Translate

dimanche 26 mars 2023

Le 48ème anniversaire du premier noyau de libération des Haratine (2 décembre 1974 – 2 décembre 2022)


Le 48ème anniversaire du premier noyau de libération des Haratine (2 décembre 1974 – 2 décembre 2022)

L’objectif de cet article est de montrer les résultats juridiques du combat des antiesclavagistes haratine en Mauritanie. Aussi montrer le mépris qu’affichent certains chefs d’Etat à l’adresse de la communauté Haratine. En effet, la lutte des abolitionnistes a suscité la création de plusieurs ordonnances, lois, décret qui interdisent l’esclavage. Or les textes juridiques ne sont pas appliqués. Les raisons de cette inapplication sont multiples. J’y reviendrai. En matière de lutte contre l’esclavage, le manque de volonté politique caractérise les différents chefs d’Etat mauritaniens de 1957 à ce jour. Leur attitude s’explique par le besoin de sauvegarder les intérêts de la communauté maure .

Le combat des haratine contre l’esclavage maure a inspiré les antiesclavagistes négro-mauritaniens qui se sont mis à leur tour à lutter contre l’esclavage dans leurs propres ethnies. C’est le cas des Soninké. L’association Armepes-France (Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles) dont le but est de mettre fin à l’esclavage dans leur ethnie. Voilà ce que disait Kundou Soumaré : « Si on raisonnait sur l’ordre purement politique et statutaire, un haratine n’est pas Arabo-berbère, ni Soninké, ni Peulh, ni Bambara et ni Wolof . Mais le statut de Haratine peut être trans-communautaire car chacune des différentes communautés dans leur fonctionnement traditionnel en vigueur, a ses haratines statutaires intra-communautaires qui subissent les mêmes régimes déterministes sur le matériel et l’immatériel. Pour comprendre, il faut bien s’intéresser aux appellations connotées du terme haratine compris par « statut » au sein de toutes les communautés nationales. » (ref : En « Mauritanien », chaque communauté a ses haratines finalement: Haratine, une fierté.. !!!1.

Il en est de même des victimes de l’esclavage en milieu halpoular, représentées par l’Union pour la Solidarité et le Développement (USD), dont le secrétaire général est Mohamadou Pathé Diallo. Ce dernier a admis, en privé, s’être inspiré du combat des militants anti-esclavagistes haratine.

Le premier noyau de libération des Haratine est né le 2 décembre 1974. Sa vocation était de mettre fin, à moyen ou à long terme, à l’esclavage en Mauritanie

Les membres de ce premier noyau sont : Abderrahmane OULD Mahmoud (Ecole Normale Supérieure : ENS), Ahmed Salem OULD Demba (Ecole Nationale d’Administration : ENA), Bilal OULD Werzegh (ENA), Amar OULD Ahmed Deïna (ENA) et Mohamed Yahya OULD CIRE (ENA).

Les membres de ce premier noyau ont été à l’origine du recrutement de tous ceux qui ont participé à la création d’El HOR le 5 mars 1978 (Organisation de Libération et d’Emancipation des Haratine). Depuis 1974, la lutte contre l’esclavage n’a jamais cessé.

L’esclavage se déroulait et se déroule toujours dans un cadre familial et tribal. L’existence d’une multitude de tribus dans « cet espace maure» rend difficile toute action globale. En effet, les tribus étaient et restent indépendantes les unes des autres.

L’esclavage et les sévices physiques qui lui sont inhérents, conduisent souvent à la soumission, à la fuite ou à la révolte.Ces dernières résultent du traitement inhumain dans le cadre de l’esclavage. Elles sont consubstancielles à celui-ci. C’est ainsi qu’au début du XIXème siècle, une révolte a eu lieu à Tijikja (région du Tagant en Mauritanie). Beaucoup de maitres d’esclaves mouraient suite à des mauvais traitements infligés à leurs esclaves. Les esclaves révoltés allaient pendant la nuit tuer leurs maitres. Pour sanctionner les esclaves révoltés, les maitres les ont accusés de sorcellerie. Cette accusation avait un double but :

Justifier la tuerie des révoltés et nier la capacité des esclaves à se révolter. Je renvoie au mémoire de maitrise de R’ chid OULD MOHAMED intitulé : la contribution à l’histoire sociale de la Mauritanie : statut et condition serviles dans la société maure précoloniale, université de Nouakchott, Faculté de Lettres et Sciences humaines, département histoire, année 1987-1988, p98 et suites.

L’histoire de l’esclavage maure n’a pa été suffisament étudiée. Il convient d’y remédier par des travaux universitaires ou autres pour permettre aux haratine de s’approprier de leur passé .

La différence entre la période pré-coloniale et post-coloniale réside dans le fait que la multitude des tribus maures est désormais sous administration de l’Etat qui devient dans le domaine de l’esclavage l’unique interlocuteur des abolitionnistes.

Moctar OULD Daddah est le premier chef d’Etat après l’indépendance. Il sera suivi par une succession de coups d’Etat militaires.

I. Le régime de Moctar OULD Daddah et la question de l’esclavage de 1957 à 1978

La constitution du 20 Mai 1961

L’article 1 dit ceci : « La République assure à tous les citoyens, sans distinction de race, de religion et de condition sociale l’égalité devant la loi ».

Les esclaves ne peuvent être citoyens puisqu’ils sont la propriété des maîtres. Ils peuvent être vendus, donnés, hérités… Un citoyen est un homme libre dans l’expression de sa volonté. Il fait partie d’un Etat par ses droits et ses devoirs. Du fait de son statut de propriété, l’esclave ne peut avoir de droits ou de devoirs dans le cadre d’un Etat. L’esclavage est l’état d’une personne à qui la liberté a été ôtée.

La circulaire du 16 Mai 1966 à caractère confidentiel du ministre de la justice et de l’intérieur, monsieur Mohamed Lamine OULD Hamoni.

Cette circulaire dont l’objet est la disparition de l’esclavage, évoque la quasi-totalité des différents aspects de ce fléau en Mauritanie.

« Mon attention est quotidiennement attirée sur la survivance de pratiques esclavagistes incompatibles avec la Constitution et les lois de la République Islamique de Mauritanie :

– tantôt il s’agit d’un maître qui s’empare des biens de son serviteur sous prétexte que celui-ci, étant lui-même objet de propriété, ne pourrait rien posséder en propre;

– tantôt il s’agit d’un serviteur dont les maîtres empêchent le mariage, si leur consentement n’a pas été obtenu au préalable;

– tantôt il s’agit d’un maître qui, pour reprendre son autorité sur des serviteurs fugitifs, invoque contre eux de prétendues créances, et les astreint pour ce motif à se mettre de nouveau à son service;

– tantôt il s’agit de conventions passées entre deux ou plusieurs personnes en vue d’attribuer à l’une ou à l’autre la propriété totale ou partielle d’un serviteur, d’une servante, ou de leurs enfants, etc.

