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samedi 9 mars 2019

Mauritanie : Elles sont braves ces femmes au sein d’IRA-Mauritanie.


8 mars est la fête de la femme, nous rendons un vibrant hommage  aux braves femmes de l’ONG IRA-Mauritanie, parce qu’elles le méritent amplement. Ce n’est pas facile d’être une femme combattante, active sur le terrain, surtout, en face d’un régime qui n’a aucun respect moral ni physique  envers  la femme. Il faut être courageux, engagé surtout  pour supporter ce que supporte ces femmes au sein IRA-Mauritanie.  

Ces femmes ont subi des violences gratuites, martyrisées sur le terrain publiquement, pourchassées dans les rues avec des gourdins de la police politique, humiliées, persécutées depuis plus  de 10 ans par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz et ses hommes de main. Parce qu’elles refusent d’être des objets à la solde d’un système qui les chosifie. Bien évidement, elles exigent la fin de l’esclavage sous toutes ses formes. Quatre vingt dix pour cent des victimes de l’esclavage sont des femmes et  les enfants.

En 2012, le leader abolitionniste Biram Dah Abeid et ses compagnons ont risqué leurs vies en incinérant symboliquement le code négrier méconnu par la communauté internationale qui rendait la pratique de  l’esclavage dans sa forme la plus odieuse licite.  En se parcourant les extraits de ces livres qui ont été symboliquement brûlés (Moukhtassar Khalil),  qu’on  trouve dans toutes les bibliothèques traditionnelles du pays et que les mauritaniens récitent par cœur. Quelques exemples de cet exégèse confondu, à tort, par certains dans  la religion, malgré qu’il entretient une propédeutique éloignée de la vraie foi.

A  la page 32 :
« la femme esclave ne doit pas cacher son corps, contrairement à la femme libre, mais si son maître la possède et trouve un enfant avec elle, même sans mariage, elle doit se comporter comme les femmes de « bonne extraction » ; c'est-à-dire avoir le droit de  se couvrir. 


Voila, on permet au maître, à travers cette
«législation » de disposer de son esclave comme il le veut, car c’est son bien, « sa chose ». Le summum de cette aberration se trouve être l’autorisation faite au maître de violer son esclave, même quand elle est mariée ; et ce, même devant son époux de même condition qu’elle.
 

A la page 118 de cette propédeutique clairement avilissante, il est dit que le maître peut, à tout moment, prononcer la nullité du mariage de son esclave (homme ou femme), s’il veut le ou la vendre par exemple. Dans Khalil, le maître peut castrer son esclave pour qu’il s’assure qu’il n’aura pas de rapports avec sa maîtresse. Les mêmes craintes d’être cocu par son propre esclave poussent les maîtres à acheter, comme esclaves de la maison, que des « hommes » laids. 


A la page 321, il est dit que le maitre peut affranchir une partie de son esclave (le quart, la moitié, quelques jours). Pour ce qui est des affranchis (Elmewali), ils restent dans la lignée du maître pour grossir le nombre de la tribu. Dans Khalil, il est dit que le djihad (guerre sainte) est l’une des sources de l’esclavage, ce qui est une contradiction flagrante avec le Coran (imma mnnoun we imma vidaa). 

Vous avez compris pourquoi  la détermination de ces femmes malgré  qu’elles ramassent des coups blessants  lors des manifestations  d’IRA Mauritanie, elles restent fermes pour en découdre avec l’esclavage ? Elles font honneur à toute l’humanité. Nous leur tirons notre chapeau bas.

Vidéo datant décembre 2018  montrant l’agression directe de la fille du leader Biram Dah Abeid par la police, l’auteur n’a  pas été sanctionné par sa hiérarchie ni poursuivi par la justice, le comité contre la torture n’a pas non plus bougé d’un iota pour demander que le policier soit traduit devant un juge : https://www.youtube.com/watch?v=D93_imLnMus




















dimanche 17 février 2019

Communiqué de Condoléance




مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RÉSURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA - Mauritanie


Communiqué de Condoléance

IRA – Mauritanie a appris  cette matinée  du 17 février 2019, le décès survenu à Gorilakhé de monsieur Oumar Ould M’Bareck Dicko père de notre ami et camarade de lutte Diko Hanoune, secrétaire général de AHME.

Tout en priant  pour le repos de son âme, nous présentons à Diko Hanoune nos condoléances les plus attristées ainsi qu’à ses frères et sœurs et aux habitants du Guidimakha. 

Inna lillahi wa inna ileyhi rajioune
  

                Nouakchott, le 17/02/2019

                                                   La Commission de communication

NÉCROLOGIE : NOS CONDOLÉANCES FRATERNELLES ET ATTRISTÉES AU FRÈRE ET CAMARADE DIKO HANOUNE ET À SA FAMILLE.


