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jeudi 2 mai 2013

Mauritanie-Boubacar Messaoud: Le Manifeste des Harratines, un appel pour que ce pays avance dans la paix (Interview)




ALAKHBAR (Nouakchott)-En Mauritanie, les Harratines (descendants d’esclaves) ont publié, le 29 avril 2013, un MANIFESTE Pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines au sein d’une Mauritanie unie, égalitaire et réconciliée avec elle-même.
Le document est «un appel aux Mauritaniens qui veulent que ce pays avance dans la paix», a déclaré Boubacar Ould Messaoud, président de SOS-Esclaves et signataires du Manifeste, dans cette interview accordée à Alakhbar.
ALAKHBAR: Pourquoi la publication d’un manifeste des Harratines ?

Boubacar Ould Messaoud : C’est un appel aux Mauritaniens qui veulent que ce pays avance dans la paix. Un appel à la bonne volonté des gens pour qu’ils sachent que ce que les Harratines posent tous les jours mérite d’être entendu. Nous ne pouvons plus vivre l’indifférence de ceux qui prétendent que nous sommes leurs concitoyens, alors que nous estimons être des citoyens de seconde zone.

ALAKHBAR : Qui a, ou qui ont été à l’origine de ce manifeste?

Boubacar Ould Messaoud : C’est le courant harratine qui existe depuis les années 50. En 1978, nous avons créé le mouvement  El Hor qui  a été à l’origine de l’abolition formelle de l’esclavage avec la déclaration le 5 juillet  1980 et sa promulgation le 9 novembre par les mêmes colonels qui nous ont gouvernés sans interruption pendant une trentaine d’années. Cet esprit, cette volonté de rompre totalement avec l’esclavage d’une part et, d’autre, de se positionner comme des citoyens à part entière dans ce pays  habite beaucoup de Harratines.  À l’origine de ce manifeste, il y a des amis, des gens dont la seule différence est qu’ils appartiennent à des groupes différents mais qui sont des Harratines. J’y ai contribué au titre de président de SOS-Esclaves comme d’autres leaders d’ONG de défense des droits de l’Homme ou de partis politiques, de mouvements sociaux ou syndicaux. Vous les connaissez; nous n’avons pas besoin de dire: «Tel ou telle est le chef de file ou en est l’initiateur».

ALAKHBAR : Qu’est ce qu’il faut retenir d’essentiel dans ce document ?

Boubacar Ould Messaoud: Tous les points sont essentiels dans ce document. Les Harratines vivent la discrimination et la marginalisation dans tous les secteurs de la vie nationale: l’Armée, la Police, la Justice, l’Enseignement et, surtout, la  Garde. Des retraités appartenant à la communauté arabe blanche, si on peut l’appeler entre guillemets, sont promus président de conseil d’administration et continuent ainsi à percevoir des rétributions conséquentes quand d’autres crèvent dans la misère.  En revanche, combien de Harratines sont nommés président de conseil d’administration ? Combien de Harratines travaillent dans des banques ? Combien sont-ils à avoir un rôle important dans ces institutions. Il n’en existe presque que pas. Ils sont plutôt des balayeurs, des plantons dans les sociétés
Il y a certes une élite Harratine qui s’en sort peu à peu, mais qui reste marginalisée par rapport aux autres.

ALAKHBAR : Est-ce qu’il a été possible de recueillir toute la problématique harratine dans un seul document ?

Boubacar Ould Messaoud : Nous n’avons pas eu de difficultés à regrouper la problématique harratine dans un document. Nous avons la chance d’avoir des éléments dans tous les secteurs. En fait, nous avons très rapidement recoupé les informations nécessaires.

Ce document a été pratiquement fini depuis quelques mois. Mais il fallait qu’il soit présenté à tous les leaders harratines, à toutes les parties qu’il pourrait intéresser, qu’elles soient signataires ou pas. Aujourd’hui, aucun leader harratine ne peut valablement dire qu’il n’a pas été consulté.

ALAKHBAR : Pourtant le président de IRA, Birame, a boudé la cérémonie de publication du manifeste. Pensez-vous alors que tous les cadres harratines sont d’accord sur la formule ?

