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samedi 3 août 2013

Interview avec Me Ngary Bâ

"Un pays ne se gouverne pas par les faits divers ou au gré du vent" Me Ngary Bâ est un mauritanien avocat au Barreau de Paris.

Natif de Ould Yengé, dans le sud de la Mauritanie, il est installé en France depuis 1999 quand il y était venu pour ses études de troisième cycle après une maîtrise de droit privé obtenue en 1998 à Nouakchott.

Il est titulaire d’un DEA de Droit des sociétés obtenu en 1999-2000, puis un DESS de droit des affaires en 2004, et d’un doctorat de droit privé et sciences criminelles depuis 2007 à l’Université de Perpignan portant sur "le système judiciaire Mauritanien : unité de juridiction et dualité de régime".

En 2010 il a décidé d’exercer la profession d’Avocat au sein du Barreau de Paris en collaboration avec un grand Cabinet d’Avocat spécialisé dans le droit international privé : SELARL Dingomé Ngando & associés.

Actuellement en vacances en Mauritanie, nous l’avons rencontré. Il a accepté de répondre à nos questions… Comment se passe votre expérience au barreau parisien?


Mon expérience en matière judiciaire est de deux ans, mais j’ai un cursus multidisciplinaire, ce qui permet de toucher à tout les domaines du droit, cela va du droit pénal au droit de la consommation au droit civil et droit social.

Par ailleurs dans tous mes travaux de recherches, j’ai eu à traiter des thèmes orientés sur le droit comparé, notamment le droit français et le droit des pays d’Afrique du nord Francophones.

Au niveau de notre diaspora mauritanienne en France, la bi-nationalité créé un certain malaise pour ses porteurs…La bi-nationalité est avant tout un avantage aussi bien pour le pays d’origine et le pays d’accueil que pour le Citoyen concerné. En effet, pour le pays d’origine la bi-nationalité de ses ressortissants peut constituer un réservoir où il peut trouver des cadres bien formés pour son développement.

Ensuite les bi-nationaux restent de bons, si ce n’est les meilleurs ambassadeurs de leurs pays quand ils sont dans leurs pays d’accueil ils constituent une partie non négligeable de la classe moyenne moteur de l’économie des pays natif.

Enfin quelque soit notre seconde nationalité, nous resterons toujours attachés à nos origines Mauritaniennes, nous fêtons toutes les fêtes nationales de notre pays d’origine en France, nous avons créé des associations de mauritaniens en France, au service des nécessiteux sur place et en Mauritanie.

Je veux dire que nous sommes très impliqués dans le développement de la Mauritanie, nous animons aussi des conférences et des débats sur des questions qui touchent notre pays, nous commentons l’actualité à travers les réseaux sociaux etc….

Vous faites annuellement un « pèlerinage » à votre Guidimagha natal, est-ce pour ne pas perdre les attaches?

Effectivement je reviens chaque année à la même période c’est-à-dire au mois d’Août pour rendre visite à mes parents qui sont vivants, mes frères et sœurs, mes amis et mon pays, car le dépaysement guette tous ceux qui vivent hors de leurs pays d’origine de façon durable.

Ce pèlerinage comme vous dites est devenu une obligation pour une autre raison, car je suis président et fondateur d’une association nommée Foyers des écoliers de Sélibabi, qui a pour but le soutien scolaire des enfants issus du milieu défavorisé de Sélibabi ayant des difficultés scolaires dès le fondamental.

Nous soutenons également les lycéens en particulier les terminalistes, comme vous le savez, depuis toujours, le guidimakha enregistre le plus faible taux de réussite au bac en Mauritanie.

C’est pourquoi, mes amis de « l’association ensemble pour Sélibabi » et moi avons monté une bibliothèque à Sélibabi grâce à des collectes de livres en France, nous avons ainsi reçu un gros lot de livre de la part de Diallo BIOS que je remercie au passage pour son geste.

De l’Hexagone où vous vivez, comment suivez-vous les problèmes de votre pays : la gestion du pouvoir, les griefs de l’opposition et les problèmes spécifiques comme l’enrôlement et les récents événements de Kaédi?

