Translate

jeudi 7 septembre 2017

Sidi Ould Baye Répond au Colonel Vaida que sa plainte serait du pain béni pour les victimes de la vallée du fleuve en Mauritanie

Dans un article laconique  paru le 28 septembre 2017, truffé de mea culpa, de contrevérités et d’amalgame  par le colonel  Sidi Mohamed  Ould Vaida ex commandant des fusiliers marins, une compagnie créée de toutes pièces par l’inspirateur  et l’initiateur du génocide Mauritanien, Maouya Ould Sid’Ahmed  Taya, l’homme qui dirigea la Mauritanie de Décembre 1984 au 03 Aout 2005 avec une main de fer. Ce règne ne pouvait perdurer sans   les alliances avec  des groupuscules nationaux, toutes tendances confondues et  sans  la complicité de certaines tribus soucieuses de  leurs privilèges et de leur domination sur l’ensemble du pays. C’est ainsi donc que  Maouya ,pour asseoir  durablement son pouvoir,  prêtait mains  fortes à des officiers comme le colonel Sidi Mohamed Ould Vaida pour pérenniser son pouvoir  et briser tout obstacle sur son chemin sans discontinuer. Fallait-il que je commence par un rappel historique des conditions de recrutement, de l’avancement et de promotions de certains officiers dont le Colonel Vaida ?Il vient néanmoins  de nous livrer lui même un avant-gout  dans l’attente  très proche ,d’un futur  long débat dans les tribunaux que je considère  comme un pain béni pour ma personne et pour toutes les victimes de la vallée, qui jusqu’à ce jour continuent  de  souffrir des séquelles des viols, des humiliations, des tueries extrajudiciaires et des traumatismes  connus de tous, choses déjà reconnues officiellement par l’état en l’occurrence le Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi ,victime  justement de ces choix et de ces orientations vraisemblablement à l’origine du coup d’état du 03 Aout 2008 avec toutes les péripéties et montages  que nous connaissons  en son temps.


A la lecture du fameux article sans tête ni queue, rédigé par Mr X  pour le  colonel à la retraite, il faisait référence à mon précédent écrit sur l’avocat du diable Sidi Ndiaye intitulé «  Les torchons du faux journaliste Sidi Ndiaye sont commandés par les Généraux ». Dans cet article, je persiste et je signe, j’ai  appuyé sans hésitation aucune, les témoignages  des victimes, les écrits de toutes les grandes associations de Droit de l’homme et d’autres canaux tous fiables  qui constituent  des pièces à convictions et qui pourraient bel et bien  démontrer la responsabilité physique ou  morale du colonel  Vaida .Alors si le fait  de dire et redire ce que tout le monde dit depuis 1989 est une diffamation , je serai naturellement prêt à répondre à votre convocation.
A vous lire, vous semblez perdre les nerfs , c’est normal quand on a sur sa conscience un si lourd fardeau ,une telle accusation qui n’est pas clarifiée depuis  28 ans, des orphelins, des veuves qui se souviennent  et qui crient au quotidien au loup …  ,alors je trouve intéressant votre réaction de plainte dissuasive contre Sidi Ould Baye, une aubaine, une opportunité de faire le procès des présumés tortionnaires  .  Vous disiez,je vous cite : « C’est pour cette raison et pour d’autres, à caractère dissuasif, que j’ai décidé de porter plainte contre le dénommé Sidi Ould Baye (patriote incontestable) auteur de l’article diffamatoire "Les torchons du faux journaliste Moussa Ndiaye sont commandés par les Généraux" paru dans ESSIRAGE.net et repris par CRIDEM le 02-08-2017 et dans lequel je suis nommément mis en cause par des accusations d’extrême gravité. (http://www.cridem.org/C_Info.php?article=700911) »


Alors Chiche, mon colonel, j’attends avec impatience votre plainte et rassurez-vous que je ne serai pas seul, quel que soit la juridiction  nationale ou internationale, vous aurez sans aucun doute votre dose et vous serez certainement situé sur votre degré de responsabilité ou sur celle de ma diffamation. En attendant, il serait peut-être souhaitable de laver sa conscience et de tirer les leçons de ce long silence, certes consciemment ou  inconsciemment vous  avez donné les indices de ce génocide puisque  selon vous, l’état donnait des armes à une catégorie de notre population contre une autre et que vous avez été débordé par moments par une guérilla d’où les explications trop fantaisistes  et les contours inexploitables  de l’action de votre commandement et de vos réactions  en tant que citoyen et « patriote »,puisque vous le revendiquez  votre patriotisme tout au long de votre plaidoirie. Il ne serait pas question de vous opposer tous les arguments, ni les témoignages   et textes pouvant balayer  de facto toutes ces affirmations qui relèvent du fantasme,et de la fièvre que votre meeting  de Mbagne a suscité en vous, j’attendrai  sincèrement  votre fameuse plainte, celle de votre trio Ould Meguett, Sidi  Ndiaye et de vous-même, ainsi pouvoir ouvrir  la boite de pandore de l’impunité ,laquelle libèrera la parole de nos compatriotes Noirs Mauritaniens   de la vallée qui peinent en terre d’Islam de faire leur deuil et de se faire justice dans leur pays la Mauritanie. Je dois vous rappeler que bizarrement à l’occasion de grands événements c’est toujours Ould Vaida  qui est le commandant de Jreida  en 1981 mais aussi en 1987 ,vous assistiez même aux interrogatoires faites par le Colonel Ndiga Dieng  en tant que commandant de base selon  de nombreux témoignages concordants . Alors nous aurons vraiment des choses à dire dans les tribunaux ,j’en suis certain.


