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dimanche 5 juin 2022

L’exposé sur le cas de la Mauritanie lors de l’atelier plaidoyer pour la défense des victimes de l’esclavage


L’exposé sur le cas de la Mauritanie lors de l’atelier  plaidoyer pour la défense des victimes de l’esclavage

Bonjour à tous et toutes.

Je vous présente d’abord  (l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe)

Elle a été créée : le 13 juillet 2001. C’est une Association des droits de la personne à caractère non ethnique et non racial.

Objectifs :
– Abolition de l’esclavage en Mauritanie ,
– Eradication du phénomène dans toutes ses manifestations ,
– Dénoncer les esclavagistes et la complicité de l’Etat mauritanien ,
– Sensibiliser l’opinion européenne, africaine et internationale sur cette question .

Notre  Finalité :
L’Emancipation et libération des Haratine (esclaves) de Mauritanie.
Bâtir un état de droit fondé sur l’égalité, la justice et le respect mutuel entre les trois communautés que sont : les Maures, les Negro-mauritaniens et les Haratine.

Définition des pratiques esclavagistes en Mauritanie.

 Les pratiques esclavagistes font partie des mœurs, coutumes et traditions de certains Mauritaniens dans toutes les couches sociales confondues. On hérite le statut d’esclave par ascendance, c'est-à-dire du père ou de la mère au fils ou fille. Chez les maures qu’on appelle communément les (arabo-berbères), l’esclave est un bien meuble, on peut le ventre, le prêter, le louer, le castrer, le tuer s’il le faut  pour empêcher toute rébellion, il travaille à vie sans aucun revenu ni repos. Il n’aura le repos que le jour de sa mort.

On a tendance à parler de l’esclavage moderne mais celui qui est pratiqué en Mauritanie et dans beaucoup de pays arabo-musulmans, cette  pratique-là n’a jamais changé  son visage d’antiquité. Les pratiques esclavagistes sont jalousement gardées, enseignées, transmises de génération à génération par les chefs tribaux, religieux, la féodalité conservatrice avec la bénédiction des autorités Mauritaniennes.  

 Beaucoup de gens se demandent encore pourquoi le leader abolitionniste Biram Dah abeid avait brulé certains  livres codes négriers en 2012 au risque de sa vie?

Parce que dans ces livres qui étaient considérés comme « une charia religieuse locale » qui enseignée depuis plusieurs générations disaient :

1-La femme esclave doit entretenir son maître par sa chair.


2- Elle ne doit pas couvrir son corps du regard de son maître.


3- L'enfer promis à l'esclave qui n'obéit pas à son maître


4-. Un maître peut vendre ou marier son esclave à qui il veut et à tout moment.

5- Le maître peut mettre fin au mariage de son esclave chaque fois qu'il le souhaite.


6- interdiction pour un esclave ou descendant d'esclaves de diriger la prière


7- Un maître peut à tout moment entretenir des rapports sexuels avec son esclave. 

 

L’esclavage traditionnel chez la communauté noire mauritanienne est différent  de celui pratiqué par les arabo-berbères. Celui qui a le statut d’esclave n’a pas droit au chapitre de la gestion des affaires courantes de la ville ou du village malgré qu’il bénéficie des fruits de son travail. Il ne peut pas être chef de village, ni imam de la mosquée, il arrive même que les féodaux s’opposent à leur nomination dans un gouvernement sous-prétexte qu’ils ne peuvent représenter leurs communautés (Poular, Soninké et Wolof). L’esclavage se repose essentiellement sur des liens traditionnels très ancestraux, sur des préjugés,  le plus souvent, l’esclave n’est pas propriétaire de la terre qu’il cultive sauf si le village est constitué uniquement d’esclaves.

Le problème de l’esclavage chez les Négro-mauritaniens est que les victimes ont honte de dénoncer leur condition servile.  Exemple: Dans tous les villages des Soninké du Guidimakha,  pratiquement on trouve des quartiers d’esclaves (komo kanni), des mosquées d’esclaves (komo kanni missidé) et parfois des cimetières d’esclaves à part.

Pourtant la règle de vie communautaire dicte que la chefferie du village doit revenir à celui qui est le plus âgé à l’exception des castés. Ils ne sont pas concernés ;  puisqu’ils sont considérés comme des sous-hommes relégués à assurer le second rôle dans la société. Ils ne peuvent pas représenter la communauté en quoi que ça soit, c'est-à-dire administrativement ni religieusement. Les castés doivent respecter les traditions, ils travaillent pour les maîtres lors des cérémonies de mariages, baptêmes et fêtes religieuses gratuitement. Ils auront en récompense, une petite partie de la viande des bêtes qu’ils ont dépouillées plus quelques cadeaux et un peu d’argent qu’on les offre et le reste de la nourriture.

 

La situation des droits humains en Mauritanie

Les droits de l’homme sont bafoués au quotidien en Mauritanie dans tous les domaines, les lois ne sont pas appliquées. Elles sont faites pour la consommation de la communauté internationale malgré que le pays continue à ratifier les traités et conventions internationaux.

A Genève, au  siège des Nations Unies à « New-York », à Banjul devant la Commission Africaine des droits de l'homme et des peuples, les autorités Mauritaniennes campent sur leur position du non application stricte des conventions  et traités signés en disant qu’ils sont non-conformes  aux préceptes de la charia en étant une république islamique. Dans ce cas, n’est-il pas légitime qu’on se demande pourquoi signer des accords qu’on sait d’avance inapplicable en sachant  ils sont non conformes avec cette république islamique à la charia au service des humours des maitres esclavagistes et racistes ? Ceci traduit le manque sérieux de volonté politique de la part de  nos dirigeants pour combattre les injustices. En réalité, les traités sont signés dans la perspective de couvrir l’état, la preuve est que à chaque fois les autorités sont acculées, les mêmes textes qu’elles défendaient bec et ongle non conforme avec la charia sont exhibés au grand jour avec tout un art de discours mensonger. 