Nous suivons de très près l’actualité Mauritanienne grâce aux médias traditionnels RFI Africa N°1 Al Jazira pour ne citer que ceux là, mais aussi nous avons les journaux en ligne notamment Tahalil, Cridem et autre, et enfin la presse papier internationale.

Pour répondre par ordre à vos questions, je dirais en ce qui concerne la gestion du pouvoir, qu’il y a des efforts à faire dans la répartition même du pouvoir entre les différentes communautés sans pour autant passer par une politique systémique de quotas, il faut privilégier la compétence et le mérite d’abord au lieu de la tribu ou du rang social et que sais-je encore.

J’aspire avant tout à une Mauritanie moderne multiculturelle et développée tant au point de vue infrastructurel qu’au niveau des mentalités, car nous ne pouvons pas rester cantonnés dans le carcan du sous développement alors que nous disposons de tant de ressources et d’hommes compétents pour développer ce pays.

Je vous donne des exemples édifiants : aujourd’hui il n’existe pas assez d’universités de Médecine ou de pharmacie, ou d’école d’ingénieurs, notre pays est obligé de confier des formations à d’autres pays riverains, qui souvent retiennent les plus brillants de nos étudiants.

Voyons du côté de l’emploi, nous enregistrons un taux record de chômage, mais surtout les secteurs informels dominent les autres secteurs de l’économie, c’est un premier signe de sous développement et d’appauvrissement de l’Etat.

La législation du travail doit être intégralement revue et le contrat de travail écrit doit être obligatoire en Mauritanie, la possession d’un compte bancaire pour chaque salarié pour permettre une meilleur visibilité des transactions s’impose. Promouvoir les libertés et droits syndicaux.

La mise en place des agences d’intérim quitte à ce qu’elles soient publiques dans un premier temps, pour organiser la main d’œuvre avec plus d’efficacité dans la lutte contre le taux de chômage si élevé dans le pays.

Organiser des colloques et des rencontres entre les demandeurs d’emploi et les patrons sont des perspectives qui nous permettront de sortir le pays du marasme économique à mon avis.

En ce qui concerne l’enrôlement actuel, je me suis déjà prononcé sur cette question sur les ondes de RFI, mes propos se résument à dire que : Le pays a besoin d’un état civil fiable, c’est un fait, mais le fait de mettre en place une commission chargée de l’enrôlement, cooptée par l’Etat sans aucune forme de publicité particulière à la radio ou à la télé pour expliquer aux citoyens le mécanisme de cet enrôlement me paraissent les causes des suspicions qui émanent des populations et en particulier les Négro-Mauritaniens.

A mon sens il fallait procéder à une vulgarisation massive de l’opération, et donner une explication claire au citoyen lambda pour lever toute suspicion ou doute sur la cohérence du recensement.

Enfin je déplore le fait d’exiger la carte de séjour en France comme condition pour s’enrôler, ceci est une aberration à mes yeux et contribue à réconforter les suspicions sur le sérieux de l’enrôlement car beaucoup de mauritaniens noirs comme arabes, risquent d’être mis sur la touche et deviendront ainsi des apatrides ou au service du pays d’accueil et je trouve cela dommage.

Pour ce qui est des événements de Kaédi, avant de répondre à cette question d’actualité, permettez moi de revenir sur un passé proche de notre histoire.

Comme vous le savez Monsieur Isselmou, dans les années 1970, nos familles cohabitaient en harmonie et dans la paix à Ould yengé, nous étions comme des frères, je ne me suis jamais senti mal à l’aise chez les amis de mon père, je cite, Baby Ould Amar, Mohamed yahye Ould Sidi, Moustapha Ould Salihi ou chez les Hama khattar, non, jamais, j’ai même des frères qui portent les prénoms de certains d’entre eux.

Après, les événements de 1989, d’autres événements sont venus creuser un profond fossé entre les communautés créant ainsi un sentiment de méfiance dévastateur pour l’idée de nation tant convoitée depuis.

Certes des solutions ont été dégagées, il me semble qu’une commission vérité et réconciliation à la sud Africaine s’impose, pour effacer ce passage sombre de notre histoire et repartir sur de bonne bases.

