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jeudi 8 octobre 2015

Intervention de Abidine Merzough lors de la pré-session de l'Examen périodique universel sur la Mauritanie, au nom de l'UNPO et IRA-Mauritanie




Introduction:

Je suis Mauritanien, un Hartani,  descendant d’anciens esclaves. Je représente l’Initiative pour  la Résurgence du Mouvement Abolitionniste, (IRA-Mauritanie) qui lutte contre l'esclavage dans le siège mondial de l'esclavage, en l’occurrence la Mauritanie

Etant moi-même témoin, de première heure, des terribles pratiques esclavagistes que subit la communauté ethnique des Haratin, j’ai été impliqué durant  toute ma vie dans les campagnes anti-esclavagistes. J’ai grandi dans un village Haratin appelé Chogar Gadel ; quand les membres de cette communauté, dont beaucoup ont été soumis á l'esclavage, se soulevèrent contre leurs maîtres en 1976, j’avais joué un rôle important dans la rédaction des correspondances avec les autorités, parce que, malgré mon jeune âge, j’étais la seule personne alphabétisée dans la communauté.

Cet épisode démontre l’ampleur des problèmes que rencontrent les Haratines aujourd'hui même, 40 ans plus tard, tels l'esclavage, le non accès à l'éducation, et le manque de représentation politique. Mon discours portera sur trois points principaux: Qui sont les Haratines? Quelle est leur situation actuelle? Que pouvons-nous faire pour l'améliorer?

A-Qui sont les Haratines

Malgré le défaut international de notoriété autour de leur condition, les Haratines constituent, en fait, le plus grand groupe ethnique en Mauritanie. Ils représentent plus de la moitié de la population du pays. Ils sont originaires d’Afrique noire, et sont plus connus sous le nom de « Maures noirs », en opposition aux Beydhanes ou «Maures blancs», descendant des ethnies Arabo-berbères. Historiquement, les Haratines ont souffert des siècles d'esclavage pratiqué, sur eux, par les «Maures blancs», qui ne dépasseraient le quart de démographie.

B- Quelle est leur situation actuelle

1. Les Haratines sont majoritairement touchés par la pratique de l’esclavage, qui prend souvent la forme de caste ou de discrimination fondée sur l'ascendance.

-Le statut d'esclave est considéré héréditaire en ce sens qu’il se transmet de la mère aux enfants; de nombreuses familles Haratines héritent ainsi de l'esclavage, de génération à la suivante.

-En effet, dans son rapport en Août 2010, l’ancien Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d'esclavage, Mm Gulnara Shahinian, avait souligné que, « les Haratines...ont été identifiés comme le groupe ethnique qui subit le plus le risque de l'esclavage et les multiples formes de discrimination résultant de la pratique esclavagiste ».

2. Les Haratines sont profondément défavorisés dans la société, une situation qui rend beaucoup plus difficile la faculté, pour eux, d'échapper à l'état d'esclaves et aux autres formes d'exploitation de travail.
- Il y a un accès limité á l’éducation: La plupart des Haratines fréquentent  l'école seulement  2 á 5 ans, voire pas du tout. Le taux d'analphabétisme est encore très élevé, en particulier dans les zones rurales et éloignées habitées majoritairement par la communauté haratine.

Aussi, leur condition comporte-t-elle deux conséquences durables:

a)    L'absence de moyens de survie oblige, beaucoup, aux travaux forcés,  comme seul moyen disponible pour soutenir leurs familles.

b)     L’ignorance empêche et limite, chez la plupart, la connaissance et l’apprentissage des principes d’égalité, les droits juridiques et humains, ou la législation existante en Mauritanie, qui interdit l'esclavage.

- Les Haratines sont également sous-représentés dans les missions diplomatiques de la Mauritanie, les postes clefs de l’administration, le haut commandement des forces de sécurité: l'armée, la police, la garde nationale et  la gendarmerie. Ils sont ultra-minoritaires dans les universités et sont rarement bénéficiaires de bourses d’étude. Ils sont sous-représentés dans les médias, notamment la télévision, la radio et la presse écrite, ainsi que dans le domaine des affaires.