Depuis l’indépendance de la Mauritanie à nos jours, aucun chef d’état n’a cherché à débarrasser le pays de ces pratiques discriminatoires qui se reposent sur l’esclavage, le racisme, le tribalisme et l’exclusion. Tous les dirigeants qui se sont succédé à la tête de l’état dont le premier président considéré comme le père de la nation Mauritanienne  feu Moctar Ould Daddah ont tous défendus fermement l’idée que les pratiques d’esclavagistes disparaitront d’elles-mêmes sans que l’état  ne s’y mêle. C’est dans ces conditions très frustrantes, que deux jeunes cadres Haratine de l’école de la diplomatie ont décidé de créer le premier mouvement de libération des esclaves qu’ils ont appelé El-Hor qui veut dire  noblesse et libération. Ces deux cadres sont : Dr Mohamed Yah Ould Ciré, l’actuel président de notre Association et Bilal Ould Werzeg,  ils seront rejoints par Messaoud Ould Boulkheir et d’autres.

 

Les Recommandations

-La reconnaissance de la communauté HARATINE  comme étant à part entière victime de l'esclavage et du racisme dans la constitution de la république ;

-Criminaliser le racisme et l'esclavage dans la constitution. Permettre aux associations abolitionnistes de se porter partie civile. Renforcer la loi 2015-031 incriminant l’esclavage par des mesures d’accompagnements, création d’une brigade mixte qui est chargée d’accompagner les abolitionnistes dans leurs missions à l’intérieur pour libérer les esclaves sur l’ensemble du territoire national ;

-La création des structures d'accueil pour  les victimes de l'esclavage en  les assurant d'une formation afin qu'elles puissent s'intégrer dans la société pour le long terme. Construire des écoles et centres médicaux dans les villages Adwabas des victimes ;

 

-L'indemnisation des victimes de l'esclavage pour les permettre de s’intégrer dignement  dans la vie d’un citoyen libre. Des terres irrigables et habitables pour toutes les victimes de l’esclavage et du racisme ;

-Une  loi pour la protection des minorités quelques soient leur race ou religion ;

-L'instauration d’un système de quotas en faveur des HARATINE (esclaves-et-anciens esclaves) longtemps  exclus dans les institutions  de la république islamique de Mauritanie ;

-Faire de la Mauritanie un Etat  laïc, juste, égalitaire  et indivisible. Partage du pouvoir et richesses entre toutes les composantes du pays sans discrimination ;

-L’application de la loi  qui  protège les enfants mineurs, rendre obligatoire la scolarité des enfants et le  service militaire dès l'âge de 18 ans  avec à la clef  un métier  pour l'avenir ;

-L'intégration dans les manuels  scolaires que le racisme et l'esclavage  sont des crimes contre l'humanité ;

-Une couverture sociale pour l’ensemble des citoyens Mauritaniens, création des revenus minimum, une assurance maladie qui couvre l’ensemble des citoyens du pays mais aussi les étrangers qui y résident ;

-De prescrire comme délit dans le code pénal Mauritanien l’apologie de la notion de supériorité basée sur l’appartenance sociale  venant des cadres, intellectuels et autres milieux (certains répondant au nom des chefferies villageoises)  au même titre que la loi incriminant  l'esclavage, et ce avec à la clef des amendes fortes, dissuasives afin de changer les mentalités rétrogrades ;

 

-De punir par la loi les apologistes publics  qui entretiennent à travers des animations, des chants et des danses, les complexes de supériorité ou d’infériorité  par  le biais  des coutumes ancestrales : (Niaxamala, Gawlo, Iguiw ou Griots etc.)  au sein de nos sociétés, tribus ou castes dont le seul but est d'humilier, de diminuer l’Homme, et de lui soustraire des sous par un harcèlement verbal, moral  ou de régler des comptes  avec certaines catégories de la société ; une situation de faits qui incite à la haine, au mépris de l’autre, polluant ainsi l’ambiance naturelle au point de menacer la sérénité, l’unité et la cohabitation entre  les citoyens ;

-De lever les tabous autour de la féodalité et ses corollaires ;

-De prendre des mesures fortes et dissuasives en cas de récidive : condamnation à des peines de la prison ferme ;

-D’intégrer, par amendement, dans les lois, des actes concernant les questions spécifiques liées aux discriminations féodales  sur l'immatériel et le matériel notamment sur le foncier régi sous un régime moyenâgeux dans certaines contrées.

 

Je vous remercie

Diko Hanoune/ SG de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

Paris le 05 juin 2022

Reportage de photos, cliquez sur l'image pour l'agrandir 



























samedi 4 juin 2022

Alassane Harouna Boye rescapé du fameux putsch de 1987 répond à la députée de l’UFP Mme Kadiata Malick Diallo


Alassane Harouna Boye rescapé du fameux putsch de 1987 répond à la députée de l’UFP Mme Kadiata Malick Diallo. Le chantage politique de l'UFP n'arrivera jamais à faire taire le leader abolitionniste Biram Dah Abeid. 

