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dimanche 4 novembre 2012

« Libérer le Mali est la seule et unique priorité du moment si nous ne voulons pas être soumis à la loi des sauvages pour longtemps »



 "A force de jouer avec les étincelles, on met le feu à toute la plaine
" Ce propos de Mao Zedong peut s'appliquer à ce qui se dessine
aujourd'hui dangereusement au Mali et dans toute la sous-région. Nous
savons que l'armée malienne, à elle seule, est incapable de
reconquérir le nord occupé. Cette armée, aujourd'hui déchirée et
divisée en plusieurs factions, ne sait même plus de qui elle doit
recevoir des ordres. Sont-ce les ordres émanant du" président"
Dioncounda Traoré qui priment ?  Ou ceux du capitaine putschiste,
gonflé de prétentions et tapis dans l'ombre, qu'elle exécute ? Alors
que le premier ministre, Modibo Diarra, qui se prend pour le premier
personnage du pays et ne manque pas une occasion pour se mettre en
  contradiction avec le "président",  n'en fait qu'à sa tête ! Où est le
pouvoir central ?
Mais la principale question que nous devons nous poser est encore plus
inquiétante ! Peut-on encore parler d'état malien ?  Les faits, tels
qu'ils se présentent, nous obligent à penser que non. Sinon qu'est-ce
qu'un état qui était sensé être indivisible et qui se retrouve avec
deux lois dont chacune se veut  fondamentale ? Le Mali n'est pas et
n'a jamais été un état fédéral. Mais aujourd'hui nous avons, dans ce
pays, la loi de Bamako et celle du Nord. On serait même tenté de
parler des peuples du Mali au lieu du peuple malien ! Ce qui définit
un état, c'est sa capacité à monopoliser la violence légitime, à juger
et à punir, donc à édicter sa loi sur l'ensemble de son territoire. Or
ce que nous voyons aujourd'hui, c'est la loi  qui punit,  ampute des
mains et lapide des femmes. Cette loi obscure est imposée par des
hommes  sortis des ténèbres, mais elle est appliquée dans une partie
d'un pays dont l'autre partie vit sous une autre loi !  Aussi je pense
que ceux qui continuent à parler d'un état malien  font preuve de
cécité face à une situation qui, à tout moment, peut faire disparaître
le Mali tel que défini depuis son accession à l'indépendance en 1960
et embraser la sous-région. Le Nord-Mali est en train de devenir de
jour en jour, sans que l'on y prenne trop garde, la capitale de tout
ce que l'Afrique compte  de fondamentalistes, de laissés- pour- compte
et, surtout, d'hommes n'ayant rien à perdre. Leur point de
convergences d'où, pensent-ils, ils pourront partir à la conquête de
nouveaux territoires. Et cela en brandissant  des slogans éculés:
lutte contre la corruption et contre l'immoralité, retour aux valeurs
fondamentales de l'islam etc...Il faut dire que trop longtemps  les
régimes de la sous-région se sont attelés à fabriquer l'homme qui n'a
rien perdre. Cet homme qui se sent méprisé et exclu du partage des
richesses, cet homme pour qui les gouvernements ne sont rien d'autres
que des associations de malfaiteurs, pour ne pas dire des sectes
féodales qui ne servent que les leurs. Pour cet homme, qui en arrive à
se dire qu'une fin effroyable est préférable à un effroi sans fin, le
Nord-Mali est une aubaine puisqu'on lui fait miroiter un monde  juste
basé sur les instructions du Saint Coran. C'est un leurre mais il ne
le voit pas, tout absorbé par le mirage  d'un idéal. Mais ce qui se
passe au Mali prouve, encore une fois, l'incapacité des pays africains
à se sortir seuls des situations de crise. Le manque de promptitude de
la C. D. E. A. O. et de L'union africaine n'a fait qu'aggraver une
situation. Si la C.D.E.A.O., fondée en 1975 et réunissant plus d'une
quinzaine pays, est incapable de mobiliser 33000 hommes, je dis qu'il
y' a franchement de quoi désespérer d'une telle organisation
sous-régionale. Nous savons tous qu'il faudra l'appui logistique de
certains pays occidentaux pour reconquérir le Mali, mais je doute de
la volonté politique des pays africains. Le Mali divisé est un enfer
aux portes des pays frontaliers, contrairement aux calculs politiques
et aux arrières pensées de salon. Aucune négociation ne doit être
entreprise avec ceux qui ont divisé le Mali. Ceux sont des idéologues,
et on ne peut convaincre un idéologue qui est dans un monde dont il
est le seul à comprendre les mécanismes. Négocier, c'est céder quelque
chose, car on ne peut négocier sans faire des concessions. Le Pays de
Filly Dabo Cissoko doit retrouver son unité. Toute son unité !  Et
ceci est l'affaire de tous les pays de la sous-région. Ceux qui se
mettront à l'écart doivent s'attendre à en payer les conséquences. Le
terrorisme n'ayant pas de terre d'élection, les fanatiques
interpréteront leur passivité comme une forme d'adhésion à leur vision
du monde. Il me semble que la première chose à faire est d'exhorter ce
qui reste de l'exécutif malien à parler d'une seule voix. Que le
premier ministre cesse de dire le contraire de ce que dit le
"président".  Le temps de la politique " du cède-moi ta place" est
encore loin. Libérer le Mali est la seule et unique priorité du moment
si nous ne voulons pas être soumis à la loi des sauvages pour longtemps.
Car celui qui détruit la culture, et quelle Culture, n'a aucune autre
perspective que la sauvagerie ! Et c'est par peur des ténèbres que nous
pleurons Tombouctou. Et nous pleureront encore et encore jusqu'au jour
où l'espoir brillera sur cette ville qui nous appartient tous !

