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dimanche 3 février 2013

Sit-in ce samedi 2 février à la brigade des mineurs de IRA-Mauritanie






Comme nous l'avions annoncé dans notre déclaration d'hier ( 5cas d'esclavage à Guérou et à NKTT)... Nous avons organisé ce soir un sit-in devant la brigade des mineurs en conflit avec ma loi, pour protester contre le manque de volonté de la part des autorités dans l'application des lois incriminantes l'esclavage
Plusieurs centaines des militants ont pris part à ce sit-in qui vient de se terminer tout de suite pour reprendre demain à 16h

Brahim Ould Bilal/ IRA-Mauritanie

Sit-in ce samedi 2 février à la brigade des mineurs de IRA-Mauritanie



Bonjour,

IRA-Mauritanie a organisé un grand sit in ce samedi 2 février à la brigade des mineurs en conflit avec la loi, des centaines de militants ont répondu à l'appel, pour protester vigoureusement contre l'impunité des esclavagistes. Cette impunité est encouragée par le chef de l'Etat mohamed ould Abdel AZIZ, car il a publiquement déclaré que l'esclavage n'existe pas; et par conséquent les juges et officiers de police judiciaire le suivent et ont peur de le contredire et de ce fait refusent de reconnaitre les cas avérés d'esclaves comme le cas actuel à la brigade des mineurs ou les quatre autres à Guerrou;
 Nous souhaitons toute la classe politique mauritanienne, la société civile, les missions diplomatiques et les ong internationales suivent avec nous de très près le traitement que le gouvernement mauritanien réservera à ces affaires avérées et graves d'esclavage et de traite des enfants hratin en Mauritanie;

Comme nous l'avions annoncé dans notre déclaration d'hier ( 5cas d'esclavage à Guérou et à NKTT)... Nous avons organisé ce soir un sit-in devant la brigade des mineurs en conflit avec ma loi, pour protester contre le manque de volonté de la part des autorités dans l'application des lois incriminantes l'esclavage
 Plusieurs centaines des militants ont pris part à ce sit-in qui vient de se terminer tout de suite pour reprendre demain à 16h et qui se poursuivra chaque jour tant que le dossier ne sera pas traité selon la loi en vigueur.




Merci!

Hamady  LEHBOUSS
Conseiller du président de IRA-Mauritanie
Nouakchott Mauritanie

samedi 2 février 2013

Mes remerciements au mouvement MAPROM.



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La conférence du 02 février 2013 était une réussite, grâce aux efforts incalculables des jeunes étudiants Mauritaniens à l’Université de Saint Denis. Les jeunes ont été à la hauteur, un riche débat a été ouvert, des échanges très profonds sur le racisme, l’esclavage et le rôle de l’intellectuel dans la société ont eu lieu dans un climat apaisé. Je profite pour adresser mes vives félicitations à Souleymane Niang et la direction du MAPROM, à l’ensemble des militants, sympathisants du mouvement, aux participants qui se sont déplaces. A Sidi Ndiaye, je lui tire mon chapeau, il a assuré son exposé avec brio. Je souhaite prompt rétablissement à François Dupaire qui n’a pu animer sa partie pour des raisons sanitaires. Ce n’est que partie remise, il aura toute sa place dans l’avenir à prendre la parole au milieu des mauritaniens Inchallah. Quand à mes nouvelles, je suis arrivée à Lyon sain et sauf. J’encourage la jeunesse Mauritanienne de se retrouver  le plus souvent possible dans des conférences, colloques et réunions pour discuter de nos problèmes Mauritaniens sans tabou ni excitation inutile. C’est  en échangeant qu’on solutionnera nos problèmes ensembles main dans la main. J’ai été très touché par la pertinence des questions posées par les jeunes, cela explique que les jeunes suivent de très près la lutte, l’actualité Mauritanienne, et ils sont conscients des conditions difficiles que vivent les noirs en Mauritanie. Je pense ceux qui ont tenté de les teinter l’image la jeunesse Mauritanienne de l’extérieur égale frime, fête, débauche, belle vie, luxe etc… se sont encore une fois de plus trompés. Je n’oublie pas l’équipe technique, la presse à l’image de Hapsa Dia de la radio Kassataya.com et l’équipe du FLERE.FR Bâ Tijane. Chers (es) frères et sœurs, armez vous du courage, la patience, je vous assure que le succès sera au rendez-vous, seul le travail paye dans la vie. L’adage nous dit : « après l’effort viendra le réconfort  »