Ci-dessous le texte de la réponse, bonne lecture

« A la suite de ton texte précédent sur le même sujet (31 mai 2022), j’avais exprimé ici même le souhait de ne pas m’étendre de nouveau sur la fameuse déclaration du MND du 08/11/1987. Car si certains semblent la découvrir maintenant, il faut bien rappeler qu’elle est vieille de trente-cinq ans, et qu’elle a fait l’objet de moult échanges et polémiques. Je me suis exprimé maintes fois sur le sujet. Et je maintiens que la responsabilité du MND, en tant qu’acteur politique majeur sur la scène politique du pays à l’époque, est indubitable quant au lourd verdict rendu par la Cour spéciale de justice le 3 décembre 1987 à Jreïda.

Et cette position, je l’ai exprimée déjà il y a 23 ans (1999) dans « J’ETAIS A OUALATA », P.25, en ces termes : « L’histoire évaluera un jour l’influence réelle qu’une telle position (celle posée par le MND dans ladite déclaration), prise au cœur même de l’événement en question, exerça sur le verdict trop sévère qui sanctionna le 03 décembre 1987 le procès des putschistes négro-africains à Jreïda. »

C’est dire que ce que BIRAM exprime aujourd’hui relativement à la fameuse déclaration n’est pas inédit. Beaucoup de monde avant lui l’ont dit depuis longtemps.

Et l’observation ou demande que tu formules : (« Dans ma mise au point au député Biram, j’avais demandé à ce qu’on me cite un passage du texte qui appelle le pouvoir à sévir contre les auteurs de la tentative, mais je vois que pas une seule fois, un tel passage n’a pu être cité dans les débats. Nous restons toujours au stade d'interprétations visiblement. »), Cette observation aussi n’est pas nouvelle dans le débat. Notre ami Gourmo Lo Abdoul (qu’il me pardonne de faire sans cesse mention de son nom dans cette affaire que tu soulèves une fois encore…) l’avait formulée en d’autres termes. Je reviendrai très prochainement sur cet aspect de la controverse pour te répondre.

Mais avant cela, pourrais-tu répondre à cette question : la déclaration du MND du 08/11/1987 est connue depuis 35 ans ; les échanges et polémiques qu’elle a suscités aussi ; le paratexte et le contexte extérieur aussi. Restent à connaître, et c’est d’un intérêt fondamental de mon point de vue, les conditions internes propres au MND de la production du document en question : les conditions de sa conception ? de la décision de sa production, de sa publication ? Quelle instance dirigeante précise a produit le document, (Il ne porte que la signature MND, ce qui est un peu évasif pour une déclaration d’une telle importance qui porte sur un événement capital).

Cette question, pour moi, n’est pas anodine eu égard au contenu et à la forme du document en question, mais aussi aux circonstances politiques dans lesquelles il a été produit et rendu public. La question interroge, à mon sens, sur le sens et la perspicacité politique du MND de la fin des années 80, sur son mode de fonctionnement aussi… Le MND de ces années-là devant être différencié du MND originel, celui d’avant la césure consécutive à la lutte politico-idéologique qui eut lieu dans les années 1970.

En disant cela, je ne minore en rien, loin de là, les qualités politiques, théoriques et intellectuelles de ceux qui après la dislocation du MND originel ont refusé de rejoindre le pouvoir de l'époque, et se sont attelés à reconstruire le Mouvement dont le prolongement est l'actuel parti UFP. »

Alassane Harouna Boye, via Facebook

 

NB : Boye Alassane Harouna est un ex-officier de haut rang qui figurait parmi les accusés sur le ban du tribunal militaire en 1987. Voila un témoin clé au premier rang parmi les officiers Poular que MND avait jeté en pâture dans la gueule du régime  sanguinaire de Ould Taya. Ils étaient accusés grossièrement d’avoir comploté un putsch Ethnique. Voila d’où est parti la phobie du Haalpoular en Mauritanie depuis les années 1987. Au terme d’un procès inique et bâclé, trois officiers, les lieutenants Amadou SAAR, Seydi BA et Saydou SY ont été condamnés à mort et la sentence a été exécutée au petit matin du 6 décembre 1987 à Jreïda.  Ce n’était qu’une étape, de 1989 jusqu’en 1992 les massacres et purge ethnique sur les Poulars ont continué. Nous demandons la réhabilitation de l’ex-officier Boye Allassane Harouna dans ses droits.


vendredi 3 juin 2022

Mauritanie : Salir la réputation de Biram Dah Abeid est devenue une obsession pour certaines crapules Mauritaniennes qui ruminent


Mauritanie : Salir la réputation de Biram Dah Abeid est devenue une obsession pour certaines crapules Mauritaniennes qui ruminent le mensonge dans tous les sens. Le mensonge qui tuait hier, nourrit des familles entières aujourd’hui.

Démenti saignant aux ragots publiés le 25 septembre 2013 dans la presse qui disait : « Quand Biram Ould Dah son l’INAD-MC défendaient les acquis démocratiques de Ould Taya », article posté sous le pseudonyme Mohamed Ould Boilil qui fait le choux gras de certains menteurs de la toile qui l’ont signé carrément « Birame ould dah ould abeid mettant la date du 15/08/2004 ». Quand on prend l’engagement de publier des articles et opinions sous un pseudonyme, cela n’augure rien de bon ni de sérieux. Cette fameuse déclaration qu’ils attribuent à Biram et IDAD-MC, n’est trouvable que sous des mentaux d’obscures personnages peu fréquentables. L’auteur de l’article commet même une faute dans le titre de son article, il parle (INAD-MC) qui n’existe pas. Une lâcheté humaine pas plus ni moins. Les détracteurs de Biram Dah Abeid resteront à leur faim jusqu’à leur dernier jour sur terre.