Sakho Mamadou.


(Mamadou Boubou Sakho)

samedi 3 novembre 2012

De l’exégèse des lieux privés, à l’exégèse des liens familiaux…

Ils émergent. De plus en plus. Des petits présidents. En l’absence du président, la rectification continue. La continuité de la rectification. Ici, en Mauritanie, elle continue. Les militaires s’en chargent à merveille. On les a vus, l’autre soir, à la TVM, au cœur de la chose. Ils rectifiaient. Ils étaient deux. Le tireur, le jeune lieutenant, dont j’ai oublié le nom, et l’autre, Teyib quelque chose, le monsieur de la communication de la grande muette. A chaque fois, que le jeune officier, dont j’ai oublié le nom, encore une fois, un oubli volontaire, pour que ne je sois dans l’obligation, un jour prochain, de porter plainte contre lui pour les dommages qu’il a faits subir aux symboles de la République, Teyib de la communication était là pour rectifier le tir. Le rectifier, jusqu’à ce qu’il transperce la carrosse du véhicule et l’organisme présidentiels. Il se faisait un peu, le communicateur de la grande muette, dans l’exégèse de la rectification. Son rôle d’exégète était de transférer la balle tirée, par un ennemi, d’un lieu privé vers un lieu commun où elle se ferait tirer par un ami. Teyib est tout simplement un exégète. Mais, l’exégèse des lieux privés. On est loin de Léon Bloy, et son fameux essai, l’Exégèse des Lieux Communs.
Des petits présidents qui émergent, en l’absence du vrai, on ne saurait occulter le rôle d’une grande figure du mouvement de rectification, Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil. Qui se trouve accidentellement, tel son président, à Paris. Mais, à Paris en tant qu’Ambassadeur. Ambassadeur, contrairement à son président, bien portant. De là-bas, il se fait, lui aussi, dans la rectification. Un peu dans l’exégèse, lui aussi, mais, celle des liens familiaux. On est encore loin, très loin, du siècle de Bloy.
C’est l’occasion pour l’époux de la nièce de la première dame du pays de communiquer sur son acception de la République, sa vision pour ses institutions. Le président de la République, qui est là-bas, alité, ou en convalescence, est d’abord un chef de famille, au mieux, un chef de clan, pour Ould Brahim Khlil. Son pouvoir est désormais exercé, selon l’appréciation du génie de Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil. Cet ambassadeur qui accapare, le temps d’une maladie, toutes les attributions du président de la République. Et, au passage, piétine, tel inscrit, dans son œuvre, à lui, l’Exégèse des Liens Familiaux, les institutions républicaines.
C’est l’une des rares occasions inespérées, pour Ould Brahim Khlil, de se faire président. Petit. Bien entendu, la République est le domaine de la grandeur, de la hauteur. Il faut bien mettre en quarantaine celui qui l’incarne, l’hospitaliser, l’immobiliser sur un lit d’hôpital, pour pouvoir cracher sur ses institutions. Et se (mé)prendre en président.
De Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil on retient le fameux message, lu par un journaliste,  adressé, dit-on, à la Nation, par le président de la République, à une occasion où la tradition républicaine ne recommandait pas de discours présidentiel. Un message sans vidéo, ni voix du premier citoyen du pays. C’est tout le génie de notre ambassadeur à Paris, exprimé de la manière la plus exaltante. C’est la communication. Le degré zéro de la communication. On est loin de Rolland Barthes, tout de même. Mais, on émerge, quand même. D’ex nihilo. Même si, pour faire la communication autour de la maladie du président, on tire, sur lui, une autre balle. Et, on tire, hélas, vers l’oraison funèbre.  
Mouna 

