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samedi 10 décembre 2022

Hommage aux victimes oubliées de l’épuration ethnique en Mauritanie (1986-1991): Les pasteurs pulaarophones du Guidimakha


Célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme

10 décembre 2022, siège de l’IRA-M, Nouakchott, Mauritanie

Hommage aux victimes oubliées de l’épuration ethnique en Mauritanie (1986-1991): Les pasteurs pulaarophones du Guidimakha

A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, Ira-M réitère son engagement contre l’oubli et l’impunité. Par-delà les rassemblements annuels d’hommage à la communauté des disparus, suppliciés et déportés, dans les localités martyres de Azlat, Jreïda, Inal, Sorimalé et Wothie, nous rouvrons, cette année, la page des massacres commis, au Guidimakha, contre des paysans et éleveurs, tous locuteurs du Pulaar. A mesure que le temps passe, de nouveaux témoignages affluent et confirment l'implication des forces de sécurité et des milices, sous l’égide d’une administration territoriale dont la chaîne de commandement reste à l’abri de la moindre poursuite en justice. Parce que la peur s’estompe, le désir d’équité ressurgit, reprend de sa vigueur ; le sel de la mémoire et la fatalité de la réparation constituent, en l’occurrence, le vecteur inépuisable de notre détermination à contrecarrer la « loi d’amnistie », du 14 juin 1993.  

A l’époque, sous l’autorité du Gouverneur, Dah Ould Abdeljelil, récemment recyclé à la présidence de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), selon le témoignage de monsieur Mokhtar Diallo ici présent aujourd’hui, de nombreux hameaux et campements de bouviers nomades endurent, durant 3 ans, la violence d’escadrons jusqu’ici au-dessus du droit ; la quasi-totalité des exactions et tueries, dessous rapportées, se déroulaient, en 1989 et 1990 ; elles engagent la responsabilité, exclusive, de Mauritaniens, anciens maîtres (Bidhane) et descendants d’esclaves (Hratine). L’identité ethnolinguistique des auteurs ne varie.

1. A Nebiya, commune de Ould Yengé, l’unique famille occupant les lieux, est décimée.  Le père, Adama Ndiaye, son épouse Souadou et leurs sept enfants furent battus et emmenés, par un groupe de miliciens et le bétail spolié, le même jour. Ils ne reviendront jamais ; d’ailleurs, la majorité des civils, victimes d’assassinats à visée raciste, n’a bénéficié d’une localisation funéraire.

2. A Mouta’alla, bourg du département de Ould Yengé, des militaires, un matin, rassemblent 27 personnes (hommes, femmes et enfants), pour les conduire, en convoi, vers une destination inconnue. Les survivants ne parviendront à retrouver la trace des captifs.

3. A Tektaake, orée de Ould Yengé, deux hommes, emmenés par des soldats en uniforme, n’ont plus donné signe de vie, abandonnant, progéniture, logis et biens. 

4. A Mudji, entre Selibaby et Gouraye, des éléments de l’armée procèdent à l’interpellation de 7 jeunes qui jouaient aux cartes, chez l’un d’eux. Ligotés et conduits, de force, hors du périmètre du village, aucun d’eux ne refait signe.

5. A Weyduyol, quartier de Sélibaby, chef-lieu du Guidimakha, 13 individus, de sexe masculin, succombent à la brutalité des hommes en uniforme ; trois périssent, dans la rue, à coups de pierres sur la tête et dix, à bout portant ou touchant, les tirs de fusil ayant visé la tête.

6. A Boruuji, municipalité de Gouraye, un détachement de la Garde nationale se saisit de 5 vendeurs de viande sur pied, raflés en rase campagne. Ils entrent, entravés, à la garnison, où leur arrivée provoque l’émoi des riverains ; un vieux notable soninké intervient, afin d’arracher la libération du plus jeune, au motif qu’il serait orphelin ; sa doléance obtient satisfaction mais les quatre autres n’en ressortiront plus sauf pour être enterrés, morts, dans un site entre Djaguili et Moullisimon.

7. A Kalinioro, département de Ould Yengé :

- Le directeur de l’école, Hadiya Ba, apprend que des miliciens arabophones entreprennent d’exproprier le patrimoine bovin de sa collectivité ; il se rend à l’endroit de l’incident et y trouve l’un de ses neveu, enchaîné au milieu des assaillants ; quand il tente de le détacher en discutant avec eux, il essuie une rafale, de leur arme d’assaut et succombe, aussitôt. Séance tenante, il fut enseveli dans un ravin naturellement creusé à la suite d’un écoulement des eaux de pluie ; après plusieurs réclamations du corps, le préfet de Ould Yengé supervise l’exhumation et remet, la dépouille, aux siens.

- Djibi Samba, éleveur de génisses, est abattu, sous les balles de la milice, tandis qu’il gardait ses veaux.  Il est inhumé aux alentours.

8. A Mbomé et Gurel Mamudu, espace administratif de Gouraye, des gardes en tenue, ramassent les hommes valides et les internent, dans leur base ; ensuite, dès la tombée de la nuit, ils repartent violer les filles et femmes, restées seules, en compagnie d’enfants et de quelques vieillards. Aucun homicide n’est enregistré, car la troupe répugnait, en général, à liquider, les femmes et les enfants, devant témoins.

9. A Dubalde, non loin de Ould Yengé, 9 pisteurs d’animaux volés par les miliciens s’évaporent, dans la nature.

10. A mi-chemin de Dangremu et Chagaar, à l’orée de Sélibaby, le dénommé Koundel disparaît.

11. Entre Kumba Ndaw et Guemou, circonscription de Ghabou, Mamadou Dioum, un bûcheron et son fils vont à la découpe, pour n’en jamais revenir….