La déclaration que nous avons obtenue datant du 06/09/2005, L’initiative pour la défense des acquis démocratiques-Mouvement du Citoyen s’est félicitée de la chute du dictateur Ould Taya, demande réparation pour les militaires massacrés 1990-1991, la poursuite des auteurs de crimes en justice, la pénalisation de l’esclavage etc…. C’est tellement honteux de colporter des ragots en diffamant les militants des droits humains. On ne peut obtenir un changement avec des mensonges et le chantage sur du faux et usage de faux. Ces faux opposants emporteront leur chagrin dans la tombe, qui ne sont autres que des gros bébés gâtés par des militaires sanguinaires, mais, ils auront forte à faire.

Certains mauritaniens n’arrivent pas à dépasser l'ère des commérages, fumisteries de l’ex-dictateur Ould Taya, qui avait formaté certains Mauritaniens de toutes tendances confondues à ne vivre que par le faux. Tôt ou tard, la connerie humaine se paye cash sans dette.

Nous demandons à la presse Mauritanienne de corriger le tir en reprenant la réalité des choses. Un grand homme et une ONG  ont été trempés, salis par  l’usage du faux depuis plusieurs années.

NB : le site cridem.org qui a partagé largement cette fausse information sur le leader abolitionniste Biram Dah Abeid, n’a jamais voulu ni rectifié le tir, ni même reprendre le démenti en le publiant malgré une preuve irréfutable à l’appui. Nous vous laissons le soin d’imaginer l’objectif et le complot que certains medias et lettrés mauritaniens joue sur le dos des abolitionnistes Mauritaniens pour les faire taire.

Lien du fameux article : https://cridem.org/C_Info.php?article=647902


Document authentique preuve par capture d'écran. Cliquez sur l'image pour agrandir les écritures.




jeudi 2 juin 2022

Mauritanie : encore une enfant noire, cible d’esclavage


مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

INITIATIVE DE RESURGENCE ABOLITIONNISTE

IRA -RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001

Mauritanie : encore une enfant noire, cible d’esclavage

Folla Mahmoud, 10 ans

 

Note d’information, juin 2022

Le 30 mai, de présumés esclavagistes sont déférés au tribunal régional de Aleg, chef-lieu de la région du Brakna, par le procureur Cheikh Baye Seyid Didi ; le magistrat a entendu toutes les parties, avant de les inculper, au grief d’une infraction à la loi 2020-017 du 06 août 2020, portant prévention et répression de la traite des personnes et protection des victimes ; les éléments liminaires parviennent ensuite au juge d’instruction, avec des mandats de dépôts à l’encontre de tous les prévenus. Ce dernier, après avoir écouté l’ensemble des protagonistes de l’affaire, décide d’écrouer Chekroud Ahmed Boibou et son serviteur, Mahmoud  Leije, le père de l’enfant assujetti ; Ensuite, il met, sous contrôle judiciaire, Vatimettou Khattat et Aïchetou Bilal Samba ; la dernière est poursuivie, au motif d’abandon de progéniture mineure.

1. Les maîtres traditionnels, d’ascendance arabe, sont Chekroud  Ahmed Boibou, notable de la tribu de Oulad Abdallah âgé de 47 ans, membre de la fraction Iralene et son épouse et cousine Vatimettou  Khattat dite Foiti, de 4 ans sa cadette.

2. Le camp des esclaves présumés, subsahariens de naissance, compte Mahmoud Eije 40 ans, Aïchetou  Bilal Samba 35 ans et Folla Mahmoud, 10 ans.

A. Genèse

Le Comité des droits humains de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) reçoit des informations concordantes sur un cas traditionnel d’exploitation de l’homme par l’homme, dans la localité de Dar El Barka, au Brakna, à environ 300 kilomètres de Nouakchott, la capitale. L’enquête de l’association conclut à la confirmation des faits alléguées. Aussitôt, une délégation que dirige le président Abdallahi Abou Diop, en compagnie de Zeine Mohamed Abdallahi Abdel Aziz, Elhadj Elid, Sidi Mohamed, Oumar Cheikh, Abderrahmane  Saleh, Moussa  Bilal Biram et Hadrami  Deymani, atteint les lieux, le 22 mai. Le lendemain, à 9 heures du matin, ils arrivent au commissariat de police, en vue de déposer une plainte écrite, auprès du commissaire Kassem Maham Boubou. Dans un premier temps, la victime et le couple suspecté de pratiques illicites furent convoqués, avant d’isoler le père et la mère de la susdite. Une semaine durant, la famille biologique de l’enfant et celle des auteurs d’abus demeurent en détention. Le géniteur de la fille reconnaît l’avoir « louée» aux anciens maîtres. Folla et sa maman seront relâchées. La mère prétend que le placement de son rejeton a été réalisé contre sa volonté.

B. Contexte

Or, Mahmoud  Leije et ses aïeuls naissaient esclaves de Chekroud  Ahmed Boibou et des siens et ce, en vertu de la supériorité raciale qui caractérise l’espace et l’identité en Mauritanie, depuis des siècles ; tous les habitants de la localité de Dar El Barka témoignent du lien immémorial et de sa pérennité. Malgré la proximité de l’école, Vatimetou Khattat n’acceptait que la petite servante allât s’y inscrire, comme ses propres filles, d’ailleurs plus âgées : la maîtresse avait besoin de faire travailler Folla.