C’est plus une question de réhabilitation qu’une question d’argent et d’indemnités. Je trouve que l’unité nationale a beaucoup souffert, car à l’époque, l’éducation d’un enfant qu’il soit blanc ou noir était l’œuvre de toute la société, mais jamais ce qui s’est passé à Kaédi n’aurait pu tourner au drame.

Dans l’affaire de Kaédi, celui qui a giflé la bonne femme aurait été réprimandé par toute personne pieuse qui aurait assisté à la scène, car les anciens sont sacrés comme l’indique notre sainte religion.

Ne sommes-nous pas tous des musulmans ? un hadith ne dit-il pas « la yuûmina ahadakoum hata youhibba liakhihi ma you hibbou li nefsihi » ? Il parait que des individus sont encore incarcérés suite aux émeutes qui ont suivi l’incident, je ne manquerai pas de demander leur libération, pour trouver une solution apaisée.

Un député français a accusé le président mauritanien il ya quelque mois d’être un "parrain de trafics illicites", comment avez-vous ressenti cela?

J’ai lu cette affaire dans la presse comme beaucoup, j’avoue que j’ai été surpris d’entendre de tels propos venant d’un élu d’une République dite démocratique, mais aussi choqué car on parle de mon pays et de son chef de l’Etat, ceci étant dit je donnerai mon analyse de juriste, pour dire que, si le député Français accuse le président de :

je cite « d’être un parrain de trafics illicites » il doit en apporter la preuve, sinon ses propos tombent sous coup du le délit de diffamation. « En France, la diffamation est une infraction pénale qui est par définition « l’allégation ou l’imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne à laquelle le fait est imputé ».

En l’absence de faits imputés, il s’agit d’une injure (art. 29 de la loi du 29 juillet 1881) Dans le respect de la présomption d’innocence, attendons l’issue du procès pour savoir sur quoi le député se base pour porter de telles accusations sur la personne du président de la République.

Comment évaluez-vous la situation générale de la Mauritanie sur les plans politique et économique…Je ne suis pas économiste de formation, je ne suis pas non plus un politicien ou politologue averti, cependant, j’ai mon avis sur la situation économique et politique du pays. Sur le plan politique, j’ai pu constater qu’il n’y a pas de véritable opposition au pouvoir en place, je peux dire que l’opposition est en déconfiture et ne propose rien de concret aux citoyens et plus ce sont toujours les mêmes qu’on reprend et on recommence. En d’autres termes, il n’y a pas d’alternance au sein des instances dirigeantes des partis d’opposition.

Une bonne opposition est celle qui présente un projet de société au pays, et c’est valable aussi pour ceux qui nous gouvernent, un pays ne gouverne pas les faits divers ou au gré du vent, il doit avoir un cap, c’est-à-dire des objectifs et puis faire le bilan des réalisations.

Je constate que le pays évolue très lentement par rapport à ses voisins surtout sur le plan des institutions, or pour bâtir un Etat fort il faut aussi des institutions fortes en plus des hommes forts.

Sur le plan économique le pays est encore en retard sur ces voisins, là encore les mêmes causes produisent les mêmes effets, l’absence ou en tout cas la non application de la législation de travail crée un déséquilibre suicidaire pour l’économie nationale, la question monétaire doit être revue à mon avis, faut-il garder l’Ouguiya?

Il faut organiser et structurer les acteurs économiques et mettre en place une législation cohérente pour attirer les investisseurs comme l’ont fait le Maroc, le Sénégal, l’Algérie et d’autres.

Propos recueillis par IOMS

 

Les événements 1989, nous avons tous été salis parce que nous étions des haratine….