Tout comme les enlèvements d’enfants, les ventes de serviteurs et la traite des esclaves, qui heureusement sont devenus moins fréquents ces dernières années, ces faits sont inadmissibles et votre rôle de gardien de l’ordre public vous impose à intervenir pour les empêcher et les réprimer. »

Le défaut de cette circulaire est qu’elle a été confidentielle et laissée à l’appréciation du Délégué du gouvernement à Port Etienne, des commandants des cercles et des chefs de subdivision. Aussi aucune sanction n’a été prévue en cas de non application de cette circulaire. Il s’agit des textes juridiques incantatoires.

La confidentialité de cette circulaire signifie que son contenu doit échapper aux victimes de l’esclavage mais aussi aux personnes sensibles aux droits de l’homme qui pourraient être tentées de leur venir en aide. Cette attitude prouve un manque de volontarisme politique qui peut s’expliquer par le fait que les zwayas (marabouts) détiennent l’écrasante majorité des esclaves en Mauritanie. Elle révèle également le caractère maraboutique du régime de Mokhtar OULD Daddah. Ce dernier appartient à la tribu Oulad Biéri.

La composante berbère dans l’ensemble maure est connue par ses comportements cachotiers qui visent à cacher aux groupes inférieurs, notamment les haratine, tout ce qui pourrait leur permettre de s’émanciper.

Dans son livre, La Mauritanie contre vents et marées, mémoires page 564-568 édition karthala, Moctar OULD Daddah affirme : « De toute évidence, la Charte vise ici le problème de l’esclavage que, par pudeur honteuse, nous avons pris l’habitude de ne pas appeler par son nom. ». A ce sujet, voici la citation d’Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.»

Les coups d’Etat militaires en Mauritanie, depuis le 10 juillet 1978 se succèdent à un rythme soutenu. En effet, au moins huit coups d’Etat militaires et révolutions de palais sans effusion de sang, ont eu lieu. Ces changements permettent une rotation tribale à la tête du pouvoir. Les tribus qui accèdent au pouvoir par le biais de leur fils s’enrichissent et satisfont leur orgeuil tribal. A la liste ci-après des militaires ayant pris le pouvoir, il faut ajouter OULD Saleh, OULD Louly et OULD Bouceif.

II. Le combat des Haratine et ses conséquences juridiques

Mohamed Khouna OULD Haïdalla a été le premier chef d’Etat à affronter la lutte contre l’esclavage :

« Ce n’est que quinze mois après un double scandale : mise en vente d’une jeune esclave sur le marché d’Atar en Mars 1980 et procès de Boubacar Ould Messaoud & consorts en Juin 1980 pour avoir dénoncé ce fait en manifestant sur la voie publique – qu’intervient l’ordonnance » ci-dessous.

L’ordonnance 1981-234 du 9 novembre 1981 a été prise après une large consultation des Oulémas lesquels ont émis de sérieux doutes sur l’acquisition des esclaves et les pratiques esclavagistes en Mauritanie :

« Le CMSN a acquis la ferme conviction qu’une écrasante majorité de nos oulémas, tout en reconnaissant le bien-fondé de l’esclavage tel qu’il est énoncé dans la Charia islamique émettent des réserves sur ses origines en Mauritanie et les conditions dans lesquelles l’esclavage est pratiqué dans notre pays . . . les oulémas estiment que l’Etat peut se substituer aux maîtres pour affranchir leurs esclaves, tout comme il a compétence pour exproprier les biens individuels dans l’intérêt de la nation . . . l’esclavage constitue l’un des problèmes les plus importants qu’affronte notre société et une maladie anachronique qui continue à obstruer la voie des efforts déployés dans le sens de la réalisation de nos objectifs d’indépendance nationale et de justice sociale »

Ordonnance 81-234 du 9 Novembre 1981 portant abolition de l’esclavage

L’article 1 stipule : « l’esclavage sous toutes ses formes est aboli définitivement sur toute l’étendue du territoire de la République Islamique de Mauritanie ».

Cette abolition du fait de l’article 1 est amoindrie par l’article 2 de cette même ordonnance : « Conformément à la Charia, cette abolition donnera lieu à une compensation au profit des ayants droit ».

A la place des victimes de l’esclavage, les maîtres sont indemnisés parce qu’ils sont privés de leurs biens, à savoir les esclaves.  

Au terme de l’article 3 : « une commission nationale d’oulémas, d’économistes et d’administrateurs sera instituée par décret pour évaluer les modalités techniques de cette compensation. Ces modalités seront fixées par décret, une fois l’étude achevée. ».

Au lieu de s’attaquer à la lutte contre l’esclavage, la préoccupation principale que reflète cette ordonnance est la compensation des maîtres d’esclaves. La preuve est que deux articles de cette ordonnance sur quatre y sont consacrés

B) L’ordonnance 83-127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale

L’article 1 affirme ceci : « la terre appartient à la nation et, tout Mauritanien, sans discrimination, peut en se conformant à la loi, en devenir propriétaire »

L’article 2 mentionne : « l’Etat reconnaît et garantit la propriété foncière privée, qui doit conformément à la Charia, contribuer au développement économique et sociale du pays. »

L’article 3 dit ceci « le système de la tenure traditionnelle est aboli. »

Cette ordonnance a pour but l’accession de ceux qui en sont exclus à la propriété terrienne. Il s’agit notamment des haratine.

Les deux ordonnances 81-234 du 9 novembre 1981 et du 83-127 du 5 juin 1883 ont été prises sous le régime de Mohamed Khouna Ould Haidalla (1979-1984). Mais elles n’ont pas été appliquées par celui-là qui a été à l’origine de l’initiative. Très peu d’esclaves ont été libérés du fait de l’ordonnance 81-234 du 9 novembre 1981, non pas du fait de l’Etat mais des victimes elles-mêmes. Aussi, la propriété terrienne reste l’apanage de la féodalité maure et négro-mauritanienne avec la complicité de l’administration, dirigée essentiellement par les fils des féodaux.

C) La loi 2007-048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes

La particularité de cette loi est qu’elle a été le fruit de la collaboration des partis politiques, des associations de droits de l’homme et de l’Etat. C’est la première loi où des sanctions ont été prévues contre les esclavagistes.

L’article 9 en est un exemple « Quiconque épouse, fait marier ou empêche de se marier, une femme prétendue esclave contre son gré est puni d’un emprisonnement d’un an à trois ans et d’une amende de cent mille (100.000 UM) à deux cinq cents mille ouguiyas (500.00O UM) ou l’une de ces deux peines. Si le mariage est consommé, l’épouse a droit à la dot d’usage doublée et peut demander la dissolution du mariage. La filiation des enfants est établie à l’égard du mari. »

L’article 12 oblige les walis , les hakem, chefs d’arrondissement, officiers ou agents de police judiciaire à agir face aux dénonciations de pratiques esclavagistes. « Tout wali, hakem, chef d’arrondissement, officier ou agent de police judiciaire qui ne donne pas suite aux dénonciations de pratiques esclavagistes qui sont portées à sa connaissance est puni d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de deux cent mille ouguiyas (200.000 UM) à cinq cent mille ouguiyas (500.000 UM) »

L’article 15 donne le droit aux associations des droits de l’homme de dénoncer les pratiques esclavagistes et d’assister les victimes de l’esclavage. Aussi, le juge doit prendre les mesures conservatoires à l’encontre des infractions. « Toute association des droits de l’homme légalement reconnue est habilitée à dénoncer les infractions à la présente loi et à assister les victimes de celles-ci. Dès que l’information est portée à sa connaissance et sous peine d’être pris à partie, tout juge compétant doit prendre d’urgence, sans préjudicier au fond, toutes les mesures conservatoires appropriées à l’encontre des infractions prévues par la présente loi. »

D) Loi n°2015-031 du 10 septembre 2015 portant incrimination de l’esclavage et des pratiques esclavagistes

Cette loi remplace et annule la loi 2007-048 et reprend l’essentiel de son contenu.
L’article 2 : « L’esclavage constitue un crime contre l’humanité. Il est imprescriptible. Est interdite toute discrimination, sous quelque forme que ce soit, à l’encontre d’une personne considérée comme esclave. Une journée nationale est consacrée à la lutte contre les pratiques esclavagistes. » L’imprescriptibilité de l’esclavage et le fait qu’il devient un crime contre l’humanité constituent des actes juridiques d’une grande importance.