vendredi 2 novembre 2012

Le faux général Aziz bientôt lâcher par le réseau mafieux de Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khalil



Attention, je viens d’être mis aux parfums des informations qui m’ont fait froid au dos. Abdallahi Ould Hormatallah serait à la tête du fameux réseau des « pirates » officiels de l’état Mauritanien en toute impunité. Il pilote le service de la « presse  soi-disant électronique », sous entendu un réseau de pirates qui n’a rien n’avoir avec la presse bien entendu. Son rôle est de lire tous les mails sensibles qu’on échange en privé, dernièrement ils ont tenté le coup sur ma boite avec la complicité de Ould Khalil Brahim ambassadeur de la Mauritanie à Bruxelles qui sera bientôt muté sur Paris, un escroc de la sécurité sociale française qui l’attend de pieds fermes. Ould Hormatallah est parrainé par ce gourou de Ould Khalil Brahim lorsqu’il occupait le poste de ministre chargé de la communication qui a propulsé   Abdallahi Hormatallah à la tête de ce réseau de piratage national mafieux. Je suis particulièrement visé, sa dernière tentative a échouée, il a eu recours à créer un faux mail au lieu de diko12003, il créa « Diko Diko: diko1203@yahoo.fr » pour envoyer un faux mail qu’ils ont signé à mon nom au lieu de Diko Hanoune, ils ont signé « Diko Henoune » pour accabler Boubacar Ould Messaoud, Fitimata M’Baye et Aminetou Mint El Moctar. Sachez une chose, tout ce que vous faites en RIM, Abdallahi Ould Hormatallah vous suit à la loupe, franchement ce petit violeur de femmes doit être sévèrement corrigé. Cet alcoolo qui bat les femmes se croit tout permis, alors montrons lui qu’il n’est  strictement rien et c’est la fin du régime dictatorial du faux général Aziz. D’ailleurs le même Ould Khalil Brahim avait placé son parent comme comptable à l'ambassade de Mauritanie à paris qui a bouffé des centaines de millions d’ouguiyas, depuis tout ce temps, il est affecté ailleurs mais l’homme  refuse la passation de service avec son remplaçant craignant que le poteau rose soit découvert. Plus grave, le comptable cousin de l’ambassadeur Ould Khalil Brahim profite de l’affaiblissement du général Ould Abdel Aziz pour amputer le trou qui s’élève à des centaines de millions d’ouiguiyas à la femme du général qui est la première dame du pays. Eh bien Aziz saura désormais qu’il n’a pas vraiment d’amis à plus forte raison des soutiens, que des gabegistes  en puissance, profiteurs qui commencent à mouiller sa femme dans leurs sales draps au moment il se bat contre la mort dans un hôpital français. Incroyable, Ould hormatallah, attention, tu as touché à Dicko, Eiwa, on n’y va……. Franchement c’est mesquin, on reconnait ces amis , parents et soutiens aux pires moments lorsqu’on est en difficulté, là la clique de Ould Brahim Khalil est en phase de lâcher Aziz dans un trou pour l’enterrer  vivant. Préparez vous à être dirigé par barjots chers compatriotes.