-Les Haratines sont très peu représentés dans la politique:

a) Malgré leur important poids démographique de 40-50% de la population, seulement 10% des parlementaires sont Haratines. En revanche, les «Maures blancs» qui ne représentent qu’environ le quart de la population, occupent pourtant plus de 75% des sièges au parlement.

En 2012, à peu près 78% des nominations aux postes de haut niveau dans l'administration bénéficiaient aux «Maures blancs», contre 8% seulement aux cadres Haratines. Il en résulte, donc, une différence entretenue de pouvoir et de représentation.

b) Un recensement de la population a été introduit en mai 2011, afin de créer un nouveau registre civil sécurisé pour la confection et le renouvellement des cartes d'identité. Mais seulement quatre groupes ethniques y sont reconnus: les Maures, les Soninké, les Peuls et les Wolof. Quant aux Haratines, le groupe majoritaire, ils ne sont pas mentionnés en tant que groupe ethnique mauritanien à part entière, entrainant de fait l’apparition d’un sentiment grandissant sein de la communauté de peur de se voir retirer la nationalité mauritanienne. 

3. Les maîtres utilisent plusieurs méthodes supplémentaires pour maintenir le contrôle sur les esclaves:

a) L'utilisation de la religion: Beaucoup de maîtres exploitent abusivement l'Islam, pour menacer les esclaves d’être privé du Paradis s’il n’obéit pas.

b) Les membres de familles réduites à l’esclavage sont souvent séparés, laissant ainsi les individus sans soutien.

Ces méthodes, en combinaison avec un manque d'éducation et de sources autonomes de revenus, ont souvent abouti à un enracinement de l'état de l'esclavage qui, devenu héréditaire, débouche souvent sur une impasse sociale.

4. Le gouvernement mauritanien s’acharne activement contre les mouvements anti-esclavagistes, ce qui affecte de manière disproportionnée la communauté haratine.

a) Le maintien apathique de la loi: une seule personne a été poursuivie, pour pratique esclavagiste, depuis la promulgation en 2007 de la législation criminalisant l’esclavage, malgré le fait qu'environ 4% de la population sont touchés par la pratique originelle de l’esclavage. Le procès, qui a eu lieu en 2011, a condamné l’esclavagiste, qui gardait deux jeunes garçons en esclaves, à seulement 4 mois de prison.

b) Les pouvoirs qui se succèdent ont toujours nié que l'esclavage existe encore comme un phénomène répandu en Mauritanie.

c) Le gouvernement a continuellement persécuté les militants anti-esclavagistes Haratines et refusé la reconnaissance de leurs organisations. L'exemple le plus notable est ma propre organisation, IRA-Mauritanie, dont le président et le vice-président, Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdane, sont actuellement emprisonnés afin de purger leur peine de deux ans de réclusion prononcée par la Cour d’Aleg pour avoir manifesté contre l’esclavage.

Recommandations: Comment aider efficacement les Haratines?

1. L'émancipation est impossible sans des mesures concrètes pour appliquer les lois anti-esclavagistes et fournir les moyens, aux anciens esclaves, pour accéder à l'indépendance économique.

- Des programmes communautaires pour améliorer la connaissance du fléau de l'esclavage et de la législation existante en Mauritanie luttant contre ce crime afin de mieux protéger les victimes.

- L’accès á l'éducation et á la formation professionnelle pour doter les victimes des moyens de subsistance alternatifs.

Ces programmes sont essentiels pour permettre aux Haratines de se libérer, en particulier ceux vivant dans les zones reculées.

2. Améliorer l'efficacité de la législation anti-esclavagiste:

- Après les élections de mars 2007, une nouvelle loi criminalisant l'esclavage en Mauritanie a été rapidement adoptée par le parlement. Cependant, ce ne fut pas une mesure efficace parce que le régime n'a pas voulu l'appliquer, et continue à nier la pratique de l’esclavage en Mauritanie. Le gouvernement doit prendre au sérieux l'application de la législation anti-esclavagiste.