Bon courage.



Diko hanoune/ secrétaire général de l’A.H.M.E

vendredi 1 février 2013

L’enfant présumé esclave remis à sa tante: Vive protestation des militants abolitionnistes.

image manquante Le président de IRA, Birame Dah Abeïd a tiré jeudi soir(31 Janvier), lors d’un point de presse, devant la brigade chargée des mineurs en conflit avec la loi, à boulets rouge sur le régime de Ould Abdel Aziz pour avoir fait montre de déni d’esclavage.

Jugeant « le moment solennel et grave », Birame ne pensait jamais retourner à la case départ et semblait avoir compris que « dorénavant les autorités allaient sanctionner les cas d’esclavage » et avait cru avoir compris que les autorités avaient rompu avec les vieux réflexes et méthodes de déni de l’esclavage ». « Aujourd’hui, je suis surpris, s’étonne Birame sur un ton grave, lorsque sur un cas avéré de pratiques esclavagistes sur un enfant de dix ans, des pratiques avérées d’après les dépositions de l’enfant, Cheikh Ould Hassene des indices relatés sur le fait qu’il a été amené de son village aux abords de Tintane à Nouakchott pour servir de serviteurs ».Cet enfant « désosclarisé » alors que ceux du maître vont à l’école, le petit Cheikh effectue des travaux domestiques pénibles et subit des châtiments corporels, ne se repose pas et ne mange pas à sa faim. Une plainte fut déposée à la brigade chargée des mineurs en conflit avec la loi qui entendit et l’enfant et la famille présumée esclavagiste.

D’après la version du leader de IRA, le procureur Cheikh Baba Ahmed appelle le commissaire de la brigade pour l’informer que l’enfant sera confié à une femme prétendue être la tante du petit Cheikh Ould Hassene.Birame y voit un complot dans cette action tribale qui soustrait l’enfant de la main protectrice des défenseurs des droits de l’homme.

En remettant aux collaborateurs des maîtres, le procureur devient ainsi, indique Birame un « auxiliaire des esclavagistes » et leur donne ainsi une porte de sortie. Le président de IRA ne manque pas au passage de dénoncer cette « déviation de procédure et de dénaturation des faits ».La femme présumée esclavagiste, Zeïnabou Mint Waha a ainsi été remise en liberté. « C’est une manière d’offenser les haratines, les esclaves, les populations et les défenseurs de droits de l’homme », peste le militant abolitionniste. Face à ce gravissime, Biram Dah Abeïd compte s’investir par le biais d’un sit in de protestation devant les locaux de la brigade pour une application des lois. Il réclame la tête du procureur « collaborateur des esclavagistes »et soutient que « rien ne pourra satisfaire les militants abolitionnistes si ce n’est l’application stricte des lois sur l’esclavage.

D’autres formes de protestations (grève de la faim, marches sillonnant Nouakchott) pourraient être exploitées pour obtenir gain de cause. A Kiffa, le procureur de la République, subissant les pressions des segments tribaux et des autorités, a décidé de classer sans suite la plainte introduite par IRA à propos des quatre enfants victimes d’esclavage ( Sidina Ould Sidi ; Aboye Ould Mohamed ; M’Bareck et Mamadou) .