Boubacar Ould Messaoud: Birame s’était retiré de la salle. Je devais le revoir par la suite, mais je n’ai pas eu la chance de le faire, parce qu’il est parti en Europe. Il a certainement vu quelque-chose qui l’a heurté. Mais, il est solidaire de ce document qui recoupe toutes les préoccupations des Harratines.

ALAKHBAR : Vous avez parlé d’un retard de publication de quelques mois. Mais le problématique harratine date des années. Pourquoi avoir attendu jusqu’au 29 avril 2013 pour publier ce manifeste ?

Boubacar Ould Messaoud : La problématique harratine date des années, de plusieurs siècles même. Mais elle se développe. Il y a 10 ans, 15 ans, 20 ans, nous n’étions pas au même état d’esprit ni à la même compréhension de la situation. Les Harratines étaient très divisés-Ils le sont d’ailleurs actuellement-  divisés par leur appartenance tribale, régionale et par le fait qu’en Mauritanie, on n’a jamais vraiment uni les gens. Les gens sont divisés par ethnie, par tribu et par la race. Et les Harratines esclaves, anciens esclaves ou assimilés suivent le courant de la tribu à la quelle ils pensent appartenir. Aujourd’hui, ils s’en dégagent. Et grâce à l’émergence d’une élite harratine, opprimée comme le reste,  les gens sont devenus mûrs à poser leurs problèmes de manière concertée, claire et sans équivoque. C’est cette élite qui a décidé de poser le problème de la marginalisation des Harratines. Car le constat est que quelque soit leur niveau, universitaires, ingénieur ou autre, les Harratins sont partout marginalisés et disqualifiés par rapport à d’autres qui, parfois, n’ont de référence que le nom de famille.  

ALAKHBAR : Est-ce que des Harratines du parti au pouvoir ont participé à ce manifeste ?

Boubacar Ould Messaoud : Oui. Il y a des Harratines qui sont membres du parti au pouvoir qui ont participé à toutes les étapes de rédaction et de publication.

ALAKHBAR : Qui par exemple ?

Boubacar Ould Messaoud : Mon rôle ce n’est pas de donner des noms. Il ne s’git pas d’une enquête policière. Ou bien, vous participer à la promotion de ces gens-là, ou bien, vous les indiquez à la  vindicte des autres. De toute façon, des registres, sur lesquels les signataires ont mentionné leur nom et fonction, seront publiés certainement. Vous y référez. Je ne peux pas vous dire: « Tel Monsieur dans tel parti politique est avec nous ».

ALAKHBAR: Peut-on savoir quelle a été la réaction des acteurs politiques?

Boubacar Ould Messaoud : Très sincèrement, je n’ai pas encore rencontré d’acteurs politiques pour en discuter avec eux. J’avais des réunions en enfilade avec des partenaires européens qui ne sont repartis qu’aujourd’hui (mercredi). Mais je sais que dehors (après la cérémonie de publication), j’ai rencontré des amis, qui appartiennent essentiellement à l’opposition, qui ont exprimé leur satisfaction et qui estiment que c’est un évènement positif et important.

ALAKHBAR: Quelle réaction attendez-vous quand même de la part de ces acteurs politiques ?

Boubacar Ould Messaoud : Nous attendons d’eux une ouverture réelle vis-à-vis de notre action. Nous, ONG de droit de l’homme, dénonçons l’esclavage en tant que pratique et séquelles et nous avons besoin de mobiliser l’opinion nationale et internationale sur le phénomène. L’esclavage est l’un des grands maux que vivent les Harratines, mais il est escamoté, nié, ignoré et souvent pas pénalisé malgré qu’il existe une loi qui l’incrimine depuis 2007. Nous avons souvent des esclavagistes qui sont amenés à la Police, au Parquet ou devant les tribunaux, mais qui finissent par être libérés, parce qu’on estime qu’ils ne sont pas des esclavagistes, ou bien on crée des conditions de leur libération par une mise en liberté provisoire qui ne finit jamais. Et parfois le contrôle judiciaire n’est qu’une manœuvre  mettant fin à toute poursuite, le présumé ou la présumée esclavagiste est mis ou mise en liberté effective et s’évanouie dans la nature.

ALAKHBAR: Pouvez-vous, au moins, nous dire la réaction de Messaoud qui est un des leaders historiques de la cause harratine ?

