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dimanche 2 octobre 2016

Mauritanie : ma révolte contre le système esclavagiste

L’image est archaïque et semble venue d’une époque révolue. Des hommes appelés à servir d’autres sans avoir le droit de partager le repas de ceux qui se prétendent leurs maîtres. 

Cette image persiste pourtant dans un pays, laMauritanie, où la liberté nécessaire à chaque citoyen pour exercer pleinement ses droits fait encore trop souvent défaut. Dans ce pays, le mien, où l’esclavage est aboli depuis 35 ans, des citoyens continuent d’être victimes d’esclavage et de discrimination. 

Cette réalité révoltante a motivé et nourri mon envie de me lever pour dire non à une pratique discriminatoire d’un autre âge, dans une société pourtant égalitaire dans sa Constitution. J’ai dédié ma vie, aux côtés d’autres hommes et femmes, à la lutte contre l’esclavage et contribuer à rendre leur dignité à ceux qui sont péjorativement appelés harratines ou descendants d’esclaves en Mauritanie. 

A travers l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA Mauritanie), une organisation anti-esclavagiste, j’ai trouvé l’espace nécessaire pour exprimer librement ma révolte. Mais cet engagement demande des sacrifices et, dans un pays comme la Mauritanie, vous expose à la répression et aux arrestations arbitraires. J’en ai récemment fait l’amère expérience. 

Aujourd’hui, je vous écris de la prison de Dar Naïm, une commune située à 30 km de Nouakchott, la capitale mauritanienne, où je suis détenu depuis trois mois jour pour jour aujourd’hui, avec 12 autres militants anti-esclavagistes injustement condamnés à des peines de 3, 5 et 15 ans de prison ferme. Notre seul crime : lutter contre l’esclavage. Qui aurait pu s’attendre à des condamnations aussi lourdes ?

Le 30 juin 2016, j’ai été tiré de mon lit à 8h du matin par quatre policiers et des agents des services de renseignements généraux. Ils ont saisi mes appareils téléphoniques et fouillé mon domicile. J’ai passé 12 jours sans pouvoir communiquer avec aucun membre de ma famille ou même un avocat. Durant les jours qui ont suivi mon arrestation, 12 autres camarades ont été arrêtés à leurs domiciles et lieux de travail.

Lors de notre garde à vue, nous avons appris que notre arrestation était liée à une manifestation spontanée le 29 juin dernier par des habitants à majorité harratine (descendants d’esclaves) de Bouamatou, un bidonville de Nouakchott, menacés d’expulsion à la veille du sommet de la Ligue arabe qui devait se tenir en juillet. 

Malgré les perquisitions dans nos bureaux et domiciles, la saisie de nos ordinateurs et, téléphones portables, la vérification des appels reçus et émis, et l’ouverture de nos courriers électroniques, et comptes Facebook, la police mauritanienne n’est jamais parvenue à établir le moindre lien entre mes camarades et moi-même, et les événements de Bouamatou.

Insultés et longuement torturés pieds et poings liés 

Mes camarades Abdellahi Matallah Seck, Balla Touré, Khatri Rahel Mbareck, Jemal Beylil et Moussa Biram ont par ailleurs été victimes de torture lors de leur garde à vue. Leurs mains et pieds ont été liés dans des positions douloureuses pendant plusieurs heures. Ils ont été interrogés sur la présumée planification et participation à la manifestation du 29 juin. J’ai pour ma part été insulté et menacé de mort au cours de mon interrogatoire et contraint de manger des repas contenant du sable, sans possibilité de boire de l’eau.

Cette manifestation n’a pourtant pas été organisée par l’IRA et ses membres n’y ont pas pris part, ce qui a d’ailleurs été confirmé par les habitants du bidonville. L’absurdité était d’ailleurs de voir mon camarade Mohamed Jarroulah, condamné par le tribunal à trois ans de prison ferme alors qu’il se trouvait en mission àBousteille, à 1200 km du lieu de la manifestation !

Cette condamnation et celles dont j’ai été témoin visant des membres de l’IRA au cours des procès de 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 ,2015 et aujourd’hui 2016, me conforte dans l’idée que désormais, tous les militants anti-esclavagistes sont des condamnés en sursis.