Avant de livrer au public quelques passages de votre littérature je rappelle au moins à nos lecteurs , la définition du Génocide : « Crime contre l'humanité tendant à la destruction totale ou partielle d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux ; sont qualifiés de génocide les atteintes volontaires à la vie, à l'intégrité physique ou psychique, la soumission à des conditions d'existence mettant en péril la vie du groupe, les entraves aux naissances et les transferts forcés d'enfants qui visent à un tel but »
Pour l’illustration de mes propos ,si cela n’est pas un génocide  à travers  ce que vous dites  ici : «  En 1989, j’étais en stage aux Etats Unis. Je n’ai donc assisté, ni aux exactions commises de part et d’autre de nos frontières Sud, ni aux expulsions, qui constituaient jusqu’en 2009, le nœud du douloureux problème, dit des événements de 89.
En octobre 1989, mon stage terminé, je fus muté comme commandant d’une formation militaire qui devait se déployer sur la frontière avec le Sénégal. A l’époque, cette frontière était en proie à une guérilla en règle, encadrée et équipée par l’armée sénégalaise.


Cette guérilla hybride, de par les troupes qui la composent, n’épargnait rien et ne faisait aucune différence entre les cibles. Tuer les civiles et razzier leur bétail était d’ailleurs son action de prédilection. Avant mon arrivée, la réaction opposée à cette guérilla, procédait d’une monumentale erreur d’appréciation et de jugement de la part du commandement.
Les villages mauritaniens étaient en état d’urgence permanent. Ils étaient administrés par sous-fifres interposés et, les gardes et gendarmes qui s’y trouvaient et qui étaient souvent de niveau inférieur, dans la chaîne de commandement, s’y comportaient comme en territoires conquis. 


Des bavures y ont été commises et le sentiment des populations à l’égard du régime, qu’elles percevaient à travers le comportement de ces hommes, n’était pas dénué de légitimité.
C’est dans ce contexte que les exactions, qui constituent aujourd’hui la symbolique des événements de 1989, notamment Sory Malé, Azlatt etc. eurent lieu. C’est également dans ce contexte qu’est née la fracture communautaire, puisque les villages maures ciblés par la guérilla, avaient créés des groupes d’auto-défense encadrés et équipés, en fusils Mauser, par le gouvernement mauritanien. »
Pour ces groupes et, par préjugés, parfois feints pour les besoins d’une cause qui relève des compétences des ethnologues, le négro est souvent un sénégalais en puissance. Pour déployer mes troupes dans la vallée, j’avais exigé, comme préalable, que cette "administration" de circonstances "gardes et gendarmes", quitte la vallée. »
Mon colonel quel aveu ! Quel est le Mauritanien qui  ne comprendrait pas le degré de votre responsabilité ou implication directe ou indirecte ? Pourquoi les citoyens de la vallée martyrisés, humiliés, razziés continuent de décrire les atrocités, les animosités et ne se souviennent guère de votre protection ? Les nombreux témoignages qui me sont parvenus suite   à la publication de votre plaidoirie, les différentes réactions qu’elle a engendré, plus le gain de soutien et de solidarité émouvante à mon endroit sont autant de satisfaction et le début du déliement de certaines langues y compris dans notre milieu Arabo-Berbères en proie entre contestations des faits et accusations des victimes pour une poignée d’individus qui doivent répondre aux conséquences et aux dégâts multiples de leurs forfaitures  .


Pour justifier votre humanisme voilà ce que vous dites : « Ma première déconvenue, à cet effet, m’est venu de l’intervention de l’un de mes supérieurs hiérarchiques, qui, en regardant un jour par la fenêtre de leur geôle, avait découvert qu’Ahmed Salem Ould Sidi se rasait à l’aide de ma propre trousse et que Kader était étalé sur un lit moelleux et lisait tranquillement une revue Paris Match. » Qu’est-ce que cela nous apprendrait sincèrement sur vous, si ce n’est nous jeter de la poudre aux yeux, maquiller votre personnalité ou atténuer le jugement que l’on se fait de l’homme. «  waalou » , rien

Nous parler du rasoir  prêté  à Ahmed Salem Ould Sidi un des cerveaux des putschistes du 16 Mars 1981 à Jreida ou du dîner avec Anne Baba Ly vous rendant une politesse digne de tout Mauritanien dans une telle circonstance, n’enlèverait en  rien à la gravité et à l’énormité des souffrances que ces populations ont vécues. Je ne  pourrai douter  de tel bienfait ou  de  tel acte  symbolique vis à vis    d’un être humain ,c’est tout à fait normal mais vouloir en faire une ligne de défense , de bonne conduite, de bonne moralité, de patriote ou de blanc-seing, c’est vouloir se dérober à une partie de cette  histoire rocambolesque  et dramatique de notre pays , voilà notre différence de patriotisme mon colonel. Souvent pour étayer et argumenter l’ampleur de ces crimes ou douleurs, on accuserait l’armée Sénégalaise, on irritait autrefois   sans vergogne nos populations Arabo Berbères contre les  Kwars , supposés être  comme  vous le dites assez bien tous des  étrangers ou des Sénégalais qui veulent nous attaquer.
Face à cette situation pourquoi, votre patriotisme ne vous  a-t-il pas dicté de démissionner, de dénoncer le génocide ? Surtout  encore une fois mon colonel, pourquoi n’aviez-vous pas  refusé catégoriquement  l’armement d’une population contre une autre avec toutes les conséquences et dérives  que cela comporte dans une situation aussi tendue ?