12. A Sélibaby-ville :

- Yaya Tall, parti à la recherche de son troupeau, ne réapparaît plus ; son fils y réside encore.

- Bala Sow subit une exécution extrajudiciaire, en périphérie de l’agglomération, alors qu’il suivait les traces de son cheptel. La sépulture est identifiée.

13- Kagnogol, un périmètre de culture à l’orée de Mbayédiam, Hamadi kibbo, parti chercher son chameau est abattu par balle au moment où il liait son chameau ; après leur forfaiture sanglante, les miliciens en tenues militaires emportèrent le chameau.

Conclusion

Au terme de cet exercice de documentation non exhaustive, Ira-M ouvre le registre de la remémoration, à tout détenteur d’une bribe de détail qui extirperait, du néant abyssal, le passage sur terre, d’un parent, d’un ami, d’une connaissance, toutes victimes, trop tôt ôtées à la vie, par la convergence du sentiment de supériorité et du rejet violent de la différence ainsi que  l’assurance induite. L’appel s’adresse, d’abord, aux sections locales de notre association, en particulier dans la Vallée du fleuve. Un jour, proche, bien plus proche qu’il ne paraît, les coupables rendront compte - même en dépit d’un exil doré au Qatar. La publication de la vérité, enfin, libérera, le tortionnaire, de ses angoisses et le rescapé de son ressentiment. Alors, la Mauritanie pourrait se réinventer un avenir.

Le bureau Exécutif

samedi 26 novembre 2022

À la soutenance de thèse de doctorat de Docteur Ba Boubou


À la soutenance de thèse de doctorat de Docteur Ba Boubou 

Vendredi 25 novembre 2022, nous sommes à l'Université Paris Nanterre située à une dizaine de kilomètres de Paris. L'emplacement interne est au Bâtiment B - Pierre Grappin - Salle B015 René Rémond, ici vers 14 h 15, tout est en place; les membres du jury, le doctorant et le public. 

Dans la foulée, après les salutations et les remerciements d'usage, monsieur BA a fait une présentation de l'environnement complexe en terme de recherches, d'efforts et de temps investis entre plusieurs voyages en Mauritanie pour à aboutir à ce grand jour. Le titre des travaux du doctorat est "Les modes alternatifs de règlement des conflits en Mauritanie : regard anthropologique et juridique." 

Ainsi entre le jury et doctorant, les échanges sur la thèse ont été d'une rigoureuse fouille technique et académique dans la forme comme dans le fond en plus de 2 heures de temps chrono. Par la suite, le public est invité à se retirer pour la délibération. Au retour, le verdict est donné, le grade de Docteur est attribué à monsieur Boubou BA par le jury à l'unanimité. Très heureux, Docteur BA et ses proches ont offert un dîner convivial aux amis et collègues venus assister à cet important évènement d'accomplissement personnel et familial également 

À noter que l'ancien ministre mauritanien de la justice Pr Haimoud RAMDAN fait partie du jury comme rapporteur (absent pour motifs de santé), nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

Ici l'occasion pour moi d'exprimer mes chaleureuses et fraternelles félicitations au frère Dr Ba Boubou. Aussi une reconnaissance de notre Blog à son endroit  pour avoir pu reprendre par le passé quelques-unes de ses pertinentes et éclairantes contributions dans le domaine du Droit.

Topo succinct de son parcours scolaire, universitaire et professionnel : 

 Ecole primaire : Diogountouro,

 College et lycée : Selibaby 

2005 - 2009 Université de Nouakchott ( droit privé)

Major de ma promotion avec une bourse de l'état pour paris

2010 - 2011 : Master 2 recherche en droit penal et procedure penale  à l'université Paris Nanterre 

 2014- 2015 : Master 2 recherche en Anthropologie du droit à l'université paris1- Sorbonne

 2018- 2019 : Diplôme Universitaire des modes alternatifs de règlement des litiges à l'université Paris Nanterre 

2015 - 2022 : thèse de doctorat à l'université Paris Nanterre. 

Expérience professionnelle :

2016-2017 : juriste contractuel au tribunal de grande instance de Nanterre 

2018-2021 : juriste contractuel à la cour de cassation française au service de coopération judiciaire internationale 

Depuis septembre 2021 : juriste au palais de justice de pontoise au service de référé civil et familial.

Ci-dessous sa communication de remerciements publiée sur Facebook : 

"Chers amis,

Des années de travail entre Paris et Nouakchott , des doutes, des migraines et des nuits blanches, j'ai le plaisir de vous annoncer avoir été élevé au grade de docteur en droit privé de l'Université Paris Nanterre hier le 25 novembre 2022. Ma thèse de doctorat porte sur : Les modes alternatifs de règlement des conflits en Mauritanie : regard anthropologique et juridique. Une thèse pluridisciplinaire.

Je tiens avant tout  à rendre grâce à Allah (seigneur) de m'avoir accordé la santé et la force tout au long de ce travail. Je remercie infiniment mes parents (mon père, paix à son âme ) de m'avoir inscrit à l'école. Ce diplôme de doctorat, je le dois à un être très  cher pour moi qui s'est battu avec âme et corps  après le décès de mon père pour financier mes études (primaires, secondaires et universitaires avec ses maigres moyens ). Cet être cher est ma très MAMAN. Celle qui m'a appris depuis tout petit que la vie est un combat éternel ; celle qui dont son rôle d'educatrice  première m'a  accompagné  au jour le jour ma quête pour ma construction personnelle. Merci MAMAN pour tes bénédictions matin, midi, soir et nuit. 