- D'autres mesures juridiques telles que la réforme agraire et la possibilité de poursuivre en justice les anciens maîtres sont essentielles à l'émancipation des esclaves et doivent être introduites rapidement.

- Le blocage et la manipulation à l’œuvre dans les tribunaux présentent également l'un des plus grands obstacles à l'obtention d'une décision finale et à l'indemnisation des victimes.

3. La loi interdisant l'enregistrement légal de IRA-Mauritanie devrait être révisée, de sorte que cette organisation, qui n'a jamais envisagé l’usage de la violence, puisse poursuivre son important travail sans crainte de persécution de la part des autorités.

4. Le gouvernement devrait permettre une mission impartiale, de préférence étrangère, dont la mission est de quantifier précisément deux choses:

a) Le nombre d'esclaves en Mauritanie.

b) Le poids et la démographie de la communauté haratine, y compris leur représentation dans les institutions d’Etat, l'administration, le commandement militaire et d'autres positions d’influence, notamment le secteur privé.

Le pouvoir actuel nie l'existence de l'esclavage et ne reconnaît pas les  Haratines comme un groupe ethnique distinct, malgré les estimations de leurs poids démographique respectifs. L’existence de données précises à ce sujet, même juste pour des régions spécifiques, serait très utile dans les efforts de plaidoyer contre le fléau. Nous serions ainsi en mesure de prouver que la surreprésentation des esclaves est d’ascendance haratine.

5. Des mesures urgentes doivent être prises afin de promouvoir une plus forte représentation de l'ethnie haratine marginalisés, y compris les femmes, dans le gouvernement, le Parlement, la justice et d'autres institutions publiques.

6. Les pays étrangers, ainsi que l'UE et les Nations Unies, devraient condamner conjointement, unies et concertées, l’inertie du pouvoir mauritanien en ce qui concerne l'esclavage, en particulier:

- L’apathie dont le gouvernement fait preuve à l’égard des propriétaires d'esclaves en dépit de mécanismes juridiques contraignants en apparence: à l’heure d’aujourd’hui un esclavagiste seulement a été jugé dans le pays.

- La persécution de ceux de la communauté haratine qui luttent pacifiquement contre l'esclavage, notamment Biram Dah Abeid, Brahim Ramdane Bilal, et d'autres militants de l'IRA-Mauritanie, régulièrement persécutés, du fait de leur engagement pour l’égalité de des droits civiques.

Je vous remercie.
Abidine Merzough, Genève le 08 octobre 2015 

Reportage en image  

























lundi 5 octobre 2015

Rapport : Application de la législation anti-esclavage en Mauritanie : l’incapacité permanente du système judiciaire à prévenir, protéger et punir



Principales constatations

• En dépit d’une loi anti-esclavage votée en 2007, l’esclavage reste répandu en Mauritanie. Les personnes vivant dans des conditions d’esclavage sont régulièrement battues, intimidées, séparées de force de leurs proches et leurs droits sont bafoués de multiples façons, incluant le harcèlement sexuel. L’esclavage en Mauritanie est plus présent que dans tout autre pays du monde et constitue une crise des droits de l’homme qui requiert une grande attention et un travail dédié du gouvernement mauritanien.

• Le gouvernement mauritanien, au lieu de soutenir les anciens esclaves et ceux qui luttent contre l’esclavage dans la société civile, réprime activement les manifestations anti-esclavage. En novembre 2014, trois activistes ont été arrêtés pour terrorisme et condamné en janvier 2015 à une peine de deux ans d’emprisonnement. En juillet 2015, les manifestants qui s’étaient rassemblés pour demander leur libération ont reçu des gaz lacrymogènes et ont été arrêtés par la police. En août 2015, l’appel contre les condamnations a été rejeté. L’arrestation et la poursuite des activistes par le gouvernement mauritanien n’indiquent pas aux esclaves anciens et actuels ou à leurs avocats que le gouvernement cherche vraiment à mettre fin à la pratique de l’esclavage en Mauritanie, en particulier lorsque les maîtres d’esclaves ne sont pas poursuivis.