Personnellement, je serai très ravi de vous  entendre  devant un tribunal  digne de ce nom  avec un tel aveu et une telle responsabilité dans la chaine du commandement puisque je serai plus que jamais à l’aise juridiquement pour vous poser autant de questions sur cette souillure de notre histoire et sur votre inaction en tant commandant des troupes. Me diriez-vous, il appartiendra à un tribunal, de vous poser de telles questions, si c’est  cela, diffamer, j’assume et votre plainte serait du pain béni même devant nos juridictions  nationales sous le diktat de votre mentor  Mohamed Ould Addel Aziz.


Encore d’autres questions me taraudent l’esprit, me fait penser que le mal est encore d’actualité car toutes ces armes distribuées à une partie de  la population ne sont guère récupérées et continuent de circuler librement avec tous les dégâts et drames qu’ils pourront engendrer un jour ou l’autre. Qu’avez-vous fait depuis tout ce temps mon colonel ? Alors assumons sans haine ni rancune nos responsabilités. Vous pouvez certainement me faire condamner dans un tribunal sous les ordres, dans un pouvoir judiciaire inféodé mais la seule chose que vous ne pourriez ne jamais faire c’est de m’empêcher de penser à toutes ces victimes, à ces injustices  à ces veuves  et nombreux orphelins. J’assume ma position et mes idées  assumez les vôtre mon colonel.
Chers lecteurs, chers camarades des ONG, avocats, compatriotes honnêtes et sincères et à tous ceux qui œuvrent pour une vraie cohabitation, pour une Mauritanie plurielle, recevez toutes  mes sympathies et vous remercient tous pour les propositions faites pour ma future défense  face à l’instrumentalisation de notre justice à des fins de règlement de compte contre toutes les voix discordantes. Rassurez-vous que je ne céderai point ni au  chantage ni au terrorisme intellectuel, non plus à notre justice à plusieurs vitesses. La Mauritanie unie et juste vaudra mieux que ma  vie, je la laisserai dans les mains d'Allah et personne ne peut se substituer à notre créateur, cela dit sans haine ni rancune la vérité finira par triompher en Mauritanie


Sidi Ould Baye/ patriote incontestable
Ce 07 Septembre 2017

mardi 29 août 2017

Communiqué de presse: Pour Kémi Séba, la conscience muselée !!



مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

IRA-Mauritanie appelle les États de l’Afrique, en particulier de l’espace francophone, à privilégier des méthodes de réaction positive et d'ouverture d'esprit à l'activisme de Monsieur Kemi Séba, d’ailleurs représentatif d'un courant réel au sein d'une jeunesse du Continent qui aspire à la renaissance.

IRA-Mauritanie invite le Président de la république du Sénégal, première démocratie sur le continent, source de fierté pour les combattants du pluralisme et de la tolérance, à protéger les lanceurs d’alerte, l’objection de conscience et l’opinion dissidente. Ainsi se présente désormais la vocation historique de ce grand pays.

Ainsi, le juge sénégalais est tenu de prononcer la relaxe pure et simple de Kemi Séba, laissant, alors, aux africains de départager, par des voies démocratiques et à l’abri de toute contrainte, partisans et détracteurs du franc CFA.  

IRA-Mauritanie, stupéfaite de l’arrestation du leader de l’organisation Urgences Panafricanistes, connu pour son engagement contre les multiples sujétions et aliénations de ses frères, appelle :
Les autorités judiciaires du Sénégal, à le libérer sans condition de toute charge liée à la destruction symbolique d’un billet de banque.

La jeunesse internationaliste à les soutenir, ses compagnons de lutte et lui, dans leur dynamique d’émancipation des peuples d’Afrique, à commencer par l’adoption d’une monnaie de l’intégration.


Nouakchott le 29/08/2017                                       La commission de communication

Vidéo en Poular: DES ACTES DU LT COLONEL SIDI MOHAMED OULD VAIDA

SENSIBILISATION DES POPULATIONS MAURITANIENNES QUI SONT VICTIMES DES ACTES DU LT COLONEL SIDI MOHAMED OULD VAIDA


A propos du LT Colonel Sidi Mohamed Ould Vaïda qui porte plainte contre des journalistes

A propos du LT Colonel Sidi Mohamed Ould Vaïda qui porte plainte contre des journalistes, témoignage poignant de l’artiste Mauritanien Yëro Gaynääko Sow

La Terreur du 2eme BC ( Bababé) sous commandement de Ould Vaida ; le 2eme bataillon commando dont il dirigeait, était installé à 3m de chez moi à Bababe dans le quartier Hirto, dans les années 90. Ould Vaida ne souriait jamais ! À l'époque, j'entendais des cris dans la maison de notre grand Père Amadou Ama Sow qu'ils ont transformé en une caserne militaire.
Des "Wooy Heegaam Yooy" Feeram Boni" chaque soir, des femmes et hommes pleuraient, qui sont  brutalisés en compagnie de leurs enfants et ceci c'est chaque soir. Comment cet homme peut dire qu’il n’a pas torturé ?