Sous la pression intérieure et extérieure, l’État cède parfois en adoptant des lois criminalisant l’esclavage. Mais, dans le même temps, des militants anti-esclavagistes continuent d’être persécutés. Les autorités doivent mettre fin au règne de la peur et cesser de réprimer les militants anti-esclavagistes et les défenseurs des droits humains de manière plus générale.

Notre organisation a déposé sa demande de reconnaissance en 2008 et n’est à ce jour ni reconnue ni autorisée par les autorités mauritaniennes. Chaque militant de l’IRA court le risque à tout moment d’être condamné pour « appartenance à une organisation non reconnue ».

Cependant, faisant écho aux voix de mes camarades détenus, je réaffirme que ni les tentatives d’intimidation, ni la répression, ni la détention, ni même les condamnations à de lourdes peines ne pourront entraver l’engagement et la détermination de notre organisation à poursuivre ses actions, tant que séviront enMauritanie le système de domination esclavagiste et le racisme. Aussi longtemps qu’il sera nécessaire, nous maintiendrons nos protestations pacifiques. 

Pour les militants anti-esclavagistes que nous sommes, il importe peu que la personne qui dirige la Mauritanie soit négro-africaine, harratine, maure, ou métisse ! Qu’elle vienne du Nord, des hauteurs de l’Adrar, ou des confins du fleuve nourricier.

Cela importe peu. Pourvu qu’elle soit capable de construire une Mauritanie sans esclavage et dépourvue de toute forme de discrimination. Une Mauritanie où les défenseurs des droits humains ne seront pas persécutés ni condamnés pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

Par Amadou Tidjane Diop

Amadou Tidjane Diop est vice-président de l'organisation anti-esclavagiste IRA-Mauritanie (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie). Condamné à 15 ans de réclusion, il écrit de la prison de Dar Naïm.


« Dialogue » politique en Mauritanie : L’erreur de caresser le monstre dans le sens du poil.




On ne doit jamais caresser un monstre militaire déguisé en civil mais il faudra le châtier. Le discours du président Alassane Hamady Soma Bâ alias Ballas révèle au grand jour que leur fameux dialogue n'était pas sans tabou. Notre bonhomme s'en est vite rendu compte à coup de pinces au niveau de ses cuisses voire coups de pieds par derrière venant d'un membre du BASEP sécurité présidentielle. Il panique puis s'esquive par la pirouette magique........

M. le Président Ballas cria si vite envers son président Aziz, Monsieur le président, je vais vous envoyer mon discours par la "poste" pour sauver ma peau , c'est mieux, quel dialogue sans sujet "tabou" alors qu'on nous chantait depuis en 2008 ? Pire le pouvoir s'en foutra royalement de leurs recommandations.

Le président Boidiel vient cueillir sitôt les fruits de la dure labeur cacophonique du président Ballas en lançant sa phrase assassine "certaines choses doivent être discuter lors des ateliers " oups, oups en coulisse nom de Dieu ou en cachette car le militaire Aziz n'est pas sans tabou du tout . Tu mets nos vies en danger publiquement. Merde ! N'as tu pas entendu parler de BirMoghrein ce dernier temps ?

L'autre rigolo vieux venu négocier quand à lui, la suppression de l'âge limite des candidats aux élections présidentielles au niveau constitutionnel, qui se prend comme le premier arabe sur terre, notre cheybani qui ne danse jamais pour rien, M. Messaoud Ould Boulkheir le pauvre, n'arrive pas à lire correctement son discours qu'il a écrit en arabe. Une belle leçon ou preuve, n’est arabe où francophone dans cette république de tricheurs et menteurs que celui qui est scolarisé. Sinon nous sommes des Hassanaphones, Poularphones, Soninkophones et Wolofocophones.

À peine les grands discours commencent puis le jeu de dupe du dialogue est terminé. Chacun rentre chez lui avec peut être une enveloppe. ....