Je remercie également mon épouse cherie, pour son soutien indéfectible, son amour et ses encouragements pour aller jusqu'au bout de mon rêve. Je dédie ce diplôme à mon fils, Oumar,  qui est né à quelques mois avant ma soutenance. 

Je remercie infiniment mon oncle Gaye Soumaré dit Soulé Mina qui a effectué un voyage depuis la Suède jusqu'à paris pour venir me soutenir. Un grand merci pour tonton,  pour tout ce que vous avez fait pour moi.

Je tiens également à remercier ma directrice de thèse Mme KERNEIS pour tous les sacrifices consentis durant toutes ses années dans l'objectif de m'aider à réaliser ce modeste travail malgré ses nombreuses contraintes professionnelles. Je remercie  mon jury de soutenance, Mme la présidente du jury,  mesdames et messieurs les membres du jury d'avoir accepté de participer à ma soutenance de thèse de doctorat. Une pensée à mon professeur de droit et membre du jury Haimoud RAMDAN ( qui n'a pas pu assister à la soutenance pour des raisons de santé. Mais il a déjà rendu un excellent rapport de soutenance favoble avant son hospitalisation ). Je lui souhaite un prompt rétablissement.

Permettez-moi de remercier à tous ceux et celles qui m'ont accordé des entretiens dans mon enquête de terrain ici en France et ailleurs en Afrique particulièrement au professeur Sidi IB Ndiaye , l'ex président de la Cour suprême de Mauritanie OULD NAGI, au professeur Marigatta Mouhamadou Wague , maitre Ahmed Mine, au professeur Bacari Diarra, au président Gaye Tene  et à  l'ancien ministre de la justice Haimoud Ramdan . Bien évidemment je remercie aussi à tous ceux et celles qui n'ont pas répondu à mes sollicitations d'entretiens pour des raisons que j'ignore. 

Enfin qu'il me soit permis de remercier toute ma famille et celles et ceux qui m'ont fait l'amitié et la fraternité de venir assister à ma soutenance de thèse de doctorat en particulier à ma cousine Dialla Sagna, qui m'a offert une pierre précieuse comme cadeau ( une pierre  qui coute de millions d'euros à paris ) où il est gravé mon nom et mon prénom avec le titre du docteur en Droit. J'en suis reconnaissant. Merci ma très chère cousine.

Croyez en vous, à vos projets professionnels, en vos compétences, en vos rêves et vos ambitions. C'est cela qui nous fait grandir.

Aussitôt la soutenance terminée,  j'ai vite réalisé qu''avec la thèse rien est achevé, tout vient de commencer. Hier j'ai vu le premier jour du reste de ma vie professionnelle. Alors je compte sur vous pour mener ensemble le reste du  long  chemin de ma vie professionnelle. 

Docteur  BA

Juriste au palais de justice de pontoise 

pôle référé civil et familial "

26 novembre 2022

Par Koundou SOUMARE pour le BLOG L'écrit Osé 

jeudi 17 novembre 2022

La Mauritanie n’a pas besoin d’un « numéro vert pour dénoncer les cas d'esclavage » mais plutôt des structures d’accueil pour les victimes.


La Mauritanie n’a pas besoin d’un « numéro vert pour dénoncer les cas d'esclavage » mais plutôt des structures d’accueil pour les victimes.

Gaëlle Laleix de la rédaction Afrique RFI avait publié le 16 novembre 2022, l’information « qu’un numéro vert a été ouvert en début de semaine pour dénoncer les cas d'esclavage à l'initiative de la CNDH, la Commission nationale des droits de l'Homme. Elle mène une caravane, « Esclavage Tourner la page », dans tout le pays pour sensibiliser les populations à cette question. » Lien source: https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221116-en-mauritanie-un-num%C3%A9ro-vert-pour-d%C3%A9noncer-les-cas-d-esclavage

L’esclavage ne se combat pas avec des slogans creux tout en faisant du marketing sous le label des droits de l’homme. La CNDH-Mauritanie n’a jamais présenté un seul cas d’esclavage devant les tribunaux depuis sa création. Pourtant, elle peut s autosaisir mais elle ne le fait pas. Ceux qui possèdent des esclaves, sont des fonctionnaires de haut rang, ceux qui bloquent ou entravent les procédures judiciaires contre les esclavagistes sont également dans l’administration bien placé. La CNDH n’accepte pas de porter plainte contre les fonctionnaires de l’état sous prétexte qu’elle n’est là que pour conseiller  le pouvoir exécutif, donc, à quoi sert d’ouvrir une ligne pour dénoncer l’esclavage ?

On n’aimerait savoir combien d’esclaves ont été  libérés grâce à leur fameuse caravane «Esclavage Tourner la page » ? Cette institution de la CNDH n’est pas indépendante, malheureusement, elle ne pourra pas l’être puisque  son président et certains membres sont nommés directement par un décret de la présidence.

Le coup médiatique de cette mise en scène d’un simple numéro vert pour dénoncer les cas d’esclavage en Mauritanie, n’avait pour objectif qu’à saboter le travail des ONG abolitionnistes tout en essayant de préserver le statut A de la CNDH, qui a été acquise d’une manière très douteuse. Malgré une loi criminalisant l’esclavage, des tribunaux pour juger les esclavagistes, l’état Mauritanien n’a aucune volonté politique et sociale pour libérer les esclaves. Je rappelle que la loi 0031-2015 ne prévoit aucune indemnisation  pour les victimes. Tadamoune qui est devenu Taazour  ressemble plus à une structure d’un lobby de blanchiment d’argent et de la création des emplois fictifs pour les soutiens du régime. Il y a  des informations qui nous disent que beaucoup de chefs de tribus propriétaires d’esclaves, ont bénéficié du soutien financier de Taazour puisqu’ils sont considérés comme des grands électeurs, il faut les fidéliser de cette manière.