Les militaires qui tenaient les sentinelles,  obligeaient tout le quartier à dormir à 19h et souvent, ils n'hésitaient pas à arrêter les vieux qui revenaient de la mosquée.
Je me rappelle bien de cette soirée, quand les militaires ont fait tomber une pluie de gifles sur  Baba Doro un vieux muezzin qui  revenait de la mosquée. Ça reste gravé dans la mémoire.  "J’étais jeune mais je n'oublierai jamais ces vieux de mon village torturés par vos soldats"

Combien parmi nous ont été torturés très jeune par des soldats dans la forêt de Ngantaaba ou de Ngéssa Maaro Kidba? (Paggol jaabe, Gaddugol Ñippéré). Parmi les vieux, certains sont encore en vie et d'autres en exil. Je partagerais des Audios dans lesquels une de nos Grand mère a accepté de nous raconter ces Années de braise, elle revient sur les humiliations, les tortures et Assassinats dont se Ould Vaida était l'auteur.

Nous les jeunes de se village qui est aujourd'hui le bastion des négres de services qui avons vu nos pères, mères et grands parents humiliés, nous ne retenons que les "Roppo zimzim et les Jamma flambo maayi perdu". On  nous a pas raconté toute l'histoire du 2eme Bataillon commando qui a fini par nous laisser beaucoup d’enfants et beaucoup de jeunes militaires enrôlés aujourd’hui, ils sont à Zreida et personnes n'a progressé, leurs chefs se servent d'eux pour faire du thé ou s’occuper de leur linge sale et beaucoup ont déserté, pourront témoigner des atrocités que le 2eme bataillon commando a infligé aux pauvres populations du Fouta. 

Je ne veux pas donner plus de détails sur  les femmes violées, ou des pères de familles humiliés devant leurs enfants pour ne pas réveiller des blessures physiques et psychologiques  douloureuses dont ils étaient victimes.

Je demande tout simplement, qui a donné l'ordre aux soldats de Ould Vaida à terroriser, humilier les villageois et des paisibles bergers et cultivateurs qui ont vécu l'enfer dans les années 90? NB: Je n'accuse pas mais je livre mon témoignage. 


Yero Sow/ Jeune victime de tortures  militaires sous le commandement du LT Sidi Mohamed Ould Vaida à la retraite.

mardi 22 août 2017

GANBANAAXUN PIQUE-NIQUE DU 20 AOÛT 2017 EN FRANCE : LA JOURNÉE EN QUELQUES MOTS ET PHOTO-REPORTAGE .


L’association ARMEPES (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques de l’Esclavage et ses Séquelles) et ses partenaires du Forum GANBANAAXU FEDDEont organisé un pique-nique géant ce dimanche 20 Août 2017. L’événement qui s’est tenu dans un parc (Le Lac Saint Mandé) géré par la Mairie du 12 ème arrondissement  de Paris, s’inscrit dans l’élan de sensibilisation et d’appel pour une FRATERNITÉ RÉELLEau sein de la communauté soninkée. Le forum GANBANAAXU FEDDE créé le 5 octobre 2016 via le support réseau social Whatsapp regroupe les membres des plusieurs associations et d’autres sympathisants de la CAUSE d’éveil pour une nécessaire réforme sociétale en milieu soninké. Ce pique-nique du 20 Août 2017 marque un autre tournant dans l’engagement, dépassant le cadre très souvent virtuel entre un public de plus en plus intéressé par l’activisme GANBANAAXU. Plusieurs membres du Forum venant d’autres provinces françaises et même de l’étranger (Italie et Espagne) ont pris part à cette sortie publique inédite en milieu soninké pour un IDÉAL aussi révolutionnaire.

Côté organisationnel, les équipes chargées des préparatifs  (Logistique, Cuisine, Sécurité, Accueil, Communication) ont accompli un travail très louable malgré une forte affluence dépassant nos prévisions. Au départ tablant sur 300 à 400 participants attendus, nos estimations ont frôlé finalement  entre 700 à 1000 personnes présentes le jour J. Ainsi de cette toute première expérience, des enseignements seront tirés afin de corriger les petits manquements constatés ici et là.

Vers 17 heures comme prévu, les prises de parole ont commencé successivement par le président d’ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du Forum GANBANAAXU, Gaye TRAORÉ, son secrétaire général Aboulaye TRAORÉ et d’autres intervenants comme certaines voix fortes connues du Forum GANBANAAXU FEDDE. On peut citer Demba DIARRA et Dramane Gueleye CAMARA. Toutes les interventions ont été axées sur l’objet de l’activisme GANBANAAXU FEDDE et les différentes associations partenaires (ARMEPES-FRANCE, MEMUKKE KOFO, RMFP , ASEPT ET D’AUTRES). Par ailleurs le témoignage poignant et très instructif du doyen Mamadou KONATÉ originaire de Diafounou (MALI) , a été remarqué. Dans l’objectif de vulgarisation du fond discursif de notre engagement, des flyers reprenant certains points saillants de ce qui fait désordre dans le régime sociétal soninké d’aujordhui, ont été distribués au public. Par ces flyers, le chargé de communication ARMEPES-FRANCE, Koundou SOUMARÉ a brièvement expliqué la nécessité de diffuser le message aux publics extracommunautaires très souvent non initiés au “VIVRE SONINKÉ”. Le but est de savoir NOMMER et EXPLIQUER pertinemment  les tares sociétales foncièrement discriminatoires contre lesquelles l’activisme GANBANAAXU FEDDE s’érige. Un autre constat bénéfique a été la présence remarquée d’autres participants qui ne sont pas originaires de la communauté soninkée.