Des marches de protestation avaient sillonné les rues de Guérou pour s’élever contre les « offenses »proférés envers les tribus Edi Yacoub et Tejekanett et demander la prise de sanction à l’encontre de Birame Dah Abeïd qui a « osé traîner des familles illustres (sic) devant la police ». Réagissant à cette affaire, le leader de IRA promet un prochain déplacement à Guérou pour « dénicher tous les cas d’esclavage ».

Rappelons que Birame Dah Abeïd a été victime d’un malaise au moment où il traduisait en arabe ses propos. Il a du être transporté à l’hôpital.

Compte rendu THIAM Mamadou 

Source: le calame Mauritanie

Déclaration: Cinq cas d'esclavage avérés à Guérou et à Nouakchott



 
Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste
(IRA-Mauritanie)
Déclaration
Cinq cas d'esclavage avérés à Guérou et à Nouakchott
                Au cours de la "Caravane de la liberté" qu'elle a organisée, du 24 au 28 janvier 2013, depuis la ville de Néma, extrême est du Pays, jusqu'à Nouakchott, la Capitale, et lors de sa halte dans la localité de Guérou (70 Km à l'ouest de Kiffa), l'Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) à découvert quatre cas d'esclavage attestés par nombre  d'habitants de la ville. Les cas concernent les familles esclavagiste de: Sadvi Ould Ahmed Jiddou, Ahmed Mawloud Ould Khaled, Lemane et Naji Ould Khaled. Quant aux victimes, il s'agit d'un enfant de 12 ans maintenu en esclavage par la dénommée Echayaa Mint Ebbouh, épouse de Sadvi Ould Ahmed Jiddou et d'un autre esclave répondant au nom de Memma Ould Jaffar et au service de Fatimetou Mint Echewav, épouse Ahmed Mawloud Ould Khaled. IRA n'a pu avoir accès à l'identité des deux autres victimes de l'esclavage dont les maîtres, ayant eu vent de l'imminence de son intervention, les avaient éloignés, certainement en dehors de la ville.

