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dimanche 17 octobre 2010

REACTION DE LA CAMME AUX FESTIVITES DU CINQUANTENAIRE DU 28 NOVEMBRE 2010

Communiqué  de la CAMME sur le  Passeport de Mr Biram Ould Dah Ould Abeid

Président de la CAMME, le Capitane Abdoulaye Hachim Kébé

La Mauritanie se prépare activement à célébrer le cinquantenaire de son indépendance le 28 novembre prochain. Un simple regard rétrospectif sur les cinquante dernières années de gestion calamiteuse de notre pays, permettra de noter que seuls ces quelques maigres résultats resteront à l’actif des différents gouvernements qui se sont succédé depuis l’indépendance :

-La création de la monnaie nationale (l’Ouguiya)

-La nationalisation de la société minière (La SNIM)

-La création de l’institut des langues nationales mais aussitôt supprimé pour des raisons évidentes, de politique de domination soutenue par une frange de nationalistes hostiles à l’émergence des langues nationales.

Quant aux échecs, ils sont nombreux et ne peuvent en totalité être énumérées .La Mauritanie est en ruine, ce constat est valable pour la justice, l’économie, l’éducation, la culture, l’administration , l’armée et la sécurité pour ne citer que ces points.

Devant un tel gâchis, avec seulement environ 3 millions d’habitants avec autant de richesses naturelles et de ressources humaines et de compétences professionnelles, la CAMME (Coordination, des anciens militaires mauritaniens en exil) apporte à nos compatriotes un inventaire de points permettant un éventuel redressement de la situation nationale.

Création des états généraux de décision cardinale sur différents domaines évoqués plus haut.

Puis régler définitivement la fâcheuse question du passif humanitaire, qui ne pourra désormais dépendre des états généraux mais d’une réelle volonté politique de combattre l’impunité dans notre pays. Les vingt dernières années de ce cinquantenaire ont été surtout marquées par de graves violations des droits de la personne ; des tortures ont été pratiquées sur les paisibles populations de la vallée du fleuve Sénégal de N’Diago à Gouraye. Des centaines de milliers de Négro-africains furent déportés vers le Sénégal et le Mali, ils continuent à y vivre de manière inhumaine. Plus de cinq cent militaires dont la plupart ont moins de trente ans, tous négro-mauritaniens ont été assassinés dans les casernes militaires et des milliers de rescapés souffrent encore des séquelles des tortures de 1986 à1992 sans que justice ne leur soit rendue. Plusieurs viols en réunion commis par des agents de l’état restent toujours impunis, il suffit de se rendre sur la vallée pour constater ces humiliations des années de braise.

Nous pouvons alors déduire que la Mauritanie a été le deuxième pays à pratiquer la politique d’épuration ethnique, après l’Allemagne Nazie et bien avant celles vécues par la Bosnie Herzégovine et le Rwanda.

Au delà ces violations graves de ces vingt dernières années, l’esclavages persiste toujours malgré les ordonnances et des décrets d’abolition qui restent à ce jour inappliqués.

Une réelle volonté pour l’éradication de l’esclavage s’impose dans notre pays avec une vraie insertion des populations abusées pendant plusieurs siècles.

La CAMME ne finira pas l’inventaire de ces graves violations sans rappeler à nos autorités actuelles, que dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, à la veille de la célébration de notre 30éme anniversaire, les autorités militaires d’Inal avaient aligné et assassinés sous la torture ,28 militaires Négro-mauritaniens ,depuis cette date les familles sont en deuil , encore beaucoup plus à la veille de cette date historique du 28 novembre 2010.

Pour finir, il serait aussi temps que ces déportés revenus au terroir recouvrent tous leurs droits civiques et retrouvent tous leurs biens spoliés dans la dignité au lieu qu’ils empruntent le chemin de retour dans les camps au Sénégal et au Mali, , sous la bénédiction des agents et autorités de l’administration peu scrupuleux faisant de malheur un business.

La CAMME peut se permettre d’être optimiste si les questions difficiles de l’impunité, du passif humanitaire, de l’injustice, de l’égalité, de citoyenneté, de démocratie , de liberté d’expression, de l’éducation, de l’esclavage, du retour organisé des déportés, du racisme d’état et d’autres sujets liés à la gestion de la chose publique soient complètement corrigées ou réglées afin de permettre une vraie réconciliation nationale.

Toutefois ce nouveau cap entrepris et engagé, nous pouvons espérer, un meilleur cinquantenaire que celui que nous avons connu dans l’esclavage, les déportations ; les tueries extrajudiciaires et les humiliations de toutes sortes

Souhaitons que le prochain cinquantenaire nous apporte une vraie démocratie dans une Mauritanie réconciliée avec l’ensemble de ses fils pour cela, le général Abdel Aziz se doit de redresser la barre, en prenant à bras le corps les vraies questions qui sapent l’unité et la cohésion nationale. La CAMME l’invite à s’appuyer sur ce qui a été fait dans certains pays amis :

Nelson Mandela, à la tête de la République Sud Africaine, malgré vingt six ans de prison dans les geôles de l’odieux régime de l’apartheid, des humiliations de toutes sortes, avait crée, la commission vérité et réconciliation pour le bonheur de son pays. Au Royaume chérifien (Maroc), sa majesté, le roi Mohamed 6 a osé créer la commission vérité et pardon pour solder de multiples et atroces violations de droits de l’homme commises sous le régime de son propre père, le roi Hassan 2.

Alors si par malheur, les festivités du cinquantenaire ne devraient être qu’une occasion de cautionner les amnisties, de faire perdurer l’impunité et de confier davantage de responsabilités aux tortionnaires et assassins, la CAMME par sa voix et son aura en Europe s’ y opposera, comme pour le cas du capitaine Ely Ould Dah, nous serons présents partout pour traquer les criminels de la république.

La CAMME à travers cette réaction demande à nos compatriotes de ne pas céder à la démagogie, aux mensonges d’un bilan glorieux des cinquante dernières années pendant que de nombreuses familles peinent à compter leur mort. Faut –il encore avoir la chance de porter le deuil ?

A tous dans la vigilance et dans un esprit responsable exigeons la vérité sans quoi l’unité nationale et la démocratie en prendront forcément un coup.

Le Président de la CAMME (Coordination des Anciens Militaires Mauritaniens en Exil)

Le Capitaine Kébé Abdoulaye Hachim

Mail camme2006@yahoo.fr

jeudi 14 octobre 2010

Réponse à Adama Sarr du forum d´Avomm

LIGNE OFFICIELLE





Abou sy l'adage dit :le chien aboit et la caravane passe.Ils sont tellement nuls et abasourdis par nos actions,ils se rabâchent sur la diffamation pour attirer l'attention des gens. Je lis rarement les saletés qu'ils déversent sur ma personne et les autres innocents. je dédie ce poème ci-dessous aux malfaiteurs menteurs d'avomm en leur tête la cheftaine des cheytanes Mairie Elimane.Ils n'ont plus rien à dire, sauf profaner des insultes à longueur de la journée.Plus rien ne va chez ces psychopathes.Maudit soit ces infidèles de l'avomm et consorts.En ce qui concerne le fameux memorandum de l'ajd/mr, personne ne se retrouve dans leur charabia incompréhensible surtout inadapté aux attentes de nos concitoyens victimes des atrocités racistes.Nous avons lu un Ibrahima Moctar Sarr qui veut plaire à tout prix à ces bourreaux toujours en activités au sein de l'armée nationale.Beaucoup de contrevérités dans son texte qui est loin d'être une référence, Ibrahima Sarr tente de nous bluffer en racontant dans ces différentes interviews qu'il donne par-ci,par la, que son général à lui veut agir mais que ce dernier est coincé par le système Taya qui est bien implanté dans l'administration Mauritanienne. Même les morts peuvent répondre à ce qu'il nous dit en le rappelant tout simplement que son faux général est un pur produit de Ould Taya. Rappelez vous, il y a pas si longtemps, j'avais posté dans ce forum un texte dans lequel, je disais que notre hymne national est méconnu même par les soldats mauritaniens puisqu'il n'est pas enseigné à l'école.Je disais qu'il fallait trouver un hymne plus patriote, plein de sens et accessible à tous.L'actuel hymne est trop compliqué pour ne pas dire insensé.Voila ce qui prouve que Sarr n'a jamais cherché à connaitre cet l'hymne, d'ailleurs je suis sûr qu'il l'ignorait complètement l'hymne mauritanien. La preuve, je vous cite une question et réponse de son dernier interview:


« QDN: L’AJDMR propose aussi de « Revoir l’hymne national qui est presque inconnu par le peuple mauritanien, de refaire le découpage électoral, de réécrire l’histoire de la Mauritanie. » Que reprochez-vous au contenu de cet hymne national ? Pourquoi réécrire l’histoire de la Mauritanie ? »

La réponse qui trouve bien ce que je viens de dire son ignorance de l’existence des paroles de l’hymne national :


« L’Hymne national est un poème religieux écrit, semble-il, par un honorable érudit mauritanien. Ma génération ne le connaît pas. Depuis mon école primaire à Boghé où j’ai célébré l’indépendance en 1960, jusqu’au lycée de Rosso, qui était d’abord le collège Xavier Coppolani, où j’ai obtenu mon BEPC en 1965, jusqu’à l’école normale de Nouakchott dont nous étions la 1ère promotion en 1966, on ne m’a jamais enseigné l’hymne national, je n’en connais que le son qui est d’ailleurs très original et musicalement agréable. »


J'avais envoyé le lien qui permettait aux lecteurs de découvrir les paroles de cet l'hymne:

http://www.diakadi.com/afriquedelouest/pays/mauritanie/infos/symbnat.htm



LE MENTEUR

Pourquoi m'avoir menti
Au point de me blesser
Après tu me dis que tu m'as aimée
Avec toutes ces menteries

Comment veux-tu que je te croie
Après tout ce qui s'est passé avec toi
C'est incroyable
Moi qui te pensais si bon, si aimable

J'étais prête à donner mon coeur
À un vrai menteur
Ça aurait été la pire erreur
À faire pour prouver l'amour

J'ai appris que l'amour rendait aveugle
Mais je n'aurais jamais pensé
L'être autant
Est-ce que c'est ça aimer?