Aujourd’hui toutes les CONSCIENCES SINCÈRES dans l’international SONINKÉ, admettent que la communauté sous l’ancien système féodaloesclavagiste ne peut échapper à des réformes sociétales saines et paisibles pour rester une COMMUNAUTÉ digne de ce nom.
Une COMMUNAUTÉ dans laquelle UN HOMME ou UNE FEMME ne serait plus assigné(e) dans une INDIGNITÉ FILIALE PERPÉTUELLE à AVOIR ou à ÊTRE à cause de son passé accidentel peu enviable pour tout le monde finalement. L’idéal de la mouvance GANBANAAXU FEDDE rappelle entre autres certaines dispositions universelles dans toute communauté harmonieuse, comme le RESPECT DU DROIT D’AÎNESSE et la LÉGITIMITÉ PAR LES COMPÉTENCES concernant  tout ce qui a trait à la gestion du cadre public sociétal. Ainsi notre engagement porte un projet de société dans laquelle un imaginaire statut de noblesse ne sera plus conditionné à la présence nécessaire d’un statut d’esclave dans une même communauté partageant la même HUMANITÉ et également la même FOI RELIGIEUSE.
Nous croyons que les solutions passent par des dispositions mentales saines, sincères et humbles pour UNE RÉELLE FRATERNITÉ.
Voir photos en attaché…!
Paris, 21 Août 2017




La CeCom ARMEPES-FRANCE au nom du  FORUM GANBANAAXU FEDDE.  


















jeudi 17 août 2017

L’après référendum plonge le pouvoir mauritanien dans une spirale de radicalisation.



INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA Mauritanie en Belgique ASBL
N° d’enregistrement 0.652.641.140


COMMUNIQUE

L’après référendum plonge le pouvoir mauritanien dans une spirale de radicalisation.

Les emprisonnements politiques commencent.

Le 10 août, le sénateur Mohamed ould Ghadda, adversaire irréductible du régime, est intercepté à Rosso, au poste frontière entre la Mauritanie et le Sénégal.
Suite aux séquelles physiques des bombes lacrymogènes et tabassages endurés lors des manifestations d’avant référendum, il voulait se rendre à Dakar pour y recevoir des soins médicaux.
De retour chez lui à Nouakchott, c’est tard dans la soirée du lendemain, que des policiers en civil font irruption à son domicile et sans aucun mandat, l’emmènent vers une destination inconnue.

Le 14 août, un sit-in est organisé par ses proches devant le siège de l’ONU à Nouakchott pour demander des nouvelles du sénateur.  La police disperse les militants.

Le Sénat, réuni en commission de crise,  demande aux autorités de révéler le lieu de détention de leur collègue qui, il faut le rappeler, présidait la commission sénatoriale chargée de l’enquête sur les avoirs d’une Fondation dirigée par le fils du Président.

Le G8 qui regroupe l’opposition dite radicale, des ONG et le mouvement IRA qualifie l’enlèvement et la mise au secret de Mohamed Ould Ghadda « d’un signe de recul des libertés et d’un mépris de la loi ».

C’est dans ce contexte que lors d’une conférence de presse organisée à son domicile à Nouakchott le 15 août, Biram Dah Abeid, Président du mouvement IRA, a annoncé sa candidature officielle à la présidentielle de 2019 avec l’intention de « débarrasser le pays du dictateur Mohamed Ould Abdel Aziz ».

Le 16 août des sources officielles confirment que le sénateur Mohamed Ould Ghadda se trouve à la brigade mixte de gendarmerie de Nouakchott.  Une photo de lui, visiblement mal en point et prise à l’hôpital militaire faisait la une des réseaux sociaux ce matin.

La réapparition du sénateur une semaine après son « enlèvement » et juste après la publication des résultats officiels du référendum au Journal officiel permet
aux autorités d’engager le procès de l’opposant qui perd son immunité parlementaire. Pour rappel le référendum portait, notamment, sur la suppression du Sénat. Un score de 85% de « oui » , largement contesté par l’opposition qui a dénoncé des fraudes indiscutables, l’avait emporté.

Un avocat français, Me Jean Pierre Mignard, avocat à la Cour d’Appel de Paris, vient d’accepter de prendre la défense du sénateur en appui à son collègue mauritanien Me Bouhoubeyni.

L’avenir est de plus en plus sombre pour la Mauritanie. Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz réduit au silence les voix qui dénoncent la corruption qui gangrène le régime à tous les niveaux. Il règle ses comptes avec les opposants.
Au mépris de toutes les conventions internationales qu’il a signées.
Avec le silence embarrassé ou complice de la communauté internationale.

                                                                                  IRA Mauritanie en Belgique
Bruxelles, 17 août 2017
Contacts : 0478/503 727 ou 0492/504 092




Le sénateur Ould Ghadda terrassé lors d’une manifestation anti-référendum.

mardi 15 août 2017

LA MAURITANIE A L’HEURE DES AVEUX: Esclavage et racisme, sous la façade de la modernité


I. Les protagonistes

Mohamed Abidine Ould Mrabih : cousin et proche du chef de l'Etat, secrétaire fédéral de l’Union pour la république (Upr, parti au pouvoir), dans la région d’Inchiri ; il révélait et dénonçait, dans un article de presse, les pots de vin présumés de dizaines de millions d’ouguiyas, que lui-même et son mentor-président avaient consentis au Sénateur Cheikh Ould Mohamd Eznagui, pour en acheter le vote lors de la destitution de l’ancien Président de la république, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, peu avant août 2008.