Diko Hanoune

Ould Boulkheir entend des voix….de l’arrogance



On sait maintenant le point commun entre Jeanne d’Arc et MessaoudOuld Boulkheir : tous les deux ont entendu des voix. Jeanne d’Arc celle de Dieu, Ould Boulkheir celle d’Aziz. Mais  tant que Ould Boulkheir tient à son perchoir Aziz et Dieu c’est la même chose. Cependant Jeanne d’Arc ayant entendu la voix de son seigneur s’est précipitée pour prendre les armes contre l’ennemi. Ould Boulkheir , s’est précipité vers les journalistes en leur disant qu’il a entendu des voix et comble du comble , il n’est même pas sûr  que ce soit celle de son seigneur hospitalisé. Alors que jeanne d’Arc brutalisait les Anglais, Ould Boulkheir brutalisait les chinois car les questions des journalistes lui semblaient du Mandarin pur.  Il  poussa, d’ailleurs,l’incompréhension à des sommets tels qu’il répliqua à un journaliste hagard: “C’est parce que quelqu’un est absent que l’on parle de vacance du pouvoir ?”
Drôle n’est-ce pas?
La mauvaise foi  de Messaoud tient dans le fait qu’il fait semblant de ne pas faire la différence entre un président absent pour un voyage officiel et un président “absent” pour hospitalisation. Le premier n’est pas absent du pouvoir, le second l’est incontestablement. Et ce que ould Boulkheir veut éviter c’est que sa propre responsabilité constitutionnelle ne soit mise en jeu du fait qu’il n’a pas saisi le conseil constitutionnel pour faire constater cette vacance. Ce que la constitution prévoit explicitement.
Pourquoi Ould Boulkheir, joue-t-il la sourde oreille en ayant les airs pompeux de celui qui connait et que les autres ne connaissent rien? En disant: “je fais partie de ce pouvoir, je suis président de l’une des chambres les plus importantes de ce pouvoir. Si j’ai des doutes sur ce pouvoir, c’est a moi de poser les questions. Je n’attends pas que vous les posiez. »
Quelle arrogance! Voilà un point que Ould Boulkheir ne partage pas avec Jeanne d’Arc!
Depuis quand un Président de chambre législative s’arroge-t-il le droit d’avoir l’exclusivité de poser des questions en cas de vacance de pouvoir? Et depuis quand  il a une quelconque qualité pour avoir des doutes sur le pouvoir exécutif, enfreignant ainsi le sacro-saint principe de séparation des pouvoirq?
A Ould Boulkheir nous disons HAUT ET FORT ceci:
Jeanne d’Arc a bouté les Anglais hors de France  en entendant les voix de son seigneur, vous vous voulez bouter toute liberté d’expression de Mauritanie en croyant entendre les voix de votre seigneur.  Et ne nous dîtes pas ,comme vous l’avez si bien exprimé, que vous ne devez rien à Aziz. Vous lui devez tout.  notamment de vous avoir maintenu au poste où  Sidioca vous a mis alors que vous n’avez aucune  majorité à la chambre des députés.
La décence (lors du putsch de Aziz et face à la discontinuité de la légalité et de la légitimité avec le renversement de Sidioca, président de la République qui “incarne”l’Etat suivant l’expression  la Constitution elle-même ) vous aurait dicté de partir.
Aujourd’hui vous entreprenez de faire au monde une leçon de Démocratie parce que vous avez entendu des voix. On avait brûlé Jeanne d’Arc en son temps rien que pour cela.  Vous, vous êtes brûlé vous-mêmes.
Lors de son procès le 15 mars 1431 durant son 7ème interrogatoire Jeanne d'Arc a invoqué “La pitié qui était au royaume de France.” Mais vous politiciens aurez vous un jour pitié du pauvre peuple  de ce pays?  A défaut d’entendre le peuple vous entendez des voix.

Pr ELY Mustapha/ Blog Haut-et-Fort

jeudi 1 novembre 2012

Alerte-Mise au point : Des petits malins se sont servis de mon mail pour régler leur compte avec les militants des droits de l’homme.