Les chefs d’inculpation retenus - traite de personne - démontrent l’insouciance débonnaire de la justice, devant une violation aussi limpide des normes internes et des engagements du pays envers ses partenaires. Pourtant, quelles que soient les circonstances, tensions et intimidations, Ira-M ne renoncera à la lutte multidimensionnelle pour l’émancipation de l’humanité noire en République islamique de Mauritanie.

 

Nouakchott, le 2 juin 2022

La commission de communication

mardi 31 mai 2022

Capitaine Ely Ould Krombole: mépris et condescendance, à quand la fin de la philosophie de l'aversion ?


Capitaine Ely Ould Krombole: mépris et condescendance, à quand la  fin de la  philosophie de l'aversion ?

Dans un torche-cul  paru chez Chezvlane (Le  23 Mai 2022 ) dans lequel l'inconsistance est d'une légèreté platonicienne , l'impertinence frôlant  le ridicule, et la malhonnêteté intellectuelle endémique manifeste , " le vaillant capitaine" fugitif, déserteur  du champ de combat qui devait être le  sien , s'est livré à une tactique de guerre improductive et perdue d'avance comme un capitulard fielleux .

À la lumière de l'écrivasse du lunatique Krombele , tantôt anti_esclavagiste accablant ses mandants d'aujourd'hui  pour trouver refuge en hexagone , tantôt   falsificateur de l'histoire militante pour des prébendes , quelques observations et rappels s'imposent pour rafraîchir la mémoire abimée frappée de versatilité par des faits précis , car la mémoire peut se perdre mais l'écrit demeure.

- l' incompatibilité du contenu du corps du texte à l'énoncé sus mentionné en titre, ce vouloir de capter le lecteur par une introduction qui ne se reflète pas dans le corpus, montre ses limites et intentions de mauvaises foi , et ceci dans le souci maladif de plus paraître que d'être , en vue de monnayer  et coter  une  plume dépréciée en bourse de valeurs des vénaux.

Son tableau peint  en introduction où il parle de ruisseaux, océans  montagnes, graines de sables,   le contraste  insaisissable, et la tentative d'être le  grand Paul Gauguin  génie des pinceaux  a lamentablement échoué, car  le décor planté s'oppose  au tableau imaginaire , alors le piètre peintre se perd et se confond ,et l'intelligence dont il parlait Allah l'en  a privé dans cet essai douloureux tel un esprit gourd de maboul.

- Aussi, il se contredit  يتكلم و جاوب ر اص l'abonné au luxe occidental au lieu d'avoir le doigt sur la gâchette,  oeil rivé et veillant aux frontières, Non, il délire comme un rêveur soleil au zénith حلم الظهيرة et reconnaît  l'existence des  contradictions sociales internes qui peuvent même selon lui intenter nôtre existence, et en plus il  verse de son venin sur le segment qui porte la contradiction de manière à remettre en cause l'ordre social inégalitaire établi. 

Epluchons la grande bourde, 

 

Capitaine Krembole et la stratégie dévoilée. 

Depuis qu'il est en exil volontaire dans les hôtels dorés, le capitaine ne cessait d'infiltrer les milieux de contestations afin d'informer et de créer la discorde et la surchauffe, voir le témoignage du  militant des droits de l'homme Henoune Ould oumar dit Diko Henoune dans le site Boolombal et la Réplique cinglante de Docteur de Ousmane Aly Kane Sy dans le même Site.

Ould Krombole , le capitulard criblé de balles muté en tireur embusqué maladroit , la peur bleue au ventre et le cris dans l'Oued, incite à la haine. 

Le capitulard autoproclamé  philosophant , aux pensées discordantes et disparates  s'inspirant de  Thomas Hobbes sur les concepts SOCIÉTÉ- ÉTAT,   qui dans l'état de nature , c'est la guerre de chacun contre chacun:  ( aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir qui les tienne tous, en respect, il sont dans cette condition qui se nomme guerre et cette guerre  est une  guerre de  chacun contre chacun , dixit Thomas Hobbes). 

 Le "capitaine" fuyard , réfugié  demande d'arrêter le Président Biram Dah Abeid qui d'après lui jouit d'une impunité injustifiée, ceci peut sembler étrange pour certains, mais cela ne doit   surprendre point, car l'homme est un élément actif qui pousse subtilement les communautés à la confrontation et la MAURITANIE à la déflagration. 

Le gros mensonge, la calembredaine du capitaine  où il dit " Biram insulte la communauté Maure " ,  le defi lui est lancé de sortir un vocal ou vidéo attestant ses élucubrations ( atou bourhanekoum inkountoum sadighine, présentez vos preuves si vous êtes véridiques ) .

C' est là encore l'autre vision développée par ses  mentors  sous la décennie de plomb et que certains malintentionnés y compris lui, tentent de  développer en vain  aujourd'hui subtilement en essayant de prédire une apocalypse imaginaire , un  danger fallacieux  qui guette les maures,  et qu'eux sont les défenseurs de cette communauté , les gardiens de leur temple.   

Quelle bassesse d'esprit , quel manque d'élévation morale !!!!