Avoir un grand coeur
Prêt à accepter tout le monde
Sans avoir peur de se faire avoir

Je voulais, je pensais
Avoir un amour
Qui dure pour toujours
Mais non, ce n'étaient que des paroles en l'air!


Arrêtez de mentir les gars, ça ne fait qu'empirer les
choses et en plus nous blesser!

Je vous remercie.

Diko hanoune


Réponse à Adama Sarr du forum d´Avomm

Encore une fois certains se trompent de combat et de cibles heureusement qu´il y a des militants comme Ba Bocar qui peuvent faire la part des choses et aller à l´essentiel. Si le Forum Flamnet que vous n´avez pas osé nommer et qui a fait connaitre d´ailleurs beaucoup d´inconnus ou de cadres politiques de notre pays n´était pas important Ba Bocar n´allait pas réagir en premier dans ce forum dont il est abonné comme beaucoup d autres militants de l´ajd, de l´avomm et de mauritaniens de toutes obeidiences. Le forum en question est d´ailleurs l´un des forums mauritaniens les plus lus, et les plus suivis en Mauritanie. On peut ne pas aimer un lièvre mais on ne peut dire qu´il ne sait pas courir dit un proverbe africain.

Quant au Memorandum de l´AJD/MR il n´est pas dirigé ou adressé au mouvement dont vous attaquez mais aux autorités de Nouakchott. A moins que je me trompe? N´oubliez pas que beaucoup de militants ou dirigeants de l´ajd ont fait leur école dans ce mouvement et qu´ils continuent toujours de respecter malgré tout. Mouvement agonisant dites-vous?certainement c´est votre souhait le plus ardent mais ne prenez pas des vessies pour des lanternes, "Ina wonata wonata ko koydol". Memorandum au coeur de Nouakchott? et que dites-vous de ce Manifeste au coeur de la Mauritanie? N´ayez pas une mémoire courte s´il est facile d´écrire aujourd´hui un mémorandum à Nouakchott sans courir des risques ce n´était pas le cas hier avec le Manifeste sous un régime militaire pur et dur.


Sans rancunes et avec respects. La lutte continue!


Adama www.avomm.com

dimanche 10 octobre 2010

Droit de réponse à Sidi Ould Messoud, coordinateur d’APP à Rosso, à propos de l’affaire Aichetou Mint Mbareck



Biram Dah Abeid a raison et son combat n’est que méritoire.


Je n’ai jamais jugé nécessaire de répondre aux nombreuses insultes, mensonges ou calomnies par lesquelles des mauritaniens de toutes catégories inondent les sites et journaux d’information contre ma propre personne. J’ai toujours appliqué l’adage qui dit : les chiens aboient, la caravane passe.

Mais pour la première fois, je vais répondre à quelqu’un qui n’est pas comme les autres à mon avis, car il est issu du mouvement Elhor, du parti APP, deux formations auxquelles je dois, non seulement le respect et la reconnaissance, mais aussi le terrain fertile de la lutte que nous menons, qu’ils ont défriché par le sacrifice, avant tous et pour tous. Je vais donc, à contrecœur, répondre à Sidi ould Messoud qui, dans son communiqué a utilisé dans certains passages la rhétorique, des milieux viscéralement opposés à l’union et la concorde entre les véritables forces du progrès, qui sont, entre autre formations civiles et politiques mauritaniennes, APP et IRA-Mauritanie.

Il y a aussi lieu de souligner, que le travail et actions que IRA ou de SOS.ESCLAVES n’ont jamais cessé à ma connaissance de reposer, surtout, sur les épaules des militants de ce parti, son président étant toujours la référence, pour une Mauritanie de liberté, de justice, de cohabitation et de démocratie. En effet Messoud ould Boulkheir, a toujours était prompt et ouvert à écouter les victimes des violations des droits humains que nous prenons le soin de lui présenter dans des points culminants de nos actions, sans qu’il n’hésite, si toutefois c’était nécessaire, d’interpeller les autorités supérieures pour que justice soit rendue.

Je réaffirme ici donc, sans ambages, que le communiqué largement diffusé par Sidi ould Messaoud de par sa casquette de coordinateur régional de APP à Rosso et dans lequel il nie ses tentatives de dénaturer les faits de pratiques esclavagistes avérées dont son ami, parent et voisin Yedali ould Veyjeh est coupable sur Aichetou et ses enfants, est faux et truffé d’hypocrisie en plusieurs passages.

Sidi déclare que l’action contre Yedali et consort est le travail héroïque de la coordination du parti à Rosso et insunie en même temps que l’action de IRA est l’œuvre des ennemis de APP et du président Messoud ould Boulkheir ; Sidi a aussi raconter des contre-vérités dans ce communiqué en prétendant être venue à la police de Rosso dans le but de soutenir les victimes, c’est aussi faux et, autant les victimes, ou les militants de APP et de IRA présents sur les lieux, que les éléments de la police peuvent en témoigner ; car à aucun moment ce jour là, et de bout en bout, Sidi n’a caché pour qui il roulait. Il a fait pression sur Aichetou pour qu’elle retire sa plainte ; il a bien tenu des propos négationnistes et a mis en garde la petite Mabrouka sur les dangers auxquels elle s’exposera en acceptant de quitter Yedali pour sa propre mère, Aichetou, une mère qui été privée de sa fille depuis toujours par ce même Yedali. Mabrouka et Sidi qui se connaissent d’ailleurs très bien car ce dernier fréquente Yedali régulièrement, Yedali chez qui Mabrouka travaille en tant qu’esclave. Sidi connait très bien les esclaves de Yedali avant l’intervention de IRA en faveur de Aichetou pour la simple raison que les deux hommes ne sont pas seulement des parents, mais aussi des amis intimes et voisins depuis plus de 60 ans.

Sidi ould Messoud est venu au commissariat de police dans l’unique but de sortir Yedali d’affaire et c’est lui qui, dans le cadre de son plaidoyer devant nous et devant la police pour absoudre son ami, a soutenu que c’est un membre plein de sacrifice de APP, prétendant même que Yedali a fait la prison pour militantisme dans ce parti. Sidi a bien fait venir le frère de la victime pour le faire témoigner contre cette dernière.

Dans le cadre sa recherche effrénée d’une issue pour son ami, Sidi a même appeler Boubacar ould Messaoud, devant nous, et a tout fait pour faire parler au téléphone Yedali avec ce dernier.

Ce que j’ai dit dans la conférence de presse du 04 octobre (que je maintiens d’ailleurs à jamais) et qui parait indisposer Sidi, ne devait pas le surprendre parce que je l’ai lui dit le 03 octobre à Rosso lorsque je me suis assuré ses desseins et d’autres militants de APP et de IRA lui ont dit la même chose ce jour là, sans qu’il n’en soit surpris et en ces moments il était claire et imperturbable dans ses positions.

D’autre part, je dirai au doyen Sidi que les militants ou dirigeants de APP ont toujours, étaient de prés ou de loin aux cotés des victimes et des défenseurs de droits humains que nous sommes, ceci est un secret de Polichinelle, mais c’est la première fois qu’un membre dirigeant de ce parti, en l’occurrence Sidi ould Messoud, revendique au nom du parti une action, action à laquelle non seulement il est étranger, mais qu’il a tout fait pour faire échouer. Ce procédé malsain est une manœuvre de diversion, comme aussi l’insinuation de l’inimité que vouerait IRA a APP et son président, c’est une autre fuite en avant qui verse dans les vœux pieux des milieux racistes et esclavagistes qui se surpassent dans l’intoxication et les SWAGHA dans l’espoir de créer la discorde entre IRA et le président Messoud ould Boulkheir, mais je pourrai vous assurer d’avance que c’est peine perdue. Et tout ce que a pu écrire a été concocté quand les bruits sur sa compromission qu’étayent tous les indices, a grandit.