Nous savons  désormais que les douloureux événements 1989 étaient devenus  « un moyen de chantage sur fond de commerce politique » pour certaines personnes sur la toile au point d’en faire une affaire personnelle pour régler des comptes avec les arabo-berbères et haratine. Diko hanoune qui vous écrit ce mot, mon père, mes frères et sœurs, nous avons tous été salis gratuitement par Mireille Hamalin, webmaster du fameux site « AVOMM ». Elle dira qu’à GORILAKHE, mon village natal connu administrativement sous le nom de M’Beidya  Sakha,  dans la commune de Daffort, nous avons assassiné  un groupe de villageois SONINKE qui nous ont « accueilli », selon toujours elle, l’information l’a été filé par un groupe de femmes sur place. Tout ceci a été monté, orchestré dans le but de me salir parce que je ne suis pas selon eux « Haalpoular ». Eh oui, je ne me cache pas, je ne suis pas haalpoular mais peulh de par ma mère et hartani de mon père. Cela fait plusieurs années, ces incultes pervers faisaient régner ici en Europe, aux États unis la loi des mensonges, soit vous nous suivez où on vous salit avec les événements de 1989. Bâ Bocar un cadre de l’AJD/MR s’étonnera même du fait qu’il découvre lors de notre émission débat sur la féodalité noire mauritanienne que je suis une victime des événements 1989 allant jusqu’à me faire répété si réellement, je le suis en promettant qu'il demandera d'explications plus approfondies.  Puisque cette bande de malfrat avait constitué un dossier mensonger sur ma vie, celle de ma famille au point lorsque j’ai perdu mon grand frère, certains voyous tapis sous leurs cieux de mensonges éhontés  lui souhaiteront que « l’enfer l’accueil dans sa tombe » Ya Rahmou paix à son âme amen. Mesdames et Messieurs, voila comment certaines ONG soi-disant de défenses des droits de l’homme agissent, elles sont épaulées, adoubées  par des partis politiques de l’intérieur  et mouvements politiques, ils  travaillent tous à l’extérieur  avec cette stratégie depuis le début. Personnellement,  je n’attends qu’une chose, que toute la vérité sorte et je  garantis à ceux qui m’ont salis, diffamer, insulter etc… répondront de  leurs actes quoi qu’il arrive. Tout ceci est fait dans l’esprit, Diko hanoune est un hartani  "hardané" donc il faut l’attaquer, l’offenser pour le faire taire mais seulement ils ne savaient pas qu’ils avaient en face d’eux une personne coriace déterminée qui ne lâche point la vérité sur laquelle il s’agrippe jusqu’à la fin de sa vie. Certains faux intellos ont tellement déversé  des mensonges au point qu’ils n’ont jamais crus qu’ils seront rattrapés un jour, voila pourquoi rien n’avance dans ce que nous faisons. La vérité est devenue un tabou, mais hélas, elle commence juste à faire surface…………. Un grand merci à notre cher  Amadou Bocar Bâ, espérant qu'un jour  les populations du Guidumakha lui feront confiance pour plaider nos dossiers à l’assemblée natinale, loin de nos dormeurs élus actuels complices des atrocités des événements 1989  Lien : http://haratine.blogspot.fr/2013/08/executions-deportations-et-repressions.html

Diko hanoune

- Exécutions, déportations et répressions au Guidimakha (sud de la Mauritanie) de 1989 /1990 : Peut-on les oublier nos victimes ?



Exécutions, déportations et répressions au Guidimakha (sud de la Mauritanie) de 1989 /1990 : Peut-on les oublier nos  victimes ?
Au cours de nos recherches de mémoire de maitrise (1997 ) intitulé (Les Peulh du Guidimakha, réparation et organisation sociale),nous avons  enquêté sur les noms des personnes victimes (mortes, rescapées et déportées) lors des événements de 19 89 /90 dans la wilaya du Guidimakha.

Nous mettons à la disposition des lecteurs et tous ceux qui se sentent intéressés par cette question, qui un jour sera utile pour mettre de  la lumière sur des cas qu’a connu cette région .Voire même pour contrebuter à la résolution du dossier  du passif humanitaire, qui pour nous est loin être réglé.

Dans un premier temps, nous avons établi la liste des personnes civiles mortes suite aux tortures soit de l'armée soit de certains éléments de la garde nationale, de la police, et même d’une milice organisée par le gouverneur du Guidimakha à l'époque. Nous  devons certaines informations aux rescapés qui sont encore en vie malgré les humiliations subies pendant cette période lourde de séquelles et de conséquences.