En général, les enfants esclaves sont privés de l’enseignement. L’article 13 interdit cette privation.

Article 13 : « Toute personne qui prive un enfant, en considérant qu’il est esclave, de l’accès à l’éducation, est punie d’une réclusion de cinq (5) à dix (10) ans et d’une amende de cinq cent milles (500.000) à sept millions (7.000.000) d’ouguiyas. ».

Les esclaves sont considérés comme un bien et sont en général hérités par la progéniture de leurs maîtres. L’article ci–dessous interdit cette pratique.

Article 14 : « Quiconque prive frauduleusement d’héritage toute personne, en considérant qu’elle est esclave, est punie d’une réclusion de cinq (5) à sept (7) ans et d’une amende de deux cent cinquante milles (250.000) à cinq millions (5.000.000) d’ouguiyas. »

Les femmes esclaves remplissent en général deux fonctions : la procréation qui permet la multiplication des esclaves ainsi que la satisfaction sexuelle des maîtres.

Article 16 : « Est puni d’une réclusion de cinq (5) à huit (8) ans et d’une amende de cinq cent milles (500.000) à cinq millions (5.000.000) d’ouguiyas quiconque agresse sexuellement une femme en considérant qu’elle est esclave. »

L’article 24 donne une assistance judiciaire aux victimes et prend en charge les frais occasionnés par la procédure judiciaire.

Article 24 : « Les victimes des infractions prévues par la présente loi bénéficient de l’assistance judiciaire et sont exemptées de tous frais de justice et dépens, dont l’avance est faite sur les frais de justice criminelle, à charge d’être imputés à la partie qui succombe. »

Contrairement à l’ordonnance 81-234 du 9 novembre 1981 qui compense les maîtres d’esclaves, la loi 2015-031 donne des droits de réparations aux victimes de l’esclavage.

Article 25 : « Le juge, saisi d’une infraction relative à l’esclavage et aux pratiques esclavagistes, est tenu de préserver les droits à réparation des victimes. »

E) La loi 2018-023 portant incrimination de la discrimination.

Le racisme, la discrimination et les discours haineux sont imprescriptibles tout comme l’esclavage ;

L’article 7 : « imprescriptibilité Le racisme, la discrimination et autres formes de discours de haine liés à la race sont des crimes imprescriptibles. »

Le procureur de la République peut prendre l’initiative de poursuivre l’auteur du crime sans intervention d’un groupe ou d’une personne victime de racisme.

Article 8 : « l’action publique Le procureur de la République peut prendre d’office l’initiative de poursuivre l’auteur du crime raciste, sans intervention préalable de la personne ou du groupe de personnes qui en ont été victimes. »

Un fonctionnaire public qui commet une discrimination dans l’exercice de ses fonctions est puni d’emprisonnement. Il en est de même de ses supérieurs si l’ordre de discriminations provient de ces derniers.

L’article 23 : « Est puni d’un emprisonnement d’un (1) an à deux (2) ans, tout fonctionnaire public qui, dans l’exercice de ses fonctions commet une discrimination contre une personne en raison de sa race, de sa couleur, de son ascendance, de son origine, ou de sa nationalité, ou lui refuse arbitrairement l’exercice d’un droit ou d’une liberté auxquels elle peut prétendre conformément aux lois en vigueur. Les mêmes peines sont applicables lorsque les faits sont commis contre un groupe, une communauté ou leurs membres, en raison de la race, de la couleur, de l’ascendance, de l’origine ou de la nationalité de ceux-ci ou de certains d’entre eux. Si l’inculpé justifie qu’il a agi sur ordre relevant de la compétence de ses supérieurs et pour lesquels il leur était dû obéissance hiérarchique, les peines sont appliquées également aux supérieurs qui ont donné l’ordre. Ils peuvent également être interdits, en tout ou partie, de l’exercice des droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans au plus, conformément à l’article 36 du code pénal. »

A quoi sert un arsenal juridique inappliqué ? Il sert, à la fois, d’une part à tromper les pays occidentaux qui sont peu regardants lorsque leurs intérêts sont en jeu. Et d’autre part une opinion publique mauritannienne très divisée sur la problématique de l’esclavage et du racisme.

(suite) : https://haratine.com/Site/?p=19406#more-19406

26 Mars 2023

Mohamed Yahya Ould CIRE

Président de AHME (Association des Haratine de Mauritanie en Europe)

Site : https://haratine.com/Site/

samedi 18 février 2023

Alerte: Au Mali ils veulent faire taire BOUBACAR N'DJIM pour de bon


COMMUNIQUE RELATIF A LA PERSECUTION ET DETENTION INQUIÉTANTE  AU MALI DE BOUBACAR N’DJIM, MILITANT DES DROITS DE L’HOMME ET ABOLITIONNISTE

La Coordination des organisations africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles est vivement et légitimement préoccupée par la détention injustifiée de Monsieur BOUBACAR N'DJIM, Président du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits humains, membre actif et respecté de notre organisation. 

Selon des informations en notre possession, son arrestation se rapporte à un contentieux commercial qui faisait déjà l’objet d’une procédure civile au niveau du tribunal de commerce, qualifié opportunément et injustement d’escroquerie pour justifier sa détention où il semble victime de menaces, de persécution et des sévices. 

La Coordination des organisations africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles exprime toute sa solidarité et son soutien à Monsieur BOUBACAR connu pour ses actions pour le respect des droits humains et son engagement de soutien des victimes de l’esclavagisme moderne. Il est aussi connu et reconnu partout le monde pour ses actions de formation des organisations des droits humains au sein de la division des droits de l’homme et protection de MINUSMA, au réseau Trust Africa, au réseau 5G Sahel de lutte contre l’esclavage.

Notre Organisation condamne fermement les campagnes de dénigrement a son encontre sur les réseaux sociaux  violant ses droits fondamentaux et l’instrumentalisation de la justice par des organisations et des réseaux esclavagistes pour réprimer et persécuter les défendeurs des droits humains et les abolitionnistes. Nous faisons appel à un examen circonstancié de la situation actuelle de Monsieur BOUBACAR N’DJIM conformément à la législation en vigueur au Mali et aux engagements internationaux signés par la République du Mali.