Mais il faudra que vous vous rappeliez d’une chose essentielle : dans notre conférence de presse du 04 octobre au FONADH, j’ai loué et rendu hommage aux militants de APP à Rosso qui ont aidé la sœur de Aichetou à prendre contact avec nous et qui nous ont épaulé et soutenu durant toutes nos démarches devant l’administration et la police, comme ils nous ont ouvert leur demeure.

En fin, je dirai à tous les mauritaniens, quelques soient leurs communautés, leurs rangs, leurs partis ou associations, quelques soient leurs proximités, leurs parentés ou amitiés avec nous, que à IRA, nous n’hésiterons jamais à les dénoncer quand ils s’avèrent à nous leurs culpabilités, ou complicités des crimes ou délits de racisme, d’esclavage, de torture ou toutes autres formes de violations des droits de la personnes humaines.

Biram Dah ABEID

Berlin, le 09 octobre 2010

vendredi 8 octobre 2010

Affaire d’Aichettou Mint M’Barek, Sidi Ould Messaoud Coordinateur de L’APP complice.

Affaire d’Aichettou Mint M’Barek, Sidi Ould Messaoud Coordinateur de L’APP complice.


Photo bourreau esclavagiste Yedali ould Veyjeh

Le leader des haratine Messaoud Ould Boulkheir disait ceci : « Le mouvement El-Hor n‘existe plus et que lui et d’autres amis étaient à l’origine de sa création pendant une période où le travail politique se faisait dans la clandestinité. Il ne reste, dira-t-il, de ce mouvement que ceux qui sont aujourd’hui responsables ou membres de l’Alliance Populaire Progressiste qui est loin d’être une formation politique pour le mouvement El Hor ou les Haratines »

Nous avons été surpris par l’attitude peu orthodoxe en matière de lutte contre l’esclavage du coordinateur de l’APP à Trarza ( Rosso) Sidi O/ Messoud. Ce que l’on ne dira jamais assez en public, le représentant de ce grand parti politique a voulu couvrir coûte que coûte un ami de longue date alors qu’il savait absolument ce dernier avait en sa possession des esclaves chez lui. Nous ne comprenons pas la réaction tardive de Sidi Ould Messaoud coordinateur de l’APP après la découverte des pratiques barbares qu’exerçait son intime ami de tout le temps Yedali Ould Veyjeh sur la pauvre Aichettou Mint M’Barek et sa progéniture ? En plus des acrobaties de retournements et contournements qu’il tente de nous faire, nous découvrons un homme qui faisait parti la haute sphère des membres fondateurs du mouvement El-Hor. Il ne pourra jamais convaincre ne reste qu’un nouveau né le fait qu’il ignorait les pratiques esclavagistes de son ami Yedaki Ould Vejeh. Sans aucun doute, il a même loué gracieusement en un moment où un autre le service de ces pauvres esclaves donc à mon humble avis, il est aussi coupable que son ami.

Malheureuse le constat est toujours le même après chaque cas de flagrant délit pratique d’esclavage. Les scènes de mensonges sont étudiées en avance avec beaucoup de finesse et se multiplient. Un cirque rodait pour les détenteurs d’esclaves à chaque découverte macabre. Le bourreau essaye de défoncer l’issue de secours mit en place depuis plusieurs décennies par l’état Mauritanien qui consiste à mettre un complot sur les dos des victimes, elles deviennent des manipulées menteurs, l’assistance devient des espions d’Israël, de l’occident mais aussi des apostats. La preuve avec ce droit de réponse aussitôt lancé sur cridem pour nier les faits. Je cite : « Aichettou Mint M’Barek a été kidnappée par un groupe de gens qui se disent « militants de droits de l’homme », pour l’amener à Nouakchott en usant de pressions morales et matérielles. Aichettou a été mobilisée et amenée à introduire une plainte contre ses frères et voisins pour une fausse affaire où elle est embarquée pour réveiller les démons des divergences ethniques et tribales au sein de notre société. Par Gourgui Ould Yedaly »

Vous avez lu comme moi cette phrase qui minimise le rôle des défendeurs de droits l’homme n’est ce pas? La suite est connue, nous apprenons qu’une association de défense des esclavagistes vient de naître en Mauritanie. Le président autoproclamait Professeur Gourgui Ould Yedaly et signe son premier droit d’autodestruction avec ceci :

« Notre père Yedaly Ould veijeh nous a, de tout temps, donné l’exemple de combattant pour la liberté et l’égalité entre les différentes composantes de la société. C’est d’ailleurs, par son appartenance au parti de l’APP qu’il a su mettre en pratique ses intimes convictions en ce sens. C’est à ce titre qu’il exprime son étonnement face à l’attitude de son frère et ami le coordinateur régional de l’APP Sidi Ould Messaoud, qui s‘est empressé pour chercher à l‘exclure de cette formation politique au sein des rangs de laquelle il a toujours milité. A mon nom personnel, Gourgui Ould Yedaly, je certifie que cette affaire n’est autre qu’une machination qui n’a existé que dans l’esprit de ceux qui l’ont imaginée. D’ailleurs, la question de l’esclavage en Mauritanie appartient désormais a passé. Par conséquent il est inutile de tenter de la faire revenir en surface. Ceux qui cherchent à faire de ces mensonges un fon de commerce gagneraient, beaucoup plus à s’investir dans d’autres domaines qui seraient rentables pour eux et pour leur pays. Pour les familles Ehel Veyjeh et Ehel Elhadj : - Pr Gourgui Ould Yedaly, président de l’Association « Noukhba »

Voila je n’ai rien inventé, tout est là devant vous. Je vous laisse le soin de juger et réagir rapidement, puisqu’il y a une réelle urgence en Mauritanie. Nous avons compris le message au sens large du terme. Actuellement certains maîtres d’esclaves se refugient dans les mouvements et partis politiques qui haranguent des slogans de lutte contre l’esclavage. Certains militants, membres fondateurs de mouvements abolitionnistes se taisent sinon couvrent où sympathisent avec les esclavagistes et laissent faire sans regret. Je suis révolté par cette découverte et je jure devant tout le monde que nous ne tôlerons plus aucun comportement de telle nature d’un des leurs.

Merci

Diko hanoune

mercredi 6 octobre 2010

Vidéo de Aichetou, la femme esclave qui a été libérée par IRA Mauritanie

Vidéo de Aichetou, la femme esclave qui a été libérée par IRA Mauritanie










Ci dessous le lien de la vidéo ou Aichetou, l’esclave libérée il y a quelques jours, raconte sa vie d’enfer chez ses maitres.

Cliquez sur ce lien :http://www.youtube.com/watch?v=T3NahTg9ZNc

lundi 4 octobre 2010

Récit de Aichetou , une vie d’esclave : travail sans salaire, châtiments corporels et traites sur mineurs












Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie(IRA)







Récit de Aichetou , une vie d’esclave : travail sans salaire, châtiments corporels et traites sur mineurs, séparation forcée des parents et enfants et scolarité en péril



Jeudi 30 septembre 2010, nous, Biram Dah ABEID, président de Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste de Mauritanie(IRA-Mauritanie), avons reçu des renseignements de certains militants et sympathisants de notre organisation à Rosso (ville située à 200 km au sud de Nouakchott, capitale de la Mauritanie), qu’une jeune femme esclave du nom de Aichetou mint M’BARECK et ses deux filles, Moyna, 16 ans et Mabrouka, 10 ans, ont subies des châtiments sauvages, d’un maitres d’esclaves du nom de Yedali ould Veyjeh, l’homme chapote l’ensemble tribal des oulad Benioug, qualifié de violent et de méchant par nos sources.


Nos sources ont situé la demeure de Yedali et son clan, auxquels sont attachés, comme esclaves domestiques et par ascendance, Aichetou, et ses enfants, au PK 14, sur la route de Rosso. Nous demandions à nos amis d’expliquer aux victimes notre disponibilité à les assister pour se libérer de l’esclavage et qu’ils peuvent se mettre en contact avec nous à Nouakchott. Aichétou , très fragile et ayant peur des ses maitres n’a pas pu faire le pas de s’enfuir chercher l’assistance de IRA, mais à sa place, sa sœur Moyna, qui avait fuit ses maitres des années avant, arrive dans les bureaux de l’ IRA, à Nouakchott, le vendredi 01 octobre 2010. Elle sollicita notre assistance pour libérer sa sœur et ses enfants . Nous décidions de la faire accompagner par trois de nos cadres et militant, Issa ould Alioune, Moloud ould Bouby et Abdoul Ahad ould Bouthiah. Ils quittèrent Nouakchott vers 23h, arrivèrent tard dans la nuit au PK 14, ils trouvèrent la pauvre Aichetou, ses enfants et son mari, sous un hagard de fortune (demeures habituelle des esclaves domestiques chez les arabo-berbères) ; elle décida après concertation avec son mari d’accompagner sa sœur et notre mission suscitée, pour porter plainte contre ses maitres, et voilà ce qu’elle raconte :


Je m’appelle Aichétou Mint M’bareck, née en 1975 à Rach (localité du département de Rosso (Wilaya- région du Trarza). Mon père s’appelle M’bareck, esclave de la famille Ehel Veyjeh. Ma mère se nomme Salma Mint Bah Ould Abeid, esclave aussi des familles Ehel Veyjeh et Ehel Elhaj, tous deux de la tribu Oulad Bénioug, habitant à 13 km de la ville de Rosso.