Boubacar Ould Messaoud : Je n’ai pas besoin d’aller chercher la réaction de Messaoud, je la connais. Messaoud considère que les Harratines sont profondément marginalisés. C’est sa conviction et le sens de sa lutte. Il lutte contre la marginalisation des Harratines et pour le développement harmonieux de toutes les composantes de ce pays.

ALAKHBAR: Le manifeste publié, qu’est ce qui va suivre ?

Boubacar Ould Messaoud: Nous poursuivrons la revendication de nos droits dans l’ensemble des secteurs que ce soit du point de vue des syndicats des travailleurs, ouvriers, dockers et des cadres diplômés harratines qui chôment ou même qui travaillent mais marginalisés. Nous mettrons en relief notre manifeste. Nous continuerons à réclamer l’application de la loi criminalisant l’esclavage de manière effective et généralisée dans le pays. Nous continuerons à demander une véritable discrimination positive en faveur des Harratins qui sont les plus exclus dans ce pays.

 Je voudrais, pour terminer, dire que je suis très inquiet à la volonté de certains  de réduire la composante négro-africaine et les Harratines à des proportions inférieures à la composante des «maures blancs ». Il ne faut pas l’enrôlement à l’état civil biométrique soit instrumentalisé pour réduire artificiellement certaines composantes de la population en privilégiant des régions peu peuplées par rapport à celles qui le sont plus. Imaginez, que des villes de 5 à 11 mille habitants ont deux députés, deux sénateurs alors que d’autres de 25 mille habitants n’ont qu’un député et un sénateur.

On dit également dans le pays que des Touareg de l’Azawad (Mali) et des Sahraouis (Sahara Occidental) sont enrôlés facilement. Ce, parce que tout Maure est considéré par certains comme Mauritanien, ce qui n’est pas normal. Si on considère que tout Poular n’est pas un Mauritanien, ce qui est vrai, tout Maure aussi n’est pas un Mauritanien non plus. Le Maure peut être Malien, Sahraoui, Marocain ou Algérien. Il faut avoir une position juste et équitable vis-à-vis de tous les non mauritaniens qu’ils viennent d’Afrique du Nord, du Sahara, du Mali ou d’Afrique sub-saharienne.

D’une manière générale, seule une attitude juste et équitable permettra aux mauritaniens honnêtes de s’entendre et à la Mauritanie de surmonter ses contradictions et de connaitre un véritable développement économique et social.

Abrogation du système de tâcheronnat en Mauritanie



Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA)

 

Communiqué
              Lors de son discours à l'occasion des fêtes du 1er mai, la ministre du Travail et de la Fonction Publique a évoqué un aménagement partiel du code du travail prévoyant l'abolition du système du tâcheronnat. Madame la Ministre précisait qu'elle allait rendre cette loi exécutoire dès son adoption par le Parlement lors de sa prochaine session et qu'elle veillerait à ce que les entreprises concernées la mettent immédiatement en application.
              Il s'agit là d'une revendication récurrente de l'Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) qui avait toujours assimilé le tâcheronnat à une forme d'esclavage moderne dont souffrent en premier lieu la communauté des Hratine. C'est ainsi que le président d'IRA, Biram Ould Abeid avait menacé, lors de la halte de la Caravane de la Liberté à Nouadhibou et à Zouerate, d'organiser une marche de protestation reliant ces villes à Nouakchott, si un tel système n'était pas aboli pour mettre fin à l'exploitation éhontée de la part des esclavagistes et des trafiquants d'influence au sein de l'Etat de la sueur des travailleurs et notamment des Hratine.
              Tout en se félicitant de cette importante décision et en soulignant le bénéfice que pourraient en tirer les travailleurs aux niveaux moral et matériel, IRA espère que ce serait là les prémisses d'une abolition effective de toutes les formes de l'esclavage. Elle espère notamment que cette décision prélude à une volonté réelle de l'application de la loi criminalisant l'esclavage y compris l'application des peines prévues à l'encontre des auteurs de tels crimes et le soutien que méritent les victimes d'une telle abomination.
              Il est, en effet, intolérable que de nombreux citoyens continuent à gémir sous le joug de l'esclavage alors que les prisons sont vides de tous responsables de tels crimes. Une telle situation ne saurait trouver d'explication en dehors de la complicité manifeste des services de l'Etat avec les auteurs de tels agissements. C'est l'Etat qui freine l'application pleine et entière de la loi 2007/08 criminalisant l'esclavage et les pratiques esclavagistes.
                                                                                                             Nouakchott le 2 mai 3013
                                                                                                               Le Bureau Exécutif

mercredi 1 mai 2013

FLAM n’avait-il pas raté l'occasion d’un retour digne de ce nom au temps de SIDIOCA ???