• L’application de la loi de 2007 qui pénalise l’esclavage a été entravée par l’incapacité permanente de la police et des autorités administratives à prendre en charge les cas d’esclavage qui étaient portés à leur connaissance, des procureurs à mener une enquête appropriée sur les affaires signalées et des juges, à chaque étape du processus judiciaire, à respecter les procédures ou punir les maîtres d’esclaves conformément à la loi. Depuis la promulgation de la loi, un seul maître d’esclaves a été arrêté et a reçu une sentence inférieure à celle requise par la loi. Cette incapacité à faire appliquer la loi et à poursuivre les fonctionnaires qui n’en respectent pas les termes perpétue cette pratique.

• Une loi anti-esclavage révisée a été approuvée par l’Assemblée nationale en août 2015. Cette nouvelle loi autorise les condamnations légèrement plus sévères pour les fonctionnaires qui n’enquêtent pas sur les cas d’esclavage et prévoit des sanctions plus lourdes pour les fonctionnaires qui pratiquent l’esclavage. Elle autorise également les organisations des droits de l’homme dont la création officielle date de plus de cinq ans à plaider des dossiers pour le compte de victimes. Bien que cette loi anti-esclavage améliorée soit un pas en avant, le gouvernement de Mauritanie doit s’engager pour une application stricte afin d’éradiquer l’esclavage dans le pays.


Communiqué : Les autorités judiciaires passent outre l’avis des médecins et laissent se dégrader la santé de Biram



Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA)

Communiqué : Les autorités judiciaires passent outre l’avis des médecins et laissent se dégrader la santé de Biram

Le 25 août 2015, le récipiendaire du Prix 2013 de l’ONU pour les droits de l’Homme, BiramDahAbeid président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), maintenu en prison depuis un an avec son adjoint, Brahim Bilal Ramdhan, était évacué vers l’hôpital régional d’Aleg (Sud de la Mauritanie). Le militant abolitionniste souffrait de douleurs atroces au dos. Soupçonnant une méchante hernie discale, le Médecin chef, Directeur de l’hôpital Mohamed Lemine qui ausculta le prisonnier, fit un rapport circonstancié et recommanda à l’administration pénitentiaire de soumettre le patient à des examens complémentaires dont, notamment, des scanners pour fixer le diagnostic et permettre la prescription d’un traitement adapté.

Jusqu’à aujourd’hui 05 octobre 2015, plus d’un mois après cette évacuation sanitaire et la recommandation du médecin, Biram Dah Abeid continue à souffrir de  son dos sans le moindre traitement ni examens complémentaires. L’administration judiciaire mauritanienne a passé outre l’avis du médecin et laisse l’état de santé du prisonnier d’opinion se dégrader à vue d’œil. Pire, pendant cette période, cette même administration a organisé une agression physique commise sur la personne de Biram de la part de l’un de ses supplétifs déguisé en visiteur de prisons 15 septembre 2015.

Devant cette volonté manifeste de laisser souffrir les prisonniers dont elle a la charge et face à cette cruauté caractérisée qui vient s’ajouter à la détention arbitraire, l’Initiative pour la  Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) :

tient les Autorités judiciaires mauritaniennes pour responsables de ce qui pourrait découler de ces agissements en termes de dégradation dans l’état de santé de ses dirigeants ;

lance un appel pressant aux organisations de la société civile, aux syndicats, aux partis politiques et aux institutions internationales pour qu’ils dénoncent cette non-assistance à personne en danger et violation manifeste des droits de l’Homme.