L'autre sujet tabou du grand jour au grand dam des mauritaniens, pourquoi aucun n'a soulevé le cas des militants abolitionnistes que le pouvoir du général séquestre à 1200km de Nouakchott sans soins ni nourritures, privé même la visite de leur famille à la veille de l'ouverture de leur cirque du dialogue ? Sont ils des citoyens où non ? Pourquoi leur sort ne préoccupe pas nos dialoguistes de la dernière heure pour la paix sans qu'une guerre n'éclate ?
Comment discuter d'un état de droit, la gestion transparente des affaires publiques pendant qu'on emprisonne des citoyens par rapport à leur opinion politique où leur militantisme pour la fin de toutes les discriminations entre les citoyens ?

Comment admettre en plein 2016, des hommes soient condamnés à faire 3 à 15 ans de la prison ferme sur des simples soupçons, voire sur la base d'un montage de ragots que seuls les haineux de la république peuvent comprendre pour attiser des tensions ?

Est ce que le 06 août 2008, Aziz avait soumis un référendum aux Mauritaniens pour valider son putsch ? Il avait dépensé sans compter les caisses de l'état pour valider son putsch devant les occidentaux. Pourquoi alors consulter les mauritaniens maintenant par referendum ? Nous n'avons pas besoin d'un dialogue de sourds avec le pouvoir du général Aziz mais que le pouvoir négocie le départ de leur général putschiste qui est responsable de la faillite du pays.

Diko Hanoune

GABON 2016 : LES PERMANENTES RENAISSANCES ET METAMORPHOSES DE « L’OGRE IMPERIALISTE »… ?



Émanant de « la métropole », les discours et autres déclamations sur la liberté, la paix, la démocratie, le respect des droits humains, sonnent encore, plus de cinquante six ans après les indépendances, comme des coups  de semonce des anciens colonisateurs à l’adresse des « leaders » des pays de leur « pré carré », lorsque ces derniers s’enhardissent de diversifier leur partenariat économique, commercial ou financier avec des puissances concurrentes ou alors, opèrent auprès des multinationales traditionnelles, des mesures fiscales de redressement.
Une guerre d’abord larvée et de proche en proche, ouverte se déclenche, relayée par une médiatisation d’évènements affectant « l’image du pays » et du « dirigeant qui en a  la charge »…
Janus biface ? 