Paris, le 17 février 2023

Pour la Coordination 

Me Saïd LARIFOU, Avocat, membre du Conseil de l’ordre des avocats , Ancien Bâtonnier par Intérim,

Président de l’ONG WARABA d’Afrique

Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S)

- Ganbanaaxu Féddé (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et les deux Guinées)

- Kane Afrique

- Waraba D’AFRIQUE

- Assep : (Association soninké du Sénégal pour l'égalité et le progrès)

- A.H.M.E : (Association des Haratine de Mauritanie en Europe)

- A.R.M.E.P.E.S-France : (L’Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles)

- IRA-FRANCE (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste)

- MSDH:(Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.)

- RMFP : (Rassemblement Malien pour la Fraternité et Le Progrès

- Solidarité Africaine section France

- Un Passé Trop Présent

- Memouké Diaguily

- IPLESM: (Initiative pour lutter contre l'esclavage et ses séquelles en M’Beidiya sakha)

- A.C.D.E : (Association Contre la Domination et l Esclavage )

- UVDS: (Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara )

- Alliance Ganbanaaxu Feddé Mauritanie

- Ganbanaaxu Feddé Mauritanie

- L'association Chene et Baobab, Union Nationale des Travailleurs Africains des Troupes Coloniales et D'outre Mer

- La Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme (L.T.D.H)

- PEERAL FAJIRI

lundi 30 janvier 2023

Mauritanie : Pays ou la fraude électorale commence avant les élections.


Mauritanie : Pays ou la fraude électorale commence avant les élections.

Les mauritaniens sont surpris par l’amateurisme de la nouvelle  équipe de cette fameuse Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) que dirige Dah Ould Abdel Jelil, l’homme du sérail favorable à l’actuelle majorité présidentielle. Il n’est pas neutre et ne le sera jamais.

On nous informe de bouche à oreille, par murmure, avec des images amateurs que la CENI vient de lancer son recensement à but électoral sans même informer le public Mauritanien. Quelle catastrophe? Cette information n’est trouvable dans aucun medias officiel de la CENI, qui n’est même pas à jour. Ô mon Dieu!

La situation des Mauritaniens vivant à l’étranger est pire, ni les ambassades, moins encore les consulats ne sont informés sur la date du début de l’inscription dans la liste électorale à partir de l’étranger. Tout est fait pour flouer les futurs électeurs.

Le 26 janvier dernier, deux ministres, celui des affaires étrangères et celui de l’intérieur nous sortent en catimini un découpage électoral de Mauritaniens à l’étranger diabolique, dans le continent européen, les mauritaniens pourront voter qu’en France, allez y comprendre le pourquoi? Idem pour les autres continents. Un véritable carnage de la démocratie.

A vrai dire, ce choix  n’est pas dans les compétences de ces deux ministres. Normalement, c’est  la CENI qui est chargée de l’organisation des futures  élections.  On se demande qu’est ce que vient faire un ministre de l’intérieur dans les affaires de mauritaniens vivant à l’étranger ? Parce qu’il est parent du président Ghazouani, il a le droit de mettre son nez partout, à tel point qu’il laisse les Mauritaniens à croire qu’ils ont deux présidents à la tête de leur pays.

La CENI doit reprendre la main, pourquoi ces membres ferment-ils les yeux sur ces errements ? Qu’est ce qui se passe?

 

Diko Hanoune

vendredi 27 janvier 2023

Condoléances à la famille de OULD BIDIEL


Condoléances à la famille de OULD BIDIEL

Ethmane OULD BIDIEL est mort le 23 janvier 2023. Ce décès constitue une perte immense pour sa famille d’abord, ensuite pour la communauté haratine et enfin pour la Mauritanie. Le défunt était professeur de philosophie, grand militant des droits de la personne, un intellectuel dont la plume est l’une des meilleures de son pays. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire ses nombreux articles.

Il était ferme dans ses convictions à savoir le combat contre l’esclavage et le racisme. Il n’a jamais trahi la cause haratine. Pour paraphraser Frantz Fanon, Ethmane OULD BIDIEL avait découvert sa mission et l’a accomplie. En effet c’est ce qui est demandé à toute génération ou à un membre de celle-ci.

Je saisis cette triste occasion pour présenter à sa famille restreinte et élargie mes condoléances les plus attristées

Inna Lilahi We inna ilaihi rajioune

إِنَّا لِلَّٰهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ

27/01/2023

Président de AHME

Mohamed Yahya OULD CIRE

Source : http://haratine.com/Site/?p=19184

mercredi 25 janvier 2023

Mauritanie: plusieurs mineurs en esclavage et déni public


Mauritanie: plusieurs mineurs en esclavage et déni public

 

Note d’investigation, 24 janvier 2023

Le 20 janvier 2023, à l’occasion d’un droit de réponse au journal en ligne senalioune com, le Commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile réagit à la question perpétuelle de l’esclavage, en République islamique de Mauritanie. La réfutation s’articule, comme d’usage au sein du personnel de l’Etat, autour des arguments du déni et de la relativisation. A en croire le haut responsable de l’Exécutif, les associations locales de défense de la dignité de la personne n’ont pu présenter, au rapporteur spécial des Nations unies, que « 2 cas d’esclavage présumé, déjà pendants devant la justice ».  Ce niveau d’imprudence rhétorique expose, le propos, à une réfutation d’autant moins discutable qu’elle s’appuie sur la chronologie des faits. Ici, foin de lyrisme et de slogans, les situations individuelles parlent assez. 

Ainsi, l’affaire la plus récente démontre-t-elle la permanence du défi et sa dissémination protéiforme au travers du territoire. Le 20 janvier courant, le section Ira de Zouérate, ville minière de la région du Tiris Zemmour et siège du principal employeur du pays après l’Etat, reçoit un appel au secours, de la part d’une victime collatérale de la servitude sous contrainte. Le sieur Yekber ould Salem révèle la rétention, de ses enfants, par leurs maîtres traditionnels, en l’occurrence dame Khadijetou mint Weyahi et sa sœur Moimya. La première habite à F’dérick, la seconde quelques kilomètres plus loin, à Boudarka. Les deux prétendent que le géniteur, désormais séparé de son épouse servile, n’a aucun droit sur la progéniture ; la mère appartenant à la famille maure Ehl Weyahi, les enfants relèvent du même régime de possession privée, grâce aux prescriptions de la charia, selon le modèle sunnite, de rite malékite, d’ailleurs consacré et insusceptible de critique, en vertu du code pénal de la Mauritanie. Les mineurs en captivité chez leurs propriétaires sont 3 garçons Said ould Yekber Salem, Cheikhani ould Yekber Salem et Kenkou ould Yekber Salem et 2 filles Nezaha mint Yekber Salem, et Bigue Yekber Salem. Parmi leur fratrie parvenue à l’âge de discernement - tels Moustapha ould Yekber Salem, Khdeija mint Yekber Salem, Lalla mint Yekber Salem- tous ont fui vers d’autres centres urbains où prévalent l’anonymat, les opportunités de travail et la solidarité des affranchis. 

