدمهما وتعاملهما كجزء من أشيائها. وقد أظهر بروز آليات واستراتيجيات كفاح جديدة لدى المبادرة الانعتاقية مدى عناد النظام الحاكم. والحقيقة أن الاعتصامات  والإضرابات عن الطعام التي قام بها رئيس المبادرة الانعتاقية بيرام ولد الداه ولد اعبيد وحليفاه بوبكر ولد مسعود وأمنة بنت المختار (على التوالي رئيسا نجدة العبيد والنساء معيلات الأسر) كانت حاسمة. وكانت النتيجة هي اتهام وتوقيف ثلاث نساء على خلفية ممارسة العبودية بعد الإبلاغ عنهن من طرف مناضلي مبادرة انبعاث الحركة الانعتاقية في موريتانيا.
وتجدر الإشارة هنا إلى أن التدخل القوي للمبادرة الانعتاقية لم يكن فقط وراء أول محاكمة في تاريخ المحاكم الموريتانية بسبب استغلال قاصرات، وإنما كان أيضا تضافر جهود المتعاطفين معها وتعبئة مناضليها وتفاني قادتها سببا في أول اتهام وأول محاكمة حول جريمة الرق على هذه الأرض التي عانت كثيرا من مثل هذه الجنايات حتى ولو انتهى الأمر بهذه الحالة إلى تبرئة غير مبررة لسيدات الإماء الثلاث.
إن شهادات التضامن والمساندة التي عبر عنها الرأي العام الوطني والدولي، خلال هذه المحنة، دليل على انزوائية ورفض الفضاء الاسترقاقي المائع.
لقد بدا أن القوى الحية حددت خيارها المتمثل في الوقوف إلى جانب مناضلي حقوق الانسان ورفضها لتكريس أيديولوجية الصمت، وعيا منها بأنه لم يعد مقبولا، في زمن كهذا، أن يواصل بشر في التعرض للاعتداء كي يبقى مجرد وسيلة من أجل أن يخدم مصالح مادية ومعنوية مهينة.  وباختصار فإن حراكا سانحا انطلق مساهما - في فترة قياسية- في تحطيم المطبات النفسية التي تقف عائقا أمام الاعتراف بالكينونة في بلد يزخر بمثل هذا الحرمان من الحقوق.
هذا المعطى الجديد لا يروق لسلطات البلد. إنه يفسر الانزعاج والذعر الذيْن يطاردانها تماما كأفعالها المخيبة التي تقوم بها بتناغم مع ما تبقى من النظام الأوليغارشي. 
لقد قامت السلطة وملاك العبيد ومن يعضدونهم، خلال الأيام الماضية، بحملة مطاردات خبيثة تستهدف أساسا العمال الخدميين (عمال المنازل) من شريحة الحراطين (مجتمع من العبيد والعبيد المحررين) مهما كان جنسهم.  هذه القفزة عبارة عن محاولة للإلتفاف على الإشكالية الحقيقية المتمثلة في العبودية. وبهذه الإجراءات المذلة والدعايات الشعوبية الساخرة فإن نية النظام، المتعنت على رفض الاعتراف بالعبودية والإقصاء والتهميش وعنصرية الدولية التي يعاني منها الحراطين وباقي المجتمعات السوداء، هي إلقاء اللعنة على المدافعين عن حقوق الانسان، فيما تعزز هذه الفعلة الإرهابية، التي قام بها النظام مباشرة لما اتجهت المبادرة الانعتاقية نحو الاسترقاقيين، تصميمنا والتزامنا في هذا الكفاح.
وأمام هذا الوضع البالغ الخطورة نتيجة لـ :
-خط اللاعقوبة بخصوص جرائم ممارسة الرق المتحكمة في علاقات الحراطين والعرب البربر في المراكز الحضرية وداخل البلاد، وهو ما برهنت عليه المبادرة الانعتاقية داخل نواكشوط منذ أشهر قليلة.
-تسيير شؤون البلد من طرف هذا الحكم المفلس سياسيا واجتماعيا وأخلاقيا والذي لا يتوانى عن التلاعب باستقرار وأمن الجمهورية وإغراقها في الفوضى التامة.. وعليه فإن مبادرة انبعاث الحركة الانعتاقية في موريتانيا:
-  تشجب تورط النظام في محاكمة الأربعاء 13 ابريل التي انتهت بتبرئة المتهمات الثلاث تحت ضغوط قبلية وعرقية.
-  تندد بأوامر النظام بالتسريح الجماعي والعنصري لخدم المنازل من الحراطين الذي مست موجات صدمته المراكز الحضرية والتجمعات الريفية.
- تذكر بإفلاس مثل هذه الإجراءات الهادفة إلى التنفير وتحميل التبعات، في رأي العبيد والعبيد السابقين، للمدافعين عن حقوق الإنسان.
- تندد بتهافت النظام على جعل الضحايا (الحراطين الذين يمثلون أكثر من نصف إجمالي سكان موريتانيا) يرضخون لكل الضغوط النفسية كي يحطم لدى العبيد كل إرادة في التحرر.
- تلزم محمد ولد عبد العزيز وحكومته باستخدام الميزانية المخصصة لمكافحة الرق في التكفل بالعبيد والعبيد السابقين ودمجهم وإعادة دمجهم.
- تحمل النظام وحده مسؤولية هذه المؤامرات وكل ما قد يترتب عنها.
-تلتزم بمواصلة كفاحها حتى القضاء النهائي على الرق وكل أشكال التمييز، وحتى يحصل العبيد والعبيد السابقون على كل حقوقهم، وحتى تحصل مجتمعات الزنوج الموريتانيين على حقهم في المواطنة.
-تدعو كل الأحرار إلى مساندة جهود الكفاح المقام به ضد قوى الشر القابعة وراء قلعة النظام. فتلك هي الوسيلة الوحيدة للحفاظ على البلد من مخاطر الانزلاقات ذات التبعات الاجتماعية والأمنية الفظيعة.
- تناشد السلك الدبلوماسي والمنظمات والهيئات الدولية بالتدخل لنجدة العبيد المتروكين لحالهم، والعمل باتجاه جر النظام السياسي والمجموعات المهيمنة إلى إعادة النظر إلى موقفهم من التعايش بين مختلف المجتمعات: الحراطين، البربر، بمبارة، العرب، الفلان، السونينكي والولوف.

نواكشوط 17 ابريل 2011