L’invariant séculaire  de la politique africaine de la France a le visage de « Janus » dont la face apparente est le discours noble, inscrit dans la veine humaniste, et la face cachée, « sombre », de loin le fondement même du « lien qui unit l’Afrique à la France » : l’exploitation du Continent par les multinationales françaises munies de tous les droits et exemptées du devoir « de rendre compte ».
               Pour tout leader politique africain francophone, s’attaquer aux multinationales françaises, c’est « ipso facto » courir le risque de passer sous les « fourches caudines» d’offensives médiatiques médisantes, féroces voire déstabilisatrices.
Remettre en cause le « magister dixit » (le maître a dit)  de la France, ou se détourner de la « doxa » (l’orthodoxie) prédatrice des multinationales françaises, revient à s’attirer « les foudres » d’une campagne de dénigrement telle qu’il faudrait aux « dirigeants africains » téméraires qui s’y aventureraient « un trésor d’énergie et de temps » pour laver l’affront et l’opprobre causés par « des images absolument falsifiées » mais hélas « ingurgitées » par des populations « sociologiquement préparées » à prendre « pour monnaie comptant » les allégations émises par la « métropole ».
Effets de miroirs ou simples coïncidences ?
               Le jour même de la prise de pouvoir de Laurent Gbagbo, le 26 Octobre 2000, après qu’il fut déclaré vainqueur de l’élection présidentielle contre Robert  Guéï, « la découverte d’un charnier à la lisière de la forêt du banco », suite à un grossier montage, alimente la chronique de la presse internationale pendant toute la première année de mandat du nouvel élu ivoirien. Le Président ivoirien avait eu l’outrecuidance à l’entame de sa mandature, de s’attaquer à la fraude orchestrée par le groupe SACO-CHOCODI (Société Africaine du Cacao), filiale ivoirienne du géant suisse Barry Callebaut. La multinationale, leader mondial du chocolat, délestait le trésor ivoirien d’importants subsides dont il avait grand besoin alors que son chiffre  d’affaires était plusieurs fois supérieur au budget de la Côte d’Ivoire.
               Le 03 Avril 2001, le Groupe prend connaissance « d’un redressement fiscal de 400 milliards de francs CFA » opéré par les services de l’Inspection des Finances Ivoiriennes et couvrant les sommes dues au trésor ivoirien au titre d’une décennie de fraudes fiscales (1990-2000). De fait, le groupe SACO-CHOCODI déclarait sous grade les fèves de cacao de première qualité qu’il transformait en pâte, destinée à l’exportation auprès des filiales « chocolatières » du Leader mondial suisse, ceci après une décote fiscale qui ramenait de moitié, les taxes appliquées avec la complicité de quelques hauts cadres de la CAISTAB.
               De « tueur d’opposants » à la première année de son mandat, le Président Laurent GBAGBO passe pour « un esclavagiste d’enfants ». La presse impérialiste, conditionnée aux fins de sauvegarde des « chasses gardées », quelques jours seulement après le redressement infligé au groupe SACO, « accuse, via un rapport de l’ONU, le Président Ivoirien d’employer les enfants dans les plantations de cacao ».
               La Campagne d’une « rare férocité » suscitée par le géant du chocolat visait deux objectifs :
               1°) détourner l’attention de l’opinion suisse qui accepterait mal les pratiques mafieuses de l’un de ses fleurons économiques dans « un pauvre pays d’Afrique » ;
               2°) punir le Gouvernement ivoirien qui n’a pas cédé « aux pressions corruptives exercées sur lui pour faire tomber ce redressement » et dans le même temps, GBAGBO, pour avoir osé tenir tête à un des patrons du cacao du monde. Il se devait d’en payer le prix.
               Seize ans après, la comparution du Président Laurent GBAGBO se poursuit à la Cour Pénale Internationale pour des griefs non élucidés, mais dont nul ne se méprend qu’ils sont du « cacao ivoirien » en 2000, à « Klebert » en 2004 puis Markoussis, intimement liés à « la victoire du camp des fraudeurs » soutenus et financés par les multinationales cacaoyères ; les officines de la manipulation de l’information et de la communication ; les mafias au service  des « permanentes renaissances et métamorphoses de l’ogre impérialiste ».
Jeu des correspondances ou instrumentalisation de « l’information » ?
               Le 27 Août 2016, « Rebelotte… »
Pendant que le Gabon connaît la première élection présidentielle biométrique de « son aventure démocratique », le candidat de « la coalition des anciens barons » Jean PING, « s’autoproclame Président de la République du Gabon » alors que le décompte des voix est en cours dans les bureaux de vote du pays. L’officine en charge « d’incendier  les réseaux sociaux et la toile de procès-verbaux falsifiés» avait porté le coup... Il fallait juste attendre que prospère « le hold-up » sur les futurs résultats du scrutin…
Erreur monumentale. En prévision des répercussions désastreuses qu’une telle atteinte au verdict des urnes pourrait orchestrer, l’Etat gabonais prend ses responsabilités en  suspendant « les réseaux sociaux »… Les cris d’orfraie s’élèvent, indexent « la dictature », supputent  la fraude, exhibent les « faux » ou vrais procès-verbaux.