Le vendredi 20 janvier 2023, passées 10 h, Yacoub Faye et Yacoub Abdi, respectivement coordinateur et membre du bureau régional de l’Ira, accompagnent le plaignant, Yekber ould Salem, à la brigade de gendarmerie de F’Dérick ; aussitôt, ils y remettent une plainte au commandant Tiyib ould Dah. A 11h 30, les forces de l’ordre interpellent l’auteure du crime allégué, Khadijetou mint Weyahi, âgée de 28 ans. Cependant, en gardien fidèle du système d’impunité qui a pris l’habitude d’imputer, aux militants abolitionnistes, le grief d’incitation à la révolte, le procureur de la république du tribunal de Tiris Zemour Mr Mohamed Vall ould Mouchtaba empêche, les activistes, d’accompagner le père, durant ses démarches ; aux yeux du magistrat du Parquet, l’organisation Ira est récente, d’où son éviction de la faculté d’ester en justice, alors que l’association, dès 2008 n’a jamais cessé d’assister les requérants, notamment les femmes et les enfants. Cependant, convient-il de le rappeler, malgré la qualification « crime contre l’humanité », les contrevenants arrêtés au titre de l’enquête, parfois en flagrant délit, bénéficient, tôt, de la liberté conditionnelle. La procédure peut s’étendre, s’éterniser, en vue de décourager l’ardeur des lanceurs d’alerte et d’éroder la patience, des victimes, à obtenir réparation : Arafat -Nouakchott-Bassiknou, Aïn Farba-Aïoun, Diaguili-Guidimagha, Aleg-Brakna, Eguenni Ehl Taleb-Tintane, Nouadhibou Tiris Zemmour…

Aux fins de rafraichir la mémoire du ministre et celle, manifestement distraite de ses services, nous les prions et demandons, à l’opinion, d’écouter le témoignage d’un adulte séparé des siens, par la rigueur d’une pratique d’inégalité de race, à justification religieuse, qui se perpétue depuis au moins 10 siècles, sur le sol de l’actuelle Mauritanie ; quelques jours après, suivant ainsi une jurisprudence du réel, l’orateur se dédit, sous la pression des autorités et de la tribu, alors que le Commissariat diligentait plutôt une enquête: 

https://fb.watch/ibBEcg1TkN/

A l’adresse du Commissariat aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, nous tenons, dessous, preuves, à l’appui, le décompte des litiges relevant de l’esclavage contre les noirs d’origine subsaharienne ; les liens s’étendent de 2019 à 2023 ; aussi, nous sollicitons-nous, du ministre et de son département, le droit à une confrontation constructive, des chiffres et des exemples de contentieux, afin d’harmoniser les informations, en guise de préalable à un partage des tâches, aussi apaisé que pratique, de préférence avec le concours des partenaires étrangers de la Mauritanie. Nous exprimons, ici notre entière disponibilité à l’exercice. 

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Blanchiment-et-recel-d-esclave_a15266.html

 

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-encore-un-cas-d-esclavage-traditionnel-sur-mineur-audio_a18131.html

 

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Esclavage-sur-mineur_a18215.html

 

https://www.chezvlane.com/Mauritanie%C2%A0-encore-une-enfant-noire-cible-d-esclavage_a27219.html

 

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-attention-au-village-de-Diaguily-on-brule-vif-les-esclaves-recalcitrants_a26412.html

 

https://www.chezvlane.com/Alerte-d-IRA-Mauritanie-Recel-et-blanchiment-d-esclavage-en-cours_a25132.html

 

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Esclavage-ethnicite-coercition-et-spoliation_a22883.html

 

https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Sevices-sur-un-descendant-d-esclaves-age-de-13-ans_a29029.html

  

 Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira- M)


vendredi 23 décembre 2022

Mauritanie : Un parlementaire islamiste ose l’apologie de l’esclavage


مبادرة
إنبعاث الحركت الانعتاقيت

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE (IRA)

RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001

Mauritanie : Un parlementaire islamiste ose l’apologie de l’esclavage

Note d’alerte

Nouakchott, le 20 décembre 2022

Le 18 décembre 2022, à la faveur d’un audio en partage sur les réseaux sociaux, le député Elkotob ould Emmat, du parti islamiste Tawassoul, réplique à certains de ses camarades, en l’occurrence Mohamed Jemil ould Mansour et Mohameden ould Mohamed Ghoulam, tous deux partisans d’une lecture progressiste de la Charia. Il se livre, alors, à une glorification explicite de l’esclavage, selon le livre saint et la tradition (Sunna) ; ainsi, pousse-t-il la témérité, au point de rejeter, les militants de l’abolition, dans les ténèbres de la mécréance (Kofr) et les menace du châtiment divin, à l’heure de la résurrection. A mainte reprise, sollicitant des citations du Coran, des hadiths et de l’épopée des califes successeurs du Prophète (Psl), il justifie, arguments à l’appui, l’inégalité entre les humains, par la volonté de Dieu. Dans la bouche de l’honorable, le propos, dont nous reproduisons la teneur traduite, en annexe, ne manquera d’écoeurer la communauté des gens civilisés.

Or, malgré le caractère univoque de ses paroles, nettement audibles ici, Elkotob ould Emmat, se fend, le même jour, d'un communiqué de reddition oblique où il relativise la teneur de l’enregistrement : usant d’un sens consommé du dédoublement de soi, il prétend n’avoir rien proféré de scandaleux, sauf à exposer et commenter le débat sur les clauses du droit musulman, durant le siècle inaugural de la Umma. La feinte s’avère grossière et d’une hypocrise si manifeste qu’elle ne saurait emporter l’adhésion, à moins d’épuiser, à cette fin, des trésors d’indulgence.

Maintenant, voici, désormais établie, la preuve d’une atteinte à la dignité de milliers de Mauritaniens et de descendants d'esclaves, victimes de la traite transsaharienne, jusqu’aux comptoirs de Zanzibar et de Mombassa ; en conséquence, notre interpellation s’adresse, d’abord, au ministre de la Justice et à son collègue de l’Intérieur, sans omettre le bureau de l’Assemblée nationale : quelles poursuites pénales et sanctions disciplinaires mérite une telle incitation à la discorde ? En vertu de quelle acrobatie clientéliste, tant de mépris aux engagements internationaux de la Mauritanie bénéficierait-il, d’une énième tolérance? Continuera-t-on à excuser le défi provocateur, parce que l’auteur de l’insulte se prévaut de l’immunité de naissance ? Va-t-on, une fois de trop, laisser passer l’ignominie, suivant l’injonction de la supériorité de race ?