Dans un second temps, nous avons établi la liste de ces derniers et en fin celle des familles, personnes expatriées de la ville de Sélibaby et en fin la liste des villages déguerpis au cours de même période de tragédie dans notre histoire. Cependant nous tenons à préciser que d'autres cas existent dans cette wilaya.

A. /les exécutions

Dans la commune de Gouraye, plus précisément dans la localité de Boroudji, pendant la tabaski de 1989 sont arrêtés et tués par des militaires basés à Diaguilly les nommés :

1/ Killé Samba Ba
2/ Samba Diouldé touré
3/ Samba Yero Barry

Ces trois personnes sont enterrées dans une fosse commune entre Diaguilly et Moullisimo dans la même commune. Nous avons recueilli ces informations auprès d’Alassane kalidou Saoqui réside à Boroudji (rescapé de cette arrestation) et N'Dama Demba Sao qui était berger à Diaguilly, grâce à qui a d'ailleurs la fosse a été retrouvée. Toutes les 4 (les 3 tués et le rescapé) étaient allés vendre leurs bœufs pour les préparatifs de la tabaski.

A Moudji,dans la même commune ,le dimanche12 Ramadan1990 sont arrêtés et tués par un groupe d’hommes composé d’ éléments de la garde nationale, de la gendarmerie ,de la police et même des civils qui avaient comme prétexte la vérification des pièces d'identité.Il s’agit de

1/ Abdoulaye Galo Ba
2/ silly loumé
3/ Baillo M'bourel Ba
4/ Deya Sankoulé
5/ Boubou Mamadou Diallo
6/ Demba Sall de wendou Goubé
7/ Saidou Moussa Sow de Moudji
8/ Samba Barry

nous devons cette information à Diallo Mamoudou Sinthiou (rescapé). Dans cette même commune toujours, le vendredi 1ér jour de la fête de Korité ( 1990) sont arrêtés pour ne plus être revus à feytas les nommés :

1/ Souleymane N'donguel Sow
2/ Souleymane Gory Sow (élève coranique)
3/ Boulo Sow

Nous devons cette information à Abou Hamady Sow (rescapé).

Jeudi, 24 Ramadan19 90 dans la commune de Sélibaby,dans la localité de woyndouyol (campement situé à 3 km de sélibaby>) sont tués:

1/ Harouna Ousmane Diallo
2/ Adama Oumar Diallo
3/ Galo Dieye Ba
4/ Yéro Hawa Dia
5/ Séyel M'Baye Ba
6/ Koudel Diallo
7/ Adama Bocar Ba

Ces 7 personnes sont enterrées dans une fosse commune près de Tomiyatt dans la commune de Souvi.

Sont rescapés:

- Harouna Omar diallo
- Yéro Samba yéro sow
- yéro M'Beri sy
- Doulo Dialo
- Moussa Douré

Ces informations nous ont été données par les rescapés.

Le 27 du mois de ramadan 19 90, ce fut le tour de Amadou Dadiouguel Diallo et de Moussa Ciré, Demba Mody Ba de disparaître

Le 28 du même mois Samba Kolo Ba(un mineur) est tué par prés de >Hamdallahi de la commune de >Hassi Cheggar.

Le 1ér jour de la fête de korité de la même année, Bala Sow est tué lui aussi à Bafou à quelques kilomètres de la ville de Sélibaby, ses vaches sont retrouvées 3jours après dans une clôture à soufi, chef lieu de la commune.

Dans la commune de wompou, meurent suite aux tortures des militaires : Mamadou Demba M'Baye et Samba Habi Ba de Diarrebé. La responsabilité de ces exactions est attribuée à ceux qui commandaient l'unité de l'armée basée à Tagou Talla avaient réclamé 20 beoufs pour les libérer. Le commandement de l’unité basée à Lougueré Poli Bodhedji est cité parmi les auteurs des ces crimes. Ces informations sont de Demba M'Baye, père des deux victimes, qui d'ailleurs a été emprisonné à >Nouakchott en même temps que Demba Rédou Deh et Samba Guessel Deh,Yaya Bocar sall (militaire) et Mamadou Gambi.