Cheikh Ould Mohamd Eznagui : sénateur, membre du parti au pouvoir en Mauritanie aujourd’hui opposé au référendum constitutionnel du 5 août 2017, frère et protégé du général Mohamed Ould Mohamd Eznagui, dignitaire du même régime que le premier récuse. Dans un enregistrement vocal, largement partagé sur les réseaux sociaux au début du mois précité, il réplique aux accusations écrites de Mohamed Abidine Ould Mrabih ; dans la séquence audio, il défie son détracteur de produire les preuves de la corruption alléguée ; au cours de l’échange, les 2 hommes s’insultent, copieusement et profèrent des menaces réciproques.

Mint Mohamd Eznagui : femme gendarme, sœur du sénateur et du général. Dans un  enregistrement audio de réponse au précédent, elle appelle l’accusateur de son frère, lui signifie qu’elle parle pour l’honorable et très noble famille Eznagui ; au grand jamais, précise-t-elle, elle ne touchera à la dignité de l’ascendance paternelle de son interlocuteur Ould Mrabih, mais « je te verse à la filiation des méprisables esclaves, dans le même lot que Biram (Biram Dah Abeid président des réseaux IRA) ; plus loin, elle ajoute, tandis qu’une autre voix agonit d’insultes la mère ou la grand père esclave de Ould Mrabih, « je suis à l’aise et libre de te dire que tu es une vile personne insignifiante qui n’a pas d’honneur, ni de dignité et nous même les femmes de la famille Eznagui, on va s’organiser pour te lyncher ». Plusieurs  membres du lignage au nom duquel la susdite pérore occupent de hautes fonctions civiles et militaires dans la République, dont l’une confère la faculté de légiférer.

Les sénateurs : Une majorité simple des sénateurs, sur un total où pourtant le parti au pouvoir disposait d’un large ascendant, votaient,  le 13 mars 2017, le rejet d’un projet d’amendement anticonstitutionnel défendu par le Chef de l’Etat; ces élus subissent, depuis,  la persécution du gouvernement ; L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) et son leader Birame Dah Abeid se sont engagés dans la défense de la chambre haute du Parlement. Dans ce contexte, les injures précitées dénotent le fossé qui sépare les déclarations publiques des sénateurs et l’état d’esprit réel dans leur entourage et foyers respectifs ; le sermon raciste de Mint Mohamd Eznagui n’a suscité aucune forme de réprobation de la part de ces sénateurs, non, plutôt le silence de la connivence honteuse.

L’opposition dite démocratique ou G8, est l’ensemble des formations politiques ou civiles déclarées partenaires du combat pour la démocratie et l’Etat de droit en Mauritanie ; IRA – Mauritanie est membre du rassemblement. Ce dernier a accueilli, les propos injurieux à la communauté des Hratin (descendants d’esclaves) par l’ignorance, la banalisation et souvent l’omission.
Le ministère public: Les autorités du pays, en vertu des lois qu’elles ont édictées et des engagements internationaux dûment ratifiés, ont toujours réitéré la résolution à sanctionner les pratiques esclavagistes et leur apologie ; elles devaient ordonner au parquet de s’autosaisir, selon les termes explicites du code de procédure pénale ; or, suivant ici la jurisprudence d’un usage bien établi, les juges s’abstiennent d’agir dans ce genre de délit, assurant alors la protection aux contrevenants, en l’occurrence dame Mint Mohamd Znagui, héritière d’une dynastie de commandement d’une tribu guerrière. Le droit ne s’applique à elle parce que les mots litigieux traduisent l’univers de sens et de valeur de l’entité hégémonique, celles des anciens maîtres d’esclaves, à la fois détenteurs actuels de l’autorité symbolique, du monopole de la force, de l’économie et du magistère religieux. Subjugué au motif erroné de la religion, le noir natif de Mauritanie est invité à chercher le chemin de son émancipation, dans le même périmètre, celui-là même qui sacralise ses chaînes. Dans la division nationale du travail que l’oppression requiert pour se reproduire, les imams et autres jurisconsultes ont la charge de veiller à la garde du troupeau Hratine, sous la menace de l’excommunication et de l’enfer éternel.

Biram Dah Abeid : défenseur de la dignité des exclus, détenu d'opinion récurent, récipiendaire de plusieurs distinctions internationales dont le prix des Nations-Unies pour la cause des droits de l'homme, ici visé par le propos raciste de Madame Mint Mohamd Eznagui, une femme du corps de la gendarmerie, dont les éléments ont pour mission de constater les crimes et délit avant de conduire les auteurs présumés devant le juge. 

Les Haratin : population autochtone, assujettie à l’esclavage, depuis des siècles par les conquérants arabo-berbères ; elle se compose, à l’origine, de serviteurs – captifs, achetés, revendus et transmis par héritage ; aujourd’hui, la plupart sont affranchis ou en rupture de ban ; selon les estimations les plus crédibles, ils représenteraient la moitié de la démographie ; marginalisés, pauvres, sous-éduqués et cantonnés dans les bidonvilles, les Hratine incarnent le cauchemar vivant du système de domination qui vit dans la hantise de leur éveil.

II. Le sens des mots

L’ambiguïté, en fait une hypocrisie systémique, demeure  la source principale des défaites cuisantes et répétées de l’opposition, face aux coteries militaires. Issue, pour l’essentiel, des castes dirigeantes au sein des tribus, l’élite politique de la Mauritanie peine à réussir la transition psychologique, de l’inégalité de naissance à la promotion de la citoyenneté : la rupture historique dont il se revendique en façade, ce personnel n’ose l’opérer dans son environnement social. Ainsi, assiste-t-on, dans un tel milieu, à la permanence d’une schizophrénie de tous les jours où le notable s’improvise révolutionnaire dehors et réactionnaire de retour dans son foyer. De cette acrobatie quotidienne de la dissimulation et du dédoublement, résulte la volatilité du vernis démocratique et républicain : à la moindre provocation sur la fibre de l’orgueil clanique et de la généalogie, le descendant de seigneur ou d’homme libre se souvient  de sa supériorité, endosse la robe du fauve pas assez domestiqué et rugit sa vérité : « nous ne sommes pas égaux », aime-t-il à se rassurer envers et contre  la marche tant redoutée de l’histoire !