Voici quelques recommandations envers l’état Mauritanien pour en finir avec l’esclavage  

-La création des structures d'accueil pour  les victimes de l'esclavage ; les assurer d’une formation afin qu'elles puissent s'intégrer dans la société pour le long terme. Construire des écoles et centres médicaux dans les Adwabas (villages des victimes de l’esclavage) ;

-L'indemnisation des victimes de l'esclavage pour les permettre de s’intégrer dignement  dans la vie de citoyens libres. Des terres irrigables et habitables pour toutes les victimes de l’esclavage;

-Renforcer la loi 0031-2015 incriminant l’esclavage avec des mesures d’accompagnements les victimes, création d’une brigade de répression qui est chargée d’accompagner les abolitionnistes dans leurs missions à l’intérieur du pays pour libérer les esclaves sur l’ensemble du territoire national ;

-L'instauration d’un système de quotas en faveur des HARATINE (esclaves-et-anciens esclaves) longtemps  exclus dans les institutions  de la république islamique de Mauritanie ;

-Faire de la Mauritanie un Etat  laïc, juste, égalitaire  et indivisible. Partage du pouvoir et richesses entre toutes les composantes du pays ;

-L’application de la loi  qui  protège les enfants mineurs, rendre obligatoire la scolarité des enfants et le  service militaire dès l'âge de 18 ans  avec à la clef  un métier  pour l'avenir ;

-L'intégration dans les manuels  scolaires que le racisme et l'esclavage  sont des crimes contre l'humanité ;

-Une couverture sociale pour l’ensemble des citoyens Mauritaniens, création de revenus minimum, une assurance maladie qui protège l’ensemble des citoyens mauritaniens.

Diko Hanoune/ Secrétaire General de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

Contacts : diko12003@yahoo.fr et diko12003@gmail.com

mercredi 9 novembre 2022

Le parti de la Refondation pour une Action Globale (RAG) invite ses partisans


Le  parti de la Refondation pour une Action Globale (RAG) invite ses partisans, sympathisants, tous ceux et celles qui militent pour le respect des droits de l'homme en Mauritanie à  une réunion  préparatoire les futures élections législatives, municipales et régionales. 

Nous avons énormément de points à débattre à bâton rompu, comme par exemple : demander l'ouverture d'un bureau de vote dans chaque ambassade en Europe, Asie, Amérique et Afrique. Dans toute l'Europe, les Mauritaniens ne peuvent voter qu'à Paris, ce qui n'est pas normal. Pire, les mauritaniens vivants au Sénégal n'ont pas un bureau de vote. 

Voilà l'adresse pour la réunion préparatoire des futures élections en Mauritanie. Cette réunion se tiendra  samedi 26 novembre 2022 à partir de 14h

L'adresse : 1 promène Marat Ivry sur seine, 94200. Métro ligne 7, descendre arrêt Marie d’Ivry.

 

Le parti RAG-Section Europe

Paris le 10 novembre 2022

dimanche 6 novembre 2022

Indignons-nous : l’artiste Mauritanien Seddoum Ould Ahmed Ould Abba victime d’une ségrégation féodale


Indignons-nous : l’artiste Mauritanien Seddoum Ould Ahmed Ould Abba victime d’une ségrégation féodale

Nous avons appris avec stupeur et consternation, ce  qui est arrivé au jeune artiste Seddoum Ould Ahmed Ould  Abba . Sa belle famille n’a pas eu du mal à  l’arracher sa femme qu’il avait marié avec la complicité d’un magistrat corrompu certainement sous prétexte qu’il est  issu d’une caste inferieure de griots (Iguiw en Hassaniya). Le culte de la supériorité féodale, esclavagiste, raciste  est carrément une croyance d’idolâtrie d’héritage d’une pratique soi-disant  « culturelle » des  aïeux dans le moyen-âge toujours en vigueur  en Mauritanie.

C’est le même concept ségrégationniste qu’on trouve hisser au sommet de l’état Mauritanien.  Ils ont pris les institutions de l’état en otage  dont certains  croient dur comme le fer qu’ils ne sont nés que  pour diriger, gouverner et décider à la place  des autres qu’ils considèrent comme  des « CASTES » subalternes. Généralement, ils s’identifient aux lignées suivantes : Marabout, Guerrier, Chef de Tribu, chef de village ou coutumier etc… Ce sont des familles aisées et cultivées, qui ont pillé la Mauritanie sur la seule base qu’elles sont supérieures avec l’aide de différents régimes. Ces familles répugnantes préfèrent voir leurs enfants qui forniquent partout comme des bestiaux, ayant des enfants issus de relations adultères que d’avoir à accepter une union légitime, saine et sacrée par le lien d'un mariage  avec ceux qu’ils considèrent comme des  castés.  

Nous demandons au gouvernement du président Mohamed Cheikh El-Ghazouani d’ouvrir une enquête sérieuse sur cette affaire de mœurs très grave, de punir sévèrement les parents qui sont  incriminés à l’origine dans cette discrimination ignoble et de révoquer le magistrat qui a prononcé le divorce du couple victime. Il est temps de combattre férocement ces idéologies extrémistes, esclavagistes et  racistes dans tous les milieux socioculturels. Nous interpellons la CNDH Mauritanie et le Commissariat aux droits de l'homme à prendre au serieux cette affaire en assistant ce couple victime afin de le remettre dans tous ses droits fondamentaux.