Le peuple veut négro mauritanien, avec la plus grande discrétion bien sûr, que son propre sentiment de mécontentement à l’égard du pouvoir dictatorial en place ne se paie pas que de mots. Il veut un vrai changement. Il réclame un régime, sans rapace ni vorace, soucieux de la situation déplorable dans laquelle il vit au quotidien.
Un quotidien qui, il faut l’avouer, semble bien compromis sous l’ère du général putschiste. Il est donc de bon ton de révéler le caractère cauteleux de la « concertation » qui se concocte dans les officines du pouvoir ,d’où nous constatons ses derniers temps d'une grande rupture de certains partis politiques dans la nageoire garage de la "Mouvance présidentielle " (MPR, ADil j'en passe ) ainsi que du duel orchestré au nom du peuple négro entre le mouvement des exilés FLAM qui ne représente aucunement le peuple négro mauritanien .
De toute évidence, le courant n’est guère passé entre le mouvement des opportunistes égoïstes exilés " FLAM" et le peuple négro mauritanien qu’il prétend défendre depuis des décennies.
Ce marché de dupes n’attire que les opposants véreux qui rivalisent d’imagination pour garantir leur place à la mangeoire-garage. Ces pseudos opposants, aux rêves si facilement monnayables, mais surtout, si prompts à marchander leur conviction étalent leur cupidité dans toute son horreur La Mauritanie est au tournant de son histoire.
Ces retrouvailles lugubres entre FLAM et UPR, est aux allures d’un authentique complot contre le peuple, seront d’autant plus teintées de laideur morale que se touilleront dans le chaudron du diable des mots complicité, achat de conscience et prostitution politique.
De la situation qui prévaut, était –il propice de rencontrer le général putschiste qui avait refusé de respecter les accords cadres de Dakar ?
Après l’échec des FLAM leur, redéploiement ne rime t-il pas avec un duel avec le pouvoir génocidaire en place ?
FLAM n’avait-il pas raté l'occasion d’un retour digne de ce nom au temps de SIDIOCA qui leur avait tendu la main avec un accord politique ?