 L’apostrophe vise, également, la direction de Tawassoul, souvent prise en flagrant délit de connivence-mutité, avec les porte-voix de l’islamo-fascisme et leurs accès de misogynie…Nul n’oublie la rage sexiste, du bloc de la conservation, envers la survivante aux viols, Mariem mint Cheibani, soumise, de mère en fille, à la libido de ses maîtres. Pourtant, le seuil du supportable dépassé, elle se résolut à dénoncer les châtiments corporels, le cuissage et les travaux forcés. Aussitôt, le tortionnaire, Cheikhna ould Chehlawi, allié et soutien du député de Tawassoul dans la ville de Tintane, le fameux Mohamd Elmokhtar ould Taleb Navee, reçut les encouragements de son protecteur et cousin ; l’élu islamiste ne manqua, toute vergogne bue, de marquer de l’aversion aux normes d’incrimination de l’esclavage ; in fine, il parvint à soustraire, son parent, aux rigueurs de la loi. Aux motifs similaires, la condamnation à mort du blogueur Mohamed Cheikh ould Mkheïtir révélait, quelques années plus tôt, la densité et l’enracinement du fanatisme et de la pulsion de mort, parmi les sympathisants et personnalités de Tawassoul, la première force de l’opposition, en nombre de sièges.

Aujourd’hui, outrés, surpris et néanmoins mobilisés, nous attendons, des politiciens, de la société civile et des représentants du pouvoir, la réaction qui convient à la brutalité de l’infraction, avant d’en appeler au verdict non-violent de la rue. Nous voulons manifester, loin de la casse et de l’anathème, afin de signifier combien nous en avons marre de la banalisation du racisme, sur la terre bénie de nos ancêtres. Nous, Africains autochtones au sud du Sahara, progéniture des peuples encore subjugués, n’acceptons plus que la religion, son exégèse et ses avatars servent, toujours, à nous prescrire la sacralisation de notre infériorité. Souvenez-vous-en, dès 2012, nous dévoilions la mesure de notre vigueur et la fermeté de nos actes, quand Biram Dah Abeid prit la responsabilité d’incinérer, devant témoins, les écrits de jurisconsultes, animés, au fil des siècles, par l’obstination de nous amoindrir. En dépit des appels au meurtre, il a survécu et se dresse, debout, comme un avertissement à l’imprudence des orgueilleux.

Fils et petits-fils d’esclaves, à présent gorgés de la fureur de vivre à l’abri des chaînes mentales de l’oppression, enfants de castes nobiliaires, natifs de la liberté au berceau, justes, acquis à l’universalité des droits, levez-vous, nombreux, votre jour est arrivé ! Démontrez, à vos compatriotes distraits, malvoyants ou sourds, que votre colère légitime devrait être la leur, au nom de la promesse d’un avenir en commun, pour la paix qui dure, sous l’étendard de l’équité, solidaires certes mais, surtout, égaux, à jamais !

Annexe : traduction verbatim

« Je respecte Cheikh Jemil et Mohameden mais les deux grands cheikhs, se sont lourdement trompés et il faut le dire très haut. Ils ont attenté à l’image rayonnante de l’Islam, c’est cet Islam qui consiste à appliquer textuellement ce que Dieu a décidé et décrété, parce que Dieu a dit : « Nous avons partagé leur avoir pendant la vie sur terre et nous avons élevé des groupes au-dessous d’autres groupes jusqu’à en faire des strates pour que certains hommes exploitent d’autres et les fonts travailler mais la miséricorde de Dieu est bien meilleure que les biens qu’ils collectent. L’exploitation de l’homme par l’homme(l’esclavage), est une destinée que Dieu a décidée, donc c’est une relation, entre les hommes, que Dieu a décrétée et qui doit rester à jamais et ne pourrait pas être abolie parce que c’est loi musulmane. L’image de l’Islam a été rayonnante alors qu’il y a une caste d’esclaves dans la société. Et c’est contrairement à ces concepts intrus qui voudraient prétendre que l’Islam a indiqué de traiter l’esclave avec égards ou comme on traite l’homme libre ou de le considérer comme égal à ce dernier.

 

Cette assertion est fausse et je défie quiconque pouvant me donner un exemple du temps du prophète et de ses Khalifs. Ces érudits qui inventent que l’esclavage en Islam est issu d’un traitement réciproque que les musulmans appliquaient aux prisonniers de guerre non-musulmans en les réduisant en esclavage, n’ont aucunement raison ; car jamais les idolâtres n’ont réduit, en servitude, les prisonniers de guerre musulmans ; je défie quiconque d’apporter un seul exemple d’un musulman qui a été réduit en esclavage par les idolâtres. Donc où est cet esclavage que les idolâtres ont commis contre les musulmans pour que les musulmans inventent toute une jurisprudence de l’esclavage pour dominer, les idolâtres, en guise de réciprocité ? Ce qui est incontestable est que l’Islam a ses lois qui codifient l’esclavage et Dieu et son prophète ont dit que l’Islam est complet et ses lois complètes et sacrées. Si vous pensez que l’Islam n’est pas encore complet et vous voulez le compléter en décrétant l’abolition de l’esclavage, sachez que vous êtes tombés dans l’hérésie et vous êtes sortis de l’Islam.

Donc, étant donné que l’Islam est intact, vous ne pouvez plus faire des acrobaties et des discours de complaisance, l’esclavage fait partie de l’Islam et des lois Islamiques car après le prophète, son khalife Aboubakr à pratiqué l’esclavage ; Omar le successeur de Aboubakr a distribué les filles de Jirjira, qui sont des esclaves, il les a distribués en guise d’offrande aux compagnons du prophète. Donc cette question de la légitimité de l’esclavage doit être pour nous, musulmans (ici l’orateur prend à partie les responsables du parti Islamiste modéré mauritanien, Tawassoul), une question et un principe indiscutables car entérinés, de manière définitive, par le prophète et ses plus proches compagnons. Donc, il y a les grandes causes de l’Islam comme celle-là face auxquelles nous ne devons pas avoir de gêne et nous ne devons pas chercher à adoucir la charia, nous devons être sans état d’âmes dans son application. Il faut décliner la charia telle qu’elle est : la sagesse de l’Islam indique que l’esclave il faut le nourrir de ce dont tu te nourris et l’habiller de ce dont tu t’habille. Le compagnon du prophète du nom de Abou Dhar a reçu un hôte parmi les compagnons du prophète et ce dernier était étonné que l’esclave de Abou Dhar était mieux habillé que ce dernier; il a fait part de son étonnement à Abou Dhar parce que les compagnons du prophète n’étaient pas habitués à traiter si bien leurs esclaves et il s’est avéré, après la réponse de Abou Dhar à son hôte, que c’était une exception qui confirme la règle car Abou Dhar voulait expier un pêcher qu’il avait commis du temps du prophète lorsqu’il a insulté un disciple de ce dernier, d’origine négroïde, par la couleur de sa peau; chargé de remords, Abou Dhar ne cessait de consentir des bienfaits aux esclaves mais la loi islamique est tout à fait autre chose.