Nous disons : Artiste (chanteur), instructeur (marabout ou imam), guerrier (militaire ou combattant), forgeron (maalèm), cordonnier etc… sont des corps de métiers. Ils  ne peuvent être considérés comme des castes héréditaires mais des métiers accessibles à tous et toutes. Comme d’ailleurs l’esclavage qui est considéré comme un crime contre l’humanité ne peut être une caste héréditaire à conserver dans une société digne d’avoir son rang dans l’humanité.

Rappel de cette Note d’alerte datant de 2015 de nos ONG à l’attention les autorités Mauritaniennes qui est restée lettre morte.  

« Note d’alerte : Les mentalités féodales rongent les mauritaniens de l’intérieur comme de l’extérieur.

Soucieux de l’impérieuse nécessité d’éradiquer ce fléau afin de permettre un cadre de vie digne et démocratique, nous demandons aux autorités Mauritaniennes :

De prescrire comme délit dans le code pénal Mauritanien l’apologie de la notion de supériorité basée sur l’appartenance sociale  par des cadres, intellectuels et autres (certains répondant au nom de chefferies villageoises)  au même titre que la loi incriminant  l'esclavage, et ce avec à la clef des amendes fortes, dissuasives afin de changer les mentalités rétrogrades ; 

De punir par la loi les apologistes publics  qui entretiennent à travers des animations, des chants et des danses, les complexes de supériorité ou d’infériorité  par  le biais  des coutumes ancestrales : (Niaxamala, Gawlo, Iguiw ou Griots etc.)  au sein de nos sociétés, tribus ou castes dont le seul but est d'humilier, de diminuer l’Homme, et de lui soustraire des fonds par harcèlement verbal, moral  ou  régler des comptes  avec certaines catégories de la société ; une situation de faits qui incite à la haine, au mépris de l’autre, polluant ainsi l’ambiance naturelle au point de menacer la sérénité, l’unité et la cohabitation entre  les citoyens ;

De lever les tabous autour de la féodalité et ses corollaires ; 

De prendre des mesures fortes et dissuasives en cas de récidive : condamnation à des peines de prison ferme ; 

D’intégrer, par amendement, dans les lois, des actes concernant les questions spécifiques liées aux discriminations féodales  sur l'immatériel et le matériel notamment sur le foncier régi sous un régime moyenâgeux dans certaines contrées. »

Lien pour lire l’intégralité : https://haratine.blogspot.com/2015/08/note-dalerte-les-mentalites-feodales.html

 

Diko Hanoune, Secrétaire général de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

samedi 1 octobre 2022

Crimes esclavagistes au Mali : Septembre noir

Crimes esclavagistes  au Mali : Septembre noir

La Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.CE.S) rappelle aux autorités maliennes, à l’opinion nationale et internationale que  plusieurs crimes ont  été commis sur des militants abolitionnistes en toute impunité, notamment le jour même  de l’anniversaire de l’indépendance du Mali le 28 et 29 septembre 2021 à Souroubire. Un jeune  homme âgé à peine de 25 ans, qui s’appelle  Diagou CISSE natif du cercle de Bafoulabé, militant actif de l’association A.C.D.E/C.S.P. Le défunt attendait un enfant de sa femme enceinte  est sauvagement assassiné par des féodaux terroristes et esclavagistes sous  prétexte qu’il refuse de rester un esclave coutumier.

Nous  rappelons également  les assassinats terroristes, lâches, sauvages et barbares de quatre (4) chefs de familles à Diandioumé, militants du RMFP-Mali, qui sont : Mountaga DIARRISOW (72 ans), Youssouf SISSOKO (73 ans), Diani Hamet SISSOKO (44 ans) et Gossi SISSOKO (45 ans), dans la commune de Gogui, cercle du Nioro Mali. Ces crimes ont eu lieu dans la nuit du 1er au 2 Septembre 2020, les auteurs de ces crimes odieux n’ont toujours pas été jugés et mieux, certains  bénéficient actuellement d’une liberté provisoire. 

Le plus récent crime esclavagiste s’est passé à Lany Mody, du 29 au 30 juillet 2022, une scène macabre fut découverte avec stupeur, une femme âgée de 70 ans est enlevée dans son champ, tuée, démembrée, puis son corps découpé en  morceaux et   tentative d'incinération,  le reste du corps non consumé par le feu est mis dans un sac et jeté dans l’eau  en pleine marre au milieu des broussailles. Le seul tort de Feu Diogou Ladji SIDIBE est d’avoir refusé d’être une esclave dans son  village natal, village sous l'emprise des chefs coutumiers soninké qui voulaient l’exproprier de sa terre cultivable, propriété familiale  depuis plusieurs générations et cela confirmée par des décisions  judiciaires de la juridiction de Kayes.   

La Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles exhorte le colonel Assimi AGOITA et son gouvernement à juger ces terroristes esclavagistes en liberté. De mettre en place un arsenal judicaire qui criminalise, pénalise l’esclavage par ascendance et ses séquelles.

Paris le 01 octobre 2022

Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S)

-Ganbanaaxu Féddé (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et les deux Guinées)

-Kane Afrique

-Waraba D’AFRIQUE

-Assep : (Association soninké du Sénégal pour l'égalité et le progrès)

-A.H.M.E : (Association des Haratine de Mauritanie en Europe)

-A.R.M.E.P.E.S-France : (L’Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles)

-IRA-FRANCE (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste)

-MSDH:(Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.)