Cependant, totalement d'accord avec lui quand il dit que le Président Biram Dah Abeid a fait bouger les lignes contre l'esclavage aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur mais du moment que le "capitaine " excelle dans la rétention de l'information et la déformation de la vérité , un rappel de la trajectoire de lutte droit l'hommiste et politique  du leader Biram Dah Abeid s'impose pour dépoussiérer la mémoire vieillissante du vieillot  rongée par l'exil :

_Le 27 Avril 2012 : Date historique charnière , gravée à jamais  dans la mémoire collective , l'incinération des livres Esclavagistes suivie par une arrestation , après que ton mentor d'alors  ait ligué tous les "Oulémas" et esclavagistes et une partie du peuple endoctriné à faire  passer Biram Dah Abeid par la guillotine , et la sortie héroïque de prison en 2013 de l'homme à abattre et cela  vous ne devez l'occulter car les images de l'accueil triomphal  par une marée humaine sont là .  

_2013 : Prix des Droits de l'homme des Nations Unies remis par l'ONU.

_2014 Deuxième à l’élection présidentielle pour une première participation avec 8,67 % des suffrages soit 61 218 voix ( 749 865 votant au total et 56, 46 taux de participation )

2017 : Prix Human Rights Defenders remis par  l'ONG Irlandaise Front Line Defenders  .

2017 : Prix "Mémoires Partagées " remis par l'association Mémoires et Partages .

2018 : Elu député depuis sa cellule de prison sans avoir  fait campagne.

2019 : Deuxième à l'élection Présidentielle avec 18,59 % soit 172 649 voix , le bon en avant est indéniable ( de 61 218 voix à 172 649 voix ) , 

 Il  faut être un malhonnête intellectuel pour ne pas déclarer que cette progression politique est unique dans l'histoire mais comme nous dit Mohamed Fellali " ce n'est plus le savoir qui manque mais le courage intellectuel de dire la vérité qui fait défaut ".

Krombole : l’ultracrepidarianiste, à quand la fin de la logorrhée nauséabonde ?

La conclusion ne peut se faire sans passer en revue la tentative de manipulation de l'histoire à laquelle s'est prêté " l'omniscient" , le présomptueux capitaine fugitif  Krombole frappé d'ultracrepidarianisme  qui  parle avec assurance de quelque chose qu' il ne  maîtrise pas , un manipulateur vicieux mais heureusement que  " l'éveil des consciences , la connaissance de soi et de la culture sont les meilleures parades à la manipulation " disait Patrick Louis Richard et Edith Boukeu de renchérir " Quand votre positionnement marche sur  l'escalier de la manipulation , il vous rabaisse" , bref l'escamoteur à l'art de donner de la vérité au mensonge et sur ce registre le capitulard est passé maître par le passé mais cette manie  a lamentablement atteint ses limites devant le rétablissement de la vérité historique.

L'histoire est un récit écrit ou oral par lequel les hommes ( historiens et historiennes)s'efforcent de faire connaître les temps révolus , cependant ces tentatives ne sont jamais indépendantes entièrement de conditionnements étrangers au domaine telle que la vision du monde de leurs auteurs ou de leur culture , mais elles sont censées être élaborées à partir de sources plutôt que guidées par la spéculation ou l'idéologie .Elle est donc inévitablement inscrite dans son époque , susceptible d'être utilisée en dehors de son  domaine notamment à des fins d'ordre politique et de manipulations malsaines ; et voilà l'exercice  auquel s'est lancé Krombele le" connaît tout" et ne maîtrisant   rien en définitive,  qui tantôt est  philosophe égaré , tantôt piètre économiste figé dans le temps ne voyant pas le mouvement des peuples ou les scrutant avec des œillères de cheval.

Et donc pour rétablir la vérité  historique et avec des références  pour colmater les trous de mémoire de  Krombole,  le capitaine affreux ( lire les " Affreux de l'histoire ) il est à noter que  l'Almamy Samory Toure le grand résistant s'est converti à l'islam en 1867 et à  cette date il avait déjà quitté les services du clan  des Cisse où il a vecu pendant  sept ans (approximativement  de 1848 à 1855, il est né en 1830 ) , sa mère ( Massona Camara) qui avait abjuré l'islam ainsi que son père Lanfina Toure  avait été capturée et réduite en esclavage par Sory Bourama Cisse  du clan des Cisse.

Et donc le futur Almamy ne disposant pas d'argent nécessaire pour racheter sa mère , doit pour obtenir sa libération se mettre au service des Cisse pendant sept ans où il apprend le maniement des armes .

Pendant deux ans il se met au servie d'un autre seigneur le roi  Bitike Souane un ennemi du clan des Cisse avant de rejoindre son propre peuple les malinkes dans la localité de Kankan pour fonder l'empire  du Wasoulou avec comme capitale Bisandougou et le declare comme un " Etat Guerrier et Marchand "

(VINCENT Hurribaren " De  Histoire  à  Mythe ", Revues Critiques D'histoire n*128 ) dont les marchandises sont le plus souvent les Esclaves des tribus conquises et les conséquences de ces pratiques courantes à l'époque sont encore vivaces dans nos sociétés ouest africaines et on peut citer la stratification de la société malinke (Ref.  Jean Pierre Bat " Une révolution Djoula ", " les empires jihadistes de l'ouest africain du XVIii _ XIX siècle " Paul Lovejoy , Valerie Kubiak et les travaux de recherche de  Khalil  Ibrahima Fofana ) et cette hiérarchisation est étayée par les travaux de Mémoire de Master de Sorogo Awa sous le titre " le système esclavagiste dans le Baoule Nord le cas du marché des Esclaves de Kotia Koffikro " créé par Somory Toure entre 1893 à 1898 avec l'accord du chef traditionnel  Kotia Koffi ,qui donnera naissance après la mort de l'empereur Samory Toure ( 1900 )  à l'ancien  quartier " Liberté " en 1906  de Bouaké  par le colon Benoit devenu  le quartier Djamourou actuel de Bouaké ( Côte d'ivoire ) .