Et si Jemil Mansour et Mohameden Ould Mohamed Ghoulam s’offusquent des conditions des esclaves chez nous(en Mauritanie), ils sont donc carrément sortis de la foi islamique car cette situation d’esclavage est très légitimement et immuablement islamique et j’appelle tous ceux qui m’écoutent à considérer que les deux hommes sont totalement en dehors de l’Islam et de la foi Islamique s’ils pensent que l’esclavage n’est pas légal et légitime dans la loi islamique et il faut les condamner en tant qu’apostats. Il faut savoir dire la vérité de l’Islam, il ne faut pas chercher à complaire. Les filles et femmes juives ont été razziées par l’armée du prophète après la défaite des Béni Almoustalighe ; le prophète a distribué, séance tenante, les filles et femmes des vaincus à ses compagnons pour qu’ils en fassent des esclaves. C’est ça la loi de Dieu et nous adorons Dieu avec ces lois, donc comment pourrait-on les nier; c’est la volonté de Dieu qui a instauré l’inégalité et les relations de maîtres à esclaves entre les musulmans et ceci va rester immuable jusqu’à la fin du monde; donc il faut des gens dans la société dont le rôle, la vocation et la destinée, immuables, est d’être affectés aux corvées comme nettoyer, cuisiner, s’occuper du bétail…ect; et ceci n’est pas inventé par les Mauritaniens, parce que nous les Mauritaniens, ceux parmi nous qui sont Arabes, descendants des compagnons du prophète, ont emmené, en Mauritanie, la progéniture des esclaves juifs de Béni Almoustaligh que le prophète avait distribués, à nos ascendants; donc certains parmi nous n’ont pas libéré ces esclaves hérités et possédés depuis le temps du prophète; nous ne sommes pas obligés de les libérer car la loi de Dieu ne nous y oblige pas. Donc je vous mets en garde, vous qui vous aventurez à vouloir dévier de l’interprétation ou de la compréhension de la charia, ouvrez vos yeux, cessez de tenter de travestir notre charia, car elle est belle même avec son esclavage, elle est basée sur les intérêts et le les biens ; le Khalife Omar a appliqué une politique implacable d’esclavage et n’avait aucunement peur d’une révolution en conséquence, donc c’est l’exemple à suivre ».

 

Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M), le Bureau Exécutif

samedi 17 décembre 2022

Processus électoral en Mauritanie : déconstruction d’une duperie


Processus électoral en Mauritanie : déconstruction d’une duperie

Mémorandum de l’Initiative de résurgence abolitionniste (Ira) et du Parti pour la Refondation et une action globale (Rag), Nouakchott, le 15 décembre 2022 à l’endroit de la mission des Nations-Unies d’information sur le processus électoral en Mauritanie 

Depuis 1992, le processus électoral est géré de façon unilatérale, aux plans politique et administratif. A l’avantage du système de domination ethnique et de naissance, il ne favorise ni la justice ni l'équité et tend plutôt, à exclure, de la compétition, les candidats d’une majorité objective des Mauritaniens. 

A. Economie des arguments

A cause de leurs composition et modalités de désignation, la Commission nationale électorale indépendante (Ceni) et le Conseil Constitutionnel (Cc) trahissent la réalité ethnique de la discrimination, contrevenant ainsi aux standards de l’impartialité.  

Aussi, l’exclusion des courants d’opinion les plus représentatifs de la base et l’interdiction des candidatures indépendantes, permettent-elle de verrouiller le vote, en amont. Seules les formations tolérées par le pouvoir se retrouvent en position de participer aux futurs scrutins. Il en résulte, de toute évidence, une entorse décisive au pluralisme, pourtant pilier de la Constitution. Les manquements précités se fondent, de prime abord, sur l’exercice solitaire et discriminatoire de la décision, en dehors de la moindre concertation avec les acteurs de l’alternance et ce, malgré les résultats de l’élection de 2019 où le candidat Biram Dah Abeid, obtenait la seconde place, derrière l’actuel Chef de l’Etat. Et encore, la vérité autour d’un second tour n'a pas été dite....

Aujourd’hui, les pratiques d’éviction, à la fois obliques et frontales, jalonnent, la totalité, de la dynamique en cours

B. L’Etat-civil

1. Lors de l’enrôlement, la délivrance des pièces d’état-civil se singularise par la sélectivité, au regard des entraves, pour les citoyens d’ascendance subsaharienne, à se faire recenser ; déjà, en 2018, un rapport de Human right Watch  exprimait le grief, en termes explicites : « L’un des instruments de la répression est la Loi relative aux associations promulguée en 1964, loi qui exige que les groupes obtiennent l’autorisation du ministère de l’Intérieur pour exister légalement et qui fournit au ministère des motifs généraux pour refuser une telle autorisation ou la retirer aux groupes tombés en défaveur. Selon cette loi, les motifs d’un refus comprennent la « propagande antinationale » ou l’exercice d’une « influence fâcheuse sur l’esprit des populations (…) .En 2016, le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi qui remplacerait la Loi de 1964. En cas d’adoption, le projet interdirait la création de toute association dont les activités « portent atteinte à l’unité nationale ». Les autorités mauritaniennes ont déjà eu recours à ce motif pour justifier leur obstruction des activités d’individus et d’associations, invoquant l’article 1 de la Constitution qui entérine le principe de non-discrimination en matière d’origine et de race et interdit « toute propagande particulariste de caractère racial ou ethnique »

Or, en vertu d’une jurisprudence de fait, de telles restrictions ne s’appliquent aux notabilités maures, lesquelles peuvent fonder des partis et des organisations non-gouvernementales (Ong) sans consentir de concession à la diversité ethnolinguistique du pays. Cette ségrégation indirecte procède d’une citoyenneté à deux vitesses, au nom de quoi la réprobation du statuquo devient un motif d’incrimination pénale. Paradoxe permanent, les facteurs du racisme s’arrogent le rôle de défenseurs et de prescripteurs de l’égalité, qu’ils violent, néanmoins, depuis 1978. Eux seuls définissent les critères de la normalité politique, selon les termes de l’hégémonie qu’ils exercent. 

2. L’insuffisance des bureaux d’accueil de candidats à l’obtention de pièces d’état-civil retient l’attention ; s’y conjuguent leur mauvaise répartition sur le territoire, la difficulté de les atteindre et les innombrables tracasseries visant à compliquer l’établissement de la preuve. Ainsi, beaucoup de Mauritaniens mis en demeure d’apporter la justification -volontairement complexe - de leur nationalité, se découragent et finissent par renoncer.  

3. Le déficit de matériel technique et de personnels qualifiés participe de la logique d’obstruction ; la plupart des employés en charge du recensement s’avèrent dénués de formation, voire étrangers au domaine. Les raisons de leur choix renvoient, presque toujours, à des considérations de connivence tribale et clanique. 

C. Liste et découpage électoral

L’opération du découpage et la tenue des listes d’électeurs, qui devraient relever de la transparence en associant les acteurs politiques, esquive certaines forces de l’opposition et se déroule à l’avantage exclusif de la Majorité au pouvoir. Le défaut de neutralité des équipes affectées à établir l’espace et les mécanismes du jeu constitue un autre handicap à la participation inclusive.  

D. Le dépôts de listes de candidats.

A la complication d’arracher les pièces d’état-civil et les documents nécessaires à la composition du dossier de candidature, s’ajoutent les pressions exercées, sur les potentiels contradicteurs de l’autorité, par l’administration, les chefs tribaux et les leaders religieux ; la machine de la corruption relationnelle s’empresse de brider, autant que réalisable, la faculté, pour les opposants, de briguer les suffrages de la population. Il en découle, au bénéfice inégal du gouvernement et de ses partisans, le monopole d’user, à titre exclusif, des moyens de l’Etat, afin de couvrir, sans concurrence significative, l’étendue du territoire.