NÉCROLOGIE : NOS CONDOLÉANCES FRATERNELLES ET ATTRISTÉES AU FRÈRE ET CAMARADE DIKO HANOUNE ET À SA FAMILLE.

L'ensemble du mouvement GANBANAAXU FEDDE, ses partenaires et ses sympathisants, ont appris ce dimanche 17 février 2019, le décès de notre père et oncle Mr Oumar Ould Mbareck Diko, le père du camarade DIKO HANOUNE, blogueur mauritanien et militant irréductible pour la défense des Droits Humains. Le décès est survenu à Mbeydia Sakha dit Gorilakhé dans la Commune de DAFORT.

Par cette communication, nous adressons nos condoléances les plus attristées à Mr Diko Hanoune, à toute sa famille et à l'ensemble du corps militant mauritanien, africain et universaliste pour des CAUSES JUSTES et HUMANISTES.

Nous exprimons fortement notre soutien fraternel et citoyen à l'endroit de la famille du défunt. Que le Tout Miséricordieux accueille son âme dans le Paradis Éternel. Amine


17 février 2019

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

Table ronde autour de l’abolitionnisme Africain à l’EHESS


La table ronde 'l'abolitionnisme africain au XXIe siècle' a eu lieu hier à l'EHESS à Paris. L'auditorium était complètement rempli, plus de 200 personnes, principalement des représentants de la diaspora africaine à Paris (surtout Mauritanienne, Malienne et Nigérienne) ont rempli le plus grand amphithéâtre de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Ils ne venaient pas seulement de Paris, mais des banlieues et d’autres villes françaises et même de l’étranger. 

Biram et Ali ont fait d'importantes présentations dans ce lieu d'importance symbolique, Paris, capitale de l'ancienne puissance coloniale, dont le gouvernement avait été responsable de la première abolition légale de l'esclavage dans leur pays. Cependant, les lois anti-esclavage coloniales et après les indépendances et l'adhésion aux conventions internationales n'ont pas été pleinement appliquées. Dans de nombreuses régions africaines, les privilèges des esclavagistes étaient restés inchangés, soutenus avant par le colonisateur et après par des gouvernements dont les représentants sont le plus souvent issus de ces mêmes classes. Ceux qui avaient été réduits en esclavage ont continué d'être marginalisés, exclus et exposés au risque de réasservissement. 

Les déclarations de Biram et Ali hier ont montré que leurs mouvements ne toléreraient plus l'esclavage pour personne. Qu'ils exigeraient un engagement similaire de la part de tous les membres de leurs associations. Et qu'ils s'attendent à ce que leurs gouvernements et les alliés internationaux des gouvernements africaines appliquent leurs lois anti-esclavagistes et qu'ils soient cohérents par rapport a leur adhésion aux conventions anti-esclavagistes internationales. S'ils se cachent derrière des lois vides et reproduisent les pires formes d'exploitation, les citoyens et la communauté activiste internationale devraient retirer tout soutien, critiquer, Biram a dit: 'prendre la parole' a leur place. 

Il y a trop de preuves pour continuer à nier que l'esclavage et son héritage perdurent et empêchent de larges groupes de personnes de mener une vie digne et de jouir de pleins droits de citoyenneté. Biram a dénoncé l'hypocrisie des gouvernements passés et présents comme un négationnisme. On ne peut qu'être d'accord avec lui sur le fait que ceux qui connaissent les réalités du terrain - ce qui se passe dans les villages et dans les villes et même dans les relations sociales les plus intimes - doivent parler et faire preuve de tolérance zéro pour les abus persistants. Ali a discuté de la situation non seulement du Niger mais de tous les pays du G5 Sahel esclavage. Les délégués de trois ONG maliennes sont intervenus pour dénoncer les récentes circonstances au Mali. Le soutien de la salle était fort, et certains qui sont intervenus dans le débat ont déploré que, en tant que descendants d'esclaves, ils continuent d'être exclus et humiliés même dans la diaspora française et ailleurs.

Voila, mes chers amis, un résumé très incomplet et encore 'chaud' de l'événement d'hier que j'ai voulu partager avec vous. Dès que les vidéos officielles et les comptes rendus seront publiés, je partagerai les liens. 