C’est par écrit n;535 PAG/CSJ du 7/6/90 et celui du 492/PAG:CSJ/ du 01/8/91 de l'avocat Général auprès de la cour spéciale de justice au ministère du Développement Rural que Demba M'Baye a été libéré. Pendant cette période, plusieurs personnes arrêtées au commissariat de police de Sélibaby la brigade de la gendarmerie, au camp de la 10ème région ont été déclarées mortes. Parmi elles, on peut citer : Yaya Tall, Dia Abdoul Modi Demba Diogoré Sow Abdoulaye Demba Rédou, Ifra Mamadou Samba Deh Samba Tibillé, Issa Mamadou Ifra Ba, Samba Modiel Ba et N'Gadiary leelé.

Dans la commune de khabou également étaient tués : Moussa Boubou de Touroula, Sadio, M’Baré tué entre Coumba Ndao et Touroula, YeroAlioun Sow tué et attaché derrière une voiture à khabou et Mamadou Coumba Sow, bucheron parti à ma recherche de bois.

A cette liste s'ajoute Hamadi Kibbo Diallo, tué à Goudiawol par un certain Brahim Salaye de la tribu d’oulad Béri accompagné de Zouber pendant que Saidou Abdoulaye Dia a été tué à windé Gniby dans la commune d’Arr.

Samba Racine Ba, un malade mental disparu a été retrouvé mort au cours de cette période aussi.

Hamady Sambel sow , Hamady Saidou sow, Ifra Bailo kanté qui étaient allés présenter leurs condoléances à Doumolly suite à la tuerie de Sambayel Niaka sow par Toumony et Med ould khay ont été déclarés morts. Les assassins de Sambayel Niaka ont été arrêtés grâce à Bamba ould Ely Maouloud, chef de tribu Tajounit.

En octobre 89, Ba Hadiya, directeur de l'école de Kalinioro de la commune de Boully a été tué à bout portant par un garde alors qu'il était venu s'enquérir des nouvelles de son neveu qui était à la recherche de ses vaches et arrêté par l'unité du garde assassin.

Dans le même village Djiby Samba, berger de profession a été assassiné à coups de bâtons par des hommes de la tribu de Hel mbarek alors qu'il rentrait de voyage du Mali.

Dans la localité de Mouta alla, 27 personnes ont été ramassées dans leur village et embarquées par une patouille militaire pour une destination inconnue. Selon Galo Penda Diam So ya de Seye Sidi (moughataa de Mbout) une femme et sa fille faisant partie de ce groupe de disparus ont été vues par lui même à Oualata et qu'il était prêt à témoigner à quelque niveau que cela soit. La commission interministérielle qui était chargée du dossier des refugiés, lors de sa visite à Sélibaby a été saisie pour cas. Mais en vain.

A Nébiya (commune de ould yengé),Adama N'Diaye et sa famille dont une femme qui venait d'accoucher ont été embarqués pour ne plus être revu et ses animaux emportés ,une seule vache a pu s'échapper pour venir se réfugier dans la localité de Boujoubayé. A cette liste s'ajoute Samba Modiel Ba de Dioubayé.

B/Rescapés des Tueries et Tortures

1/ Alassane kalidou sao de Borouji
2/ Demba Rédou Deh de sounatou
3/ Samba Guessel Deh de sonatou
3/ Yaya Bocar Sall de Sélibaby
Demba M'baye de Diarébé
4/ Samba galo Ba de sélibaby
5/ Sadio Alel Diallo de sélibaby
5/ Abou Hamady sow de sélibaby
6/ Mamoudou Sinthiou D iallo de kitan
7/ Yero Samba yero de woydouyol
8/ yéro M bery sy de woydouyol
9/ Moussa Douré de woydouyol
10/ DouréDIalo de woydouyol
11/ IssaSamba Ba de woydouyol
12/ Alassane Samba yero Deh
13/ Samba Galayel BA
14/ Samba Dopperé Ba
15/ Niaka Birass Dia
16/ Kane Amadou Demba
17/ Kibo Diallo
18/ Alasane Adel sow
19/ Moudou yero Nialé sow
20/ Demba Doudou Dialla
21/ Demba Hamady Deh
22/ Abou Galoyel Ba

Les 11, derniers ont été arrêtés dans le mois de septembre 89 dans un petit campement situé à l'est de Daffort lors que des vaches enlevées aux peulh dans le département de sélibaby et confiées à des maures de Doubaly par Tourad, juge d'instruction à sélibaby ont été razziées.