J’ai une sœur qui s’appelle Moyna Mint M’bareck Ould Abeid. Nous ne partageons pas le même père. Elle est ma sœur ainée. Nous avons un frère qui s’appelle Boylil, plus âgé que nous. Il a fuit l’esclavage et nous a quitté depuis plusieurs années. Après le Sénégal, il s’est installé dans la localité de Chagara, à l’Est de Rosso. Il ne nous rend jamais visite, nos maitres continuent de dire qu’il est toujours esclave.



Nous avons un autre frère qui s’appelle Bah, plus jeune que moi, il a été affranchi par nos maitres, les Ehel Veyjeh , c’est l’ex député de Rosso et fonctionnaire au ministère de l’éducation national Mahand Baba Ould Moctar Ould Baba ( il est en même temps notabilité religieuse , guide spirituel dans le département) qui a rédigé son certificat d’affranchissement. Mon frère Bah avait demandé l’affranchissement parce que la fille qu’il a mariée est affranchie, il a été stigmatisé pour son statut d’esclave dans les milieux de cette dernière.

La maitresse de ma mère est mama Mint El Veyjeh, qui est mariée à M’bi Ould El Hadj, de la tribu des Oulad Kliva. Suivant la coutume, Mama Mint El Veyjeh amena chez ses parents, comme cadeau de mariage, ma mère Salma Mint Bah, chez ses beaux parents Ehel Haj. Lorsque mes frères et ma sœur et moi-même avons grandi, nos maitres nous ont partagés entre les deux familles, Ehel Mbi Ould El Hadj et Ehel Mohamed Ould Veyjeh.


Moi je suis restée chez Ehel Mbi Ould El Hadj, ma mère et ma sœur sont chez Mohamed Ould El Veyjeh. Ma sœur Moyna a pris la fuite de chez ses maitres en 1992. Elle s’est installée dans les bidonvilles de Nouakchott, lieu de refuge de la majorité des esclaves en fuite ou esclaves marrons.

Ma mère a continué de travailler comme esclave dans cette famille jusqu’à ce qu’elle est devenue aveugle. Après sa cécité, ses maitres l’ont affranchi et abandonné. Son fils Bah l’a récupéré et elle est chez lui à Rosso présentement.


Photo bourreau esclavagiste Yedali ould Veyjeh

Moi, Aichétou, j’ai sept enfants qui sont : Moyna (16 ans), Salma (14 ans), Mama (12 ans), Aminetou (10 ans), Mbi (08 ans) et Limam (1 an 5 mois). Je suis toujours esclave chez Ehel Mbi Ould El Hadj. Tous mes enfants sont avec moi et travaillent pour la famille de nos maitres et ne font pas l’école. Deux de mes enfants, Mbi (08 ans) travaille chez le fils de nos maitres Guorgui Ould El Hadj, un ex policier vivant maintenant à Nouadhibou ou il a emmené mon fils. Mabroucka (10 ans) travaille et vit avec l’un des membres de la famille de nos maitres Yedaly Ould Mohamed Ould El Veyjeh, habitant à 14 km de Rosso.

Nos maitres ne nous paient pas en contrepartie de notre travail, au contraire, il fut un temps ou c’était mon mari Bilal Ould M’boyrick qui travaillait pour nous nourrir et nourrir nos maitres. Je ne sais pas ce qui arrive à mes enfants qui ne vivent pas avec moi. Je sais quand même qu’ils travaillent pour leurs maitres et ne vont pas à l’école. Je sais aussi qu’ils subissent parfois des châtiments corporels. Par exemple Houda Oud Ethmane Ould El Hadj a violemment battu ma fille ainée(Moyna) avec une branche d’arbre.



Justement ma fille Moyna s’est mariée avec un certain Cheybani, elle a un enfant, âgé d’une année et quelques mois ; son époux qui s’appelle Mahmoud Cheybani, a voulu amener sa femme Moyna pour vivre avec elle ailleurs mais notre maitresse Aminétou Mint El Hadj, une femme infirme, vivant à 13 km de Rosso a refusé. Et depuis lors Cheybani est allé se remarier et vivre à Mederdra.

Ma fille Mabroucka qui vit toujours et travaille chez Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh, a subi une brulure très grave, elle est maintenant très malade car devant subir une opération chirurgicale selon les dires de mes maitres. Moyna, ma fille est gravement blessée à l’œil. Elle a été frappée par notre maitre Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh qui la punissait parce que l’une des sœurs de ce dernier, Feylihi, s’est plaint chez lui en disant que Moyna ne la respecte pas comme il se doit. Yedaly, le plus méchant de nos maitres est un homme sans pitié, violent. Après la blessure de Moyna, nous avons voulu quitter nos maitres, nous avons même tenter d’aller nous plaindre à la police mais nos maitres, aidés par leurs voisins, ont retenu et caché ma fille, Moyna, qui est blessée et dont je voulais exhiber la blessure à la police, mais tous les voisins ont soutenu mes maitres, il ont dit que c’est ignoble et immoral que je porte plainte contre nos maitres . J’ai laissé tomber sans être convaincue mais, désespérée.

Maintenant que j’ai le soutien, étant libérée des pressions de mes maitres et leurs voisins, je porte plainte contre les membres des deux familles(Ehel Veyjeh et Ehel Mbi) qui m’ont réduit , soumis à l’esclavage, mes enfants et moi. Je porte plainte contre ces gens, particulièrement Yedali ould Veyjeh, Feylihi ,Mama, Daoud e Guorgui, pour le travail auquel nous avons étaient forcés mes enfants et moi depuis toutes ses années, les châtiments corporels, ainsi que la mise en péril de ma scolarité , celle de mes enfants ; je réclame une réquisition médicale pour que des médecins examinent mes enfants pour mesurer l’ampleur des sévices physiques et corporels qu’ils ont subis, en particuliers les coups et blessures que Yedali a commis contre ma fille Moyna et les brulures très graves que la famille de ce dernier a commis sur ma fillette Mabrouka qui travaille chez eux comme esclave.

La mission de IRA-Mauritanie, dirigée par Biram Dah ABEID, a saisi hier matin le Wali (gouverneur de la région de Rosso) ; ce dernier a confier au commissaire de police de la ville de diligenter une enquête ; cette enquête commença par l’arrestation de deux des présumés coupables des crimes esclavagistes, en l’occurrence, Yedali ould Veyjeh et sa sœur Feyliha ; les deux accusés avouèrent aux policiers pendants leurs auditions de ce jour 03 octobre 2010, que Aichetou et ses enfans : Moyna 19 ans (avec son bébé de 1 ans et demi), Mabrouka, 15 ans, Tayvour ou Mbi, 12 ans, Salma, 8 ans, Mama, 5 ans, Aminetou, 4 ans, Limam, une année et demi , sont leurs esclaves par ascendance , qu’ils travaillaient pour eux sans salaire, et qu’ils étaient leurs tuteurs…



Aichetou récupéra ses enfants, par l’aide de la police et l’assistance de L’IRA ; l’enquête est en cours , après l’audition des enfants qui se déroulera le mardi 05 octobre avec la présence d’un avocat délégué par IRA et SOS.ESCLAVES à Rosso pour cette fin. Aichetou maintient sa plainte devant les autorités de Rosso pour demander que justice soit faite concernant sa mise en esclavage avec ses enfants, les châtiments corporels qu’ils ont subi depuis leurs naissances et dont les traces sont encore visibles.


IRA- Mauritanie sortira un communiqué détaillé de cette affaire après la fin de l’enquête et après la précision de l’orientation que les pouvoirs politique et judiciaire vont imprimer à ce cas grave et avéré d’esclavage.

Récit de Aichetou , une vie d’esclave : travail sans salaire, châtiments corporels et traites sur mineurs












Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie(IRA)

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Récit de Aichetou , une vie d’esclave : travail sans salaire, châtiments corporels et traites sur mineurs, séparation forcée des parents et enfants et scolarité en péril



Jeudi 30 septembre 2010, nous, Biram Dah ABEID, président de Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste de Mauritanie(IRA-Mauritanie), avons reçu des renseignements de certains militants et sympathisants de notre organisation à Rosso (ville située à 200 km au sud de Nouakchott, capitale de la Mauritanie), qu’une jeune femme esclave du nom de Aichetou mint M’BARECK et ses deux filles, Moyna, 16 ans et Mabrouka, 10 ans, ont subies des châtiments sauvages, d’un maitres d’esclaves du nom de Yedali ould Veyjeh, l’homme chapote l’ensemble tribal des oulad Benioug, qualifié de violent et de méchant par nos sources.

