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jeudi 26 juillet 2018

Communiqué:Une délégation de cinq membres des collectifs membres de la Coordination des Organisations des Victimes de la Répression (COVIRE)


Une délégation de  cinq membres des collectifs membres de la Coordination des Organisations des Victimes de la Répression (COVIRE), invitée pour la Participation à la 64ème session du comité contre la torture des nations unies à Genève, a été interdite pour l’embarcation à l’Aéroport OumTounsi de Nouakchott, par la police mauritanienne.

Cette délégation constituée de :Adjt/er Babe Traoré(collectif rescapé militaire), Sy Yahya Ousmane (collectif des orphelins ), Maimouna Alpha Sy (collectif des veuves),Aissata Anne(collectif des veuves) et Aissata Diallo (collectif des veuves) sont détenteurs de leurs visas dûment émis à l’ambassade de Suisse au Sénégal. Après avoir effectué l’enregistrement pour les formalités d’embarquement par la compagnie RAM, la police de l’aéroport de Nouakchott a confisqué les passeports de la délégation sous prétexte de vérifier les visas apposés et ont exigé une lettre des autorités consulaires Suisse du Sénégal attestant avoir délivré ces visas.

Le dépôt au niveau du Sénégal s’est opéré, après que  l’ambassade de France, qui représente pour les affaires de visa, celle de la Suisse,  ait répondu à ces demandeurs de visa que les rendez vous ne peuvent avoir lieu  que dans la semaine du 23 juillet. Hors la session  du comité contre la torture à laquelle cette mission devait participer doit se dérouler au 23 juillet au 10 aout 2018.

 Au même moment les organisations de la société civile défenseurs des positions officielles de l’Etat sont financées en masse par le Commissariat aux droits de l’homme et à l’action humanitaire pour prendre part à cette  64ème session et facilitées dans toutes  les formalités de voyage.

A cette occasion de la tenue de cette 64ème session du comité contre la torture, nous COVIRE, lançons un appel d’alerte aux différents experts aux institutions compétentes des droits humains des nations unies de :

Rappeler la Mauritanie de ses engagements du respect du droit à la libre circulation, de rentrée et de sortie de ses citoyens dans le respect des normes qu’elle a reconnu ;
 Soutenir l’action des victimes et ayants droit du génocide mauritanien ;
Intercéder auprès des autorités mauritaniennes de reconnaitre la légitimité  des victimes et ayants droit du génocide perpétré à l’encontre de la communauté noire  de revendiquer leurs droits à la vérité et à la justice pour régler cette question douloureuse  qui entrave le vivre ensemble;

Genève, le 23 juillet 2018

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