Nouakchott Le 05 octobre 2015                      La Commission de Communication       

Après Ghanagate; voilà Kinrossgate, le général putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz et des proches visés par la gendarmerie de la bourse américaine



Après Ghanagate; voilà Kinrossgate, le général putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz et des proches visés par la gendarmerie de la bourse américaine(SEC) et le département de justice américain.

Puiseurs question ont été pose pour connaitre les raisons qui ont poussé le General putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz à quitter le sol Américain avant même de prononcer son discours annuel devant l`assemblée général des Nation Unie , annuler ces vacances de quelques jours qu`il devait passer à New York et SURTOUT son diner-meeting qui était programmé avec la diaspora Mauritanienne proche du pouvoir.

Apparemment , en dehors de la mobilisation Internationale suscité par L’IRA et les ONG de défense de l`homme sur place concernant la prise en otage du président de L`IRA Biram Dah Abeid et de son adjoint Brahim Ramadhan dans la prison du Guantanamo d`Aleg , le général protecteur des esclavagiste et des génocidaires en Mauritanie ; avait un autre souci qui lui rongeait la cervelle : c`est la gendarmerie de la bourse américaine, plus connu sous le nom de : SEC (Securities and Exchange Commission) et aussi du  département de justice américain.

Le General putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz,  plusieurs hauts fonctionnaires et proches qui ont profité des largesses de Kinross Gold Corporation sont vises par une enquête du département de la justice américaine et la gendarmerie de la bourse américaine,  SEC (Securities and Exchange Commission) pour corruption.

Sur la liste autant des personnalités qui constituent le cœur du clan du général Aziz, on trouve des parents,  ces hommes de confiances, dont l`ex-patron de la gendarmerie nationale, le général N’Diaga Dieng, Ismaël Hassana, l’homme d’affaires Melaïnine Ould Tomy cousin et ancien directeur du protocole a la présidence, d`autres militaires, inspecteurs du travail, hauts fonctionnaires et conseillers du président …….

Pour plusieurs observateurs, depuis l`arrivée du général putschiste Mohamed ould Abdel Aziz a la tête du pays, la Mauritanie est devenu un paradis pour la mafia du business ; passage le plus emprunté par les trafiquants de drogue, les groupes djihadistes spécialisé dans la prise d`otage et le trafic d`arme venant de la Libye, la Syrie, L’Iraq ……

On peut lire dans l`article paru sur le monde.fr concernant cette affaire de corruption du géant minier Kinross : ‘’ Le groupe canadien Red Black Mining, qui avait acquis la mine pour 278 millions de dollars quelques années plus tôt, l’a revendu 7,1 milliards de dollars à Kinross Gold Corporation. C’est, à ce jour, la plus importante opération financière de la société. La plus critiquée aussi…….. Mohamed Ould Abdel Aziz exerce sa mainmise politique et économique avec les siens, les hommes de sa tribu, les Ouled Bousbah, qui parsèment l’organigramme du gouvernement et gravitent autour ou au sein de Kinross Gold Corporation. Dénoncée de longue date par l’opposition politique et les associations, la gestion clanique des ressources du pays – dont 70 % des recettes d’exportation dépendent des mines de fer, d’or, et du pétrole et du cuivre – prend corps avec l’enquête américaine…’’

Rare ceux qui ont une idée sur la nature du business qui s`opère dans le port de NDB dont la gestion comme le BASEP est sous l`autorité du général Aziz et certains de ces hommes de confiances….

Le général putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz, commence à prendre conscience du danger qui le guette, il a  été démasqué ainsi que son clan qui ont transformé la Mauritanie a un Eldorado de mafieux venu des quatre coins du globe et va finir ces jours dans une prison fédérale Américaine comme les narcotrafiquants de l`Amérique latine….Wait and see.



Abdoulaye SY

dimanche 4 octobre 2015

A la commission des droits de l’homme à Genève-Suisse



La République Islamique deMauritanie en 2015.

A la commission des droits de l’homme àGenève-Suisse à l’occasion de la présentation du rapport sur les droits de l’homme en Mauritanie le 08 octobre 2015.