Après 4 jours de Tortures à Awoitawal, ils ont été envoyés à la brigade de gendarmerie de ould yengé pour 11 jours avant d'être envoyer à Sélibaby où ils sont restés pendant 9 mois et 13 jours en prison. Notons au passage que pendant leur séjour en prison, ils ont été obligés de signer le remboursement de ces vaches à hauteur de 6 vaches par individu soit au total 66 vaches pour être libérer.

C//les familles déportées de sélibaby et villages déguerpis:

- Famille de Sy Hamodine instituteur
- Famille de Hada Diallo, employé à la direction régionale de l'enseignement fondamental du Guidimakha
- Famille de Dia Adama Karou,instituteur
- Famille de Ba Mamadou Boye
- Famille de sow AMADOU,prof
- Famille de Boubou Guenguel
- Famille de Séga soumaré
- Famille d’ifra soumaré
- Famille de Belle soumaré
- Famille de Diallo Harouna tero
- Famille de Bambado camara
- Famille de Demba samba woury
- Famille de Y aya tall
- Famille de Bocar Hamady sall
- Famille de Sow Demba Malal
- Famille de yero Datt
- Famille de Mamadou TALL
- Famille de Malik Diagne Ba
- Famille de Sadio woury
- Famille d’Ismaila Sall

Et quelques personnes dont :

- Ba El Housseinou Bocar
- Hamady Maro sarré
- Belal AW, prof
- Diallo Kalidou yero Salam
- Ndim Mamadou.

Quant aux villages et /ou campements qui déguerpis on note:

Dans le département d’ould yengé:
- Gourel seydi Tabara - Mouta alla - Takadé Thierno Samba - Ould jiddou guanguébé et ould Jiddou foulabé - Goupou mbondi louboyré(revenu en 93)

Dans de Sélibaby on note aussi:

- loobiya
- kajel pobbi
- bafou
- talabé
- Gourel adama
- Sounatou

Pour finir, nous avons fait ce travail pour que l’opinion nationale et internationale sache que règlement du passif humanitaire est autre chose qu’une simple prière ou indemnisation de certains victimes. Les douloureux événements de 1989 et 91 qui ont secoué notre pays et menacé notre cohésion sociale peuvent pas être oubliés que quand il y a reconnaissance des torts et autres concernés que ceux indemnisés par l’auto proclamé président des pauvres alors qu’il les ignore. Nous espérons toute fois que justice sera rendue un jour à l’ayant droit et que l'impunité cessera dans ce pays pour consolider notre unité nationale.

Nous nous engageons à mettre à la disposition de tous ceux intéressés par ces cas la liste des tortionnaires et/ou de personnes ayant contribué à cela.

Signé Amadou Bocar Ba



vendredi 2 août 2013

SOS: L’urgence de venir au secours des détenus séquestrés à la prison civile de Kaedi