Daouda Ba via Facebook

Le Scandale de l'ambassade de Mauritanie à Paris



La Mauritanie dirigée par un général arrivé au pouvoir par un putsch militaire le 06 Aout 2008 contre un président démocratiquement élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi vit des moments très difficiles à l'intérieur comme à l'extérieur ou actuellement la communauté Mauritanienne en France subit des humiliations et des privations élémentaires de leurs droits à travers un recensement de purge  ethnique dont il s’avérait nécessaire d'évoquer succinctement,
A l'initiative du général président il a été décidé en Mai 2011 de recenser l'ensemble des populations Mauritaniennes, les sirènes et les signaux alarmistes avaient  retenti à l'époque pour décrier les conditions opaques du choix des commissions chargées de ce recensement, les conditions  organisationnelles  , tribales et de son caractère discriminatoire et raciste, qui avait pris un relent d'épuration ethnique à travers la biométrie, alibi  vendu aux occidentaux pour bénéficier des aides et des soutiens de tout genre.
Pour régler ces comptes avec les populations noires de Mauritanie (Haratine, Peulh, soninké, Wolof et Bambara) l'alibi du recensement est venu se greffer dans cette période difficile pour nos compatriotes qui vivent au quotidien l'esclavage, le racisme et l'exclusion pour permettre à la classe dirigeante sa pérennisation au pouvoir par les tricheries de fichiers électoraux  et  biométrique arithmétique , d’où les manipulations et le fallacieux slogan du recensement sans les conditions de transparence et du  même droit pour tous pour asseoir leur idéologie de domination d'Arabisation outrancière  du pays.
De cette manigance électoraliste est né un mouvement spontané de la jeunesse en Juin  2011, il s'agit de «  Touche pas ma nationalité » TPMN, qui avait pris avec d'autres organisations à l'intérieur comme à l'extérieur de la Mauritanie, le flambeau de la lutte pour dénoncer ce recensement discriminatoire avec des relents d'exclusion et de règlement de compte ethno-administratif. C'est ainsi que les manifestations furent violentes jusqu’à l'assassinat du jeune Lamine MANGANE par la gendarmerie le 27 Septembre lors d'une manifestation à Maghama dans le Sud du Pays, son meurtrier   circule en toute impunité comme tous les autres depuis la nuit des temps ,ils  continuent de gérer les hautes institutions du pays.
A Paris, à New York, à Bruxelles , à Dakar, au Canada.... partout dans le monde des manifestations se sont  succédées   pour décrier cette abominable volonté de réduire ces Mauritaniens qui n'ont de crime que d'avoir la peau Noire de devenir  des apatrides à travers les cinq continents de la planète sans que cela ne heurte les esprits.
Malheureusement le scandale prend d'autres proportions jusqu'à vouloir priver nos ressortissants de leurs droits élémentaires en France, voilà ce que joue l'ambassadeur de Mauritanie en France,
Mr Brahim Khlil serait aujourd’hui devenu le premier policier de France car au delà de la demande d'une carte de séjour établie par les autorités Françaises pour se recenser dans l'enceinte de l'ambassade de Mauritanie, à sa demande (Voyez de vous même cette bêtise administrative , qui ne relevé d'aucune juridiction) il aurait carrément écrit aux préfectures Françaises, pour ne plus accepter les passeports Mauritaniens en cours de validité non biométriques, ce qui crée aujourd'hui un véritable scandale pour des milliers de ressortissants Mauritaniens en attente de leurs titres de séjour ou de renouvellement de ceux ci  dans les délais.
Entre l'ambassade de Mauritanie et les préfectures au jour d'aujourd'hui nos compatriotes sont dans la lancinante question de l’œuf et de la poule,  au final pour se retrouver apatrides ici en France conformément au vœu pieux d'un ambassadeur zélé.
Faut-il aussi voir dans cette mascarade de  recensement une affaire de gros sou ? Il est à noter que pour chaque passeport biométrique  établi l'ambassade de Mauritanie encaisserait  93 euros. Alors Wait and  see comme disent les Anglophones.
J'illustre cette assertion par un cas concret: Mr Sukhona Youssouf né le 29 novembre 1975 à Tachott Botokholo dans le Guidimakha s'est rendu à sa sous préfecture au 06 Rue Delta 75009 à Paris, son numéro de carte de séjour est 7503313715
A sa grande surprise, l'agent administratif de la sous préfecture lui sort le courrier scandaleux de l'ambassade de Mauritanie leur demandant de ne prendre que les passeports biométriques issus du recensement actuel rendant obsolètes les anciens, même en cours de validité sous la stupéfaction de notre compatriote désemparé et perdu ne sachant sur quel saint se vouer,
D'autres cas restent entiers, que deviendront nos binationaux, les couples mixtes, les réfugiés politiques Mauritaniens à qui l'on prive aux familles des droits  au vu de la situation d’exil des époux opposés au système esclavagiste institutionnalisé dans leur pays.
Le scandale du courrier de l'ambassadeur de la MAURITANIE aux préfectures nécessite une action rapide et urgente,
Une synergie entre les organisations internationales, les démocrates et tous les humanistes s'imposent pour faire payer au  diplomate zélé de la Mauritanie sa gestion chaotique de notre représentation nationale à Paris fragilisant à travers ces méthodes ceux qui souffrent  du chômage et du mal du pays.
Je demande à tous les Mauritaniens et tous les mouvements associatifs de bien vouloir se dresser comme un seul homme pour contrecarrer cette volonté épuratoire initiée en Mauritanie depuis l'indépendance et en laboratoire d'expérimentation dans une démocratie occidentale à Paris, chose inacceptable et n'honore  en rien  la mémoire des révolutionnaires de 1789.

Adama Niang
Paris ce 01 Mai 2013