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Nos sources ont situé la demeure de Yedali et son clan, auxquels sont attachés, comme esclaves domestiques et par ascendance, Aichetou, et ses enfants, au PK 14, sur la route de Rosso. Nous demandions à nos amis d’expliquer aux victimes notre disponibilité à les assister pour se libérer de l’esclavage et qu’ils peuvent se mettre en contact avec nous à Nouakchott. Aichétou , très fragile et ayant peur des ses maitres n’a pas pu faire le pas de s’enfuir chercher l’assistance de IRA, mais à sa place, sa sœur Moyna, qui avait fuit ses maitres des années avant, arrive dans les bureaux de l’ IRA, à Nouakchott, le vendredi 01 octobre 2010. Elle sollicita notre assistance pour libérer sa sœur et ses enfants . Nous décidions de la faire accompagner par trois de nos cadres et militant, Issa ould Alioune, Moloud ould Bouby et Abdoul Ahad ould Bouthiah. Ils quittèrent Nouakchott vers 23h, arrivèrent tard dans la nuit au PK 14, ils trouvèrent la pauvre Aichetou, ses enfants et son mari, sous un hagard de fortune (demeures habituelle des esclaves domestiques chez les arabo-berbères) ; elle décida après concertation avec son mari d’accompagner sa sœur et notre mission suscitée, pour porter plainte contre ses maitres, et voilà ce qu’elle raconte :

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Je m’appelle Aichétou Mint M’bareck, née en 1975 à Rach (localité du département de Rosso (Wilaya- région du Trarza). Mon père s’appelle M’bareck, esclave de la famille Ehel Veyjeh. Ma mère se nomme Salma Mint Bah Ould Abeid, esclave aussi des familles Ehel Veyjeh et Ehel Elhaj, tous deux de la tribu Oulad Bénioug, habitant à 13 km de la ville de Rosso.

J’ai une sœur qui s’appelle Moyna Mint M’bareck Ould Abeid. Nous ne partageons pas le même père. Elle est ma sœur ainée. Nous avons un frère qui s’appelle Boylil, plus âgé que nous. Il a fuit l’esclavage et nous a quitté depuis plusieurs années. Après le Sénégal, il s’est installé dans la localité de Chagara, à l’Est de Rosso. Il ne nous rend jamais visite, nos maitres continuent de dire qu’il est toujours esclave.

Nous avons un autre frère qui s’appelle Bah, plus jeune que moi, il a été affranchi par nos maitres, les Ehel Veyjeh , c’est l’ex député de Rosso et fonctionnaire au ministère de l’éducation national Mahand Baba Ould Moctar Ould Baba ( il est en même temps notabilité religieuse , guide spirituel dans le département) qui a rédigé son certificat d’affranchissement. Mon frère Bah avait demandé l’affranchissement parce que la fille qu’il a mariée est affranchie, il a été stigmatisé pour son statut d’esclave dans les milieux de cette dernière.

La maitresse de ma mère est mama Mint El Veyjeh, qui est mariée à M’bi Ould El Hadj, de la tribu des Oulad Kliva. Suivant la coutume, Mama Mint El Veyjeh amena chez ses parents, comme cadeau de mariage, ma mère Salma Mint Bah, chez ses beaux parents Ehel Haj. Lorsque mes frères et ma sœur et moi-même avons grandi, nos maitres nous ont partagés entre les deux familles, Ehel Mbi Ould El Hadj et Ehel Mohamed Ould Veyjeh.



Moi je suis restée chez Ehel Mbi Ould El Hadj, ma mère et ma sœur sont chez Mohamed Ould El Veyjeh. Ma sœur Moyna a pris la fuite de chez ses maitres en 1992. Elle s’est installée dans les bidonvilles de Nouakchott, lieu de refuge de la majorité des esclaves en fuite ou esclaves marrons.

Ma mère a continué de travailler comme esclave dans cette famille jusqu’à ce qu’elle devenue aveugle. Après sa cécité, ses maitres l’ont affranchi et abandonné. Son fils Bah l’a récupéré et elle est chez lui à Rosso présentement.

Moi, Aichétou, j’ai sept enfants qui sont : Moyna (16 ans), Salma (14 ans), Mama (12 ans), Aminetou (10 ans), Mbi (08 ans) et Limam (1 an 5 mois). Je suis toujours esclave chez Ehel Mbi Ould El Hadj. Tous mes enfants sont avec moi et travaillent pour la famille de nos maitres et ne font pas l’école. Deux de mes enfants, Mbi (08 ans) travaille chez le fils de nos maitres Guorgui Ould El Hadj, un ex policier vivant maintenant à Nouadhibou ou il a emmené mon fils. Mabroucka (10 ans) travaille et vit avec l’un des membres de la famille de nos maitres Yedaly Ould Mohamed Ould El Veyjeh, habitant à 14 km de Rosso.

Nos maitres ne nous paient pas en contrepartie de notre travail, au contraire, il fut un temps ou c’était mon mari Bilal Ould M’boyrick qui travaillait pour nous nourrir et nourrir nos maitres. Je ne sais pas ce qui arrive à mes enfants qui ne vivent pas avec moi. Je sais quand même qu’ils travaillent pour leurs maitres et ne vont pas à l’école. Je sais aussi qu’ils subissent parfois des châtiments corporels. Par exemple Houda Oud Ethmane Ould El Hadj a violemment battu ma fille ainée(Moyna) avec une branche d’arbre.



Justement ma fille Moyna s’est mariée avec un certain Cheybani, elle a un enfant, âgé d’une année et quelques mois ; son époux qui s’appelle Mahmoud Cheybani, a voulu amener sa femme Moyna pour vivre avec elle ailleurs mais notre maitresse Aminétou Mint El Hadj, une femme infirme, vivant à 13 km de Rosso a refusé. Et depuis lors Cheybani est allé se remarier et vivre à Mederdra.

Ma fille Mabroucka qui vit toujours et travaille chez Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh, a subi une brulure très grave, elle est maintenant très malade car devant subir une opération chirurgicale selon les dires de mes maitres. Moyna, ma fille est gravement blessée à l’œil. Elle a été frappée par notre maitre Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh qui la punissait parce que l’une des sœurs de ce dernier, Feylihi, s’est plaint chez lui en disant que Moyna ne la respecte pas comme il se doit. Yedaly, le plus méchant de nos maitres est un homme sans pitié, violent. Après la blessure de Moyna, nous avons voulu quitter nos maitres, nous avons même tenter d’aller nous plaindre à la police mais nos maitres, aidés par leurs voisins, ont retenu et caché ma fille, Moyna, qui est blessée et dont je voulais exhiber la blessure à la police, mais tous les voisins ont soutenu mes maitres, il ont dit que c’est ignoble et immoral que je porte plainte contre nos maitres . J’ai laissé tomber sans être convaincue mais, désespérée.

Maintenant que j’ai le soutien, étant libérée des pressions de mes maitres et leurs voisins, je porte plainte contre les membres des deux familles(Ehel Veyjeh et Ehel Mbi) qui m’ont réduit , soumis à l’esclavage, mes enfants et moi. Je porte plainte contre ces gens, particulièrement Yedali ould Veyjeh, Feylihi ,Mama, Daoud e Guorgui, pour le travail auquel nous avons étaient forcés mes enfants et moi depuis toutes ses années, les châtiments corporels, ainsi que la mise en péril de ma scolarité , celle de mes enfants ; je réclame une réquisition médicale pour que des médecins examinent mes enfants pour mesurer l’ampleur des sévices physiques et corporels qu’ils ont subis, en particuliers les coups et blessures que Yedali a commis contre ma fille Moyna et les brulures très graves que la famille de ce dernier a commis sur ma fillette Mabrouka qui travaille chez eux comme esclave.

La mission de IRA-Mauritanie, dirigée par Biram Dah ABEID, a saisi hier matin le Wali (gouverneur de la région de Rosso) ; ce dernier a confier au commissaire de police de la ville de diligenter une enquête ; cette enquête commença par l’arrestation de deux des présumés coupables des crimes esclavagistes, en l’occurrence, Yedali ould Veyjeh et sa sœur Feyliha ; les deux accusés avouèrent aux policiers pendants leurs auditions de ce jour 03 octobre 2010, que Aichetou et ses enfans : Moyna 19 ans (avec son bébé de 1 ans et demi), Mabrouka, 15 ans, Tayvour ou Mbi, 12 ans, Salma, 8 ans, Mama, 5 ans, Aminetou, 4 ans, Limam, une année et demi , sont leurs esclaves par ascendance , qu’ils travaillaient pour eux sans salaire, et qu’ils étaient leurs tuteurs…



Aichetou récupéra ses enfants, par l’aide de la police et l’assistance de L’IRA ; l’enquête est en cours , après l’audition des enfants qui se déroulera le mardi 05 octobre avec la présence d’un avocat délégué par IRA et SOS.ESCLAVES à Rosso pour cette fin. Aichetou maintient sa plainte devant les autorités de Rosso pour demander que justice soit faite concernant sa mise en esclavage avec ses enfants, les châtiments corporels qu’ils ont subi depuis leurs naissances et dont les traces sont encore visibles.