-RMFP : (Rassemblement Malien pour la Fraternité et Le Progrès

-Solidarité Africaine section France

-Un Passé Trop Présent

-Memouké Diaguily

-IPLESM: (Initiative pour lutter contre l'esclavage et ses séquelles en M’Beidiya sakha)

-A.C.D.E : (Association Contre la Domination et l Esclavage )

-UVDS: (Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara )

- Alliance Ganbanaaxu Feddé Mauritanie

-Ganbanaaxu Feddé Mauritanie

-L'association Chene et Baobab, Union Nationale des Travailleurs Africains des Troupes Coloniales et D'outre Mer

-La Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme (L.T.D.H)

dimanche 25 septembre 2022

Communiqué de presse de l’ONG IRA - Arrestation de 5 militants de RAG

 


مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001

Communiqué de presse de l’ONG IRA - Arrestation de 5 militants de RAG

Que se passe-t-il ?

Le 21 septembre 2022, à Nouakchott, et dans un climat de diabolisation du mouvement abolitionniste et de son  chef de fil Biram Dah Abeid, cinq militants du parti pour la Refondation et une action globale (Rag), aile politique de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (Ira-M), ont été convoqués et enlevés par la police, avant leur déportation vers Kiffa, à 600 km de la capitale, dans une brigade de gendarmerie. Aucun motif juridique n’a été signifié aux victimes et la procédure se déroule, jusqu’ici, en dehors du droit. 

Les détenus, mesdames Salma Dia, Ghamou Achour  et messieurs Cheikh Vall, Hassan Moktar et Mohamed Ali, dès leurs arrestations, ont été privés de repas, de sommeil, de changer leurs vêtements, de se laver ou brosser leurs dents et ce, pendant la moitié d’une journée et toute une nuit; le matin du 22 septembre, ils ont été embarqués dans une voiture inconfortable qui les a conduits à des centaines de kilomètres plus loin, sans qu’ils n’obtiennent plus d’un seul arrêt, pour la prière. Il leur serait reproché d’avoir vigoureusement porté la contradiction à un agent, muni de la mission de les provoquer; c’était lors de la tournée du député Biram Dah Abeid en Assaba, contrée dont est natif le Président de la République ; l’incident, survenu, à Fam Lekhdheratt depuis 18 jours déjà, vient d’être opportunément qualifié d’agression à l’encontre de Ishagh Abdallahi, porte-voix de l’un des oligarques de la région, Monsieur Lemrabott Ould Bennahi, ministre du commerce et de l’artisanat. 

Le substrat invisible

La tentative de sabotage se déroulait au titre de l’habituel zèle des cadres autochtones, quand un opposant essaye de porter la bonne parole à l’intérieur de leurs fiefs féodaux. L’usage, d’ailleurs fort couteux en moyens et actes d’intimidation, date de l’ère du colonel Ould Taya, lorsque le Parti républicain démocratique et social (Prds) achetait les consciences à tour de bras, semant, parmi la population, les germes féconds de la cupidité et de la crainte. Il semble que l’Union pour la république (Upr), désormais maquillée en Equité (Insaf) s’engage à réhabiliter l’héritage de son aïeul funeste, malgré l’évidence de l’anachronisme. Notre époque ne se prête plus à des manœuvres aussi archaïques qu’inefficaces. La peur de critiquer le pouvoir du moment et la docilité à l’endroit de la force brute ne font plus partie des réflexes dominants au sein de l’opinion ; le ministre de l’Intérieur, quasi-régent du quinquennat du gâchis, n’a pas encore compris l’évolution du monde. Son maître spirituel, l’actuel Chef de l’Etat, lui accorde, hélas, trop de prérogatives. Négligence ou complaisance, le choix coûtera cher à la stabilité de la Mauritanie, dans un contexte de désordre et de précarité des relations internationales. Sous peine d’aventurisme, un autodidacte monolingue ne devrait jamais diriger ni même contrôler, la sécurité intérieure d’un pays qui aspire à se faire gouverner par la prudence et le discernement. 

Prise de risque excessive

A la suite de quelques améliorations en matière de droits humains depuis l’alternance formelle de 2019, le dernier gouvernement, sous la houlette vague du Président Ould Cheikh Ghazouani, promulgue des décrets qui érodent le peu de réformes engrangées au terme de 3 années de tâtonnements, d’approximations et d’erreurs toujours en attente de leur autocritique. L’échec de la prétendue lutte contre la corruption mais aussi sa conséquence, - le blanchiment de la plupart des protagonistes de la gabegie - reflètent l’errance, voire la divagation d’un régime, sans perspective, d’ailleurs inapte aux grandes œuvres mais où s’exprime, de temps à autre, une velléité de vigueur, un soupçon de fermeté….Or, le fonds mental et le terreau de recrutement des affidés et serviteurs de ce système ethno-tribal en décomposition vertigineuse reposent sur la faiblesse, l’incertitude et le déficit d’idées. La probabilité d’un échec aux futures échéances du suffrage universel direct conduit, le noyau de l’oligarchie, à user d’une pression préventive sur ses adversaires. Le refus de reconnaître les partis et associations de la dissidence constitue, ici, un signe manifeste de tricherie, sans doute conçu par un esprit bédouin. 

Notre réaction

Une réplique de légitime défense s’impose. Elle restera, comme d’habitude, enracinée dans la non-violence et la disponibilité au compromis. Aussi, tous les partenaires d’IRA à l’étranger et dans la sous-région appellent à des manifestations, le mercredi 28 septembre 2022, de 12h à 14h. Accompagnera le mouvement, la mobilisation d’un collectif d’avocats nationaux et internationaux au cours de cette nouvelle épreuve face à une “justice” conçue en vue de sévir contre les citoyens d’ascendance sub-saharienne. 