Mesdames et Messieurs,

La situation des droits de l’homme en Mauritanie est plus que catastrophique. Des lois contre l’esclavage sont votées, exhibées par-ci, par-là, mises en scène tapageusement pour tromper l’opinion nationale et internationale. Des lois jamais appliquées, ce n’est pas ce qui manque dans ce pays , pire se sont les militants abolitionnistes, les militants des droits humains qu’on prend en otage pour les envoyer dans des bagnes à l’intérieur du pays à la place des bourreaux esclavagistes qui se pavanent en toute liberté fièrement. 

Les lois sont faites dans le but d’extorquer des fonds aux bailleurs internationaux qui financent la Mauritanie sans contrôle ni exigence de transparence malgré le détournement à ciel ouvert des biens sociaux par le cercle proche du général putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz. Les traités et conventions internationaux sont signés, ratifiés pour être jeté dans la poubelle.

Depuis le 11 novembre 2014, Biram Dah Ould Abeid qui fut distingué par le prix des droits de l’homme des nations unies en 2013, président d’IRA-Mauritanie, Brahim Rhamdane Ould Bilal, vice-président IRA-Mauritanie et Djiby Sowprésident de l’ONG Kawtal Ngam Yellittaré sont séquestrés dans le bagne d’Aleg à 250KM de la capitale pour 2 ans lors d’un simulacre faux procès théâtral. Les autorités les reprochent d’avoir mené une caravane contre l’esclavage foncier dans le sud de la Mauritanie, contre les expropriations de terres des pauvres paysans locaux en faveur des pays arabes du Golf, des chefs de tribus maures et la féodalité noire mauritanienne pour affamer les populations. Les autorités Mauritaniennes ont envoyé le prix des droits de l’homme 2013 des nations unies en prison sans aménagement avec du faux et usage de faux, tout un symbole montrant leur mépris total sans crainte des institutions internationales comme l’ONU et la commission des droits de l’homme ici à Genève.

Le fils du général Aziz, M. Badr Ould Mohamed Abdel Aziz a tiré à bout portant sur une jeune fille qui est paralysée à vie, il écope à peine une amende ridicule de 50 milles ouguiyas monnaie locale soit 150 euros, Bazra Ould Haidallah fils de l’ancien président Mauritanien se bagarre avec le fils du général Aziz encore le même Badr avec des armes de guerre blessant des citoyens et les forces de l’ordre en plein cœur de la capitale Nouakchott. Seul le fils de l’ancien président est jugé puis condamné à 2 ans de prison. L’un des cousins du général Aziz tire à bout portant sur un vendeur de fruits et légumes pour une orange et il est libre pendant qu’on traque des militants abolitionnistes comme des dangereux terroristes dans tout le territoire national.

La secte terroriste Boko Haram enlève 250 filles Nigérianes qu’elle destine à l’esclavage, la terre entière se met à hurler alors qu’en République Islamique de Mauritanie on vend entre 200 et 300 femmes comme esclaves aux riches Saoudiens et personne ne pousse le moindre cri pourquoi ces deux poids, deux mesures des institutions internationales? Le vendeur est connu et libre de ses mouvements, un proche de l’ex-ministre des affaires sociales et de l’enfance.

En Mauritanie on condamne à mort par pelletons d’exécution sous un tonnerre d’applaudissement, d’encouragement de Madame la présidente de la commission des droits de l’homme Irabiha Mint Abdel Weddoud et de Madame le commissaire aux droits de l’homme Aichettou Mint M’Heiham le jeune ingénieurMohamed Cheikh Ould MouKheitir et ces mêmes personnes viennent chanter, louer des supposés « progrès » en matière des droits de l’homme en Mauritaniealors que le jeune condamné à mort se plaint juste des discriminations par ascendances sur la base d’une fausse interprétation religieuse. 

Diko Hanoune : militant abolitionniste contact : diko12003@yahoo.fr ou diko12003@gmail.com

Site internet : http://haratine.com./