IRA- Mauritanie sortira un communiqué détaillé de cette affaire après la fin de l’enquête et après la précision de l’orientation que les pouvoirs politique et judiciaire vont imprimer à ce cas grave et avéré d’esclavage.



vendredi 1 octobre 2010

Interview IVANA DAMA AMNESTY INTERNATIONAL

Interview IVANA DAMA AMNESTY INTERNATIONAL




Madame IVANA DAMA est née le 7 juin 1977 à Mondo, Naples, en Italie. Universitaire et c’est très jeune qu’elle se lance dans l’aventure en partant s’installer à Rome pour avoir plus d’opportunité d’acquérir un diplôme, comme elle a qualifié cette période de sa vie d’ « immigration ». Son « immigration » vers Rome a non seulement satisfait une partie de ses ambitions estudiantines mais a surtout contribué à lui donner l’occasion de faire des rencontres qui vont bouleverser sa vie de militante de droit de l’homme. Arrivée à Amnesty International, section d’Italie, à Rome, Madame IVANA DAMA est très souvent en déplacement en Afrique en tant que rapporteur de l’Institution internationale. Humanitaire dans beaucoup d’ONG, elle dirige aussi des actions humanitaires de grandes envergures en Afrique qu’elle aime au fond de son cœur. En Italie, elle s’occupe aussi du cas de beaucoup d’immigrés subsahariens en grandes difficultés, tant administrative que sociales. C’est une femme de cœur mais surtout de conviction qui nous a reçus et nous a accordés l’entretien qui suit :




OCVIDH: Bonjour Madame

IVANA DAMA! IVANA DAMA : Bonjour OCVIDH

OCVIDH: Merci d’avoir accepté de nous accorder un entretien. Pour commencer, une question traditionnelle : Qui êtes-vous Madame IVANA DAMA?


I.D : Merci bien. Je suis une femme qui a toujours cru aux valeurs de la solidarité entre les êtres humains partout dans le monde. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont élevée dans le respect des différences culturelles et sociales. Aujourd’hui et toujours encore, je continuerai à faire mon devoir de femme de bonne volonté. [Image] OCVIDH:


Vous êtes très impliquée dans les organisations internationales, dites nous dans quelle organisation militez-vous exactement.

I.D : ça fait longtemps que j’ai commencé à m’occuper des cas de violations des droits humains ; j’étais très jeune, c’était en 1999 quand j’ai contacté le groupe 005 de Naples de l’ Organisation internationale des droits humains à Amnesty International. A cette époque là, j’étais en train de terminer mes études en Sciences Politiques et je voulais m’activer modestement mais efficacement « pour changer » notre monde qui était et qui est, malheureusement, encore plein de trop d’injustices et de violence. En terminant mes études universitaires, j’ai commencé à sentir l’exigence de faire partie aussi d’autres mouvements humanistes, de faire plus, car je voulais partir visiter l’Afrique pour comprendre la raison qui porte beaucoup de gens à quitter leur pays pour venir vivre ici en Occident souvent dans des conditions inhumaines et dégradantes… Moi aussi, je me sens presque immigrée. En effet, j’ai quitté ma ville de Naples pour améliorer ma condition d’étudiante à la recherche d’un travail qui pourrait répondre à mes aspirations et qui soit cohérente avec mes études humanitaires et qui me donnerait des possibilités d’élargir mes compétences dans le domaine qui m’intéresse. C’est ainsi que je me suis installée à Rome où j’ai suivi des cours de Coopération Internationale, d’où des travaux de recherches approfondies sur l’Economie et la Gouvernance dans les pays de l’Afrique subsaharienne. A la fin de mes études à l’ISIAO, (l’Institut Italien pour les études en Afrique et en Orient) j’ai fait un stage avec une Association de Solidarité Internationale de Rome qui s’appelle Pane&Rose Onlus, qui a, depuis l’année 2005, un projet de coopération axée sur la lutte contre les effets de la désertification au Tchad et avec laquelle je reste en contact. Avec Pane&Rose je suis partie deux fois pour réaliser avec la population du village de Mondo (Région du Kanem), des forages et avec les femmes nous avons réalisé des coopératives de micro crédit car au Kanem, les conditions économiques des gens ne permettent ni de manger ni d’espérer dans le futur…. En vivant à Rome, comme à Naples, j’ai collaboré avec des associations auprès de la diaspora africaine de la ville pour aider mes frères et sœurs africains d’Italie à obtenir leur permis de séjour. Ils ont bénéficié aussi des cours de langue italienne pour leur intégration dans la société italienne Aujourd’hui pour les bibliothèques de Rome je me charge d’organiser des manifestations culturelles pour l’intégration des communautés étrangères d’Italie et je suis un projet qui s’appelle Bibliothèques Solidaires pour soutenir l’ouverture de bibliothèques dans des pays du sud du monde.


OCVIDH: On vous connait aussi grâce à vos actions humanitaires à travers certaines associations entre autres, l’association www.saharaverde.com. Parlez-nous de cette association.



I.D : Comme je le disais avant, j’ai rencontré l’Association Pane&Rose de Rome à la fin d’un stage des cours Isiao sur l’Economie dans les pays de l’Afrique Subsaharienne. Pendant la première mission au Tchad en 2008, j’ai fait surtout office d’interprète linguistique et je me suis occupée, avec les volontaires qui étaient avec moi, à faire partir l’action d’intervention au village Mondo, dans le Kanem, qui consistait à faire des forages en contactant une entreprise locale et en achetant les matériels dans la capitale Ndjamena. On a travaillé avec les habitants du village qui étaient très contents de notre arrivée et de notre mission pour l’eau. Dans la deuxième mission sur le terrain en 2009, je me suis aussi dédiée à l’action d’Empowerment des femmes du village qui sont victimes de tout et se sentaient très faibles là- bas. Il y a encore beaucoup de travail à faire ensemble au Tchad pour la dignité des hommes, des femmes et des enfants qui nous attendent toujours…



OCVIDH: Vous vous déplacez souvent en Afrique. Quels sont les pays que vous avez visités?


I.D : J’ai travaillé en 2005 au Burundi; j’étais en stage à la fin des cours « Expert dans le Monitorage et le Management des actions humanitaires pendant les situations d’urgence » que j’ai suivi à Naples. Dans la capitale du Burundi, Bujumbura j’ai fait presque 40 jours pour participer aux activités du «Centre Jeunesse Kamenge » à la construction, dans le quartier Kamenge de Bujumbura, de la paix entre les ethnies Hutu et Tutsi qui se sont massacrées dans cette Région de l’Afrique australe pendant le génocide des années sombres de son histoire. A cette occasion, à Gitega, (deuxième ville du Burundi), j’ai participé comme volontaire à la Mission électorale ONUB 2005 ; je ne pourrai jamais oublier cette joie et la chaleur de l’accueil des gens du pays qui retournaient aux urnes après la guerre ….

OCVIDH: Quelles actions y avez-vous menées?


I.D : Comme je viens de le dire, en Afrique, je me suis occupée à suivre des projets de Paix et r

éconciliation en faveur des populations victimes de guerres ou bien de discrimination.


OCVIDH. En mars 2010, une marche contre le racisme a été organisée à Rome, dans votre pays. Pourquoi une telle marche?


I.D : Très bonne question ! Malheureusement je dois admettre que mon pays est en train de passer une période difficile à cause de la crise des valeurs humaines….Je parle de l’Italie mais peut-être je pourrais dire l’Europe entière sinon le monde tout court. Dans les dernières années, à cause des discours politiques axés sur la « sécurité », le scepticisme et la peur gagnent les consciences contribuant à faire monter la haine et le refus de l’autre. La marche de mars 2010 donc à été une réponse à toute cette situation que Je ne peux pas tolérer…

OCVIDH: Connaissiez-vous la Mauritanie avant? Si oui, comment l'avez-vous connue?