TT (TGUEG @ TADREISSA)

jeudi 19 mai 2022

Les Soninkés sont-ils prêts à faire la paix?/ Seyré SIDIBE


Les Soninkés sont-ils prêts à faire la paix?

La paix!

Le mot est désormais galvaudé, il est répété, chanté et crié sans conviction. Il est plutôt sur les lèvres et toutes les lèvres. Il est omniprésent sur les réseaux sociaux et cristallise tous les débats, sans conviction véritable et sans sincérité. La paix est d'abord stratégique, elle est celle des grands esprits et s'accommode mal avec l'orgueil. Elle suppose des concessions, des réajustements et même dans une certaine mesure la rupture. Or, la rupture n'est pas sans douleur, même lorsqu'elle est opérée de manière soft, à fortiori, si elle est harde. En effet, elle implique un changement, une remise en cause des habitudes, des traditions, une certaine manière de penser et parfois d'être.

Sous ce rapport, la rupture exige une forme d'élasticité, de la gymnastique au risque d'un déchirement ou d'une crampe musculaire douloureuse. Cela s'appelle de la tolérance. C'est pourquoi, tout changement qui touche les fondements sociétaux et les valeurs a besoin d'hommes vigilants, ouverts, consensuels, mesurés, sincères mais surtout pragmatiques. Vouloir, jeter tout un passé dans les oubliettes, c'est insulter la mémoire des anciens. Ceux qui nous ont balisés les chemins, débroussaillés l'horizon en posant la première pierre en toute chose. Hommage mérité à ceux-là. Mais, après cette reconnaissance, acceptons qu'ils avaient agi plus pour eux-mêmes que pour nous.

Le modèle social qu'ils nous ont légué est conçu et taillé sur mesure pour eux, pour une époque donnée et pour répondre à des défis et préoccupations liés à une époque irréversible et aux réalités non reproductibles.

Si nous voulons la paix. Il nous revient de faire une synthèse alchimique qui ne retiendra que le substrat, l'esprit et l'âme de ma société traditionnelle héritée et non le corps déjà meurtri et agonisant d'un passé surchargé et suranné. Nous l'avions, perdu de vue assurément, la société traditionnelle, dont certaines de ses mérites étaient fondées sur la SOLIDARITÉ, LE RESPECT, LE TRAVAIL ET L'HONNEUR. Mais ces mots ne sont jamais restés figés. Le sens que leur donnaient les anciens, dans une société fortement hiérarchisée voire isolée n'est pas forcément le même qu'aujourd'hui, dans notre société soumise à des multiples influences : régionale, nationale, continentale, mondiale etc. Nous existons pour nous-mêmes et non pour les anciens.

Nos réalités sont différentes.

Ils ont pu créer, inventer, élaborer un contrat social pour eux .

A nous maintenant, de faire preuve de virtuosité pour inventer le nôtre, sans les blâmer ou les compromettre. Mais cet exercice ne peut se faire sans une réelle volonté qui sous-tend un génie capable de discernement entre ce qu'il faut prendre des anciens, le copier pour l’adapter, peut-être le façonner, le perfectionner et ce qu'il faut abandonner tout simplement, par ce que inapproprié, devenu caduc et même source de division. Il faut aimer les anciens, vanter leurs mérites mais ne tombons jamais dans l'idéalisme : comme la passion ou l'amour qui sont aveuglants et empêchent souvent de "voir clair".

Raisonner ou résonner pitoyablement, serait de soutenir qu'il faille tout ramener à l'ancien, ne rien changer par ce que, les changements menacent nos traditions, notre culture et coutumes Soninké, alors que le cours des événements a déjà choisi sa trajectoire sur l'orbite d'un monde changeant.

Respect de traditions. Respect des traditions.

Posséder un Nègre, avoir un petit Nègre derrière son véhicule, là où aujourd'hui on met les chiens, était une tradition chez les familles occidentales bourgeoises, avant l'abolition de l'esclavage. Idem pour l'Afrique du Sud sous l’apartheid. Mais, il fallait y renoncer, abandonner cette tradition,- bonne pour certains et une malédiction pour les victimes- ce qui n'a manqué de créer beaucoup de remous et beaucoup de mécontentement. Éliminer certaines traditions ne peut engendrer l'effondrement d'une société. D'ailleurs qu'on le fasse ou pas par anticipation et clairvoyance pour conduire la société vers des lendemains meilleurs, le temps, lui, agira en douceur et il aura raison sur l'être humain à plus forte raison des cultures et traditions inventées par ce dernier.

Seyré SIDIBE, ma contribution au débat Soninké

mardi 26 avril 2022

« L’ESCLAVAGE EN AFRIQUE DE L’OUEST, DU VILLAGE A L’EUROPE »


 « L’ESCLAVAGE EN AFRIQUE DE L’OUEST, DU VILLAGE A L’EUROPE » 

CONFERENCE, TEMOIGNAGE, DISCUSSION  

Le samedi 21 mai 2022 – 14h  

A la Maison Du Citoyen et Vie Associative  

94120 Fontenay sous bois 

Dans le cadre de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et des traites négrières, reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité. (LOI TAUBIRAT 2001) La Coordination Contre l’esclavage et ses Séquelles ( C.C.E.S), l’association Un Passé Trop Présent et la ville de Fontenay sous-bois, organisons la conférence pour faire un état des lieux des luttes abolitionnistes en Afrique de l’ouest. 