               Convenons-en : il est « irresponsable » voire « criminel » de se servir du cyberespace gabonais pour contrefaire les résultats d’un scrutin, alors que les décomptes courent dans les bureaux de vote… ».
               L’arrestation du maître d’œuvre de « la tricherie électorale sur la toile », ne démontre-t-elle pas à suffisance que « le camp des fraudeurs est bien celui qui crie à la fraude » et au « déni de droit » de la Cour Constitutionnelle ?
               Si l’on ne peut empêcher « les tendances » à être connues dans les « réseaux sociaux », il est pour le moins, « malséant » de les manipuler au motif que « la Tour de Pise ne penche que du côté du pouvoir ».
               Transformer en « lapalissade » un fait architectural en image destinée à assener « des pétitions de principe » est en soi, une « prouesse de l’imagination » louable. S’en servir pour asseoir une « contrevérité ponctuelle » et l’ériger dans le même temps en « vérité générale » s’appelle « la mauvaise foi ». Pourquoi ?
               Décryptons ensemble le jeu des correspondances sur la base de l’assertion qui veut que « les exemples vivants sont d’un autre pouvoir ».
               Qui avait grand intérêt à ce que les saccages, pillages, vols, incendies soient perpétrés au point d’entraîner des pertes en vies humaines ? N’est-ce pas le camp de ceux qui, jusqu’à ce jour, n’ont eu de cesse d’appeler à « la déstabilisation » du Gabon ?
               Ce camp a en effet intérêt à faire oublier «ses malversations ». Le spectacle des violences, la promesse de « l’ingouvernabilité », la défiance vis-à-vis des Institutions, la profération «d’informations tant grossières que mensongères » participent du principe de « crédibilisation de la désinformation » qui veut que : « Plus c’est gros, plus on y croit ».
               Observons en passant que « la Presse donneuse de leçons » reprend insidieusement toutes les allégations « du camp des fraudeurs qui crient à la fraude » sans en référer au « camp d’en face » dont elle doute de « l’honnêteté » et de « la probité ».
               Aussi, a-t-on pu suivre dans les chaînes de télévision et lire dans une certaine presse « les annonces fracassantes » du candidat malheureux de l’opposition, sur « l’existence d’un charnier à la cité de la démocratie » ;  entendez : « le mal élu est un tueur d’opposants… », « le bilan de cinquante à cent personnes exécutées par des mercenaires encagoulés » ; traduction : « le réélu, passible de crime contre l’humanité, mérite la comparution devant la Cour Pénale Internationale… » ; et pêle-mêle : « le bombardement du QG, les arrestations arbitraires »,  séquestrations, la traque de ses partisans » ; Clin d’œil clair à la Communauté Internationale, au Conseil de sécurité, à « l’intervention militaire punitive de qui on sait…»
               Des prétextes dont s’est servi la Communauté dite internationale et particulièrement la France pour installer ADO. Il en faudra sans doute plus au candidat malheureux du scrutin présidentiel 2016 au Gabon, pour en découdre avec « l’empêcheur de tourner en rond » ayant « déglingué » « le système » qui, depuis Léon M’BA, a admis Paris comme capitale du Gabon.
               En tant que Vice-président du CRAN chargé de l’Afrique et des Affaires Internationales, j’en appelle les gabonais à la vigilance et à la plus grande retenue. Je souhaite qu’ils se souviennent des 52% de gabonais qui ont choisi de ne choisir ni Jean PING, ni Ali BONGO ONDIMBA.
               C’est de cette majorité silencieuse qui espère un Gabon réconcilié avec lui-même, un Gabon prospère, doté d’institutions fortes transcendant les égos des politiques à la solde des multinationales et des intérêts contraires à son émancipation, à son bien-être que les africains en général, et les Gabonais en particulier doivent tirer les leçons du scrutin présidentiel 2016 au Gabon.
               Nul n’a le droit, pour quelque raison que ce soit,  d’occulter, ignorer le message des gabonais qui, à hauteur de 52% ont dit ne plus « croire en la politique ». Ces derniers n’ont qu’un seul bien : le Gabon.
               Il me souvient que lors de son dernier séjour en terre camerounaise, le Président François Hollande a été interpellé par le Président camerounais en ces termes : « Entre amis, il faut être sincères ».
               Dans des circonstances qui laissent préfigurer au Gabon une contestation de l’opposition calquée sur la transposition des modèles Ivoirien et Burkinabé, je suis d’avis que la France, en toute sincérité, et au-delà des intérêts qui soutendent sa politique africaine, marque les esprits des Gabonais en préférant à la confrontation stérile, le retour de l’apaisement, du dialogue et de la concorde sociale, seuls en mesure de préserver les intérêts communs des peuples et l’amitié entre les nations.
                                                        
                                                      Guy Samuel NYOUMSI
​                                            Président de Solidarité Africaine de France​
Vice-président du Conseil Représentatif des Associations Noires de France (CRAN),
Chargé des Relations avec l’Afrique et des Affaires Internationales
Contact : gsnyoumsi@gmail.com