Dr. Benedetta Rossi
School of History and Cultures, University of Birmingham, Arts Building
Birmingham B15 2TT, United Kingdom

L’abolitionnisme africain au XXIe siècle Table-ronde sous la présidence de Catarina Madeira-Santos, EHESS ; Mots de bienvenue : Christophe Prochasson, président de l’EHESS ; Benedetta Rossi, University of Birmingham : « L’abolitionnisme ouest-africain : introduction et contextualisation » ; Ali Bouzou, secrétaire général de l’ONG Timidria, Niger, et secrétaire exécutif du réseau ouest-africain de lutte contre l’esclavage : « G5 Sahel et Niger : défis et stratégies » ; Biram Dah Abeid, député mauritanien et président de IRA Mauritania : « L’esclavage aujourd’hui en Mauritanie » ; 11h15 : Commentaires par Abdel Wedoud Ould Cheikh, Université de Lorraine, et Klara Boyer-Rossol, Labex HASTEC et IMAF.















mercredi 13 février 2019

Intervention de Biram Dah Abeid à la conférence sur l’esclavage au 21eme siècle


Intervention de Biram Dah Abeid à la conférence sur l’esclavage au 21eme siècle  le 13. 02. 2019 au Sénat de Rome (Italie)  sur l’invitation de la Fédération Italienne  des Droits Homme. La conférence s’est tenue sous le patronage du Sénat et de la Chambre des Députés de la République Italienne.

Les participants  sont: Sénateur Alessandro Alfieri , Commission des Affaires étrangères du Sénat Italien ; Antonio Stango , président de la Fédération Italienne des Droits de l’Homme ; Alberto Civica , secrétaire général UIL  Lazio ; Francesco d’Ovidio , responsable pour des opérations du Département des droits fondamentaux de l’Organisation Internationale du Travail ; Toni Iwobi , vice président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat de la République ; Nicoletta Pirozzi ,  responsable du programme de l’Union Européenne de l’Institut des Affaires Internationales et professeur au Département Science Politique de l’Université  de Rome III ; Silvia Stilli , porte parole de l’Association des Organisations Italiennes pour la coopération et la solidarité internationale ; Marta Grande, présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Députés ; Lia Quartapelle, Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Députés ;  Fabrizio Petri, président du Comité Interministériel pour les Droits de l’Homme ; Giuseppe Maimone, professeur d’Histoire  et des institutions  d’Afrique et Asie, Département des Sciences Politiques et des relations internationales de l’Université Palerme ; Laura Harth, représentante à l’ONU du Parti Radical Non Violent, Transnational et Transparti.


























mardi 1 janvier 2019

Mauritanie : C’était un procès politique contre l’abolitionniste député Biram Dah Abeid


Ce lundi 31 janvier 2018, le député Biram Dah Abeid et son codétenu sont convoqués devant le juge du tribunal d’Arafat, une banlieue de la capitale à Nouakchott. A l’ouverture de la séance, le député Biram  refuse de répondre aux questions tant qu’on ne lui remet pas son écharpe d’élu par le peuple à l’assemblée nationale. Après avoir eu l’écharpe, il demande au juge, vous me reconnaissez comme étant un député ? Ce dernier lui répond par l’affirmatif. Alors,  Biram Dah Abeid lui tourne le dos et demande à assistance de quitter la salle d'audience. Il dira qu'il ne fera jamais face aux juges tant que son immunité n'est pas levée. Il exige que la loi soit appliquée et respectée dans la règle de l’art dans tous les domaines.

Étant donné qu’il est député, il n'acceptera jamais d'être jugé  par un juge qui viole la loi et les règles juridiques   même  s'il doit être condamné à purger une peine  de Cent (100) ans. Il dira devant le juge,  qu’il n’a pas de problème particulier  avec un journaliste, ni des journalistes,  mais plutôt avec le président de la république Mohamed  Ould Abdel Aziz en personne. Il fera tout pour  le chasser de la présidence en 2019. Un débat houleux entre la défense et le juge s’en est suivi. Le juge s’entête à juger un élu sans avoir les compétences ni les prérogatives, tant pis pour la loi et ses règles, donc illégalement. Peut-on parler de « JUSTICE » dans ce pays ?  La défense et les accusés boycottent le jugement, bien évidement, si les règles juridiques sont violées d’entrée de jeu, que peuvent faire la défense et les accusés à part de se retirer ?  


A la surprise générale

Le journaliste que les autorités Mauritaniennes ont présenté au monde entier comme l’auteur d’une plainte contre le leader des réseaux IRA-Mauritanie dans le monde, le député Biram Dah Abeid, retire sa plainte dans la foulée. A-t-il compris subitement, vaut mieux tard que jamais, l’exécutif se sert de sa plainte pour régler des comptes politiques avec un opposant ? Biram Dah Abeid et Abdallehi Houssein Messoud sont maintenus dans la salle d'audience avec un important dispositif sécuritaire jusqu’à tard dans la nuit.