La Coordination Contre l’esclavage et ses Séquelles ( C.C.E.S)  a été créée en mai 2021 à l’initiative des ONG et des Associations africaines et Européennes abolitionnistes engagées dans la lutte contre l’esclavage dans ses formes contemporaines.   

Sous la présidence de l’ONG Waraba d’Afrique, les organisations membres de la C.C.E.S. ont décidé de s’unir pour plus d’efficacité et de complémentarité dans leur combat mené au niveau international pour la défense des droits humains, l’abolition  de l’esclavage et contre toutes les formes de discriminations. 

 

Cette Coordination des organisations qui luttent contre l’esclavage est  une réponse légitime  pour combattre contre ce crime, elle est justifiée par la persistance dans le monde et en Afrique en particulier de ce fléau qu’est l’esclavage qui a fait 30 millions de victimes. Selon l’indice mondial de l’esclavage,  la plupart de victimes de crimes sont des africains  

L’impunité dont bénéficient les féodaux encourage ces derniers à perpétuer leurs pratiques qui dénient à l’être humain sa dignité et sa part d’humanité .  

Conscientes des conséquences des séquelles psychologiques et socio-économiques culturelles de ces crimes et leur impact négatif sur les futures générations d’africains , les organisations , membres de la C.C.E.S ,ont pris l’engagement de mener  dans tous les pays africains une campagne de sensibilisation et de communication sur l’esclavage et ses conséquences .  

 

 Des démarches seront engagées auprès des organisations continentales et sous régionales pour demander des résolutions et des actions en faveur de la lutte contre l’esclavage. Nos organisations entendent demander  à ces institutions continentales et sous régionales à instaurer une  Justice  Africaine contre l’esclavage avec compétence exclusive de juger l'esclavage sous ses nouvelles formes,  d’inscrire l’esclavage dans les programmes scolaires de la primaire jusqu’à la terminale et instaurer une journée Africaine pour l’abolition de l’esclavage.  

 

Une lettre de sensibilisation avec mention de nos doléances  sera adressée à tous les chefs d’États africains. 

 

Liste des organisations membres de la C.C.E.S  

1-Assep : (Association soninké du Sénégal pour l'égalité et le progrès)   

 2-A.H.M.E : (Association des Haratine de Mauritanie en Europe)   

3-A.R.M.E.P.E.S-France : (L’Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles)   

 4-IRA-FRANCE (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste)    

 5-MSDH:(Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.)   

 6-RMFP : (Rassemblement Malien pour la Fraternité et Le Progrès   

 7-Solidarité Africaine section France   

 8-Un Passé Trop Présent   

 9-Kane Afrique   

 10-Waraba D’AFRIQUE   

 11-Gambana international   

 12-Memouké Diaguily   

 13-IPLESM: (Initiative pour lutter contre l'esclavage et ses séquelles en M’Beidiya sakha)   

 14-A.C.D.E : (Association Contre la Domination et l Esclavage)

Veillez, agréer, recevoir nos salutations les plus sincères. 

jeudi 17 février 2022

Tentative d'assassinat sur la personne Mme Aminetou Mint El-Moctar, présidente de l’AFCF


Tentative d'assassinat sur la personne Mme Aminetou Mint El-Moctar, présidente de l’AFCF par  un nommé Mohamed Ould Mahjoub à l'intérieur du Commissariat de police numéro 2 d'Arafat le 14 février 2022 devant le Commissaire, l'inspecteur et plusieurs policiers  du commissariat.

La présidente de l’Association des Femmes et Chefs de Familles rappelle que Ould Mahjoub est celui dont l’image circule sur les réseaux sociaux en état d'arrestation avec un fusil à la main qu'il avait braqué sur des paisibles citoyennes dont une malade. Il a aussi auparavant séquestré et violé une mineure de 16 ans de nationalité Guinéenne au sein d'une partie de sa mosquée et sa Mahadras (école coranique) jusqu'à son accouchement d'un enfant blanc qui lui ressemble comme une goute d’eau. Cette dernière était  venue avec ses deux frères pour apprendre le coran et il a trompé les frères en disant qu'il y a une Mahadras pour les femmes pour les séparer et qu'ils ne peuvent pas la voire avant la fin de ces études selon la déposition de ses frères.

Les frères attendaient la fin des études de leur sœur pour rentrer au pays et à leur grande surprise Ould Mahjoub les invite à venir récupérer leur sœur qui a accouché afin qu’ils  rentrent avec elle au pays. Il dit que leur sœur est venue en état de grossesse et qu'ils doivent quitter le sol Mauritanien le jour même  et il les amène tous au garage et paye leurs billets. Au moment où il est parti, ils ont pris un taxi et ils sont venus au siège de l'AFCF pour demander refuge.

L’association  a pris la plainte de la petite Somma et ses frères en main avec une procuration de son père et notre avocat a engagé la procédure il y a de cela deux ans et le dossier est bloqué au tribunal Nouakchott-Sud sans savoir le pourquoi ? En attendant la décision judiciaire en faveur de la victime, il porte plainte contre la présidente l’AFCF en  prétextant qu’elle lui  a arraché sa femme, voila une vraie plaisanterie. Selon les dernières nouvelles, la plainte du criminel endurcit a été classé sans suite.

Mme Aminetou Mint El-Moctar a déposé une plainte qui est en cours. Nous condamnons cet acte odieux et barbare en espérant que les forces de l'ordre feront leur travail correctement en mettant ce monstre hors d'état de nuire.

Communication faite en accord avec la présidente de l’AFCF pour alerter l’opinion nationale et internationale.


Diko Hanoune