IRA appelle les organisations non-gouvernementales et les organismes gouvernementaux sous régionaux ainsi que les États libres partenaires de la Mauritanie, à observer de près le retour de l’arbitraire dans le pays, l’instrumentalisation des forces de sécurité, de la justice et du pouvoir de l’Etat, afin d’assurer l’obstruction à l’alternance démocratique. 

Le Bureau Exécutif 

Nouakchott, le 25 septembre 2022

mardi 20 septembre 2022

LIBÉRATION DE LA JEUNE FEMME COMORIENNE VICTIME DE L'ESCLAVAGISME A OMAN


LIBÉRATION DE LA JEUNE FEMME COMORIENNE VICTIME DE L'ESCLAVAGISME A OMAN


COMMUNIQUE DE LA (C.C.E.S.)

La Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S) a appris avec un grand soulagement et dévouement heureux de l'affaire de la jeune Arfati Mohamed Msaidie qui était séquestrée et mise dans des conditions d'esclavage à Oman

La jeune femme , Arfati Mohamed Msaidie , née le 23 février 1998 aux Comores, réduite en état d'esclave à Oman depuis quelques temps , est désormais libre . La mobilisation et le soutien en faveur de sa libération a payé. La Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles exprime toute sa reconnaissance à ceux et celles qui ont pris part à la grande et forte mobilisation qui a sensibilisé des volontaires, notamment Monsieur SAID Alias Nfoudi Djibril qui s'est acquitté des frais liés à la rupture de son « fameux contrat » de la honte avec son maître. Il est urgent d’engager des poursuites contre les agences agréées dans certains Etats africains musulmans qui alimentent de puissants réseaux du trafic d'êtres humains de l'Afrique vers les pays Arabes ; qui visent essentiellement les jeunes femmes sans emploi et vulnérables qui recherchent un travail décent ; qui finalement deviennent des objets sexuels et victimes de tous genres de mauvais traitements une fois sur place.

Arfati est certes libre et se trouve fans un lieu sûr à Dubaï mais sa situation sociale demeure précaire et vulnérable. Elle fait appel à l'aide pour trouver une formation professionnelle lui permettant ensuite de retrouver sa dignité par un travail décent.

Nos organisations, membres de la C.C.E.S, font appel aux institutions et organisations spécialisées à s’engager pour venir en aide à Arfati . Nos organisations entendent engager des poursuites pour obtenir la fermeture de ces agences qui vendent officiellement nos mamans, nos sœurs et nos enfants aux esclavagistes arabes dans les pays du Golf comme des esclaves et objets corvéables à la merci.

Nous apportons notre soutien total à Arfati et sa famille et exprimons notre gratitude à Nfoudi Djibril pour sa générosité et à Maître Saïd LARIFOU, avocat, pour son dévouement et sa disponibilité à venir en aide aux ressortissants africains en difficulté partout dans le monde.


France le 20 septembre 2022

Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S)

-Ganbanaaxu Féddé (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et les deux Guinées)

-Kane Afrique

-Waraba D’AFRIQUE

-Assep : (Association soninké du Sénégal pour l'égalité et le progrès)

-A.H.M.E : (Association des Haratine de Mauritanie en Europe)

-A.R.M.E.P.E.S-France : (L’Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles)

-IRA-FRANCE (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste)

-MSDH:(Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.)

-RMFP : (Rassemblement Malien pour la Fraternité et Le Progrès

-Solidarité Africaine section France

-Un Passé Trop Présent

-Memouké Diaguily

-IPLESM: (Initiative pour lutter contre l'esclavage et ses séquelles en M’Beidiya sakha)

-A.C.D.E : (Association Contre la Domination et l Esclavage )

-UVDS: (Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara )

- Alliance Ganbanaaxu Feddé Mauritanie

-Ganbanaaxu Feddé Mauritanie

-L'association Chene et Baobab, Union Nationale des Travailleurs Africains des Troupes Coloniales et D'outre Mer

-La Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme (L.T.D.H)

dimanche 7 août 2022

ESCLAVAGE MEURTRIER AU MALI: Lettre ouverte au Colonel Assimi GOÏTA


ESCLAVAGE MEURTRIER AU MALI: Lettre ouverte au Colonel Assimi GOÏTA, président de la république du Mali et son gouvernement. 

Monsieur le président, nous  associations abolitionnistes, panafricanistes qui composons  la Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S), en collaboration avec le mouvement Ganbanaaxu Feddé ( mouvement revendicatif, républicain et pacifique qui milite pour l'égalité entre tous en dignité, droits et devoirs) présent dans la sous région ouest africaine (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et les deux Guinées), nous vous saisissons de toute urgence pour mettre fin aux meurtres et expulsions des militants anti esclavagistes, les crimes odieux  qui se perpétuent  sur la base de l’esclavage  sont devenus des faits divers d'une banalité déconcertante sur le territoire  malien. 

Le plus récent crime esclavagiste s’est passé à Lany Mody, du 29 au 30 juillet 2022, une scène macabre fut découverte avec stupeur, une femme âgée de 70 ans est enlevée dans son champ, tuée, décapitée, puis son corps découpé en  morceaux et avec une tentative d'incinération,  le reste du corps non consumé par le feu est mis dans un sac et jeté dans l’eau  en pleine marre au milieu des broussailles. Le seul tort de Feu Diogou Ladji SIDIBE est d’avoir refusé d’être une esclave dans son  village natal, village sous l'emprise des chefs coutumiers soninké qui voulaient l’exproprier de sa terre cultivable, propriété familiale  depuis plusieurs générations et cela confirmée par des décisions  judiciaires de la juridiction de Kayes.   