Juge  ou  Procureur  qui est tombé dans le piège de l’autre ?

Contre toute attente, malgré le retrait de la plainte de l’homme qu’on nous présente comme  le principal plaignant, le procureur du parquet d’Arafat chante son réquisitoire  de cinq (5) ans ferme pour le député Biram Dah Abeid et son codétenu Abdallehi Houssein Messaoud prend 3 ans. Le juge décide comme s’il jouait à la perfection une scène théâtrale, condamne Biram Dah Abeid et son codétenu à 6 mois dont 2 mois de la prison ferme pour satisfaire la demande de l’exécutif « d’en haut » à fabriquer le casier judiciaire du candidat Biram Dah Abeid  pour l’empêcher à se présenter à l’élection présidentielle d’Avril 2019. Cherchent-ils également à destituer le député Biram Dah Abeid par cette "condamnation" déguisée? Ould Abdel Aziz avait promis dans la campagne électorale, qu'il ne laissera pas Biram siégé dans l'hémicycle comme si  les élus sont nommés par l'exécutif. Pourtant, le retrait de la plainte, les vices de forme des procédures soulevées, la lourde faute  de charges suffisantes etc…devraient suffire  à abandonner purement et simplement  toutes les poursuites du dossier, pourquoi cela  n’a pas été le cas ? Malgré une  décision judiciaire insensée, Biram et son codétenu ont fait 5 mois et 3 semaines en prison, alors là, ils ont été condamnés qu’à faire 2 mois ferme, quelles sont les sanctions prévues à entreprendre contre le procureur et le juge d’instruction du tribunal d’Arafat  par leur ministre tutelle Dia Moctar Malal ? Ces hommes sont ils au dessus de la loi pour briser gratuitement la vie des citoyens innocents sans rendre compte?


Message de remerciements du député Biram Dah Abeid à sa sortie du tribunal.

« Je suis libre, bravo au collectif des avocats, aux militantes, militants, sympathisants et sympathisantes d'IRA-Mauritanie, et à Abdallahi Houssein Messoud, qui est aussi libre. 
Bravo à vous tous chères amies et chers amis, soutiens indéfectibles de par le monde »

Nos félicitations à tous et toutes, c'est le début de la victoire du bien sur le mal, la vérité sur le mensonge d’état. Nous souhaitons bonne continuation à monsieur le député du peuple mauritanien, Biram Dah Abeid. Nous exhortons l’opinion internationale à être très vigilante sur ce qui se passer en Mauritanie à la veille de l’élection présidentielle qui est  prévue en avril 2019.

Meilleurs vœux, Bonne et heureuse année 2019


Diko Hanoune/ Secrétaire général de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)


dimanche 9 décembre 2018

La crise des gilets jaunes en France, aux groupes parlementaires.


La crise des gilets jaunes en France, aux groupes parlementaires.
De la justice sociale sans frontière pour mettre fin à l’immigration.

Chers « es » élus « es » de la république, le problème du pouvoir d’achat des français ne vient pas de l’immigration comme le laisse entendre certains politiciens dans les médias. Il  est facile de régler définitivement  la question de l’immigration qui semble être très chère à certains représentants politiques Français et Européens, il faut de la volonté politique bien évidemment de la France et de l’Union Européenne pour mettre aux financements occultes « d’aides au développement » ou  ces « coopérations »  à coup de millions voire milliards d’impôts sur nos dos  vers certains pays africains qui sont tenus par des dictateurs ; qui poussent les populations vers l’exil ou immigration forcée. Les aides  sont détournées pour enrichir illicitement les dirigeants et leurs proches entourages, les populations ne bénéficient absolument pas de cette générosité venant des pays développés, donc, la  solution est de mettre fin aux aides qu’on peut réinjecter dans le système social français et européen. L’immigration n’est rien d’autre que l’échec de la politique étrangère de la France et l’Europe.

L’Afrique francophone a fait du copier-coller de tous les textes juridiques de la France, à quelques exceptions près, curieusement, elle a ignoré le système de la couverture  sociale française,  pourquoi selon vous ? N’est-ce pas pour créer intentionnellement la pauvreté, la vulnérabilité  qui pousse les populations vers l’immigration? L’exemple de la Mauritanie est là pour nous parler, au lieu que le régime en place combat les fervents idéologues du terrorisme, les propriétaires d’esclaves,  les inégalités sociales, mais non,  il combat les défenseurs des droits de l’homme qu’il  accuse d’être mandatés par l’occident pour déstabiliser le pays.  Sur ce point là, seul le leader de la France Insoumise  a assuré son devoir vis-à-vis des opprimés, il s’est distingué à l’occasion de la journée mondiale contre l’esclavage dont voici sa vidéo: https://melenchon.fr/2018/12/02/video-lutte-contre-lesclavage-soutien-a-biram-dah-abeid/

Pour mettre fin à l’immigration légale ou illégale, voici quelques propositions concrètes à prendre au sérieux.