                       Bonjour à tous !
Je me suis réveillé ce matin, lisant un mail grotesque envoyé depuis ma propre boite mail qui accuse grossièrement des militants des droits de l’homme : Boubacar Ould Messaoud président de Sos-Esclaves, Aminetou Mint El Moctar présidente AFCF et Maitre Fatimata M’baye, vice présidente de la FIDH, avocate des pauvres sans défenses, ce mail était titré : « Honte à Boubacar Ould Messoud, Fatimata M’Baye et Aminetou Mint Ely : 1780 600 euros détournés ! »  .Je ne suis personnellement pas au courant  de cette affaire donc je ne peux pas  être l’auteur de ce  fameux  mail. Je demande à tous ceux qui l’ont reçu, de ne pas en tenir compte. Cette usurpation d’identité et piratage de compte à répétition que je subis depuis un certains temps démontre bien Ô combien je suis devenu encombrant pour le pouvoir, la presse etc… malgré qu’ils font semblant que nous ne représentons rien à leur yeux. Ce dernier acte est certainement le résultat des services de l’état Mauritanien depuis  le bras de fer qui nous oppose avec le futur ambassadeur de la Mauritanie à Paris, actionnaire du site cridem et beau frère du faux général Ould Abdel Aziz suite à son implication dans le dossier d’escroquerie à la sécurité sociale française. Rappel des faits : 

« Des sources dignes de foi ont affirmé à l’ANI que les autorités judiciaires française ont établi la liste des personnalités du monde politique et financier mauritanien concernées par le scandale de l’assurance maladie en France, qui comprendrait, au moins, un ministre du gouvernement actuel. Elle comporte aussi des diplomates, ainsi que des personnalités qui ne sont plus en vie. Ces mêmes sources affirment qu’un réseau d’escrocs est arrivé à exploiter une l’organisation caritative française «Emmaüs» en présentant des documents signés, attestant l’indigence de certaines personnes dont des anciens ministres, des ministres du gouvernements actuels avec des membres de leurs familles et des hommes d’affaires, pour qu’elle puissent accéder aux soins gratuits. » lien : http://www.haratine.com/article107.htm

Je vous remercie pour la compréhension, nous ne sommes qu’au début de cette affaire extrêmement  grave. UN escroc futur Ambassadeur de la Mauritanie en France Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khalil a un dossier d’escroquerie à la sécurité sociale française sur le dos. La suite : http://haratine.blogspot.fr/2012/10/normal-0-21-false-false-false-fr-x-none.html


Diko Hanoune

mercredi 31 octobre 2012

Parution de livre

Cet ouvrage propose une étude de grande envergure, première du genre, sur la mémoire et le souvenir de l’esclavage. En analysant les débats politiques et académiques des vingt dernières années, l’auteur dégage deux approches : celle du soupçon politique (victimisation, instrumentalisation, surenchère) et celle du doute anthropologique (fragilité, absence, vide). Ayant établi ce constat, Christine Chivallon part alors à la recherche des traces du souvenir de l’esclavage, ainsi que des témoins qui les transmettent, pour comprendre la teneur des expressions mémorielles issues de l’expérience esclavagiste.
 
L’étude de l’Insurrection du sud, qui a opposé, à la Martinique, anciens maîtres et anciens esclaves, en 1870, au moment de l’instauration de la Troisième République, forme le pivot de ce parcours. Elle permet de reconstituer une scène primordiale de violence et d’en trouver les expressions transmises au sein des descendants des insurgés, témoins d’aujourd’hui. L’approche de cet évènement fondateur fournit l’occasion d’aller bien au-delà de la découverte de récits de mémoire minorés pour explorer les différentes manières de transmettre, de s’emparer ou « d’incorporer » le passé, dans un contexte (post)colonial, formé dans la double matrice de l’esclavage et de la République.
Pourtant, cette recherche dépasse largement le cadre empirique de la Martinique, en établissant des connaissances sur la Caraïbe et en construisant des interprétations théoriques, autant sur les faits de mémoire que sur les expériences historiques liées aux conditions coloniales esclavagistes et à leurs devenirs.
 
Christine Chivallon est directrice de recherche au LAM-CNRS (Sciences Po Bordeaux, Université de Bordeaux), anthropologue et géographe, auteur d’ouvrages et de nombreux articles portant sur les sociétés de la Caraïbe et les questions de la construction identitaire.
 
KARTHALA - CIRESC
ISBN : 978-2-8111-0689-8 (16 x 24 cm) - 624 p. - 36 €