Monsieur le président, il faudra combattre avec une très grande fermeté le terrorisme esclavagiste qui se développe dans le Mali, la cherche de la paix et la stabilité du Mali font partie de votre serment. Nous profitons de l’occasion pour vous rappeler les assassinats terroristes, lâches, sauvages et barbares de quatre (4) chefs de familles à Diandioumé qui sont : Mountaga DIARRISOW (72 ans), Youssouf SISSOKO (73 ans), Diani Hamet SISSOKO (44 ans) et Gossi SISSOKO (45 ans), dans la commune de Gogui, cercle du Nioro Mali. Ces crimes ont eu lieu dans la nuit du 1er au 2 Septembre 2020, les auteurs des crimes n’ont toujours pas été jugés et mieux, certains ont été libérés à la grande stupeur des victimes. 

Des attaques meurtrières ont eu lieu du 05 au 07 Avril 2020 à Lany Tounka zone où vient de se produire le dernier crime, dans la commune rurale de Sony, un homme avait perdu la vie et deux femmes ont fait de fausses couches suite aux coups et aux blessures volontaires qu’elles ont reçus. Des maisons ont été vidées, saccagées et incendiées, une femme ligotée, trainée par une bande de jeunes excités et violents.

 Des  attaques violentes se sont passées dans la commune de Tomora (Cercle de Bafoulabé) dans la journée du 02/10/20 et  continuent jusqu'à aujourd'hui en 2022 contre les membres de l’association anti-esclavagiste CSP/A.C.D.E. Toujours à Bafoulabé le 28/09/2021 M. Diangou CISSÉ est tué  à Tomora Souroubiré, le 17 juin 2021 le village de Kontela kenieba est attaqué, 21 blessés et 18 motos sont brûlées.

Monsieur le président, des centaines d’attaques ont été perpétrées entre 2018 et 2022 contre les militants anti-esclavagistes du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) dans les villages : Kerwané, Kaïnéra, Krémis, Yarka, Diakadromou, Nahali, Dramané, Tafacirga, Ségala, Bafarara, Khalinioro, Khabou, Makhana, Sansagné, Dialakha, Sabouciré, Maréna, Dioucoulané, Harikidou, Hamdallaye, Trougoumbé, Diarrah, Mamoyré, Bakhamabougou, Gourdi, Diangounté Camara, Fatao, Témikoro, Toudou, Bouly, Béma, Demba Gadiaba, Blissibougou, Sakora, Séroumé, Djallan, Tomora et Kersignané. 

En 2021, il y a eu  plusieurs attaques qui ce sont soldées  par plusieurs blessés graves dans les villages de Samba Dramané le 10 Avril 2021, Goudiame, Dembagadiaba, Maganatoubaboukani le 15 Mai, le 03 Mai 2021 le chef du village de Baghamabougou a ordonné aux familles esclaves qui ont émis le souhait de ne plus être traitées comme telles ( par leur volonté commune de ne plus  pratiquer le Laada) de quitter le village immédiatement, sinon, elles risquent d’être attaquées par une milice appelée jeunesse. L’incident a dégénéré par plusieurs blessés et 83 déplacés, ils sont  tous hébergés à la cité des enfants de Niamakoro. Le 16 Mai 2021 le village de Kheybaré dans le cercle de Nara, il y’a eu une attaque perpétrée dans le village de Teyssibé, commune de Kara Koro, arrondissement d’Aourou, cercle de Kayes  jeudi 20 Mai 2021, les dégâts sont nombreux. Les attaques ont fait plusieurs milliers de déplacés qui errent dans la capitale Bamako actuellement et sans espoir de retour et de retrouver leurs biens volés et bétails expropriés.

Monsieur le président, les arrestations arbitraires réitérées et injustifiées de nos membres dans les villages Soninkés, Kasonkés, Peulhs, Kagoro et Diogaramés sont fréquentes et la chefferie traditionnelle jouit d'une impunité inquiétante, en plus les  arrestations ciblées de nos membres qui résident à l’étranger sont opérées à l’aéroport de Bamako avec une certaine complicité administrative. 

Monsieur le président, vue de la situation de détresse dans laquelle vivent les victimes de l’esclavage au Mali et leurs défenseurs, nous vous prions de combattre ces terroristes esclavagistes au même niveau que les terroristes islamistes. Nous demandons à votre régime  une loi qui criminalise et pénalise l’esclavage, les  séquelles de l’esclavage et les apologistes de l’esclavage.  

Paris le 06 Aout 2022 

-Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S)

-Ganbanaaxu Féddé (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et les deux Guinées)

-Kane Afrique   

 -Waraba D’AFRIQUE    

-Assep : (Association soninké du Sénégal pour l'égalité et le progrès)    

-A.H.M.E : (Association des Haratine de Mauritanie en Europe)    

 -A.R.M.E.P.E.S-France : (L’Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles)    

-IRA-FRANCE (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste)     

-MSDH:(Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.)    

-RMFP : (Rassemblement Malien pour la Fraternité et Le Progrès    

-Solidarité Africaine section France    

-Un Passé Trop Présent    

-Gambana international    

-Memouké Diaguily    

-IPLESM: (Initiative pour lutter contre l'esclavage et ses séquelles en M’Beidiya sakha)    

 -A.C.D.E : (Association Contre la Domination et l Esclavage  

Said Larifou, président de la Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles

Contacts : Tel : 0033 6 05 99 30 04 ;

Mail : larifou@gmail.com


Reportage photos de la manifestation devant l'ambassade du Mali