III. La contrefaçon pour idéologie

La duplicité chronique irrigue l’esprit et la parole de « grande tente », dans la plupart des tribus, parmi les Oulémas autoproclamés et l’opinion ; bref, ce prêt-à-penser d’essence suprématiste sert de crédo au bloc conservateur que soude la sédimentation culturelle et morale du racisme et de la compétition  pour le prestige. Dans divers aspects de la vie, les gestes, les attitudes et l’ethos du groupe reproduisent la conscience, sans cesse grimée, de sa vocation : diriger, ne jamais être dirigé, ruser sur les apparences, sans jamais céder au fond. Les mots de Madame Mint Mohamd Znagui, le silence embarrassé des sénateurs et la neutralité des partis d’opposition caractérisent les deux facettes de l’acrobatie intrinsèque à un monde dont la mémoire récuse l’équité tandis que la prudence commande d’y adhérer, au moins en surface. Ainsi se présente, in fine, la signification des lois, de l’idéologie officielle et du partage du pouvoir en Mauritanie: une stratégie de diversion au sens militaire du terme, pour retarder le changement, ensuite l’atténuer avant de le dissoudre dans la comédie du faux semblant.
La présente note d’alerte vient corroborer des alertes antérieures, sur les contradictions structurelles de la Mauritanie ; il importe de déconstruire celles-ci, avec application et constance pédagogique, avant que leur convergence n’immerge le pays dans la violence de sa déconfiture.

Nouakchott le 14/08/2017                                                  La commission de communication

samedi 12 août 2017

COMMUNIQUE-IRA-France: les autorités mauritaniennes s'en prennent maintenant à la seule Institution qui s'est opposée à elles..

                                 

Non contentes de perdre tout crédit sur les plans nationaux comme internationaux aux vues des résultats d'un référendum déserté par la population , les autorités mauritaniennes s'en prennent maintenant à la seule Institution qui s'est opposée à elles, le Sénat, et plus précisemment à l'un de ses membres.

Nous saluons ici le courage et l'abnégation du Sénateur Mohamed Ould Ghadda à qui ces mêmes autorités mauritaniennes viennent de tout  confisquer : papiers d'identité, permis de conduire, téléphone.

Plus grave : la confiscation de sa liberté. Nous apprenons que Monsieur le Sénateur Ould Ghaddaa a été arrêté au niveau du bac de Rosso, par la police. Monsieur Ould Ghadda voulait en effet se rendre au Sénégal pour et entre autre, s'y faire soigner après son agression par les forces de police de Nouakchott la semaine dernière.

Nous rappelons ici que le Sénateur Ould Ghadda bénéficie encore à ce jour de son immunité parlementaire.

Que lui repproche-t-on ? De s'opposer très démocratiquement au processus d'un référendum non constitutionnel et qui plus est de s'opposer à ce même référendum qui demandait à sa population de répondre « oui » à la suppression du Sénat. Toute contestation au pouvoir en place devient donc passible d'arrestation. Monsieur Ghadda paye un lourd tribu à sa liberté de pensée et de parole. Plus grave encore : à sa liberté de circuler librement.

Nous, IRA France-Mauritanie, dénoncerons sans relâche ces privations de liberté individuelle lorsqu'elles résultent d'actions pacifiques, comme elles le sont par la voix du Sénateur Ghedda.

Nous dénoncerons sans relâche des privations de droits inscrits dans la Charte des Droits Humains que les autorités mauritaniennes ont pourtant « signée » dans leur Constitution par l'intermédiaire d'un ministère dédié.

Nous dénoncerons sans relâche ces manquements graves à l'absence de liberté d'expression et à toute initiative tendant à baillonner la parole de femmes et d'hommes qui en Mauritanie  ne cessent d'en être privés.

Notre statut d'Organisation Non Gouvernementale nous  permet de dénoncer publiquement ces exactions. Nous en userons au nom du principe de l' universalité des Droits Humains.


                                                           Le Bureau d'IRA France-Mauritanie

Bâ Bocar Soulé: L’homme serait capable de marcher entre des cadavres....

Réponse à Bâ Bocar Soulé, le soi-disant « dignitaire » de Bogodine. L’homme serait capable de marcher entre des cadavres tout en niant l’existence de cadavres.


Ba Bocar Soulé s’en est pris à Diko Hanoune dans l’une de ses vidéos qu’il a expédié dans les réseaux  sociaux, en vérité, cet homme qu’on nous présente comme dignitaire incontournable, le poids lourd dans le département de Mbagne, fief  natal de feu Murtodo Samba Diop paix à son âme, n’est  même pas originaire de Bogodine. C’est un fils d’immigré « aarani », que les différents pouvoirs ont utilisé contre les populations depuis  PRDS de Taya jusqu’à l’UPR d’Aziz.

Malheureusement, durant des années, Bâ Bocar Soulé a servi de couverture pour le régime sanguinaire de Taya, à maquiller les crimes commis sur des noirs à Bruxelles en passant par l’Union Africaine etc… Cet homme peut marcher entre des cadres tout en niant l’existence de cadavres.



vendredi 11 août 2017

COMMUNIQUE: Le référendum du 5 août en Mauritanie, ultime bras de fer entre le pouvoir et l’opposition ?