 Photo d'un père de famille qui n'a rien avoir avec les émeutes.
L’urgence de venir au secours des détenus séquestrés à la prison civile de Kaedi, ville au sud de la Mauritanie à 450 km de la capitale de Nouakchott. Depuis le 07 juillet, dix (10) personnes sont emprisonnées sans motif, ni preuves en charges. Ils sont accusés d’avoir participé aux émeutes qui ont eu lieu dans cette ville. L’origine des émeutes vient du fait qu’un jeune commerçant arabo-berbère donne des coups à une vieille dame cinquantenaire répondant au nom de Néné Guédé vendeuse au marché surplace, chez nous en Mauritanie, le respect d’une personne âgée est ancré dans nos coutumes et mœurs. Les jeunes voyant la scène  sont venus aussitôt à la rescousse de cette vieille dame qui a été roué de coups sous la force des biceps d’un jeune commerçant Maure. La police intervient sur les lieux et fait dégénérée la situation déjà  tendue en prenant fait et cause pour le jeune commerçant. Selon les témoignages, les commerçants ont sortis leurs fusils pour tirer sur les jeunes. L’état Mauritanien comme  à l’accoutume instrumentalise cette affaire vers une confrontation inter-commentaire où ethnique. Cela avait provoqué un drame en 1989 que les populations de cette ville ne sont pas prêtes à oublier sitôt avec l’exécution des centaines de personnes et déportation des milliers vers le Sénégal et Mali pays voisins. La haine des autorités mauritaniennes avec la complicité des élus est dirigée contre une communauté particulière, les Haalpoular ou Peulh depuis plusieurs années. La liste ci-dessous le prouve, seuls des noms Haalpoular ou Peulh y figurent, pourtant, il y a plusieurs autres ethnies dans cette ville mais seule une ethnie est ciblée. Les personnes qu’on a arrêtées et séquestre en ce moment même, ont été tous enlevées chez eux au milieu de leur sommeil et ne savent même pas de quoi elles sont accusées. Elles ont été torturées pour les soutirer des aveux, le commerçant qui est à l’origine des émeutes reste sous la protection des autorités. Voila tout le bé-a-bas de cette affaire. Il y a ceux qui sont punis, traqués nuit tes jours  sans enfreindre la loi et d’autres qui sont responsables des actes ignobles allant jusqu’aux meurtres restent impunis. Rappel des faits historiques qui se sont passés récemment, le fils du général-président Mohamed Ould Abdel Aziz, celui qu’on appelle Badr Ould Mohamed Ould Abdel Aziz avait tiré à bout portant sur une jeune fille qui est devenue handicapée à vie, ce dangereux délinquant  s’en sort seulement avec une amande de cinquante « 50 » milles ouguiyas soit moins de 150 euros. Vous imaginez dans quel pays nous vivons ? Nous lançons un appel pressant à toutes les bonnes volontés de mettre tout en œuvre afin les autorités Mauritaniennes libèrent immédiatement les détenus qu’elles séquestrent depuis le 07 Juillet  2013 sans condition.





La liste des personnes arbitrairement détenues à la prison civile de Kaédi suite à l'incident du 7 juillet
1- Abdoul Issa Sy
2-Diawli Mamoudou Wone
3-Aboubakri Harane BA
4-Abdoulaye Thierno Mourtada Sow
5-Housseinou Aw dit Bodewal
6-Sy Oumar Moctar
7-Amadou Tidiane Mbaye
8-Seydina Ali Diallo
9-Siradji Sy dit Lagueye
10-Mamadou Bocar Ba dit Abda photographe 

  L’association Mauritanienne des Droits de l'Homme AMDH a mobilisé un avocat en la personne de Maitre Mohamed El Id ,un brillant avocat au service des causes nobles pour défendre ces détenus afin qu'ils recouvrent leur liberté



Diko hanoune

mercredi 31 juillet 2013

La liste des personnes arbitrairement détenues à la prison civile de Kaédi suite à l'incident du 7 juillet



La liste des personnes arbitrairement détenues à la prison civile de Kaédi suite à l'incident du 7 juillet
1- Abdoul Issa Sy
2-Diawli Mamoudou Wone
3-Aboubakri Harane BA
4-Abdoulaye Thierno Mourtada Sow
5-Housseinou Aw dit Bodewal
6-Sy Oumar Moctar
7-Amadou Tidiane Mbaye
8-Seydina Ali Diallo
9-Siradji Sy dit Lagueye
10-Mamadou Bocar Ba dit Abda photographe
L'Association Mauritanienne des Droits de l'Homme AMDH a mobilisé un avocat en la personne de Maitre Mohamed El Id ,un brillant avocat au service des causes nobles pour défendre ces détenus afin qu'ils recouvrent leur liberté .


Source : Kalidou Ngaide via facebook