-La France et l’Union européenne doivent arrêter leurs financements aux pays sans un système de couverture sociale ;

-La France et l’Union Européenne doivent arrêter leur soutien et appui aux pays tenus par des dictateurs qui répriment les populations en les poussant vers l’immigration ;

-Que les multinationales créent des emplois dans les pays ou elles trouvent les matières premières, forment sur place la main d’œuvre,  embauchent directement et  payent le salaire minimum de la France ou l’Europe ;

-Mettre fin à la corruption des états francophones, que les aides soient versées  aux organisations internationales non aux états corrompus qui  s’implanteront dans les pays concernés, parce-que certains états africains ont  créé des ONG fantômes pour intercepter et détourner les aides,  c’est le cas en Mauritanie ;

-Que des sanctions économiques visant les dirigeants et leur entourage soient prises contre les pays qui ne respectent pas les droits de l’homme.

Veuillez, agréer recevoir mes salutations distinguées.

Diko Hanoune

mardi 27 novembre 2018

Mauritanie Note d’alerte: un opposant privé de soins au cœur



مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Mauritanie : un opposant privé de soins au cœur
Note d’alerte

1. Arrêté il y a un peu moins de 4 mois au titre d’une plainte déposée par un journaliste sous influence des services de la sûreté de l’Etat, le député Biram Dah Abeid, Président de IRA – Mauritanie, subissait un malaise cardiaque, le dimanche 26 novembre, en début de soirée.

2. Après examen du patient, l’infirmier de garde  réclamait son évacuation, d’urgence, pour une consultation en cardiologie, à l'hôpital-mouroir de Nouakchott. Or, l'administration pénitentiaire se sentait obligée de requérir une telle « faveur » à la Présidence de la République, laquelle gère les détails du dossier judiciaire. Finalement, l’accord est obtenu, le lendemain, lundi, en fin de matinée.

3. L’autorisation, conçue au sommet de l’Etat, se trouve assortie d'une mesure toute insolite, au regard d’une situation de détresse médicale: Biram Dah Abeid doit quitter la prison, dans une ambulance, les menottes de métal aux poignets et flanqué de plusieurs gardes lourdement armés.

4. De nombreux mauritaniens, déjà présents ou accourus à l'hôpital pour exprimer leur sympathie à l’élu du peuple, furent choqués devant la sévérité des mesures contre un bénéficiaire de l’immunité, de surcroît sous la  présomption d'innocence.

5. Le médecin, loyal à la déontologie de son métier, déploya des réserves de raison et de patience, afin de convaincre, les gardes, de retirer les fers, au moins le temps de l'examen physique. Très nerveux et sous pression des consignes de la hiérarchie, ils s’obstinèrent à ramener le détenu dans la prison, avant l’achèvement des analyses, notamment la prise de sang et l’échographie.

6. Sous traitement depuis décembre 2017, Biram Dah Abeid a été reconduit, de force, en cellule, malgré l’échéance du rendez-vous avec son référent bruxellois, le Docteur Steven Vercaurteren.

7. A titre de comparaison, il convient de rappeler, ici, le cas de Rivaa Mint Hamady, inculpée, en 2011, pour pratique de l’esclavage et condamnée, à 10 ans de réclusion, dès 2018 et ses complices, à 20 ans du même régime. Non, seulement,  la présumée auteur d’un « crime contre l’humanité » comparaissait libre avec ses complices – Saleck Ould Amar et son fils Hamoudi Ould Saleck– mais elle ne purgea, au total, que trois 3 mois ; le Chef de l’Etat, décideur de sa libération, n’a pas jugé nécessaire de faire casser le jugement. L’autre comparse encore en vie n’a toujours pas été écroué, en dépit de la peine, double.

8. Ainsi, se présente, au monde civilisé, la République islamique de Mauritanie : ses lois protègent les prosélytes du jihadisme et les tortionnaires, surtout quand ces derniers  sévissent en la circonstance aggravante de racisme anti-noir. Sur sa seconde face de Janus où l’avenir se lit au passé, elle s’offre le luxe de la rigueur envers les défenseurs – désarmés – de  l’égalité, de la tolérance et de la paix dans l’équité.


Nouakchott le 27/11/2018
La commission de communication


Annexe : diaporama des faits allégués plus haut