                Se constituant partie civile, IRA a déposé une plainte auprès des autorités judiciaires à l'encontre des auteurs d'esclavage. Plainte écrite déchargée par le préfet de Guerou en date du 27 janvier 2013. Le commissaire de police qui avait enregistré la plainte s'était engagé à la transmettre au Procureur de la République de la capitale régionale, Kiffa. Le lendemain, le même commissaire transférait le dossier de la dénommée Echayaa Mint Ebbouh aux autorités judiciaires de Kiffa. Mais le Procureur s'empressa de laisser l'accusée en liberté sous contrôle judiciaire en attendant, précise-t-il, de faire venir la mère de la victime qui habite les environs de Guérou; c'est là une pratique bien classique et tout aussi caractéristique de la justice des Bidhane qui exige de mettre aux arrêts la mère de la victime avec ou à la place des prévenus.
                Quant aux trois autres cas d'esclavage, la police de Guérou les a tout simplement ignorés. Il semble même que les autorités administratives soient plus occupées à aider les esclavagistes à faire disparaître les preuves de leurs forfaits plutôt qu'à appliquer la loi.
 Aux dernières nouvelles, une réunion tribale, regroupant des membres de la tribu des Tajekanet (majoritaires à Guérou) et d'autres des Ideygheb (tribu de Echayaa qui a été entendue par la justice), à été tenue ces derniers jours. A l'issue de cette réunion, il a été décidé d'organiser une marche de protestation à Gérou pour exiger la clémence de l'Etat vis à vis de l'accusée et un châtiment exemplaire à l'encontre du président de IRA qui a été à l'origine de l'humiliation de Madame Echayya Mint Ebbouhen la trainant devant les tribunaux...La marche a effectivement été organisée à Guérou avec grands renforts de haut-parleurs exigeant que Biram Dah Abeid et ses camarades soient châtiés et demandant vengeance pour l'honneur bafoué de la dame.
                A Nouakchott, un autre cas a été dévoilé par les membres du bureau d'IRA de Dar Naim. La victime est un petit garçon appelé Cheikh Ould El Hacen, âgée d'environ 10 ans, de son père El hacen et de sa mère Lalla mint Salem. Amené à Nouakchott, il y a un mois, par Monsieur Mohamed Lehbib Ould Essouvy Ould Elbar, il habitait, déclara-t-il à la police, la localité Lebneya qui dépend de la commune de Tintane dans le Hodh Elgharbi. Ould Essouvy est aussi le maître des parents de Cheikh. Il "importa" Cheikh pour "aider" son épouse Zeynab Mint Weyah. D'après les déclarations du petit esclave, tous les enfants de la famille sont scolarisés et nourris à leur faim. Lui non. Pourtant, quand il était dans son village il allait à l'école. Chez ses maîtres, il ne va plus à l'école et, à la place, il doit s'occuper du ménage de la maison et faire la vaisselle.
                Le bureau d'IRA a, là aussi, porté plainte contre ces auteurs d'esclavage et a guidé l'équipe de la brigade des mineurs vers le domicile incriminé. L'enfant et sa maîtresse esclavagiste ont été conduits au commissariat alors que le mari, d'après son épouse, serait parti travailler au Mali. La police a fini par confier le petit esclave au soin de l'IRA de Dar Naim.
Au dernières nouvelles le dossier a été présenté Jeudi 31 Janvier 2013, devant le procureur de Nouakchott, qui a décidé de le remettre a la brigade des mineurs pour complément d'enquête, en cherchant  à faire venir les parents de la victime et le maitre esclavagiste qui l'avait amené à Nouakchott..  Notons que – jusqu'à présent -  la police n'a aucun plan  pour faire venir c'est personnes concernée par l'enquête et que la principale présumée esclavagiste M. Zeinebou mint Weyah a été purement et simplement relaxer par le procureur.
                En raison de la découverte de ces cas d'esclavage avérés, et le manque de volonté de l'état de les traiter convenablement, notre organisation, IRA-Mauritanie, a décidé de lancer une série de manifestations et de sit in à partir de Samedi 02 Février  2013, et de façon simultanée à Nouakchott, Guérou et Kiffa pour forcer les autorités à ouvrir les cinq dossiers d'esclavage notoirement avérés. En outre, le Président d'IRA, Biram Dah Abeid, envisage de se rendre lui-même à Guérou pour suivre ces dossiers et voir ce que répondra l'Administration aux requêtes des criminels esclavagistes qui, non contents d'avoir été pris en flagrant délit d'esclavagisme, considèrent, en toute impunité, comme étant une atteinte à l'honneur que d'être interrogé par la justice alors qu'ils se permettent, sans vergogne aucune,  de maintenir  des personnes humaines dans l'esclavage.
                L'Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste, après avoir instruit les cas décrits plus haut, affirme ce qui suit:
1- L'exigence, de la part des Autorités, d'appliquer l'intégralité des  lois criminalisant l'esclavage et notamment la loi 048/2007 et le denier texte constitutionnel de 2012 considérant l'esclavage un crime contre l'humanité.
2- L'appel, adressé à l'opinion publique nationale et internationale, aux organisations de défense des droits de l'homme, aux partis politiques et aux élus de se tenir aux côtés des esclaves et descendants d'esclaves qui sont les victimes du déni officiel de l'esclavage dans un pays où les cas de maintien dans la servitude sont maintenant légion et pas seulement à Guérou;
3- Son intention d'user de tous les moyens pacifiques et licites pour amener les Autorités du pays à traiter les dossiers de l'esclavage avec l'attention qu'ils méritent et ce jusqu'à voir les vrais coupables châtiés et les victimes rétablies dans leurs droits moraux et matériels.
Nouakchott le 01 Février 2013
Le Bureau Exécutif