I.D : Oui, Je connaissais brièvement la Mauritanie grâce à mon militantisme à Amnesty International, dans le groupe de Naples pendant le mois de novembre 2009. Avant, j’avais été dans deux pays d’Afrique sub-saharienne pour suivre des programmes de coopération internationale : le Burundi(2005) et le Tchad (2008 et 2009). Il s’agissait de participer à une table ronde sur les violations des droits humains en Afrique et moi, j’ai été invitée à parler au nom d’Amnesty du Rapport Annuel pour ce qui concerne les violations et les cas d’injustice dans les Pays que je connais bien pour les avoir visités plusieurs fois. Pendant l’initiative de Naples donc, J’ai rencontré M. Biram Dah Ould Abeid, un homme qui se bat pour la liberté de sa population en Mauritanie. Et de là, j’ai eu un peu plus de connaissance quant aux réalités de la Mauritanie. Lors de cette première rencontre en Italie, J’ai décidé alors de suivre M. Biram Ould Dah Ould Abeid et de le soutenir dans la lutte pacifique qu’il mène pour la liberté d’une grande partie de ses concitoyens, à savoir les Hratines, qui continuent à être exploités au mépris de tout droit sans possibilité de revendiquer leur statut social dans leur propre pays. Bientôt, j’espère visiter la Mauritanie non pas pour y aller faire du forcing comme défenseure des droits humains, mais pour connaitre d’avantage sa splendide population que j’ai commencé à connaître depuis que je suis l’action de M. Abeid en Europe. C’est comme ça que j’ai commencé à m’activer moi aussi à Rome en Italie, en rencontrant mes connaissances dans le troisième secteur, des associations et des partis politiques comme le Parti Radical Non Violent, Transnational, pour essayer d’ élargir les réseaux de contacts utiles à la noble mission de Biram Ould Abeid pour la libération des esclaves Hratines en Mauritanie avec le Mouvement IRA dont il est le Président.



OCVIDH: Vous avez participé le 26 juin 2010 à Massy, en région Parisienne, à la journée /conférence débat de l'OCVIDH. Quels enseignements avez-vous tirés de cette journée?


I.D : La conférence de Massy de juin 2010 à été l’occasion pour moi de voir souffler un vent d’espoir pour un monde meilleur où les hommes ne seront plus considérés par leur appartenance ethnique ni raciale mais traités en tant qu’humains tout court Je me suis retrouvée dans la Communauté Mauritanienne de Paris que j’ai trouvée très active, disponible à travailler ensemble pour le même but : la Paix des cœurs et des consciences en terrassant le racisme et l’injustice dans leur pays. J’ai connu la réalité de votre pays grâce à cette journée et votre action grâce à mon collègue Biram Dah Ould Abeid qui m’avait invitée à venir suivre les travaux de l’OCVIDH qui m’ont donné beaucoup d’idées et qui m’ont permis d’élargir mes connaissances, merci !

OCVIDH: Vous avez participé au festival " La femme africaine pour changer le monde" êtes vous d'accord avec ce thème? Autrement croyez-vous que le changement du monde en général et celui de l'Afrique en particulier ne peut être possible que grâce aux femmes africaines?


I.D : Les femmes sont le vrai moteur de changement partout, même dans le monde « libre ». C’est clair et en Afrique, ça commence à être évident car chaque jour qui passe on arrive à faire respecter les droits fondamentaux des femmes .C’est pourquoi pour moi il est normal de soutenir la cause des femmes pour qu’émerge la justice et l’égalité. Ces derniers mois, en Italie, je me suis engagée avec des amies de Rome, dans une Campagne avec Noppaw pour le Prix Nobel de la Paix à la faveur des femmes africaines ; j’aimerais bientôt avoir l’occasion de la présenter aux amis activistes de votre Mouvement, et je suis sûre qu’ensemble, les femmes italiennes et les femmes africaines vont construire un monde nouveau pour les enfants d’aujourd’hui et les adultes de demain.

OCVIDH: Vous êtes proche de certains artistes africains entre autres Oumou Sangaré, Badara Seck...pourquoi un tel intérêt pour les artistes africains?


I.D : Je crois en la musique en ce sens qu’elle véhicule un message et c’est aussi un moyen efficace pour rapprocher les peuples et instaurer la paix entre eux. J’ai eu l’honneur à Rome de rencontrer de grands artistes africains qui travaillent, chacun selon son propre style, pour sensibiliser le monde à porter un regard sur le respect des droits des frères et sœurs restés loin, dans leur pays d’origine… En particulier, j’ai eu le grand plaisir de connaitre et travailler à coté d’un grand artiste africain, le chanteur-griot sénégalais Badara Seck qui travaille depuis longtemps en Europe avec la diaspora africaine pour le respect afin d’inculquer une culture de tolérance pour préserver les droits humains et pour la paix. J’ai eu la chance d’organiser en Italie avec lui des concerts et des débats publiques qui avaient pour but central, celui de faire passer un message fondamental pour l’artiste sénégalais, « la différence est humaine » autrement dit la différence entre les êtres humains est une immense richesse qu’il faut saisir comme occasion. Je suis convaincue que les grands artistes africains comme Badara Seck et comme Mme Sangaré qui sont très estimés et considérés par la diaspora, doivent travailler comme ca, en faisant leurs paris dans la construction d’un monde plus juste à partir de leur musique, donc de leur âme. Ils continuent à bien faire, à suivre leur mission d’ambassadeurs de paix et je sais qu’ils sont en train de suivre d’autres projets qui invitent tout un chacun à la solidarité.


OCVIDH: Un dernier mot pour les internautes de notre site www.ocvidh.org

I.D : Grâce à Internet le monde est connecté en temps réel ; Cet état de fait a permis de pouvoir obtenir des informations qui arrivent aux consciences. Le site de l’association OCVIDH est toujours actif en donnant des nouvelles importantes qui sont portées à travers le monde donnant un peu de lumières à un monde souvent plongé encore dans l’obscurité ; Le monde moderne libre et démocratique doit combattre les atrocités commises par les hommes contre leur semblable! Il n’y a pas de paix sans justice, donc c’est à nous tout le dur travail pour un monde moderne, égalitaire et humain car nous devons tous être des chevaliers de la paix. OCVIDH: Merci madame DAMA pour nous avoir accordés cet entretien. I.D : J’aimerai vous saluer avec une phrase de Helder Camara qui dit : « Si un homme rêve tout seul le rêve ne deviendra jamais réalité, mais si plusieurs hommes rêvent la même chose, le rêve deviendra réalité ».






Entretien réalisé par DIAGANA Cheikh Secrétaire général adjoint, ocvidh. Ocvidh, 2010

jeudi 30 septembre 2010

La coalition AJD/MR-AVOMM est-elle victime du syndrome de Stockholm ?

La coalition AJD/MR-AVOMM est-elle victime du syndrome de Stockholm ?



La coalition AJD/MR-AVOMM est-elle victime du syndrome de Stockholm ?
« l’AJD/MR et son leader ont vite fait leur choix entre le président renversé et le général tout puissant. La perspective de quelques fauteuils ministériels…» (Abdoulaye Ciré Bâ, in Biladi)

Qui ne dirait pas qu’ils sont atteints du syndrome de Stockholm : l’ex-bagnard Sarr et Sarr caravanier, Ba Babacar le renard, Abdoul Aziz Soumaré la « grande case », Kébé la députation qui se refuse la retraite, en un mot la coalition coptée de l’Association des Veuves et Orphelins Militaires de Mauritanie et l’’Alliance pour la Justice et la Démocratie propagandiste d’un front de l’ensemble des Noirs, avant de se montrer sous le jour de leur rabaissement, jusqu’aux Etats-Unis, pour exposer les photos des Noirs pendus par les maures, loin de leurs parents et défenseurs, surtout loin de leurs bourreaux.

Naturellement, la tromperie ne réussit pas. L’investissement d’un parti à prétention de libérer le Négro-mauritanien qui collabore avec une association corrompue de droit des victimes implantée en En Europe : le cercle du subterfuge international est vite fermé. Mais leur méprise n’avait pas considéré la résistance inébranlable des victimes qui ne leur reconnaissent aucune légitimité.

Au bas mot six cents exécutions à froid, sans explication sur le motif de l’arrestation, à quoi s’ajoute la vague de massacres aveugle pour le seul crime d’être Noir en Mauritanie, ces forfaits méritent d’autres démarches de la part d’une organisation de droit de l’Homme et d’un parti d’obédience noire et nationaliste, qu’une complicité servile avec les criminels maures.

Des victimes et anciens bagnards, témoins du meurtre de leurs frères « si nous osons les croire», qui tombent amoureux de leurs maîtres et tortionnaires maures au point de leur demander de les châtier encore plus, trouvant dans la recrudescence de l’humiliation leur bonheur, c’est ce que la psychologie appellerait le syndrome de Stockholm, de la célèbre affaire de prise d’otages, où ces derniers finirent par éprouver beaucoup de sympathie à l’égard de leurs bourreaux.

En pratique, l’AJD et l’AVOMM qui tombent amoureux des esclavagistes et assassins maures après le génocide subi, l’esclavage qui perdure, l’apartheid institué en système d’Etat, le dépouillement des terres des Négro-mauritaniens au point de les réduire en gueux dans leur pays, nous pouvons dire de ces gens qu’ils sont des nègres de service qui se mettent à concourir pour prouver leur asservissement aux maures. Depuis toujours, les Noirs qui ont se comportement se lancent alors dans une guéguerre entre eux, qui mieux sera plus PRDS que ould Mouknass, ou qui mieux sera FNDD que ould Dadda, ou qui mieux plus prouvera sa loyauté à tel maure, et on n’en finit plus de mesquinerie et de bassesse pour ses Noirs qui aiment se vanter d’appartenir à une « grande case », c’est-à-dire d’être des nobles mes très serviles et malsains en présence du maure.