INITIA  INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
 IRA Mauritanie en Belgique ASBL
N° d’enregistrement 0.652.641.140

Le référendum du 5 août en Mauritanie, ultime bras de fer entre le pouvoir et l’opposition ?

Le retour à Nouakchott fin juillet de Biram Dah Abeid, Président de l’IRA Mauritanie, a été propice à un rapprochement avec une partie de l’opposition dans le cadre du mouvement de contestation contre les réformes constitutionnelles prévues à l’agenda du référendum du 5 août.

Les réformes proposées par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz concernaient, entre autres, la suppression du Sénat et de la Haute Cour de Justice ainsi qu’une modification du drapeau national.
En vertu de l’art  99 de la Constitution qui prévoit un vote séparé de l’Assemblée et du Sénat, ces réformes sont adoptées par l’Assemblée mais refusées par la majorité des sénateurs. Le Président s’en réfère alors à l’art 38 de la Constitution selon lequel il peut, « sur toute question d’importance nationale », saisir le peuple par référendum.
Cette décision déclenche une vive polémique entre spécialistes du droit constitutionnel, mais suscite surtout la colère de l’opposition et d’une large frange de la population qui y voit une manœuvre de plus du Président pour se maintenir au pouvoir.
Depuis le coup d’état qu’il a mené en 2008, Mohamed Ould Abdel Aziz arrive au terme de ses deux mandats.

C’est dans ce contexte très tendu que le Président Biram Dah Abeid et 8 partis d’opposition dite radicale et des organisations de la société civile, regroupés sous le vocable de G8, ont préconisé le boycott pur et simple du scrutin et organisé une véritable résistance contre ce projet considéré comme « un coup d’état » contre la Constitution de la République islamique de Mauritanie.

Dès le 2 août déjà, 33 sénateurs de l’opposition se sont retranchés dans le Sénat encerclé par les forces de police qui interdisent tout contact avec les manifestants, toute livraison de nourriture et l’électricité a été coupée.

Le 3 août, dans l’après-midi, Biram Dah Abeid participait à une manifestation dans le quartier Arafat de Nouakchott. Il a été personnellement visé par un membre de l’Unité de la Garde Nationale et atteint par un jet de gaz lacrymogène. Il a été emmené, inconscient, aux services d’urgence de l’hôpital national de Nouakchott. C’est vers 22h que, rétabli, il a quitté l’hôpital, décidé à reprendre sa place dans le cortège des manifestations.


Ce même jour, le porte parole du Bureau des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève, Ravina Shamdasani, faisait part de sa préoccupation concernant les troubles qui ont secoué la capitale mauritanienne depuis le 21 juillet, la suppression de certaines voix dissidentes et l’utilisation d’une force excessive contre les manifestants.

Le 5 août, jour du scrutin, les medias locaux constatent que la plupart des bureaux de vote sont très peu fréquentés. Quatre heures avant la fermeture des bureaux de vote, le Rénovateur Quotidien estimait un taux de participation autour de 20%.

Il faut encore remarquer l’absence d’observateurs de l’Union européenne pour ce scrutin boycotté par l’opposition. Interpellé à ce propos, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a répondu : « "L’union européenne n’est pas le baromètre de la vérité. Seuls les gens qui ont l’esprit encore colonisés posent ce genre de problèmes. L’opposition n’a pas boycotté. C’est une infime partie de l’opposition, je dis bien une infime partie, en déliquescence, qui n’existe que sur papier, une opposition virtuelle sur les réseaux sociaux."

Le 6 août, au cours d’une conférence de presse, le G8 annonce, avant la proclamation des résultats, qu’il ne reconnaîtra pas le verdict, estimant que ce scrutin est faussé par la complicité de la CENI aux ordres des agents du régime et en l’absence totale de tout observateur indépendant.

Le lendemain, la CENI a publié des résultats provisoires faisant état d’un taux de participation de 53,75% avec 85,65% de oui alors que certains membres du comité des sages de la CENI ont refusé de ratifier les procès verbaux.

Des informations concordantes provenant de l’intérieur du pays montrent qu’une fraude sans précédent a eu lieu. Ainsi un témoin écrit le 7 août sur le site de www.kassataya.com : « J’ai été le témoin de la plus grande fraude électorale ». Il relate qu’il a vu, dans une localité dépendant de la Moughata de Boutilimit, des enfants voter au nom d’adultes, au nom de personnes absentes de la localité et sans procuration le tout sous la supervision théorique d’un gendarme analphabète.

Quant au Président de l’IRA Mauritanie, Biram Dah Abeid, lors de la conférence de presse qu’il a tenue le 5 août,  il a alerté l’opinion publique internationale sur la persécution dont lui et sa famille sont l’objet : plus de renouvellement de son passeport, pas de délivrance de passeports pour ses enfants, mise sous écoute téléphonique par les Renseignements généraux, installation d’un poste de police à côté de sa maison.

La pseudo-victoire d’un oui fallacieux, exhibé par le pouvoir, ne trompe personne. Une fois encore, le régime a affiché un déni flagrant de démocratie et exercé une répression démesurée contre une opposition non violente.
La motivation de l’IRA Mauritanie, de Biram Dah Abeid et des militants, de par le monde, n’en est que plus renforcée.


Bruxelles, 8 août 2017

IRA Mauritanie en Belgique ASBL