E. La campagne électorale 

Cette phase marque, d’une manière on ne peut plus univoque et avec l’indécence d’usage, la réalité de la mainmise économique et financière quand elle entérine la reconduction des privilèges de naissance. Là, également, les disparités héritées du passé vident, la démocratie, de sa substance et accentuent l’anachronisme d’un multipartisme d’apparat, sans cesse voué à reproduire la supériorité d’une ethnie et l’immuable préservation de ses intérêts, malgré le démenti de la démographie.  En dépit du nombre dont la rue reflète le potentiel de rupture, les entités susceptibles de renverser l’ordre social dans les urnes, piétinent à la périphérie de l’émulation, grâce, notamment, aux déséquilibres séculaires dans la répartition de la richesse. Chaque élection vient confirmer le hiatus scandaleux, entre rationalité de la statistique et détournement des leviers du pouvoir. 

F. Les bureaux de vote

Les bureaux de vote accusent une répartition biaisée et s’avèrent, à l’épreuve du choix, d’un accès ardu ; des milliers de votants s’égarent, en quête du lieu de leur inscription et beaucoup ne parviennent à accomplir le devoir civique, d’où des taux d’abstention qui contredisent la ferveur de la mobilisation avant le scrutin. 

G. Le dépouillement

Au-delà des tripatouillages que recèle l’opacité de l’informatique, la manipulation se déploie en vase clos, non dans un espace public, jamais devant les habitants de la circonscription. A défaut de sacrifier à un niveau minimal de probité, le bureau superviseur devrait, conformément aux dispositions en vigueur, doter chacun des représentants de liste, d'un procès-verbal dûment signé de ses membres. 

H. La Commission nationale électorale indépendante (Ceni)

L’institution, créée en vue d’éradiquer les tripotages, malversations et fraudes multiformes que perpétue le ministère de l’Intérieur, démontre la toute-puissance de la volonté du gouvernement. L’Exécutif la nomme, finance et organise, hors des canaux de collaboration et de collégialité avec les partis porteurs du projet alternatif.  Dans cette proximité incestueuse, elle perd sa crédibilité auprès de l’opinion et se condamne, plutôt, à servir d’alibi et de paravent à la proclamation d’un verdict préétabli, quoique, souvent, de facture artisanale. 

H. Le code de bonne conduite

Il y a si peu à dire sur le sujet ; l’outil prévu aux fins de cultiver et d’entretenir la confiance parmi les protagonistes de la dispute, reste lettre morte. Il figure, en objet de décoration diplomatique, à la devanture de l’édifice, comme une fresque de bon aloi, destinée à rassurer et distraire l’observateur de passage. 

I. Le code électoral

Depuis le début de l’expérience démocratique à l’ombre de l’armée, les partis de l'opposition n'ont cessé de réclamer des règles d’arbitrage consensuelle, afin de refréner les risques de contestation. La demande, jusqu’aujourd’hui, semble tributaire du bon vouloir des généraux et de leur clientèle conservatrice. 

J. Les superviseurs des bureaux de votes

Tous sont choisis, d’abord, au sein des cadres de l’administration publique, qui ne peuvent manquer d’allégeance au Prince, sous peine d’en subir les représailles. L’arrogance et l’animosité, qu’ils manifestées à l’égard de l’opposition, renferment les gages de leur promotion ultérieure. Ils n’hésitent à expulser l’électeur ou le représentant, issu des rangs de la dissidence et, ce sévissant, ne s’exposent à nulle reddition de comptes. 

K. Les représentants des listes.

Pas toujours très bien formés, de surcroît faibles en face des superviseurs des bureaux, ils sont vite renvoyés, dès qu’ils relèvent une anomalie au déroulement du vote ; certains succombent à l’achat des consciences et changent, alors, de camp. Le décompte des voix et l’intégrité des procès-verbaux s’en ressentent tellement que le ridicule se banalise au point de diffamer le scrupule. 

L. La diaspora

Dans certains pays d’accueil d’une forte concentration de Mauritaniens, les citoyens expatriés, pour se faire recenser ou voter, se trouvent contraints de traverser des frontières, à leurs frais quelquefois sur des centaines de kilomètres de distance. A cause de leur défiance structurelle vis-à-vis des régimes de militaires grimés en civils, l’Exécutif, son Conseil constitutionnel et sa Ceni s’obstinent, d’instinct, à les tenir, aussi loin que possible de l’éventualité d’un changement au sommet de l’Etat. 

Conclusion

Les observations ici portées à l’attention de la mission d’évaluation électorale des Nations unies ne prétendent à l’exhaustivité, tant le défis à l’effectivité de la démocratie s’accumulent, en Mauritanie. Au cours de la présente démonstration, il a été question, en priorité, de la vulnérabilité des fondements. La démocratie est attaquée, dans notre pays par ceux qui la prétendent élever.  Ils attachent, à sa limitation, la raison même de leur survie, en qualité de maîtres perpétuels, de dominateurs par vocation. Au lieu d’acheter la paix à un prix modique, ils soufflent sur les braises ardentes de la discorde, dans l’espoir, ô vanité, de suspendre le temps de l’émancipation, qui est la fatalité de l’histoire.

Nouakchott, 15 décembre 2022

-Le Parti RAG ( parti pour la Refondation et l’Action Globale)

-Initiative de Résurgence Abolitionniste(IRA)

mercredi 14 décembre 2022

Le Bureau Provisoire du parti RAG en France


Le  Bureau Provisoire du parti RAG en France

Le nouveau secrétaire général du RAG en France, M. Elhadj FALL appelle tous les mauritaniens à venir rejoindre ce parti pour un changement véritable en Mauritanie. Ci-dessous, la nouvelle composition du bureau provisoire en attendant la prochaine Assemblée Générale (AG).

1- Elhadj FALL: Secrétaire Général 

2- Diko HANOUNE: Chargé de Communication   

3- Aleyda TRAORÉ  et Moussa Mohamed: Trésorier

4- Diop Fatimata et Daya THIOYE: Chargées de la Condition Féminine

5- Koundou SOUMARÉ: chargé de communication numérique 

6- DIALLO Demba : Chargé des Finances

7- Brahim Ould Ali et Mohamed Hachim : Chargés de la Coordination

8- KONATÉ Sadio : Chargé de l'organisation événementielle

9- Doro TRAORÉ : Chargé des affaires Panafricaines

10- Diabé N'DIAYE Magassouba alias Thomas : Chargé de sensibilisation et de mobilisation

11-Moussa Souleymane DIA et Ali TRAORÉ : Chargés de la Jeunesse et des Sports

12-Abdoulaye TRAORÉ : Chargé de l'Éducation

13- Moumy TRAORÉ, chargée de communication 

Les conseillers Politique, en France, du président du parti RAG, Oumar YALI  et du candidat Biram Dah ABEID sont:

13- Mamadou SY

14- Ameth GAYE

15- Moulaye HACENE

16- Abdoulaye TRAORE

 

Paris le 10 décembre 2022

RAG-Section France

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=dluFX6wHFUc