En augurant une évolution dans le combat pour la dignité du Négro-mauritanien, s’il n’y a pas recul, il y a au moins une fâcheuse répétition de l’histoire qui plombe l’évolution normalement escomptée de la lutte.

Ces nègres deviennent souvent pour de bons des ennemis irréductibles les uns à l’encontre des autres. Les maures n’ont qu’à dormir sur leur deux oreilles. Ils ont assez d’abid halpulars, haratins, soninkés pour s’entretuer entre eux. Quant aux harratin dans ce délire, ça se passe de commentaire. C’est le genre de ces harratin rouges ou rougis de Tevragh Zein qui disent en présence de leurs maîtres, « voici nos harratin », en parlant de leurs propres parents !

Dans les supposés organisations des droits de l’homme, on voit vite que ces associations sont des affluents des partis politiques maures. Les supposés corrompus de défenseurs des veuves et orphelins sont de minables clown.

Alerte aux jeunes Négro-mauritaniens qui doivent compter pour demain pour leurs frères et leurs et familles, et leur pays. Ne les approchez pas de mille mètres, ils vous feront perdre votre temps avant que vous vous rendiez compte de leur scélératesse, puisque la cause qu’ils prétendent défendre ne sera jamais, de leur part, l’objet d’une confrontation ouverte malgré la gravité de l’esclavage et l’apartheid au vingt-et-unième siècle, comme il se doit avec le fléau de la réclame. Pourquoi ? Parce que ce sont de piètres lâches et minables menteurs sans foi ni loi, il y a mille ans que ces sales nègres se sont cavecés avec la Coordination de non opposition maure, à l’instar de l’AJD/MR et l’AVOMM, des serpillères du système maure, esclavagiste et discriminatoire à outrance.

Ces nègres là, disons-leur qu’ils n’ont jamais été rien de leur vie que des dormeurs surpris par les maures ligotés comme il se doit à un chien qui se croit le maître. Libérés, ils veulent endormir pour racheter leur humiliation par les maures et n’auront jamais le courage de guerroyer pour laver l’affront subi.

Il est défendu des esclavagistes que le nombre de Noirs pique-assiettes, dans leur gouvernement à son image, au lieu d’être dix fois majoritaire restera dix fois minoritaire. A propos de majorité d’un ramassis de partis dans un régime illégitime pour être arrivé au pouvoir par coup d’Etat. Nous entendrons la Coordination de la corruption nègres à ce sujet, la légitimité de l’Etat maure ne le concerne pas, elle n’est intéressée par une « indemnisation ! », dixit l’AJD§MR et l’AVOMM, sous la corruption de Abdoul Aziz Soumaré : « Notre rencontre avec le président du HCE a porté sur les droits de l’Homme. Le jour du coup d’Etat, le 06 aout 2008, nous l’avons condamné. Nous ne sommes pas venus voir le général pour lui parler de sa légitimité » - Ah bon, oserez-vous une seconde parler de légitimité du système esclavagiste et d’inégalité raciale ? Je vous défie de le faire.

L’insipide Mahmoudi Ould Saiboutt, complice de la première heure du coup d’Etat et soutien indéfectible de l’esclavage et l’apartheid condamnait aussi le coup d’Etat. L’ensemble de la coordination de l’opposition condamnait aussi le putsch. Mais en bons maures, ils avaient bien planifié de revenir sur leur condamnation qui ne pouvait pas durer plus que le temps de bien rassoir le système sur ses bases historiques : Esclavage, apartheid, arbitraire, mépris, humiliation du Noir ! En fait, tout le monde condamne. La différence est la condamnation de façade et la condamnation persistante de l’ensemble du système jusqu’à l’histoire qui l’a fondé sur sa base actuelle. Il ne s’agit plus de condamner des cas d’esclavage flagrants mis à jour et portés à grand peine devant les tribunaux qui ne condamnent jamais un des leurs, un esclavagiste, mais d’une condamnation de l’ensemble de l’histoire de la Mauritanie qui a généré ses structures qui ne donnent jamais raison à un Noir quelque soit le dommage subi, du vol au meurtre, le jugement par le système consiste en la même procédure : l’acquittement du maure, et au mieux le dédommagement du Noir contre une vie perdue comme a été dédommagée l’Association des veuves et Orphelins contre le génocide perpétré sur l’ensemble de la communauté noire. En quoi l’AVOMM guidée par deux à trois opportunistes, eux-mêmes téléguidés par le régime maure, représenterait-elle les veuves, les orphelins, et les milliers de Négro-mauritaniens anéantis ou survivants dans le deuil ? En réalité, cette association ne représente qu’elle-même et les sommes de corruption perçues sous le sacrilège de « l’indemnisation » n’ont servi qu’à les mettre au service du système maure esclavagiste et discriminatoire pour lequel elle roule désormais, en association avec l’Alliance pour la Justice et la Démocratie.

Vous constaterez comme signe constant de la corruption, qu’ils se rabattent sur la personne exclusive de Taya. Comme si celui-ci n’héritait pas du crime contre l’humanité de l’esclavage et l’apartheid avec son lot d’horreur qu’il a légué à Abdel Aziz, et que la Coordination des Forces démocratiques sous la botte des maures n’avait aucun moyen de combattre lors de leurs Etats généraux de la Démocratie qui légitimait de fait l’élection d’un autre criminel maure. Pour la bonne et simple raison que les maures s’entendent sur ce principe de l’isolement du Noir et l’élection du maure dans tous les organes qu’ils forment. L’AJD/MR et son tentacule AVOMM s’exemptent de la souveraineté du droit international au même titre que le système esclavagiste maure qui survit sous le déni de ses exactions.

A force de cuissage une minorité coptée d’une opposition inexistante à l’esclavage et à l’apartheid monte au créneau pour nier des réalités criantes. L’un des plus grands paradoxes du syndrome a été manifesté par des déportés qui n’ont rien acquis de leurs droits, même pas un verre d’eau par jour à la place de leurs puits, pas un toit à la place de leurs vastes domaines héritées de leurs grands- parents et arrières grands-parents, pas un lopin de terre à la place de vastes domaines à perte de vue spoliés par le « législateur » maure au nom de la chaaria. Ces déportés s’invitent sur le plateau de télévision face à leur spoliateur, le faux général Aziz, qui les méprisa assez au point de ne pointer le regard d’œil sur eux à plus forte raison que de leur donner la parole. L’humiliation ne suffit pas. Au lieu de changer de stratégie, les voilà qui annoncent publiquement leurs noms : Thierno Harouna Saïdou Ba – Brakna, Ba Amadou samba – Brakna, Bocar Mbodj – Trarza, Birane Gaye – Trarza, NDiaye Ibrahima Amadou – Gorgol. Ce faisant ils disent aussi que leurs bourreaux n’étaient pas au courant de leur existence. « Nous regrettons de n’avoir pas pris la parole », se lamentent-ils. Cependant, ils ne se gênent pas de saluer sa haute compassion à leur égard. « Nous tenons à vous remercier Monsieur le Président par ce que toutes les réalisations de l’ANAIR sont vos instructions. » Au moment où bien des déportés rapatriés retournent vers le Sénégal et le Mali pour fuir la systématisation de l’esclavage et l’apartheid, ces déportés s’offrent eux-mêmes en laudateurs des maures. Il doit y avoir un syndrome particulier chez le Négro-mauritanien corrompu, non encore décelé par la psychologie.

En réalité dans le syndrome de Stockholm l’amour est souvent réciproque, mais la haine et le mépris auxquels répond tant de tendresse de la part de ces pègres, cette attitude sort de ce que les psychologues ont pu observer et décrire jusqu’à ce jour. Mais ces déportés en manque d’affection ont dû fréquenter la bonne école. Il y a un précédent en effet. Lors de la visite de l’usurpateur criminel au pouvoir à Paris : le group des « négociateurs » nègres composés entre autres des rabatteurs de l’AVOMM et des fumistes mal Cadrés, disons-le groupe d’un Cadre de corruption formé autour des Sarr, Soumaré, Bâ, vous constaterez qu’il n’y a pas de maures parmi ces noms supposés préoccupés par les déportations et le génocide, que des opportunistes qui disaient avoir arraché à leurs bourreaux qu’aucun Noir mauritanien ne prenne plus le chemin de l’exil. Seulement, les Noirs mauritaniens semblent prédisposés à l’exil tant que l’esclavage et l’apartheid vont motiver le vécu général dans ce pays. Quelque soit la liberté que leur offre leur mensonge, ils ont encore besoin du PRDS et le FNDD, de l’odeur d’un maure. En réalité cette bande de demeurés n’est qu’un front de militants du parti au pouvoir.

Je crois que nous devons désormais signaler dans les revues de science le syndrome du nègre mauritanien comme phénomène original, odieux mais intéressant par son originalité.

Fall Moctar